Blender

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Blender
Description de l'image Blender logo no text.svg.
Description de cette image, également commentée ci-après
Interface de Blender 2.80
Informations
Créateur Ton Roosendaal
Développé par Fondation BlenderVoir et modifier les données sur Wikidata
Première version 2.0
Dernière version 2.83 LTS ()
Version avancée 2.90
Dépôt git.blender.org/gitweb/gitweb.cgi/blender.gitVoir et modifier les données sur Wikidata
Écrit en C, C++ et PythonVoir et modifier les données sur Wikidata
Système d'exploitation Microsoft Windows, macOS, Solaris, FreeBSD, OpenBSD, GNU/Linux et IRIXVoir et modifier les données sur Wikidata
Environnement X86 et x86_64Voir et modifier les données sur Wikidata
Formats lus .blend (d), .OBJ, DAE, Alembic (infographie), format de fichier 3D Mesh (en), FBX, Biovision Hierarchy, PLY, Extensible 3D et STLVoir et modifier les données sur Wikidata
Formats écrits .blend (d), .OBJ, DAE, Alembic (infographie), format de fichier 3D Mesh (en), FBX, PLY, Extensible 3D et STLVoir et modifier les données sur Wikidata
Langues Multilingue (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Type Logiciel de modélisation tridimensionnelle
Ray tracing software (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Politique de distribution Gratuit
Licence Licence publique générale GNU version 3Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web blender.org

Chronologie des versions

Blender est un logiciel libre de modélisation, d’animation par ordinateur et de rendu en 3D, créé en 1995. Il est actuellement développé par la Fondation Blender.

Depuis 2019 le logiciel Blender est de plus en plus reconnu par les entreprises du secteur de l'animation 3D, comme Epic Games, Ubisoft et NVIDIA[1].

Il propose des fonctions avancées de modélisation (dont la sculpture 3D, le texturage et dépliage UV, etc), d’animation 3D (rigging, blend shapes), et de rendu (sur GPU comme sur CPU). Il gère aussi le montage vidéo non linéaire, la composition, la création nodale de matériaux, la création d’applications 3D interactives ou de jeux vidéo grâce à son moteur de jeu intégré (le Blender Game Engine), ainsi que diverses simulations physiques telles que les particules, les corps rigides, les corps souples et les fluides.

Disponible dans de nombreuses langues, Blender est également disponible sur plusieurs plates-formes telles que Microsoft Windows, MacOS, GNU/Linux, IRIX, Solaris, FreeBSD, SkyOS, MorphOS et Pocket PC. De plus, c’est un programme extensible (ajout de scripts) à l’aide du langage Python.

Historique[modifier | modifier le code]

Origine et développement[modifier | modifier le code]

Produit à l’origine par la société néerlandaise Not a Number Technologies (NaN) et par le studio d’animation NeoGeo, Blender a d’abord été un ray tracer nommé Traces sur Amiga en 1989, la société de production se servait alors de Sculpt 3D (en) comme modeleur. Le nom de Blender n’arriva que plus tard, inspiré de l’album Baby du groupe Yello, lorsque cela devint une suite d’animation complète [2].

Image créée avec Blender

La société NaN fut fondée en 1998 pour développer et distribuer le logiciel en tant que partagiciel, dont certaines fonctionnalités n’étaient accessibles que par l’intermédiaire d’une licence payante. Plus tard, son auteur Ton Roosendaal trouva des investisseurs pour l’aider à développer son produit et en faire un logiciel gratuit. Au début de l’année 2002, étant donné le peu de gains qu’ils en retiraient, les investisseurs décidèrent de retirer leur soutien à Ton Roosendaal, ce qui eut pour effet immédiat la faillite de la société NaN et la fermeture du site Internet de Blender. Néanmoins, la communauté d’utilisateurs de Blender se reforma rapidement au sein du forum de discussion du site Elysiun (devenu aujourd’hui BlenderArtists).

Le , Ton Roosendaal parvint à négocier le rachat des droits d’auteur de Blender contre 100 000 euros, en vue de la création d’une fondation Blender et de la diffusion du logiciel sous la licence libre GPL. En moins d’une semaine, la communauté des utilisateurs a déjà rassemblé près de la moitié de la somme. Le 7 septembre est annoncée l’ouverture du code de Blender, supervisé par la Fondation Blender. C'est en fin de compte le que Blender est diffusé sous licence libre GPL[3].

La fondation commence alors à rendre plus modulaire le code pour faciliter son évolution. On sépare Blender en plusieurs bibliothèques afin d'ouvrir ses fonctionnalités à d’autres logiciels. Blender devient alors le composant standard d'un écosystème qui va en faire une référence.

Le sort la première version libre (2.26). La version suivante (2.27) marque le début de l’internationalisation, permettant ainsi aux non anglophones de découvrir ce logiciel[4].

Blender aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Rendu 3D avec lancer de rayons et occlusion ambiante utilisant Blender et Yafray.

Blender dispose de nombreuses fonctionnalités et d’une gestion souple des fenêtres. Il pèse de 200 à 300 Mo selon les versions.

Son interface basée sur OpenGL s'écarte des habitudes de Windows, MATE ou KDE, ce qui lui a valu (comme à GIMP) une réputation d’apprentissage long et difficile. Cette interface autorisant beaucoup de raccourcis clavier pour rendre le travail de production plus rapide, rend son utilisation moins intuitive que des cycles d'essais et d'erreurs sur des menus standards. Depuis son passage à l’open source, le logiciel a été amélioré notamment en ergonomie, par une réorganisation et l'ajout de quelques menus contextuels. L'interface revue et corrigée est intégrée à la version 2.50. Après quatre ans de développement, la Fondation Blender a sorti une version stable de Blender 2.5x en avril 2011 : Blender 2.57.

En octobre 2011 sort la version 2.60, qui marque l'aboutissement et la fin de développement de la série 2.5x. En juin 2015, la version 2.74 devient celle de référence, la 2.75 étant déjà annoncée avec le statut de Release Candidate.

En 2020, la version 2.8 sort avec une révision de l'interface rendant Blender plus facile d'utilisation pour les débutants, et l'ajout d'un moteur de rendu temps réel nommé Eevee[5].

La libération du code source a donné un élan important au développement du logiciel. Les équipes de développeurs y apportent parfois des fonctionnalités nouvelles (utilisables d'abord dans les versions expérimentales). Les amateurs de Blender peuvent suivre son évolution sur les différentes versions[6]. Selon certains professionnels, sa modularité permet à Blender de rivaliser avec les autres logiciels commerciaux professionnels[7],[1].

De très nombreux tutoriels en anglais sont disponibles sur le Blender Cloud, certains gratuitement et d'autres disponibles avec un abonnement. Les fonds récoltés servent à financer le développement de Blender et des films libres de l'institut Blender[8]. De nombreux tutoriaux sont également disponibles sur les sites de partage de vidéo comme YouTube.

Historique des versions[modifier | modifier le code]

Suzanne[modifier | modifier le code]

Suzanne.

Suzanne est la mascotte de Blender et le plus courant des « modèles d’essai » (comme la théière dans beaucoup de logiciels 3D). C’est un modèle composé de 507 sommets, 1 005 arêtes et 500 faces. Suzanne est souvent utilisée pour tester les matériaux, les textures ou encore les réglages de l’éclairage. Le plus grand concours de Blender décerne le Prix Suzanne (sous la forme d’une statuette de Suzanne).

Fonctionnalités[modifier | modifier le code]

Petit robot d'Android réalisé avec Blender.
  • Gestion de plusieurs techniques de modélisation, comme polygonale, subdivision de surface, courbes de Bézier, surfaces NURBS, metaballs et sculpture numérique (en).
  • Différents moteurs de rendu compatibles avec le logiciel dont l'exporteur pour POV-Ray inclus de base, ainsi que la possibilité d’exportation pour de nombreux moteurs tels que Indigo, Kerkythea, Thea[44] ainsi que Vray. Voir la liste des moteurs compatibles[N 1].
  • Gestion avancée d’animations incluant un système d’armaturage, animation linéaire (par courbes IPO) et non linéaire (par actions), cinématique inverse, déformations par courbes et lattices, Keys Shape (Morphage), contraintes, vertex weighting, corps souples et corps rigides avec gestion des collisions, système de particules (utilisation du moteur physique Bullet).
  • Composition vidéo (séquenceur et timeline gérant les plugins), à laquelle s’ajoute la bande son qui peut être synchronisée en interne.
  • Compositeur nodal d’image, pleinement intégré au flux du rendu.
  • Création avancée de matériaux intégrant un système nodal.
  • Système de développement UV très avancé.
  • Traitement des éclairages avancés par occlusion ambiante et radiosité (cette dernière, n’étant pas liée au ray-tracing, fonctionne aussi en scanline « ligne à ligne »).
  • Langage de script embarqué basé sur le python permettant d’accéder à la plupart des fonctions.
  • Moteur 3D temps réel permettant le développement de jeux vidéo ou d'applications à l’aide de briques logiques, pouvant être enrichies par des scripts python, dont l’exportation est possible en VRML 1.0 et 2.0. Gestion des shaders GLSL pour le normal mapping.
  • Simulation de fluides réalistes, bien que largement en dessous de RealFlow (en)
  • À partir de la version 2.50, Blender intègre un simulateur de fumée, une interface totalement renouvelée, et une ergonomie repensée.

Moteur de rendu[modifier | modifier le code]

Image photoréaliste créée avec Blender et rendue dans YafRay.

Blender a longtemps été basé sur le moteur Hybride Blender Internal, mélangeant du scanline ainsi que du Raster scan. Depuis la version 2.61, Blender offre le moteur de rendu photoréaliste Cycles, de type path tracing[45]. Cycles peut être calculé sur CPU mais également accéléré par l'utilisation de GPU Nvidia (mode CUDA) ou AMD (mode OpenCL). Il offre depuis la version 2.81 une accélération supplémentaire en exploitant les circuits de ray-tracing des cartes Nvidia RTX (technologie OptiX).

À partir de la version 2.67, Freestyle est intégré dans Blender pour étendre les possibilités du moteur Blender Internal. Il s'agit d'un moteur de rendu non photo-réaliste dont la fonction est de générer des lignes en 2D sur un dessin 3D (contour des objets par exemple).

Depuis la version 2.80, le moteur de rendu temps réel Eevee, complémentaire à Cycles est disponible. Beaucoup plus rapide que Cycles, c'est un bon compromis comme moteur d'affichage pour la modélisation, ou pour calculer rapidement les images d'une animation.

Blender est également compatible avec divers moteurs de rendu externes[réf. nécessaire] :

Configurations possibles[modifier | modifier le code]

Blender ne demande pas pour son apprentissage une configuration minimale très puissante, contrairement à d'autres applications 3D. Seuls des effets avancés et des modèles comportant beaucoup de polygones demanderont un ordinateur puissant. La configuration minimale est :

  • un processeur 64 bits cadencé à 2 GHz avec deux cœurs et SSE2;
  • Go de RAM ;
  • un écran 1280×768 ;
  • une souris ou un trackpad ou stylo+tablette[46] ;
  • une carte graphique compatible OpenGL 3.3 avec 1 Go de RAM.

Pour des utilisateurs avancés, le matériel suivant est recommandé :

  • un processeur 64 bits tetra core ;
  • 16 Go de RAM ;
  • un écran Full HD ;
  • une souris à trois boutons et une molette ou stylo+une tablette graphique, par exemple une molette cliquable ;
  • une carte graphique compatible OpenGL avec 4 Go de RAM .

Le mode GLSL de Gameblender exige une carte graphique supportant OpenGL GLSL.

Pour les versions 2.80 de Blender, une refonte totale de l'interface a été développée. Un nouveau moteur de rendu est installé : Eevee, qui exige au minimum, une carte graphique compatible OpenGL 3.3 ou supérieure pour plus de performance et de fluidité dans le rendu 3D.

Les recommandations actuelles pour une meilleure performance sont :

  • un processeur 64 bits avec 8 cœurs;
  • 32 Go de RAM ;
  • une carte graphique avec +12 Go de RAM (NVIDIA GeForce 400 ou mieux; AMD GCN 1st ou mieux, Intel Haswell ou mieux) ;
  • les écrans Full HD ;
  • une souris à trois boutons et une molette ou stylo+une tablette graphique, par exemple une molette cliquable .

Code[modifier | modifier le code]

Blender accepte des extensions en Python, mais n'est pas majoritairement programmé lui-même dans ce langage pour des raisons de performance. Python est utile pour réaliser des travaux d'enchaînement qu'on ne veut plus faire à la main, à la manière d'un langage de script.

L'affichage au lancement du message « Compiled with python version 2.6.2 » signifie juste que cette version inclut la version 2.6.2 de l’interpréteur Python. Le code est presque entièrement écrit en C/C++ et compilé à l’aide d’un compilateur classique comme gcc. En 2004, Blender comporte plus de trois cent mille lignes de code dont 228 189 (69,49 %) lignes en C, 96 217 (29,30 %) lignes en C++ et 3303 (1,01 %) lignes en Python (autres : 673 (0,20 %)) [47].

Principaux plug-ins[modifier | modifier le code]

La relation de longue date avec le langage Python a permis de constituer une importante base de greffons (plugins) qui ont fait de Blender un véritable logiciel de conversion de formats. Ces outils ont été écrits par des auteurs aussi enthousiastes que bénévoles. Bon nombre d'entre eux, couverts par la licence GPL ou la Blender Artistic Licence, sont regroupés et distribués dans un paquet qui accompagne le logiciel. Ces scripts sont variés (création d'arbres, de coquillages, etc.).

Formats d'export supportés[modifier | modifier le code]

  • 3ds Max file (.3ds)
  • AC3D (.ac)
  • Autodesk Drawing eXchange Format (.dxf)
  • Autodesk FBX (.fbx)*
  • Autodesk Softimage (.xsi)*
  • Cal3D (.cfg, .xaf, .xmf, .xrf, .xsf)
  • COLLADA 1.3.1 et 1.4 (.dae)
  • DEC Object File Format (.off)
  • DirectX (.x)
  • LightWave (.lwo)
  • LightWave Motion (.mot)*
  • M3G (.m3g, .java)*
  • MD2 (.md2)
  • MDD (.mdd)
  • MilkShape 3D (.ms3d, .txt)**
  • Motion Capture (.bvh)**
  • OpenFlight (.flt)
  • OpenInventor (.iv)*
  • Paths (de 2D à 3D, avec des courbes) (.svg, .ps, .eps, .ai, .gimp)**
  • Pro Engineer (.slp)**
  • Quake 3 (.map)
  • Radiosity (.radio)
  • RAW Image File (.raw)
  • Stanford PLY (.ply)
  • STL (.stl)
  • TrueSpace (.cob)
  • VideoScape (.stl)
  • VRML 1.0 et VRML97 (ou VRML 2.0) (.wrl)
  • Wavefront (.obj)
  • X3D Extensible 3D (.x3d)
  • xfig export (.fig)*
  • X-Plane objets (.obj)

Certains de ces formats, cependant nécessitent des plugins développés par des développeurs tiers qui doivent généralement être renouvelés régulièrement car le dialecte du Python utilisé évolue et les nouvelles versions ne sont pas toujours compatibles avec les versions antérieures. La liste des formats supportés par défaut, elle, varie selon les versions de Blender. Le format md2, par exemple, n'est plus supporté par défaut depuis la version 2.5.

Communauté Blender et licences[modifier | modifier le code]

Blender possède une grande communauté qui a donné naissance à un nombre considérable de productions : didacticiels, plugins, images statiques, courts métrages, bibliothèques de modèles 3D.

De fait, une licence spéciale a été créée, la Blender Artistic License[48].

Elle vise les didacticiels, les fichiers .blend d’exemple ainsi que les images et animations. Elle est plus limitative que la Blender Documentation License, mais est pensée pour protéger les droits des auteurs sur leurs didacticiels.

Les auteurs peuvent choisir la Blender Documentation License, moins limitative, mais aucune autre que ces deux licences ne sera acceptée pour les didacticiels sur le site de la Fondation Blender.

Dans l’industrie cinématographique[modifier | modifier le code]

Le premier film dans lequel Blender a été utilisé était Spider-Man 2, où il a été essentiellement utilisé pour la création des animations et des aperçus lors de l’élaboration de la maquette du film (ce qui ne constitue pas les effets spéciaux principaux du film)[49].

Vendredi ou un autre jour[50] est le premier long métrage utilisant Blender pour tous ses effets spéciaux.

Blender a été utilisé pour plusieurs autres effets spéciaux de films comme Le Masque de la Mort Rouge[51], Home, Oscar et la Dame rose, Brendan et le Secret de Kells et Mr. Nobody (beaucoup de ces effets spéciaux ont été réalisés par l'entreprise belge Digital Graphics[52]). La websérie Le Visiteur du futur utilise également Blender pour ses effets spéciaux[53],[54].

Le projet Orange (Elephants Dream)[modifier | modifier le code]

En septembre 2005, des artistes et développeurs de Blender commencent à travailler sur un court métrage – Elephants Dream – en utilisant quasi exclusivement[55] des logiciels libres. Cette initiative, connue sous le nom de Orange Movie Project, a alors pour but d'évaluer les capacités de Blender dans le milieu du cinéma professionnel.

Le résultat de ce travail, Elephant Dreams, est diffusé le en avant-première, puis distribué aux contributeurs financiers sous forme de DVD comprenant non seulement le film en haute-définition, mais également l'intégralité des sources : scènes, textures, etc.

Plumíferos[modifier | modifier le code]

Plumíferos est un projet de film commercial argentin entièrement créé sous Blender, de la société Manos Digitales Animation Studio. Il est actuellement disponible sur le site officiel et des bandes-annonces ont été présentées aux Blender Conferences de 2005 et 2006. Le film a été fini en 2009 et est sorti sur les écrans argentins le .

Le projet Peach (Big Buck Bunny)[modifier | modifier le code]

Big Buck Bunny est un court métrage créé également par la Fondation Blender, laquelle, pour gérer ce projet et les suivants, a fondé l'Institut Blender. Ce court métrage est en production depuis le et s'inscrit dans la même logique que Elephants Dream. Connu durant sa conception sous le nom de Projet Pêche, ce projet a vu son nom officiel rendu public le .

Ce nouveau volet part sur un concept complètement différent du premier, en abandonnant le côté mystique pour aller vers du « drôle et doux » (funny and furry selon l'expression anglaise). Il est disponible en téléchargement[56] depuis le .

Le projet Durian (Sintel)[modifier | modifier le code]

Sintel (projet Durian) est un court métrage produit par la Fondation Blender et sortit en 2010.

Il a été annoncé en mai 2009. Le but de ce court métrage est de montrer les nouvelles fonctionnalités de Blender (la sortie de Blender 2.5).

Il est disponible sur le site officiel du projet depuis le . Durant toute la période de création, il a été possible de suivre le développement de l'ensemble du projet en temps réel sur le blog Durian.

Le projet Mango (Tears of Steel)[modifier | modifier le code]

Tears of Steel (produit sous le nom de Projet Mango) est réalisé par l'américain Ian Hubert. Il se focalise sur la réalisation d'effets spéciaux pour le cinéma, comme des outils pour la capture de mouvement ou un éclairage plus réaliste par exemple[57]. L'action du film se déroule à Amsterdam et est de type science-fiction[58].

Il est officiellement sorti le [59], il est disponible (avec sous-titrage en français[60]) sur le site officiel du projet.

Le projet Gooseberry (Cosmos Laundromat)[modifier | modifier le code]

Cosmos Laundromat est un long métrage libre sorti en 2015. Il est réalisé par le français Mathieu Auvray qui a dirigé pour cela 12 studios à travers le monde soit une équipe de 70 à 80 personnes en tout (développeurs compris)[61].

La campagne de financement a débuté le avec pour objectif de rassembler 10 000 abonnés au Blender Cloud[62]. La campagne a été étendue le avec des objectifs revus à la baisse[63] et s'est terminée le .

Le projet Spring[modifier | modifier le code]

Spring est un court métrage créé par la fondation blender et sortit en avril 2019.

Dans le cadre du développement de la version 2.8, la fondation Blender annonce le 25 octobre 2017 le démarrage d'un projet de court métrage appelé Spring[64]. Le projet, à l'instar de Sintel pour la version 2.5, permet de valider les concepts de la version 2.8 avant la publication de la version définitive. Le film, d'une longueur de 7 minutes, met en scène un esprit de la forêt et son petit chien[64]. Il est réalisé par Andy Goralczyk.


Blender dans l'industrie vidéoludique[modifier | modifier le code]

Grâce à un moteur de jeu intégré nommé « Blender Game Engine » (BGE), Blender peut être utilisé comme moteur de jeu et moteur 3D gérant le rendu, la logique du jeu, la simulation des interactions physiques et l'audio. La logique de l'application est contrôlée par des scripts Python et un système de briques graphique permettant de connecter ensemble des briques Capteurs, des briques Raisonnement et des briques Effecteurs. La simulation physique repose sur le moteur physique Bullet. Ce moteur apparaît dans la version 2.42.

Experience Curiosity: prendre un selfie.

La NASA a développé une application web interactive appelé "Experience Curiosity" pour célébrer le 3e anniversaire de l'atterrissage du rover Curiosity sur Mars[65]. Il s'agit d'une application basée sur Blend4Web[66]. L'application permet de contrôler le rover, ses caméras, son bras articulé et de reproduire les événements importants de la mission Mars Science Laboratory[67],[68]. L'application a été présentée au début de la section WebGL au SIGGRAPH 2015[69].

Le projet Apricot (Yo Frankie!)[modifier | modifier le code]

Deuxième projet de l'Institut Blender, Yo Frankie! est un jeu vidéo libre en 3D, sous licence Creative Commons. Le projet a débuté le et est sorti en DVD le et en téléchargement le .

Les personnages principaux du jeu sont basés sur ceux du projet de film d'animation Big Buck Bunny. Il s'agit d'un jeu multiplate-forme tournant sous les systèmes GNU/Linux, MacOS et Microsoft Windows utilisant Blender pour la modélisation et l'animation, ainsi que le kit de développement Crystal Space et le langage de programmation Python.

L'objectif du projet a été de parvenir à réaliser un jeu libre d'un niveau équivalent aux meilleures productions commerciales non libres.

Le projet Apricot a stimulé le développement et l'optimisation du moteur de jeu de Blender.

Le moteur de jeu a été supprimé du code de Blender à partir de la version 2.80.

Les forks et versions alternatives de Blender[modifier | modifier le code]

De par sa nature opensource, des projets secondaires se basent sur blender. On pourra évoquer :

  • mechanicalblender[70], une version dédiée à la CAD
  • upbge[71] un fork du Blender Game Engine
  • blendervelvets[72], une version dédiée au montage vidéo
  • bforartists[73] est un fork qui vise à fournir une interface plus conviviale

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À partir de Blender 2.49, Yafray n’est plus accessible à partir de l’interface graphique du logiciel. On peut cependant encore trouver des versions dérivées comme blend2pov ou blender2kt qui non seulement permettent de faire des rendus avec Povray et Kerkythea, mais continuent à gérer Yafray correctement.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Blender 2.8x : la consécration », sur linuxfr.org, (consulté le 21 mai 2020)
  2. (en) Joeri Kassenaar, « Brief history of the Blender logo »,  : « Before Blender there was Traces. Ton started on writting his own raytracer back in 1989 on an Amiga. First Sculpt3d was used as a modeler and later it became a full animation suite. ».
  3. histoire de Blender sur blender.org
  4. « Nouvelles fonctionnalités de Blender 2.27 », sur blender.org, Blender Foundation, (consulté le 10 décembre 2018).
  5. a b c et d (en) Blender Foundation, « 2.80 », sur blender.org (consulté le 9 mai 2020)
  6. (en) Blender Foundation, « Release Notes », sur blender.org (consulté le 9 mai 2020)
  7. (en) « The current state of video editing for Linux », Opensource.com,‎ (lire en ligne, consulté le 22 octobre 2018).
  8. « Org:Institute/BlenderCloud - BlenderWiki », sur wiki.blender.org (consulté le 18 février 2016).
  9. Télécharger les versions de Blender.
  10. Notes de versions.
  11. Normal Maps
  12. nodale
  13. voir composite nodes
  14. (en) Blender 2.48 sur blender.org
  15. (en) Blender 2.49b sur blender.org
  16. (en) Blender 2.55 Beta sur blender.org
  17. (en) Blender 2.56 Beta sur blender.org
  18. (en) Blender 2.59 sur blender.org
  19. (en) Blender 2.60 « Copie archivée » (version du 26 octobre 2018 sur l'Internet Archive) sur blender.org
  20. (en) Blender 2.61 « Copie archivée » (version du 26 octobre 2018 sur l'Internet Archive) sur blender.org
  21. (en) Blender 2.62 sur blender.org
  22. (en) Blender 2.63 sur blender.org
  23. (en) Blender 2.64 sur blender.org
  24. (en) Blender 2.65 « Copie archivée » (version du 26 octobre 2018 sur l'Internet Archive) sur blender.org
  25. (en) Blender 2.66 « Copie archivée » (version du 26 octobre 2018 sur l'Internet Archive) sur blender.org
  26. (en) Blender 2.67 sur blender.org
  27. (en) Blender 2.68 sur blender.org
  28. (en) Blender 2.69 « Copie archivée » (version du 26 octobre 2018 sur l'Internet Archive) sur blender.org
  29. (en) Blender 2.70 sur blender.org
  30. (en) « Blender 2.73 release notes », sur Blender.org (consulté le 25 octobre 2018).
  31. (en) « Blender 2.74 release notes », sur Blender.org (consulté le 25 octobre 2018).
  32. a et b (en) « Blender 2.75a Release Notes », sur wiki.blender.org (consulté le 1er mars 2017).
  33. (en) « What's new in Blender 2.76 », sur blender.org
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  35. a et b « Blender 2.78 Release Notes », sur Blender.org (consulté le 13 octobre 2016).
  36. (en) « Blender 2.78b Release Notes » [archive du ], sur wiki.blender.org (consulté le 15 février 2017).
  37. (en) « Changes in Blender 2.78c », sur wiki.blender.org (consulté le 1er mars 2017).
  38. « Blender 2.79 release notes », sur Blender.org, (consulté le 12 septembre 2017).
  39. (en) Blender Foundation, « 2.81 », sur blender.org (consulté le 9 mai 2020)
  40. (en) Blender Foundation, « 2.82 », sur blender.org (consulté le 9 mai 2020)
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  42. (en-US) Jim Thacker, « Blender Foundation releases Blender 2.83 LTS | CG Channel », sur www.cgchannel.com, (consulté le 4 juin 2020)
  43. David Legrand, « Blender 2.83 est disponible : le denoising OptiX de NVIDIA exploitable dans le viewport », sur www.inpact-hardware, (consulté le 5 juin 2020)
  44. (en-US) « Thea Render | Versatile Renderer » (consulté le 21 mai 2020)
  45. https://docs.blender.org/manual/en/dev/render/cycles/settings/scene/render/integrator.html
  46. (en) « Requirements », sur blender.org (consulté le 16 juillet 2020)
  47. (en) « Estimations des lignes de code de Blender », sur Blender.org (consulté le 20 septembre 2011)
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  49. « Anthony Zierhut », sur Anthony Zierhut (consulté le 16 février 2007) : « « En tant qu’artiste de l’animation travaillant dans la section storyboard de Spider-Man 2, j’ai utilisé le modeleur 3D Blender et les outils d’animation de personnages pour améliorer la maquette, recréer le monde et les supports, et mettre en mouvement les actions et les déplacements de caméra dans l’espace 3D, afin de rendre limpide la vision de Sam aux autres départements. » — Anthony Zierhut45, Artiste de l’animation, Los Angeles. »
  50. Vendredi ou un autre jour
  51. Le Masque de la Mort Rouge
  52. Digital Graphics
  53. http://www.frenchnerd.com/article-faq-de-la-mort-63470332.html
  54. http://www.siteduzero.com/forum-83-540006-p1-blender-merci-le-site-du-zero.html
  55. À l'exception de Reaktor (a modular sound studio) et MacOS (le système d'exploitation équipant la ferme de calcul utilisée pour le rendu final), tous les logiciels utilisés sont libres.
  56. Page de téléchargement du film
  57. (en) Andrew Price, « Interview with Ton Roosendaal », sur www.blenderguru.com, .
  58. (en) Ton, « Project Mango kick-off », sur mango.blender.org, Institut Blender, .
  59. (en) « Tears of Steel – download & watch », sur http://mango.blender.org, .
  60. Disponible sur cette page pour la version de téléchargement, inclus par défaut sur la version streaming de YouTube
  61. [1], Site officiel du projet Gooseberry
  62. [2] Lancement officiel de la campagne de financement du projet Gooseberry
  63. [3], Extension de la campagne de financement du projet Gooseberry
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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