Pitivi

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Pitivi
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Interface de montage de Pitivi.
Interface de montage de Pitivi.Voir et modifier les données sur Wikidata

Développeur Collectif (initialement : Edward Hervey)
Première version Voir et modifier les données sur Wikidata
Dernière version 0.95 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
État du projet En développement
Écrit en Python et PyGObject (d)Voir et modifier les données sur Wikidata / GTK+Voir et modifier les données sur Wikidata
Environnement GNU/Linux et Mac OSVoir et modifier les données sur Wikidata
Langues Multilingue
Type Montage vidéoVoir et modifier les données sur Wikidata
Politique de distribution Gratuit
Licence Licence publique générale limitée GNU et Licence publique générale GNUVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.pitivi.orgVoir et modifier les données sur Wikidata

Pitivi (anciennement PiTiVi) est un logiciel libre de montage vidéo non linéaire, conçu pour fonctionner (prioritairement) sur GNU/Linux en général et pour s'intégrer au bureau GNOME en particulier.

Il est développé par différents contributeurs, intervenant soit sur Pitivi lui-même[2],[3] soit sur son moteur (GStreamer)[4]. Un support commercial pour le logiciel est proposé par la société Collabora (en)[5].

Pitivi peut lire et encoder tous les formats supportés par GStreamer. Notamment Pitivi se trouve être le premier logiciel libre de montage vidéo supportant le Material eXchange Format (MXF), format destiné aux professionnels.

Présentation[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Pitivi utilise :

  • le langage Python et la boîte à outils GTK+ pour son interface,
  • indirectement la bibliothèque multimédia GStreamer pour les opérations de lecture et de rendu audio−vidéo (à travers les greffons GStreamer Editing Services et Non Linear Engine).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pitivi
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
GTK+
 
GES (GStreamer Editing Services)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
NLE (Non Linear Engine)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
GStreamer
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
GLib/GObject
 
 
 
 
 
 
 

Détail des dépendances[modifier | modifier le code]

Des instructions pour résoudre les dépendances de Pitivi se trouvent dans la section téléchargement sur le site officiel. Le détail de ces dépendances se trouve quant à lui sur la page correspondante dans le wiki de Pitivi, la dépendance principale étant – outre GTK+ et Python – la bibliothèque GStreamer Editing Services (GES), en la forme de libges. D'autres dépendances sont optionnelles, comme la bibliothèque d'effets Frei0r (en) qui ouvre accès à l'outil de transformation qui permet de mettre à l’échelle ou recadrer une séquence directement depuis la fenêtre de prévisualisation.

Interface[modifier | modifier le code]

L'interface est composée principalement de quatre éléments :

  • panneau de gauche : dans un onglet la bibliothèque des médias (où vous stockez les séquences que vous utiliserez pour le montage et qui, comme telles, rejoindront la piste de montage), dans l'autre la bibliothèque des effets (listant tous les effets audio et vidéo disponibles, dont ceux que vous choisirez de faire glisser dans l'onglet Séquence du panneau central pour les activer) ;
  • panneau du centre : la fenêtre de configuration des effets, transitions et titres ;
  • panneau de droite : la fenêtre de prévisualisation, ici appelé le lecteur ;
  • en bas : la piste de montage (en anglais : timeline) où vont s'effectuer les opérations de montage.

Ces quatre éléments sont redimensionnables et les trois panneaux sont détachables (les deux premiers en tirant leur onglet, et le lecteur via le bouton ad hoc situé dessous. Utiliser ensuite la croix de fermeture située en haut à droite du panneau détaché pour lui faire regagner sa place).

Utiliser Pitivi[modifier | modifier le code]

Comme il est d'usage en montage vidéo, Pitivi distingue les fichiers qui sont importés dans la bibliothèque de médias et les clips que l'on obtient en faisant glisser leur icône sur la piste de montage. La vidéo et le son associé (par exemple au sein d'un conteneur MP4) sont automatiquement répartis sur des pistes différentes, mais restent synchronisés en cas de déplacement. Les clips sont modifiables et sectionnables à merci, les fichiers restant inaltérés.

Des séquences audio ou vidéo peuvent être ajoutées simplement à la bibliothèque de médias à l'aide du bouton dédié ou en les faisant glisser depuis vos logiciels habituels du bureau GNOME (Rhythmbox, Totem…).

Plusieurs vidéos peuvent être ajoutées simultanément à la piste de montage en les sélectionnant depuis la bibliothèque de médias et en appuyant sur la touche « Insert » du clavier.

La piste de montage offre de multiples pistes audio et vidéo dans lesquelles les éléments vidéo sont représentés sous forme de miniatures, et les éléments audio, sous forme d'onde. Un bouton zoom permet d'adapter automatiquement l’échelle de la piste de montage à la durée totale des clips y figurant. Les pistes audio et vidéo d'une séquence donnée peuvent être groupées ou dégroupées selon les besoins. Le volume des pistes son peut être ajusté finement en définissant des points de contrôle modifiables (tout comme l'opacité des clips vidéo). Une transition est automatiquement générée lorsque deux pistes vidéo se chevauchent. Le montage trim est possible, ainsi que ses deux variantes : le montage « ripple » (qui consiste, selon le cas, à rapprocher ou repousser l'ensemble les clips aval pour absorber une modification de la durée d'un clip amont – par exemple si un clip donné est allongé de deux images, tous les clips suivants sont repoussés de cet intervalle de sorte que la durée du projet lui-même est allongée de deux images) qui est accessible en laissant appuyée la touche « Maj » au moment du trim ; le montage « roll » (qui consiste à ajuster la durée du clip suivant pour absorber une modification de la durée d'un clip donné – par exemple si un clip donné est allongé de deux images, le clip suivant est raccourci de ses deux premières images de sorte que la durée du projet lui-même est inchangée) qui est accessible en laissant appuyée la touche « Ctrl » au moment du trim. La technique « ripple » est également accessible au moment de déplacer un clip sur la piste de montage : en sélectionnant un clip et en maintenant appuyée la touche « Maj », vous pouvez déplacer en même temps l'ensemble des clips suivants présents sur les différentes pistes.

Historique du développement[modifier | modifier le code]

Edward Hervey[6] a lancé le projet en 2004 dans le cadre de son projet de fin d'études à l'EPITECH. L'année suivante Edward rejoint Fluendo (en) où il travaille sur GStreamer et Pitivi. En 2007, il poursuit son travail au sein de Collabora (en). À partir de décembre 2008 le développement du projet s'accélère à l'initiative de Collabora qui recrute deux autres développeurs[7] : Alessandro Decina et Brandon Lewis[8]. Un quatrième développeur, Thibault Saunier[9], est ensuite recruté en novembre 2010.

Parallèlement au développement de Pitivi, les développeurs enrichissent GStreamer d'outils facilitant la réalisation ultérieure d'autres logiciels de montage non linéaires comme GES (GStreamer Editing Services)[10] (développé initialement par Edward Hervey avec le soutien financier de Nokia dans le cadre du projet MeeGo) qui aujourd'hui intègre en outre, sous la forme d'un composant nommé NLE (Non Linear Engine), les fonctions précédemment présentes dans GNonLin[11].

Depuis 2010 jusqu'à ce jour d'avril 2016, il est à noter que, nonobstant le financement participatif évoqué ci-après, le développement régulier de Pitivi n'est assuré que par des bénévoles, principalement (par ordre d'ancienneté dans le projet) Jean-Francois Fortin Tam[12], Thibault Saunier susnommé, Mathieu Duponchelle[13] et Alexandru Băluț.

Pitivi a également reçu du soutien dans le cadre du Google Summer of Code (GSoC) (Brandon Lewis, Thibault Saunier ou Mathieu Duponchelle ont commencé à travailler sur le projet dans ce cadre).

Une page ad hoc dans le wiki de Pitivi récapitule les principaux acteurs du projet.

En février 2014, un financement participatif est lancé pour soutenir et accélérer le développement du logiciel qui, à la date de fin octobre 2015, a permis de récolter 24 000 €[14]. Cette somme couvre seulement une partie du financement prévu (35 000 € pour le premier palier), de sorte que le développement se poursuit mais à un rythme moindre qu’espéré.

Étapes importantes du logiciel[modifier | modifier le code]

La version 0.13.4 préparait l'arrivée des effets dans Pitivi qui ont commencé à être exploitables côté utilisateur avec les versions 0.13.5 et surtout 0.14.

La version 0.15 abandonne libglade pour GtkBuilder (voir Glade).

La version 1.0 concrétisera le travail effectué pour porter Pitivi sur GStreamer Editing Services (GES), permettant de réduire fortement la taille du code du logiciel (de plus de 20 000 lignes) mais aussi de gagner en robustesse et performance. Le passage à GTK+ 3, Python 3 et GStreamer 1 (ainsi que l'abandon de GooCanvas au profit de GTK+ pur pour le dessin de la piste de montage, et le passage de glimagesink à gtk(gl)sink pour alimenter le lecteur) se fera également à cette occasion. Les versions préparatoires démarrent avec la 0.91, sortie en septembre 2013[15], avec notamment la 0.95 sortie en novembre 2015 qui concrétise très perceptiblement les efforts de stabilisation du logiciel[16].

À partir de mi-avril 2014, un exécutable autonome, comprenant toutes les dépendances, est généré et mis en ligne quotidiennement, intégrant les derniers développements[17].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]