Natron (logiciel)

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Natron
Description de l'image Natron icon.svg.
Description de l'image Natron screenshot 20141220.png.
Informations
Développé par Alexandre Gauthier, Frédéric Devernay
Première version le 22 octobre 2014, il y a 6 ans
Dernière version 2.4.0 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Dépôt github.com/NatronGitHub/NatronVoir et modifier les données sur Wikidata
Assurance qualité Intégration continueVoir et modifier les données sur Wikidata
Écrit en Python, C++ et QtVoir et modifier les données sur Wikidata
Interface QtVoir et modifier les données sur Wikidata
Système d'exploitation Microsoft Windows, macOS, FreeBSD et LinuxVoir et modifier les données sur Wikidata
Formats lus Natron Node Preset (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Formats écrits Natron Node Preset (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Type Logiciel de compositing (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Politique de distribution Gratuit (logiciel libre)
Licence Licence publique générale GNUVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web NatronGitHub.github.ioVoir et modifier les données sur Wikidata

Natron est un logiciel libre de compositing nodal open-source.

Se situant dans la lignée des logiciels de trucage nodaux (SoftEddie, Avid Media Illusion, Apple Shake), il est largement inspiré de Nuke dont il reprend de nombreux concepts et s'inspire pour son interface.

Natron supporte les plugin OpenFX 1.4, beaucoup de plugin open-source et commerciaux sont supportés.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Natron tirerait son nom du Lac Natron en Tanzanie qui, selon Alexandre Gauthier, le principal programmeur du logiciel, créerait naturellement des effets spéciaux[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Alexandre Gauthier a démarré la programmation de Natron en en tant que projet personnel. Le projet a remporté l'édition 2013 du concours Boost Your Code de l'Inria. Le prix offrait 12 mois de développement payé pour le logiciel.

La première release publique fut la version 0.92 (sortie le ), qui offrait des fonctionnalités telles que la rotoscopie ou l'incrustation[3]. Les versions suivantes apportèrent de nouvelles fonctionnalités telles que le flou de mouvement, la gestion des couleurs via OpenColorIO et le tracking vidéo.

La version 1.0 est sortie le [4] en même temps qu'un projet exemple par François "CoyHot" Grassard, artiste et enseignant, démontrant que Natron peut exécuter interactivement des graphes avec plus de 100 nodes. En le département ATI (Arts et Technologies de l'image) de l'université Paris 8 a annoncé qu'ils se baseraient désormais sur des logiciels libres de qualité professionnelle tels que Blender, Krita et Natron pour leur enseignement[5],[6].

Le logiciel n'ayant plus de financement public le logiciel cherche à continuer à exister au travers de sa communauté[7].

Licence[modifier | modifier le code]

Avant la version 2.0, Natron utilisait la Mozilla Public License version 2.0, qui autorisait sa distribution avec des plugins qui n'étaient pas open source.

Depuis la version 2.0, la GNU General Public License (GPL) version 2 ou ultérieure est employée. Donc tous les plugins distribués avec les binaires doivent être compatibles avec la GPL. Les autres plugins, notamment closed source, ou les commerciaux peuvent néanmoins toujours être utilisés tant qu'ils sont distribués séparément (même si théoriquement la GPL n'autorise pas l'appel ou le chargement de plugin non open-source[8][source insuffisante]).

Blender, un autre logiciel open source d'effets spéciaux et de composition utilise également la licence GPL.

Les données générées par ces logiciels n'ont pas besoin d'être distribuées selon les termes de la GPL et les utilisateurs desdits logiciels peuvent très bien mettre un copyright sur leurs créations et/ou les utiliser dans un but commercial.

Fonctionnalités[modifier | modifier le code]

Hardware[modifier | modifier le code]

  • Faible configuration matérielle requise : architecture 32 ou 64 bits, 3 Go de mémoire vive.
  • Carte graphique supportant OpenGL 2.0 (ou OpenGL 1.5 avec quelques extensions : ARB_texture_non_power_of_two, ARB_shader_objects, ARB_vertex_buffer_object, ARB_pixel_buffer_object).

Moteur de rendu[modifier | modifier le code]

  • Traitement de l'image en 32 bits float linéaire. Chaque image est codée en RGBA[9] (rouge, vert, bleu, alpha), permettant ainsi d'employer les opérateurs définis par Thomas Porter et Tom Duff[10].
  • Support des architectures multi-cœurs : chaque processus étant multi-threadé en utilisant un patron de conception en thread pool.
  • La gestion des couleurs s'appuie sur la bibliothèque logicielle OpenColorIO, avec le support des couleurs ACES tel que proposé par l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences.
  • Support des formats d'images standards tels que l'OpenEXR (avec support du multi-canal), dpx, raw, psd, tiff, tga, jpeg, png, svg, etc.
  • Support de l'encodage vidéo via FFmpeg, incluant des formats intermédiaires tels que DNxHD ou Apple ProRes.
  • Support complet de l'API OpenFX 1.4, incluant plugins open-source et commerciaux
  • Rendu basse résolution pour la prévisualisation des effets les plus lourds.

Outils[modifier | modifier le code]

  • Transformations d'image (position, rotation, taille, torsion).
  • Tracking et stabilisation multipoint.
  • Incrustation : Keyer, Chroma Keyer, Difference Keyer, Hue Keyer, PIK Keyer.
  • Paint : Solid, Pencil, Eraser, Clone, Reveal, Blur, Smear, Dodge, Burn.
  • Rotoscopie manuelle en utilisant des courbes de Bézier.
  • Effets standards de la post-production numérique (étalonnage, filtres, générateurs, etc.).
  • Animation des paramètres en keyframe (positions intermédiaires) et des Polynômes de Bernstein (la formule utilisée par les courbes de Bézier) pour l'interpolation.
  • Editeur de courbes d'animation : Curve Editor.
  • Editeur de clés d'animation : Dope Sheet.
  • Support de la stéréoscopie et du traitement multi-vues.

Avancé[modifier | modifier le code]

  • Support du rendu en ligne de commande, notamment pour calculer sur des fermes de rendu.
  • Projets sauvegardés au format XML, facilement lisibles et éditables en cas de besoin.
  • Presets import/export au format XML.
  • Langage de script Python (Python 2.7).
  • Langage de script SeExpr (Walt Disney Animation Studios).
  • Langage de script WebGL 1.0 (Shadertoy) pour développement d'effets visuels 2D/3D accélérés hardware.
  • Interface personnalisable.
  • Système de PyPlugs (équivalent des Gizmos de Nuke).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]