Arthur Seyss-Inquart

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Arthur Seyss-Inquart
Arthur Seyß-Inquart en 1938.
Arthur Seyß-Inquart en 1938.
Fonctions
Chancelier fédéral d'Autriche

(2 jours)
Président fédéral Wilhelm Miklas
Prédécesseur Kurt von Schuschnigg
Successeur Troisième Reich
Karl Renner (indirectement)
Président fédéral d'Autriche
(intérim)

(moins d’un jour)
Chancelier Lui-même
Prédécesseur Wilhelm Miklas
Successeur Troisième Reich
Karl Renner (indirectement)
Ministre allemand des Affaires étrangères

(2 jours)
Président Karl Dönitz
Chancelier Joseph Goebbels
Prédécesseur Joachim von Ribbentrop
Successeur Lutz Graf Schwerin von Krosigk
Biographie
Nom de naissance Arthur Zajtich
Date de naissance
Lieu de naissance Stannern (Autriche-Hongrie)
Date de décès (à 54 ans)
Lieu de décès Nuremberg (Allemagne)
Nature du décès Pendaison
Nationalité autrichienne
Parti politique NSDAP
Conjoint Gertrud Maschka
Profession Avocat

Arthur Seyss-Inquart
Chanceliers fédéraux de la république d'Autriche
Présidents fédéraux de la république d'Autriche

Arthur Seyß-Inquart, né le à Stannern (empire d’Autriche-Hongrie) et mort par pendaison le à Nuremberg (Allemagne), est un homme politique autrichien, partisan du national-socialisme, qui a favorisé l'Anschluss en 1938, et a été gouverneur des Pays-Bas pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a atteint le rang honorifique de Gruppenführer[a] au sein de la SS. Il a été condamné à mort au procès de Nuremberg.

Biographie[modifier | modifier le code]

Peut-être né sous le nom « Arthur Zajtich », (son père aurait changé son nom slave en « Seyss-Inquart » en 1907)[1],[b] à Stannern (aujourd’hui Stonařov), en Moravie, Arthur Seyß-Inquart s'établit comme avocat à Vienne en 1921. Il commence à militer très tôt pour l'Anschluss (en français : « raccordement »), terme qui désigne le rattachement de l'Autriche à l'Allemagne, au nom d'une culture germanique commune. Fondateur du parti national-socialiste autrichien, entretenant des liens très étroits avec le parti allemand équivalent, il est imposé au chancelier Schuschnigg — convoqué par Hitler à Berchtesgaden — comme ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, le .

Dans la logique du « protocole Hossbach », qui, dès 1937, prévoit d'instaurer la « Grande Allemagne », Hitler multiplie les pressions sur le gouvernement autrichien et obtient la démission de Schuschnigg. Seyss-Inquart, qui le remplace immédiatement à la chancellerie, fait alors appel au Reich et, le , les troupes allemandes entrent dans Vienne, où elles reçoivent un accueil triomphal.

Peu après, il est nommé gouverneur de l'Autriche (Reichstatthalter) puis, à la suite de l'invasion de la partie occidentale de la Pologne[c] en , représentant du gouverneur général de Pologne, Hans Frank, à Cracovie.

Le , il est nommé commissaire du Reich dans les Pays-Bas occupés. Fidèle exécutant, il mène alors une politique combinant pillage économique, persécutions raciales et déportations, ce qui provoque des rébellions de la part des Hollandais comme l'épisode de la grève de , durement réprimée par les occupants.

Arrêté à la Libération, il est condamné à mort lors du procès de Nuremberg pour crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, puis exécuté peu après par pendaison.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Équivalent à général de division en France, mais dans le cas précis, Seyss-Inquart n'est pas militaire ; il s'agit donc d'un rang dans la partie non militaire de l'organisation (la partie militaire est connue sous le nom de Waffen-SS à partir de 1940), partie non militaire habituellement connue sous le nom de Allgemeine-SS.
  2. Néanmoins, cette version ne semble pas prouvée par des sources primaires, car son père aurait publié des livres scolaires sous le nom « Seyss » dès les années 1870.
  3. La partie orientale de la Pologne est envahie par l'Union soviétique — alliée de l'Allemagne dans le dépeçage de la Pologne — à la suite de la signature du pacte de non-agression germano-soviétique en .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographie de Seyss-Inquart », sur seconde-guerre.com (consulté le 4 juillet 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]