Hans Fritzsche

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Hans Fritzsche
Hans Fritzsche12.jpg

Hans Fritzsche en 1945 lors du procès de Nuremberg.

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Hans Georg Fritzsche, né le 21 avril 1900 à Bochum, et mort le 27 septembre 1953 à Cologne, est un journaliste allemand qui termina sa carrière comme responsable des nouvelles au ministère de la propagande nazi.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hans Fritzsche naît le 21 avril 1900, à Bochum, en Allemagne.

À partir de 1917 et jusqu'à 1918, il participe à la Première Guerre mondiale. Puis, après la guerre Fritzsche reprend ces études dans plusieurs universités, puis il suit une formation en journalisme.

À partir de 1923, il travaille pour plusieurs journaux. Il est en particulier directeur du Welpolitische Rundschau et responsable d'une société de radio[1]. Fritzsche, membre du DNVP depuis 1923, était rédacteur en chef des annuaires prussiens puis entre 1924 et 1932 rédacteur en chef de l'agence de presse du Trust Hugenberg, la Telegraphen Union. En septembre 1932, Fritzsche devient chef du « service sans fil » du groupe d'Alfred Hugenberg, un organisme du gouvernement en vertu de Franz von Papen.

Ensuite en septembre 1932 il est nommé à la tête du 'Drahtloser Dienst (le service de nouvelles sans fil), autrement appelé le ministère de la propagande. Le il rejoint le NSDAP (parti Nazi).

En 1938, il est promu chef adjoint du département de la presse allemande et en décembre 1938, il a été chargé du département qui traitait des nouvelles nationales sous les ordres de Goebbels.. En mai 1942, Goebbels a personnellement pris en charge les nouvelles nationales et Fritzsche est revenu à la tête du département de radio avec le titre « Plénipotentiaire pour l'Organisation politique de la Grande Radio allemande ». 16 millions de familles ont eu accès à ses émissions à la suite de la vente de radios bon marché. De plus, il est devenu l'un des commentateurs les plus connus de l'Allemagne nazie.

Goebbels et Fritzsche ne s'aimaient pas, bien qu'ils aient travaillé ensemble. Il est possible que ce soit à cause de la présentation différente de leurs émissions. En effet les émissions de Fritzsche étaient rythmées, bien assemblées et argumentées, ce qui contrastait fortement avec le style fort et fanfaron utilisé par Goebbels. Il est resté à ce poste jusqu'à sa capture par l'Armée rouge le .

En avril 1945, il est présent dans le Führerbunker à Berlin. Après le suicide d'Hitler le 30 avril 1945, Goebbels assume le rôle de chancelier à la place d'Hitler. Le 1er mai, Goebbels tente de négocier un cessez- le feu temporaire avec l'armée soviétique du général Vassili Tchouïkov. Tchouïkov qui commandait les forces soviétiques dans le centre de Berlin refusa. Goebbels rappelle, alors, aux généraux qu'Hitler leur a interdit de se rendre. Fritsche, qui était présent, quitte la salle pour aller dans son bureau, et écrit une lettre de rachat adressée au maréchal Gueorgui Joukov. Le général Wilhelm Burgdorf le suit et lui demande s'il a l'intention de se rendre à Berlin. Fritzsche acquiesça. Énervé, Burgdorf cria qu'Hitler a interdit de se rendre puis sortit son pistolet pour lui tirer dessus, mais un technicien radio l'a désarmé et plusieurs hommes l'ont poussé hors du bureau et il est retourné dans le bunker. Fritzsche s'est dirigé vers les lignes soviétiques et le , il présente la capitulation aux Soviétiques et leur livre la ville.

Tribunal militaire[modifier | modifier le code]

Fritzsche fut fait prisonnier par les soldats soviétiques de l'Armée rouge et a été envoyé à Moscou pour être interrogé à la prison de Loubianka où, selon son propre compte, trois dents en or ont été arrachés de sa bouche à l'arrivée. Il a été confiné dans un "cercueil debout", une cellule étroite où il était impossible de dormir, et placé au pain et à l'eau. Il a finalement signé une confession. 

Plus tard, durant le procès de Nuremberg, il a écrit son récit sur la prison soviétique qui a été publié en Suisse

Fritzsche fut envoyé à Nuremberg et jugé devant le Tribunal militaire international. Il a été accusé de complot en vue de commettre des crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Grâce à ses positions dans la propagande de l'État nazi, Fritzsche a joué un rôle important dans la conspiration pour la réalisation d'atrocités. Selon le journaliste William L. Shirer fit remarquer que «personne dans la salle d'audience, y compris Fritzsche, semblait savoir pourquoi il était là...". Il est l'un des trois seuls accusés d'être acquittés à Nuremberg (avec Hjalmar Schacht et Franz von Papen).

Il fut ensuite jugé par un tribunal de dénazification d'Allemagne de l'Ouest et a été condamné à neuf ans de prison. Il sera libéré en septembre 1950 et mourra d'un cancer 3 ans après. Sa femme Hildegard Fritzsche est morte la même année.

Il est le seul des 24 accusés à avoir été acquitté de toutes les charges retenues (crimes de guerres, crimes contre l'humanité, crimes contre la paix).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "The Trial of the Germans: an account of the twenty-two defendants before the International Military Tribunal at Nuremberg", par Eugene Davidson, University of Missouri Press, 1997, page 531 [1]