Testament d'Adolf Hitler

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Première page du testament

Le testament d'Adolf Hitler a été dicté par Hitler à sa secrétaire Traudl Junge dans son Führerbunker à Berlin le , la veille de son suicide. Il se compose de deux documents distincts, une volonté politique et un testament d'ordre privé.

Il s'agit de deux courts documents, de trois pages pour le testament privé et de dix pages pour le testament politique, signés tous deux en date du à h du matin.

Testament privé[modifier | modifier le code]

Adolf Hitler avait déjà rédigé un testament privé manuscrit le . Il en fait donc rédiger un second.

Testament politique[modifier | modifier le code]

Une justification politique[modifier | modifier le code]

La première partie du testament contient une réaffirmation de sa position politique et des justifications déjà formulées à de nombreuses reprises. Son intention de se suicider peu après la rédaction du testament et la destruction imminente du Troisième Reich n'ont pas fait évoluer sa position politique. Son antisémitisme y apparaît toujours intact. Toutefois, il ne fait aucune mention concernant le communisme.

Un nouveau gouvernement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gouvernement de Flensbourg.

La deuxième partie expose les intentions de Hitler pour le gouvernement de l'Allemagne et la direction du parti nazi après sa mort. Elle traite de la question de sa succession dans les deux fonctions distinctes de président du Reich et chancelier du Reich, fonctions qu'il cumule depuis la mort du maréchal Hindenburg en et le plébiscite du qui a confirmé ce fait, Hitler s'étant fait officiellement appeler ensuite « Führer et chancelier du Reich » (en allemand : Führer und Reichskanzler).

Il indique aussi son successeur dans ses fonctions de commandant en chef des forces armées (la Wehrmacht), de commandant en chef de l’armée de terre (la Heer)[a], de Führer du parti nazi.

Ainsi, il nomme le Großadmiral Dönitz :

  • comme son successeur en tant que président du Reich ;
  • ministre de la Guerre, de la sorte commandant en chef des forces armées (Oberbefehlshaber der Wehrmacht) ;
  • commandant en chef de la Kriegsmarine[b].

Joseph Goebbels est proposé au poste de chancelier du Reich.

Le nouveau gouvernement du Reich qu'il propose est composé de quinze autres personnalités politiques :

  1. Martin Bormann, ministre du Parti[c] ;
  2. Arthur Seyss-Inquart, ministre des Affaires étrangères ;
  3. Le gauleiter Paul Giesler, ministre de l'Intérieur ;
  4. Le Generalfeldmarschall Schörner, commandant en chef de l'Armée de terre (la Heer) ;
  5. Le Generalfeldmarschall von Greim, commandant en chef de l'Armée de l'air (la Luftwaffe) ;
  6. Le gauleiter Karl Hanke, chef de la SS et de la police[d] ;
  7. Walther Funk, ministre de l’Économie ;
  8. Herbert Backe, ministre de l'Agriculture ;
  9. Otto Georg Thierack, ministre de la Justice ;
  10. Dr Gustav Adolf Scheel (de), ministre des Cultes ;
  11. Dr Werner Naumann, ministre de la Propagande ;
  12. Lutz Schwerin von Krosigk, ministre des Finances ;
  13. Dr Theo Hupfauer, ministre du Travail ;
  14. Karl Saur, ministre des Munitions ;
  15. Dr Robert Ley, chef du Front allemand du travail et membre du Gouvernement.

Il justifie également les évictions de Göring et Himmler, les accusant d'avoir mené des négociations de reddition avec les Alliés à son insu.

Aucune mention n'est faite d'Albert Speer, l'architecte en chef du Reich, qu'il ne reconduit pas à son poste de ministre de l'Armement et de la Production de guerre : Karl Saur est choisi pour le remplacer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Hitler était devenu commandant en chef de l’armée de terre lorsqu'il avait évincé le Generalfeldmarschall von Brauchitsch pendant la bataille de Moscou en .
  2. Cette fonction de commandant en chef de la Kriegsmarine était déjà celle de Dönitz depuis début 1943.
  3. Bormann succède ainsi à Hitler en tant que Führer du parti nazi.
  4. Hanke succède ainsi à Heinrich Himmler en tant que Reichsführer-SS.

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Last will and testament of Adolf Hitler » (voir la liste des auteurs).

Liens externes[modifier | modifier le code]