Ernst Kaltenbrunner

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Ernst Kaltenbrunner
Illustration.
Kaltenbrunner au procès de Nuremberg.
Fonctions
Directeur du RSHA

(2 ans, 3 mois et 12 jours)
Chancelier Adolf Hitler
Prédécesseur Reinhard Heydrich et Heinrich Himmler (intérim)
Successeur Poste supprimé
Président d'Interpol

(2 ans, 3 mois et 12 jours)
Prédécesseur Arthur Nebe
Successeur Florent Louwage
Biographie
Nom de naissance Ernst Kaltenbrunner
Date de naissance
Lieu de naissance Ried im Innkreis, (Autriche-Hongrie)
Date de décès (à 43 ans)
Lieu de décès Nuremberg (Allemagne)
Nationalité Autrichienne
Parti politique NSDAP
Conjoint Elisabeth Eder
Diplômé de Université de Graz
Profession Avocat (métier)
Religion Catholicisme

Ernst Kaltenbrunner est un SS-Obergruppenführer allemand, né le à Ried im Innkreis en Autriche et mort le à Nuremberg.

D'abord nazi dans la clandestinité en tant que citoyen autrichien, il milite pour l’Anschluss, le rattachement de son pays au Troisième Reich. Ensuite, il est officiellement nommé chef de la SS, aux niveaux politique et policier, pour son ancien pays, devenu une région allemande. Il exerce ces fonctions de 1938 à début 1943.

À partir de , en dirigeant le RSHA à la suite de Reinhard Heydrich[a], il est l’un des principaux responsables du système policier nazi et l'un des maillons de la Shoah, qui a pris une très grande ampleur depuis l’été 1941.

Au procès de Nuremberg, il est condamné à mort par pendaison pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité et la peine est exécutée.

Ascension dans la hiérarchie nazie autrichienne[modifier | modifier le code]

Originaire de la région de Linz en Autriche comme Adolf Hitler, il suit les traces de son père en faisant des études de droit à l'université de Graz. Après avoir travaillé de nuit pendant deux ans pour payer ses cours à l'université, il s'inscrit au barreau de Linz en 1928. Pendant ses études, Kaltenbrunner ne cesse d’avoir une activité politique et milite dans le Mouvement indépendant de la Libre Autriche, qui le conduit au nazisme. Son père, également avocat à Linz, est un ami de la famille Eichmann.

En 1932, il adhère, avec Adolf Eichmann, au Parti national-socialiste autrichien, dont il est le 300179e membre et, au début de 1933, aux formations SS plus ou moins camouflées qui commencent l’infiltration des organismes de combat nazis en Autriche. Il y reçoit le no 13 039. À la SS, il joue aussitôt un rôle de meneur et devient l’un des orateurs du parti en Haute-Autriche. En même temps, il organise et donne des consultations juridiques gratuites aux membres et aux sympathisants du parti.

Dans le courant de 1933, il est nommé chef de la 37e brigade SS. Son activité attire l’attention de la police autrichienne. Arrêté en , il est envoyé au camp de concentration de Kaisersteinbruch (de) avec quelques autres nazis autrichiens[réf. nécessaire]. Au camp, Kaltenbrunner réussit très rapidement à prendre un grand ascendant sur ses compagnons de captivité. Sa grande taille et sa force physique y contribuent plus que ses connaissances juridiques. À Pâques 1934, il organise une grève de la faim qui est d’abord générale puis, le secrétaire d’État Karwinsky étant venu lui-même inspecter le camp et ayant promis quelques améliorations matérielles, la grève cesse dans toutes les baraques à l’exception de celle de Kaltenbrunner.

Dans le courant de 1934, il est nommé chef de la 8e division SS, mais il ne participe pas à la tentative de putsch de , au cours de laquelle le chancelier Dollfuss est assassiné. Cette absence de participation le fait choisir par le gouvernement Schuschnigg comme l’un des nazis capables de faire aboutir la tentative de pacification politique entreprise en .

Cette tentative échoue et, en , Kaltenbrunner est de nouveau arrêté et inculpé de haute trahison pour ses relations avec l’organisation SS allemande. Il est radié du barreau pour son activité politique mais avait été nommé chef des SS autrichiens peu avant son arrestation. Après six mois de détention préventive, il comparaît devant un tribunal qui, faute de preuves, le condamne pour conspiration à une peine de six mois de prison, peine couverte par la détention préventive.

Vienne, 1938, de gauche à droite : au premier plan, Seyss-Inquart et Hitler ; au second plan à gauche de Hitler, Bormann et Kaltenbrunner ; à droite de Hitler, Himmler et Heydrich .

Libéré, Kaltenbrunner consacre son activité à la préparation de l’Anschluss, le rattachement de l’Autriche à l'Allemagne, et reçoit ses ordres de Göring. C’est dans le cadre de cette action, menée sur des directives venues d’Allemagne, qu’il fait la connaissance de Seyss-Inquart. Proche de ce dernier, il est nommé secrétaire d'État à la Sécurité publique dans son cabinet[1], le , dès le déclenchement de l'opération politico-militaire de rattachement. Contrôlé discrètement par Himmler, Kaltenbrunner continue de diriger de manière non officielle la SS autrichienne dans le but de mettre au pas la population du pays en cours d’intégration au Troisième Reich[2]. Ainsi, le , il est promu SS-Brigadeführer[b],[3].

Après l'Anschluss[modifier | modifier le code]

Inspection du camp de concentration de Mauthausen en , près de Linz : de gauche à droite au premier plan, Kaltenbrunner, le commandant du camp Franz Ziereis, Himmler et Eigruber.

Le , Kaltenbrunner devient député du Reichstag : il va théoriquement y « siéger » jusqu'à la fin du Troisième Reich[3], le .

Il aide à la mise en place du premier camp de concentration en Autriche, le camp de Mauthausen[4],[5] près de Linz, qui ouvre en .

Six mois après l'Anschluss auquel les nazis autrichiens contribuent activement, le , il est nommé à la tête de la police régionale autrichienne avec le titre de Donau Höhere SS- und Polizeiführer (Donau HSSpf), « chef supérieur de la SS et de la Police pour la région Danube », qui recouvre l'Autriche et dont le siège est à Vienne. Simultanément, il est promu SS-Gruppenführer[c]. Il va garder ce poste et ce grade pendant près de cinq ans, jusqu'au [6].

Au niveau politique, on le nomme aussi Führer (« chef ») du SS-Oberabschnitt Österreich (de) (« Autriche »), région propre à la structure SS qui est renommée SS-Oberabschnitt Donau (« Danube ») en .

L'aventure autrichienne terminée par l'Anschluss, Kaltenbrunner mène l'existence d'un parfait fonctionnaire SS.

Le , il cumule aussi le poste de préfet de police de Vienne (Polizeipräsident von Wien) après la mort de son titulaire, le SS-Oberführer Otto Steinhäusl (de) : il cède ce poste à l'un de ses adjoints, Leo Gotzmann (de), le .

En , on complète son grade en lui adjoignant la mention « général de division de la police » ; il est en conséquence SS-Gruppenführer und Generalleutnant der Polizei et devient en quelque sorte le Himmler autrichien mais sans pouvoir personnel, simple agent de transmission des ordres venus de Berlin. À ce titre, il participe à la scénographie mise au point par Himmler autour de ses hommes morts pendant le service, envoyant des couronnes de fleurs pour les enterrements[7].

Responsable du RSHA[modifier | modifier le code]

Kaltenbrunner (à droite) lors de l’inspection d’une école technique automobile de Vienne en 1941.

Homme de confiance de Himmler, jouissant d'une réputation de spécialiste des services secrets, il est sélectionné dès par celui-ci pour prendre la tête du RSHA[8]. Le , il est officiellement nommé chef du RSHA[9], succédant à Heinrich Himmler qui assurait l'intérim de ces fonctions depuis la mort de Reinhard Heydrich[8]. Le siège d'Interpol étant tombé aux mains des nazis avec l'Anschluss, Kaltenbrunner en devient également le dirigeant de 1943 à 1945.

Chef du RSHA, il est également responsable de la carrière des agents qu'il encadre : à ce titre, il doit approuver leurs promotions ou rétrogradations[10], ou encore faire pression en vue de leur promotion, ce jusqu’à une date tardive du conflit[11].

Dès les premiers mois de sa direction, il doit négocier avec le ministre de la Justice, Otto Georg Thierack, au sujet de l'exécution des peines des délinquants étrangers sur le territoire du Reich, que le SD reprend au terme d'une lutte serrée[9]. Dans le même temps, il est sollicité par le HSSPf en poste à Cracovie, Friedrich-Wilhelm Krüger, afin d'intercéder auprès de Himmler en vue de l'obtention d'un délai pour la déportation de certains ouvriers juifs spécialisés originaires du Gouvernement général[12]. Il joue également le rôle d'aiguillon dans la politique d'extermination des Juifs italiens, mise en œuvre à partir de l'automne 1943[13].

Ernst Kaltenbrunner (au premier plan, en civil), dans l'assistance du Volksgerichtshof, lors du procès de l'un des conjurés du complot du .

Chef du RSHA, Kaltenbrunner, plutôt que Himmler, est chargé de l'enquête sur l'attentat du contre Hitler[14], en s'appuyant notamment sur son agent Horst Kopkow et sur le département IV du RSHA, créé pour l'occasion. Dans les mois qui suivent, Kaltenbrunner informe régulièrement Bormann des progrès des enquêtes confiées à ses services[15] : au moyen des « rapports Kaltenbrunner », non seulement Bormann est avisé des progrès de l'enquête, mais il est aussi informé de la perception très antisémite des conspirateurs, développée par le chef du RSHA, ou encore éclaire certaines représentations des conjurés conservateurs[pas clair][16].

Le [17], alors que l'Armée rouge progresse rapidement, les nazis veulent créer un organisme politique en Ukraine qui leur soit favorable afin d'entraver l'avancée soviétique. Kaltenbrunner[17] propose de libérer Stepan Bandera et d'autres leaders du courant nationaliste ukrainien pour collaborer de nouveau.

Chef du RSHA donc du SD, il est parfaitement informé de l'état d'esprit non seulement des populations des territoires contrôlés par le Reich[18], mais aussi de celui de la population allemande durant la dernière année du conflit. Lorsque les frontières occidentales du Reich sont menacées, à partir de , la panique totale, la dislocation de la cohésion du peuple, tant vantée par les nazis, le discrédit des responsables locaux et régionaux du NSDAP, sont soigneusement enregistrés[19]. De à , les rapports émanant de ses services renseignent ainsi sur l'attitude des populations du Reich : en sur l'importance du défaitisme en Autriche[20] et en , sur l'attitude des populations dans les Gaue des régions occidentales du Reich, populations qui tendent à se rebeller contre la poursuite du conflit[21].

À la fin de l'année 1944, dans le chaos des villes bombardées, en tant que responsable du RSHA, il doit coordonner les actions des différentes forces de police, compétentes pour le contrôle des millions de travailleurs forcés exploités dans le Reich ; il décide en de renforcer l'autonomie dont disposent, depuis un décret de Himmler du mois de précédent, les responsables locaux en matière de contrôle et de répression des travailleurs étrangers[22] : forts de cette nouvelle autorité, les responsables locaux multiplient les exécutions de travailleurs étrangers en et , puis, rapidement ces exécutions deviennent des massacres à plus grande échelle[23].

Responsable des projets coloniaux et criminels du Reich pour l’Est de l’Europe[modifier | modifier le code]

De plus, comme responsable du RSHA, il continue la politique menée par Heydrich dans le domaine de la colonisation de l'Est de l'Europe.

Ainsi à l'automne 1941, à la demande de ce dernier, a été élaboré un projet de colonisation de l'Est de l'Europe[24]. Sollicité à ce sujet par Frank par une lettre du , dans lequel le gouverneur général expose ses réserves à l'encontre des projets coloniaux de Himmler en Pologne, Kaltenbrunner défend, dans la réponse du , la politique raciale appliquée dans le Gouvernement général à partir de 1939[25].

De même, il doit appliquer certaines consignes en matière de déplacement massif de populations, comme le lui ordonne Himmler en [26].

Mais son action dans l'Europe occupée ne se limite pas à la supervision de l'élaboration de projets coloniaux, elle consiste également à être parfaitement informé des exactions perpétrées par la SS à l'encontre des Juifs ou des Slaves. À la demande de Himmler, il fournit des statistiques simples renseignant mensuellement le nombre de Juifs exterminés et le nombre de Juifs encore libres[27] ; de même, chef du RSHA, il est présent lors de l'arrêt, alors pensé comme provisoire, des opérations d'expulsion des Polonais dans le district de Zamość[28].

Derniers mois du conflit et procès de Nuremberg[modifier | modifier le code]

En , il envoie Wilhelm Höttl négocier à Berne avec Allen Dulles, le chef de l'OSS, pour préparer une éventuelle paix séparée entre les États-Unis et l'Autriche. Mais cette négociation ne peut aboutir, Vienne ayant été prise d'assaut par l'Armée rouge.

Lors de l'insurrection de Vienne à la fin du conflit, Hitler l'envoie en personne se charger de mater la rébellion. Or la ville tombe avant l'arrivée de Kaltenbrunner sur place. Ce dernier préfère alors se réfugier, avec sa maîtresse âgée de 24 ans, la comtesse Gisela von Westarp, dans le « réduit alpin » d'Altaussee plutôt que de retourner à Berlin menacée d'encerclement. Dans ce réduit alpin, il continue à entretenir des relations avec son supérieur hiérarchique, Himmler, avec lequel il converse encore par radio le [29].

C'est à Altaussee qu'il aurait ordonné à son subordonné Adolf Eichmann de quitter le groupe de nazis qui s'y était réfugié (dont Franz Stangl et Wilhelm Höttl), en raison de la menace que sa présence faisait peser sur le groupe.

Probablement la dernière déclaration de Kaltenbrunner au tribunal de Nuremberg[d].

Barricadé dans sa « forteresse alpine » près d'Altaussee, Kaltenbrunner y est capturé le par le capitaine du Counter Intelligence Corps Robert E. Matteson[30] ; c'est sa maîtresse qui, par mégarde, permet aux Alliés de l'identifier. Il est alors transféré au Royaume-Uni pour y être interrogé puis, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, il est traduit devant le tribunal allié lors du procès de Nuremberg, où il figure parmi les principaux accusés « personnes physiques » du régime nazi déchu, au nombre de vingt-quatre.

Après s'être d'abord effondré, il nie toute responsabilité, refusant même de reconnaître sa propre signature sur des documents accablants. Condamné à mort, il est pendu le et a pour derniers mots : « Allemagne, bonne chance ! ».

Résumé de sa carrière dans la SS[modifier | modifier le code]

Les rangs et dates mentionnés sont issus de l'ouvrage de Miller 2015, p. 393. Il s'agit soit de grades dans la SS générale, sinon de grades dans la police ou de grades dans la Waffen-SS lorsque c’est explicitement mentionné. L’équivalence la plus proche dans l'armée française est fournie entre parenthèses.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En réalité, Himmler a assuré l'intérim entre la mort de Heydrich, en , et l'arrivée de Kaltenbrunner, en .
  2. Équivalent en France de général de brigade, mais il s'agit ici d’un grade non militaire dans la SS générale.
  3. Équivalent en France de général de division, mais il s'agit ici d’un grade non militaire, dans la police SS.
  4. Ich bin hier angeklagt, weil man für den fehlenden Himmler und andere mir vollkommen konträre Elemente Stellvertreterschaft braucht. Ob meine Haltung und Darstellung nun angenommen oder verworfen werden, ich bitte Sie, das Schicksal und die Ehre Hunderttausender gefallener und lebender Männer der Allgemeinen SS, der Waffen-SS und der Beamtenschaft, die bis zum Letzten tapfer und ideal gläubig ihr Reich verteidigt haben, nicht mit Ihrem gerechten Fluche gegen Himmler zu verknüpfen. Sie meinten, so wie ich, nach Gesetz gehandelt zu haben.

    « Je suis ici accusé parce qu'on a eu besoin d’un substitut à Himmler et en raison d’autres éléments complètement contradictoires. Que mon attitude et ma défense soient acceptées ou rejetées, je vous demande de ne pas associer le destin et l'honneur des centaines de milliers d’hommes vivants ou morts de la SS générale, de la Waffen-SS et du service public, qui ont défendu le Reich jusqu'au dernier, honorant bravement les idéaux qu'ils ont défendus, à votre simple condamnation de Himmler. Ils [ces hommes] ont voulu montrer, comme je l'a fait, qu'ils agissaient conformément à la loi. »

Références[modifier | modifier le code]

(en)/(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu des articles intitulés en anglais « Ernst Kaltenbrunner » (voir la liste des auteurs) et en allemand « Ernst Kaltenbrunner » (voir la liste des auteurs).
  1. Zentner et Bedürftig 1991, p. 487.
  2. Read 2005, p. 461.
  3. a et b Miller 2015, p. 393 et 395.
  4. Stackelberg 2007, p. 215.
  5. Weale 2012, p. 107.
  6. Miller 2015, p. 395.
  7. Ingrao 2011, p. 191.
  8. a et b Longerich 2010, p. 636.
  9. a et b Longerich 2010, p. 637.
  10. Ingrao 2011, p. 186.
  11. Ingrao 2011, p. 276.
  12. Friedländer 2008, p. 614.
  13. Friedländer 2008, p. 690.
  14. (en) « The Last Days of Ernst Kaltenbrunner », sur cia.gov, Central Intelligence Agency, (consulté le 29 janvier 2019).
  15. Longerich 2010, p. 671.
  16. Friedländer 2008, p. 777.
  17. a et b L'Allemagne national-socialiste et l'Ukraine de Volodymyr Kosyk (1986) p. 456.
  18. Friedländer 2008, p. 648.
  19. Kershaw 2012, p. 99-100.
  20. Kershaw 2012, p. 560, note 15.
  21. Kershaw 2012, p. 406.
  22. Kershaw 2012, p. 299.
  23. Kershaw 2012, p. 300.
  24. Baechler 2012, p. 321.
  25. Baechler 2012, p. 160.
  26. Longerich 2010, p. 263.
  27. Friedländer 2008, p. 597.
  28. Conte et Essner 1995, p. 328.
  29. Longerich 2010, p. 706.
  30. (en) David Chanen, « Career government official Robert Matteson dies », sur chgs.umn.edu, Star Tribune, (consulté en date inconnue).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Christian Baechler, Guerre et extermination à l'Est. Hitler et la conquête de l'espace vital. 1933-1945, Paris, Tallandier, , 524 p. (ISBN 978-2-84734-906-1). .
  • Édouard Conte et Cornelia Essner, La Quête de la race : une anthropologie du nazisme, Paris, Hachette, , 451 p. (ISBN 978-2-01-017992-1). 
  • Saul Friedländer, Les Années d'extermination : l'Allemagne nazie et les Juifs. 1939-1945, Paris, Seuil, , 1032 p. (ISBN 978-2-7578-2630-0). 
  • Christian Ingrao, Croire et détruire : les intellectuels dans la machine de guerre SS, Paris, Pluriel (1re éd. Fayard), (1re éd. 2010), 703 p. (ISBN 978-2-8185-0168-9). 
  • Ian Kershaw, La Fin : Allemagne, 1944-1945, Paris, Seuil, , 665 p. (ISBN 978-2-02-080301-4). 
  • Peter Longerich, Himmler : l'éclosion quotidienne d'un monstre ordinaire [« Heinrich Himmler. Biographie »], Paris, Héloise d'Ormesson, , 917 p. (ISBN 978-2-35087-137-0). 
  • (en) Michael Miller, Leaders of the SS and German Police [« Les Chefs de la SS et de la police »], vol. 2, San Jose, CA, R. James Bender, (ISBN 978-19-329-7025-8). 
  • (en) Anthony Read, The Devil's Disciples: Hitler's Inner Circle [« Les Disciples du Diable : le Premier Cercle de Hitler »], New York, Norton, (ISBN 978-039332-697-0).
  • (en) Roderick Stackelberg, The Routledge Companion to Nazi Germany [« Le Compagnon Routledge pour l'Allemagne nazie »], New York, Routledge, (ISBN 978-0-41530-861-8).
  • (en) Adrian Weale, Army of Evil: A History of the SS [« L'Armée du Mal : une histoire de la SS »], New York; Toronto, NAL Caliber (Penguin Group), (ISBN 978-0-451-23791-0).
  • (en) Christian Zentner et Friedemann Bedürftig, The Encyclopedia of the Third Reich [« L’Encyclopédie du Troisième Reich »], New York, Macmillan Publishing, , deux volumes (ISBN 0-02-897500-6).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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