AgoraVox

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AgoraVox
Image illustrative de l'article AgoraVox
Logo AgoraVox.

Pays Drapeau de la France France
Langue Français, italien
Périodicité Quotidienne
Genre Média d'opinion participatif
Diffusion Internet ex.
Fondateur Carlo Revelli, Joël de Rosnay
Date de fondation mars 2005

Site web agoravox.fr

AgoraVox est un  site web de journalisme citoyen alimenté par des rédacteurs volontaires et non professionnels, créé par Carlo Revelli avec le soutien de Joël de Rosnay en mars 2005, et proposant des articles à rédacteurs uniques ou multiples[1].

AgoraVox s'inscrit dans la lignée des journaux participatifs avec un contenu généré par les utilisateurs comme L'Écho du village (1998), Indymedia (1999) ou OhMyNews (2000). Selon le Reuters Institute for the Study of Journalism de l'université d'Oxford, « AgoraVox est un des plus importants exemples en Europe en ce qui concerne les sites web dédiés au journalisme citoyen »[2].

En décembre 2009, près de 50 000 volontaires étaient inscrits en tant que rédacteurs sur la version francophone[3]. Ils sont 90 000 en octobre 2017. À cette date, le site compte plus de 3200 modérateurs volontaires contre 1500 en 2009. Une version italienne[4] du site a été lancée à la fin de l'année 2008, ainsi que la version vidéo AgoraVox.tv. Plusieurs déclinaisons, désormais gérées indépendamment de la Fondation AgoraVox, ont également vu le jour au fil des années (EducaVox, NaturaVox, SportVox, CareVox, Orserie, etc.).

Selon les statistiques de Google Analytics publiées sur le site[5], la version francophone d’AgoraVox fédère environ 1,2 million de visiteurs uniques par mois en moyenne en 2017. Selon la plate-forme américaine Similarweb, AgoraVox reçoit 2,3 millions de visites par mois en 2017[6].

Conspiracy Watch et d'autres critiques ont relevé que le site hébergeait ou avait hébergé certains articles et tribunes reflétant diverses théories du complot.

Histoire[modifier | modifier le code]

La société Cybion, créée par Carlo Revelli avec Joël de Rosnay, a participé au lancement du projet en 2005[7].

Le point de départ théorique est constitué par la publication par Carlo Revelli de l’ouvrage Intelligence Stratégique sur Internet (Dunod, 1997) et par son doctorat de recherche en science de l'information[8] : « En effet, au-delà des entreprises, ce qui va révolutionner les comportements individuels sur Internet, c’est justement cette "attitude de veilleur" qui consiste à garder les yeux ouverts pour se cultiver et s’enrichir à tout niveau : que ce soit pour dénicher une information inédite, vérifier une rumeur, enrichir ses connaissances, forger ses croyances, comparer les prix d’un livre, identifier le chirurgien qui a mis en place la dernière technique pour soigner une maladie rare, etc. »[7]

En 2006, Joël de Rosnay et Carlo Revelli collaborent ensemble à l'ouvrage La Révolte du Pronétariat (Fayard), où ils décrivent la transition des « mass média aux média des masses », l'essor du journalisme citoyen, la notion de « pronétaire », ainsi que l'expérience d'AgoraVox[9].

Carlo Revelli a annoncé la création de la Fondation AgoraVox[10] sur le site même du journal, avec l'objectif affiché de « préserver son indépendance éditoriale »[11]. Cette Fondation, dont le siège se situe en Belgique, a été créée le et reconnue d'utilité publique par le Ministre de la Justice belge, en devenant ainsi le premier média à obtenir cette reconnaissance[12]. Par ailleurs, selon l'ancienne journaliste Florence Vielcanet, AgoraVox est le seul site d'information à avoir repoussé l'offre d'aide des pouvoirs publics[13]. De même, Julia Cagé, professeur d’économie à Science Po Paris, propose, en évoquant le cas de la Fondation AgoraVox, un nouveau modèle pour organiser les médias, la « société de média à but non lucratif » (ou « fondaction »), intermédiaire entre la fondation et la société par actions classique[14].  

Joël de Rosnay n'est désormais plus impliqué activement dans le projet[15], même s'il continue à évoquer son expérience dans ses articles[16].

Politique éditoriale[modifier | modifier le code]

Le fonctionnement du site, ainsi que sa politique éditoriale, ont été étudiés entre 2006 et 2017[17] dans le cadre de nombreux projets de recherche universitaires[18], même internationaux[19], ainsi que dans des ouvrages de vulgarisation français[20] et étrangers[21]. Certains des articles parus sur AgoraVox sont cités dans des manuels scolaires[22] ou dans des livres publiés par certains rédacteurs du site[23].

La politique éditoriale, telle qu'elle est définie sur le site, prône la « publication d'informations thématiques inédites, détectées par les citoyens ». Ainsi, tout citoyen est perçu comme « un "capteur d’information" qui peut devenir potentiellement un "reporter" capable d’identifier et de proposer des informations », « indépendamment de ses orientations politiques, économiques, religieuses, culturelles ou sociales »[24].

On trouve également sur le site des textes parfois déjà édités ailleurs, des commentaires ou des éditoriaux souvent publiés dans une rubrique « tribune libre ».

Depuis le , devient modérateur de jure tout rédacteur ayant publié au moins quatre articles[24].

Depuis 2012, l’équipe d’AgoraVox n’intervient plus dans la modération des articles qui est désormais déléguée à une équipe de modérateurs bénévoles[25]. Ainsi, en application de l'article 6.I.2 de la LCEN, AgoraVox a désormais un statut d'hébergeur et la responsabilité légale d'un article est laissée à son auteur.

Agoravox dans les médias[modifier | modifier le code]

Le lancement d'AgoraVox a été suivi de près par la plupart des médias francophones (presse, tv, radio et conférences)[17]. En 2010, le journaliste Frédéric Taddeï a manifesté son soutien pour cette initiative éditoriale, déclarant notamment : « J’ai très souvent vu [sur AgoraVox] des articles très bien faits, en particulier sur "l’affaire Kassovitz" : c’est véritablement le travail le mieux qui a été fait, (…) un travail d’information formidable. »[26]

À cette époque, des articles sont repris dans la rubrique « blogs/éditos » de Yahoo! Actualités France et Agoravox est classifié comme blog partenaire de Yahoo! News France.

Depuis 2006, AgoraVox fait partie des sources d’information de Google Actualités.

La chaîne allemande Deutsche Welle a élu AgoraVox meilleur blog journalistique français en 2005[27].

Une vaste enquête participative consacrée à l’obligation vaccinale a été menée de juillet à octobre 2007 sur AgoraVox coordonnée par le journaliste Jean-Luc Martin-Lagardette. Les résultats de l’enquête ont été repris par de nombreux médias, notamment Télérama, France Soir, France Info, France Culture, 20 Minutes, Yahoo, Nexus, etc.[28]

Évolutions et critiques du modèle participatif[modifier | modifier le code]

Public et spécificités du site[modifier | modifier le code]

Alors qu'au milieu des années 2000, AgoraVox enregistre 1 million de visiteurs mensuels[29], que son fondateur Carlo Revelli affirme que le site « a été valorisé [en 2007] entre 10 et 15 millions d’euros »[30] et que les médias parlent d'un « cinquième pouvoir émergent »[31], les blogueurs les plus en vue (Loïc Le Meur, Philippe Bilger, Jean-Michel Aphatie, Guy Birenbaum...) alimentent le site de leurs contenus, aux côtés de simples citoyens aux profils très divers. En effet, d’après une étude menée en avril 2008 par Iannis Pledel, docteur en sciences de l’information et de la communication à l’université Aix-Marseille III, le public d’AgoraVox se compose de 35 % de cadres, de 18 % d’employés, de 13 % de retraités, de 13 % d’étudiants, de 7 % de sans-emploi, tandis que les agriculteurs, les ouvriers, les artisans et commerçants représentent, chacun, entre 1 % et 3 % des participants[32]. Si, au moment des élections présidentielles de 2007, les électeurs de François Bayrou semblaient les plus nombreux sur le site[33], des sondages en ligne ont montré en 2012[34] et 2017[35] une prédominance de ceux de Jean-Luc Mélenchon.

Une rubrique « Politiques & Citoyens »[36] accueille aussi les contributions d'élus (maires, députés, sénateurs, ministres...) de toutes tendances politiques, parmi lesquels l'ancien président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, Corinne Lepage, Benoît Hamon, Nicolas Dupont-Aignan, Hubert Védrine, Nathalie Kosciusko-Morizet, Alain Lipietz, Jean-Luc Bennahmias, Alain Lambert, Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Louis Bianco, Christian Vanneste, Christine Boutin, Alexis Corbière, Yves Jégo, Dominique Bertinotti, Éric Bothorel, ou encore Gaëtan Gorce. Elle a pour ambition d’offrir un espace de dialogue et d’échange entre les politiques et les citoyens. Quelques journalistes professionnels publient aux côtés des journalistes citoyens, à l'instar de Pierre Thivolet[37], ancien grand reporter à TF1. De nombreuses personnalités (intellectuels, artistes, journalistes...) ont été également interviewées[38] : Joseph Stiglitz, William Karel, Akhenaton, Coline Serreau, Abd Al Malik, Frédéric Taddeï, Pierre Lescure, Patrick de Saint-Exupéry, Sylvie Brunel, Eric Laurent, Pierre Bordage, Bernard Werber, Olivier Delcroix, Edgar Pisani, Paul Moreira, Michel Koutouzis, François Heisbourg, Jean Montaldo, etc.

Dans son livre La République numérique, Éric Besson, ancien ministre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, estime que « AgoraVox aura prouvé que des internautes organisés peuvent - à eux seuls - créer un média crédible et stimulant »[39]. Dans Une brève histoire de l'avenir, l'économiste Jacques Attali fait, quant à lui, cette prédiction : « Avant 2030, la plupart des médias papier (...) deviendront virtuels ; ils offriront des services de communauté de plus en plus instantanés, de plus en plus coopératifs, de plus en plus sur mesure, sur le modèle (...) coréen de OhMyNews ou français de AgoraVox. »[40] En 2012, la Helsingin Sanomat Foundation finance une recherche internationale sur les 69 principaux pure players dans le domaine des médias. Clare Cook, de l'université du Central Lancashire, y décrit AgoraVox comme l’une des plus importantes expérimentations de journalisme citoyen tant en France qu’en Europe[41]. Enfin, dans le « Que sais-je ? » consacré à la presse, paru aux PUF en 2016, l'historien des médias Patrick Eveno présente AgoraVox comme le « modèle »[12] des sites participatifs.

Articles polémiques et controverses[modifier | modifier le code]

AgoraVox a parfois été critiqué pour avoir hébergé des tribunes reflétant diverses théories complotistes. Ainsi, Le Nouvel Observateur note en 2008 que « le fleuron du "journalisme participatif" français » a donné un « large écho »[42] aux théories du complot à propos des attentats du 11 septembre 2001. De son côté, Conspiracy Watch a qualifié AgoraVox de « site complotiste »[43] en raison de sa propension à héberger des tribunes développant diverses théories conspirationnistes relatives au 11 septembre 2001, à l'assassinat de Hervé Gourdel[44] ou à un « plan sioniste au Moyen-Orient »[45].

Le 30 mai 2012, Robin D'Angelo, rédacteur en chef du webzine StreetPress, ainsi que Rue89 et Le Figaro, reprochent à René Balme, à l'époque maire de Grigny et candidat du Front de gauche aux élections législatives, de clamer ses sympathies pour les théories de Thierry Meyssan et de relayer diverses tribunes conspirationnistes sur son site Oulala.net[46],[47]. En réaction, une tribune d'AgoraVox prend la défense de Balme, « citoyen authentique » qui serait victime, « dans notre monde orwellien », d'une « chasse à l'homme » en raison de ses « opinions non conformes » concernant les « différentes versions officielles (11-Septembre, Ben Laden, DSK). » L'auteur de cette tribune affirme également que les journalistes, « censés être les plus acharnés défenseurs de la liberté de l'esprit, (...) en sont aujourd'hui les plus accomplis fossoyeurs[48]. »

Subséquemment, le 3 juillet 2012, D'Angelo publie un article où il affirme qu'« AgoraVox est devenu le principal "concentrateur" hexagonal des théories conspirationnistes »[49]. Il relève, à titre d'exemples, une tribune au titre ambigu, « Garaudy, négationnisme et/ou révisionnisme »[50], un article évoquant le VIH comme un « virus tout à fait hypothétique »[51] et un autre qualifiant les ovnis de « phénomène "mal-traité" »[52]. Il cite le blogueur Guy Birenbaum, qui dit regretter qu'il faille « se fader 3 papiers complotistes, un négationniste et des diffamations pour trouver une perle rare. »

Le 4 juillet 2012, Jean Robin, créateur du site Enquête & Débat, considéré par certains médias comme proche de l'extrême droite identitaire[53],[54], par d'autres comme proche de la mouvance souverainiste[55], prend la défense d'AgoraVox alors même que ce média, relève-t-il, a « une tendance » politique « plutôt opposée » à la sienne ; selon lui, « un regard un peu plus objectif sur le site participatif permet de déceler une défense acharnée de la liberté d’expression, que les médias défendus par Streetpress et Rue89 piétinent à longueur de clics ». Il poursuit : « nous constatons qu’Agoravox comme Agoravox TV acceptent les articles quelle que soit leur orientation idéologique, tant qu’ils respectent la loi », selon les « principes de base d’une démocratie saine et sereine »[56].

D'Angelo explique, pour sa part, ce qu’il considère être une « dérive » par le manque d'argent et par la transposition dans le réel d'une philosophie utopique du Web 2.0, qui engendrerait un fonctionnement « en roue libre » du système d'administration et de modération des articles : « la fondation AgoraVox n’a pas marché ; le modèle du semi-participatif s’est imposé ; un exode de blogueurs ; les "conspis" ont phagocyté le site. »[49]

En 2017, l'équipe d'AgoraVox affirme a contrario que le site « s’en sort » économiquement, tandis que la plupart des sites semi-participatifs ont fermé ou ont été vendus (Le Post, Rue89, Le Plus, Obiwi, Newsring, etc.)[57]. Par exemple, depuis le 21 décembre 2015, en raison d’un modèle économique défaillant, Rue89, principal représentant du modèle semi-participatif, est devenu une simple rubrique du site de L’Obs, traitant de l’actualité numérique, au point qu’un ancien membre du site a parlé de la « mort » de Rue89[58]. Invité de Parlons Net sur France Info, le 28 mai 2010, Joël de Rosnay jugeait déjà que le bilan d'AgoraVox était « très positif sur le plan du modèle ». Interrogé sur la question du « conspirationnisme », il avait répondu : « Il faut laisser la place aux autres versions que les versions officielles. C'est ce qui s'appelait le journalisme d'investigation. Or, aujourd'hui, le journalisme d'investigation, qui dit des choses que la version officielle ne dit pas, je trouve qu'il y en a de moins en moins ; les vrais journalistes d'investigation sont tellement attaqués, et c'est devenu tellement risqué et tellement cher »[59].

Selon l'historien Emmanuel Kreis, docteur de l’École Pratique des Hautes Études, les critiques fréquentes de la part de journalistes depuis une dizaine d'années « regroupent bien autre chose que des théories du complot au sens strict », comme la simple émission de doutes[60]. « Peu clairement définies, [les théories du complot] deviennent, estime-t-il, un simple motif infamant visant la remise en cause des discours médiatiques et institutionnels », et lui semblent surtout « motivées par l’inquiétude des “médias traditionnels” face à la concurrence de nouveaux moyens d’information »[61].

Guillaume Cazeaux, docteur en philosophie à l’université Paris Descartes et responsable éditorial d'AgoraVox entre 2008 et 2012, décrit le fonctionnement de ce site dans une thèse de doctorat[62] et un ouvrage[63]. Selon lui, les polémiques autour du modèle participatif ne font que réactiver « un clivage persistant entre ceux qui font confiance au peuple, estiment que son émancipation doit être favorisée, en prenant le risque de le rendre libre et responsable – ce qui concrètement signifie lui permettre de "tout dire" dans l'espace public et de "tout lire" –, et ceux qui ne lui font pas confiance, jugeant que sa libération, en dehors du contrôle de ses tuteurs, serait trop périlleuse – ce qui conduit au filtrage vigilant de sa parole et des informations qu'il peut consulter[64] ». Il fait remonter cet antagonisme à l'affrontement entre Protagoras et Platon, et le retrouve de nos jours entre Pierre Lévy et Alain Finkielkraut. « Sur le web 2.0, l'opposition se poursuit entre AgoraVox, qui offre un espace d'expression à tous et mise largement sur l'auto-organisation des participants, et les sites semi-participatifs, prolongements des médias traditionnels (...), qui offrent un espace assez restreint d'expression aux amateurs, sous le contrôle des journalistes[65]. » Cazeaux estime pour sa part que, si l'Internet se présente comme un espace « chargé d'utopie – où l'homme peut enfin prétendre s'émanciper, penser par lui-même, exercer son esprit critique, avec tous les savoirs à portée de main, sans plus s'en remettre à quelque directeur de conscience que ce soit[66] », ce qui est l'esprit même des Lumières (Sapere aude !), il révèle au final, par les schismes entre les représentations qu'il génère, « notre inaptitude à l'autonomie collective[67] », c'est-à-dire l'incapacité de l'homme à se passer d'un « clergé » unificateur (selon l'emploi non péjoratif que Régis Debray fait de ce terme dans son livre L'Emprise[68]) « pour rendre viable sa société[69] ».

Dans un ouvrage consacré à la portée médiatique du blog d'Alain Soral et des tenants des théories du complot sur le Web, Bruno Di Mascio, étudiant à l'Institut d'études politiques de Paris, revient sur l'analyse de Guillaume Cazeaux : « Et pourtant, c'est précisément l'absence de ce que Cazeaux appelle de façon péjorative des "directeur[s] de conscience" qui fait d'Internet un lieu de relativisme : une information de qualité suppose la "médiation", précisément, de médias reconnus comme compétents par le public, et légitimes non pas pour dire ce qu'il faut penser, mais pour rendre compte de l'actualité et des événements. C'est l'ambivalence d'une autre promesse de la Modernité qu'il faut mettre en avant à travers la mécanique politique d'Alain Soral : la révolution technologique démocratise considérablement l'accès à l'information et à la connaissance, et pourtant, elle favorise également le relativisme, par l'absence de hiérarchie et de mises en perspective, et produit un trop-plein de sources dans lequel il devient difficile de se retrouver. La démocratisation de l'information participe donc paradoxalement à rendre le monde plus opaque et difficilement maîtrisable. Par ailleurs, l'impératif économique du buzz dans le système médiatique valorise la provocation et le spectaculaire au détriment du sérieux et de la vérité[70]. »

Affaires révélées et critique des médias[modifier | modifier le code]

Si AgoraVox publie principalement des articles d’opinion et des analyses, il a aussi parfois été le premier à révéler des informations, qui ont ensuite été reprises par de grands médias, comme une photo de Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnish faisant le geste de la « quenelle »[71],[72], ou encore les tweets sulfureux d’un colistier de Claude Bartolone aux élections régionales de 2015[73].

Le 22 octobre 2008, AgoraVox révèle qu’une jeune journaliste et romancière, Tristane Banon, fille de la socialiste Anne Mansouret, accuse Dominique Strauss-Kahn d’avoir tenté de la violer en 2002, mais aucun média ne reprend l’affaire[74]. Suite à l’arrestation de Strauss-Kahn le 14 mai 2011, la presse internationale dénonce massivement l’omerta de la presse française[75]. Un article du Monde du 20 mai 2011 fustige l'absence d'enquête des journalistes suite à la parution sur AgoraVox du témoignage de Tristane Banon et leurs justifications peu convaincantes[76].

AgoraVox publie régulièrement des articles de critique des médias et des discours politiques, qui ont permis de mettre en évidence des erreurs et des désinformations. Ainsi, le 7 février 2009, un article met en lumière une inexactitude dans l’allocution du président de la République Nicolas Sarkozy, qu'aucun média n’avait relevée[77], concernant la nomination des présidents des sociétés de l’audiovisuel public[78].

Le 25 septembre 2011, un autre article démontre la fausseté d’une « exclusivité » du site du Nouvel Observateur, parue le 20 septembre, qui prétendait avoir déniché un « morceau culte » interprété par l'avocat Gilbert Collard à l'époque où il était candidat radical à la mairie de Vichy, alors que l’interprète de la chanson était en réalité Gérard Berliner. Suite à la parution de cet article, La Montagne, qui avait repris la fausse information du Nouvel Observateur, a fait son mea culpa[79].

La critique et le fact checking s’exercent aussi à l'endroit des médias alternatifs ; ainsi, le 16 mars 2016, un article décrypte une intox du site AWD News, qui avait buzzé sur les réseaux sociaux, selon laquelle Donald Trump aurait déclaré vouloir « jeter Nicolas Sarkozy en prison »[80]. Les Décodeurs du Monde traiteront de cette fake news le 14 novembre 2016[81]. L'article ayant par ailleurs mis en évidence une erreur dans l'enquête que Radio France Internationale avait consacrée à ce « site de désinformation », cette dernière sera corrigée le 17 mars[82], après que son auteur aura reconnu sa méprise[83].

Le 11 octobre 2017, c'est sur AgoraVox que la journaliste Aude Lancelin, ancienne directrice adjointe de la rédaction de L'Obs, choisit de dénoncer les « médias CAC 40 »[84]. Le 21 avril 2017, quelques jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, elle publiait déjà sur AgoraVox un article à charge contre Emmanuel Macron, « entièrement fabriqué, selon elle, par des médias entre les mains du capital »[85].

Certains de ces articles d’AgoraVox sont signalés par l’observatoire des médias Acrimed dans sa rubrique de « critique des médias » ou dans sa revue du web[86].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « AgoraVox | La Fondation AgoraVox »
  2. Nicola Bruno et Rasmus Kleis Nielsen, « Survival is Success: Journalistic Online Start-Ups in Western Europe », Reuters Institute for the Study of Journalism, université d'Oxford, 108 p., avril 2012.
  3. Alban Martin, Et toi tu télécharges ? Industries du divertissement et des médias à l'ère du numérique, Londres, Pearson, 2010, chap. 3, à lire en ligne : « Quatre ans après [en 2009], les statistiques d'AgoraVox sont encore plus impressionnantes : 50 000 rédacteurs inscrits, dont 1500 sont modérateurs, et 1,3 million de commentaires pour 48 000 articles. »
  4. (it) « AgoraVox Italia », sur www.agoravox.it (consulté le 1er novembre 2017)
  5. « Point sur les statistiques d’AgoraVox et l’avenir du site », sur agoravox.fr, 3 octobre 2017.
  6. (en) « Traffic Overview | agoravox.fr », sur similarweb.com (consulté le 17 octobre 2017)
  7. a et b « AgoraVox | Historique du projet »
  8. « Rapport de soutenance de M. Carlo Revelli (Université Paris Ouest) »
  9. Sylvie Constant, « La révolte du pronétariat : 10 ans après », Université d’Ottawa, 17 novembre 2015.
  10. « AgoraVox devient une fondation pour rester indépendante », sur nouvelobs.com, (consulté le 19 octobre 2017)
  11. « Agora Vox ne tombera pas entre les mains d'investisseurs », sur challenges.fr, (consulté le 21 octobre 2017)
  12. a et b Patrick Eveno, La Presse, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », n° 414, 2016, lire en ligne.
  13. Florence Vielcanet, La Fabrique de présidents. Spin Doctors et Public Relations : la gouvernance de l'ombre, Paris, Éditions de La Martinière, , 221 p. (lire en ligne), « 200 000 euros sont tombés dans l'escarcelle de Médiapart ; 199 000 euros ont été empochés par Slate.fr ; 49 000 euros par Rue 89... Seule AgoraVox, qui vit des dons de ses lecteurs via une fondation, a repoussé l'offre d'aide des pouvoirs publics. »
  14. Julia Cagé, Sauver les médias : Capitalisme, financement participatif et démocratie, Paris, Seuil, , 115 p. (lire en ligne), « Quand le pure player d'information AgoraVox a choisi de se transformer de société commerciale en fondation (en 2008), il a décidé d'installer le siège de sa fondation - reconnue d'utilité publique - en Belgique, afin de pas avoir de représentant du gouvernement à son conseil d'administration. […] Quel sera l'avenir? Vice Media ou le New York Times ? ProPublica ou le Washington Post ? AgoraVox ou Le Figaro ? »
  15. Interrogé en 2012 sur l'évolution du site, il répond : "Moi j’ai créé ça en 2005, c’est trop loin. Allez, merci beaucoup et au revoir." Robin D'Angelo, « AgoraVox : le déclin d’un site de journalisme-citoyen à la française » sur rue89.nouvelobs.com, 4 juillet 2012.
  16. Joël de Rosnay, « Pourquoi nous aimons surtout les mauvaises nouvelles », sur latribune.fr, 24 novembre 2014.
  17. a et b « AgoraVox dans la littérature et les médias » (consulté le 20 octobre 2017)
  18. Voir par ex. : Lionel Barbe, « Les médias participatifs : des modèles éditoriaux émergents sur Internet. Les exemples d'Agoravox et de la Wikipédia francophone », CNRS, 2006 ; Eric Laugier, « AgoraVox et le journalisme citoyen », Université de Nice, 2008 ; Aurélie Aubert, « Le paradoxe du journalisme participatif », Terrains & travaux 1/ 2009 (n° 15), p. 171-190 ; Patrice Bégin, « Journalisme et société : pratiques et discours du journalisme citoyen », UQAM, 2014.
  19. Voir par ex. : Catarina Rodrigues, « Jornalismo participativo : tecnologia, comunicação e o papel do jornalista », Universidade da Beira Interio, Doutoramento em Ciências da Comunicação, 2013 ; Fabiano Moscatelli, « Nuove forme di giornalismo e crisi dei quotidiani nell'epoca del web 2.0 », Tesi di Laurea in Teoria e tecniche del linguaggio giornalistico, LUISS Guido Carli, 2014 ; Riccardo Matarazzi, « Il futuro dell’informazione tra giornalismo tradizionale e citizen journalism », Tesi di Laurea in Teoria e tecniche del linguaggio giornalistico, LUISS Guido Carli, 2014.
  20. Voir par ex. : Aurélie Aubert, « Internet a-t-il permis une couverture alternative de la campagne électorale ? La couverture des présidentielles par des journalistes amateurs et citoyens : le cas d’AgoraVox », in Isabelle Veyrat Masson (dir.), Médias et élections, la campagne présidentielle de 2007 et sa réception, Paris, INA/L’Harmattan, 2011, p. 177-194 ; Guillaume Cazeaux, « Internet et la formation du citoyen », in Gilles Rouet (dir.), Usages politiques des nouveaux médias, Paris, L’Harmattan, coll. « Local & Global », 2012, p. 47-66 ; Julie Denouël, Fabien Granjon, Aurélie Aubert, Médias numériques et participation. Entre engagement citoyen et production de soi, Paris, Éditions Mare & Martin, coll. « Mediacritic », 2014 (extrait à écouter en ligne).
  21. Voir par ex. : Karol Jakubowicz, Media Revolution in Europe : Ahead of the Curve, Strasbourg, Council of Europe Publishing, 2011 ; Michał Głowacki et Lizzie Jackson, Public Media Management for the Twenty-First Century : Creativity, Innovation, New York, Routledge, 2014 ; André Holanda, Estratégias De Abertura : o jornalismo de fonte aberta dos casos Indymedia, CMI, Slashdot, Agoravox, Wikinotícias e Wikinews, Clube de Autores, 2016 (première édition 2007), à lire en ligne.
  22. Voir par ex. : Olivier Sarfati et al.Le meilleur de l'actualité 2013-2014 - Concours et examens 2014, Paris, Dunod, 2014 ; Dossier préparatoire - 4e édition du concours « La lettre ouverte : un outil citoyen » du Réseau In-Terre-Actif (au Québec) pour les élèves de la 4e et de la 5e secondaire. Thème 2016-2017 : « Les Médias », p. 19-24.
  23. Voir par ex. : Imhotep, Les douze lunes du Guide, ou in Sarkozyae annus horribilis, AgoraVox, 2008, à lire en ligne ; Pierre-Yves Chereul, L'heure des infos. L'information et ses leurres, Villeurbanne, Éditions Golias, 2009 ; Bernard Dugué, H1N1 : La pandémie de la peur, Vevey, Éditions Xenia, 2009.
  24. a et b « AgoraVox | Politique éditoriale »
  25. « AgoraVox | Charte de modération »
  26. « Frédéric Taddeï explique ce qu'il pense d'AgoraVox », sur youtube.com, 9 juin 2010.
  27. Guillaume Champeau, « AgoraVox élu meilleur blog journalistique français », sur numerama.com, 22 novembre 2005.
  28. Jean-Luc Martin Lagardette, « L’obligation vaccinale est-elle encore justifiée ? », sur agoravox.fr, 26 septembre 2007.
  29. Thierry Crouzet, Le Cinquième Pouvoir, Paris, Bourin Éditeur, , p. 91 :

    « un lectorat sans cesse croissant : 1 million de visiteurs en décembre 2006... »

  30. Frédérique Roussel, « Agoravox : "Se mettre à l’abri des collusions" », sur liberation.fr, 11 juin 2008.
  31. Sylvie Kaufmann, « Où est le quatrième pouvoir ? », Le Monde, 26 octobre 2004, à lire en ligne : « Le reportage et l’information restent l’apanage du quatrième pouvoir, sous l’étroite et double surveillance du pouvoir exécutif et d’un cinquième pouvoir émergent ». Voir aussi Frédérique Roussel, « Agoravox : le cinquième pouvoir donne de la voix », Libération, 19 mars 2007.
  32. Iannis Pledel, De l'économie de l'information à l'écologie de la communication : le rôle de la délibération dans le journalisme citoyen (Thèse de doctorat en sciences de l'information et de la communication), Aix-Marseille III, 2009 (présentation en ligne), p. 320.
  33. Solveig Godeluck, « Carlo Revelli, fondateur d'Agoravox : "Sur Agoravox, Bayrou oscille entre 20 et 30% de popularité depuis septembre dernier" », sur lesechos.fr, 27 mars 2007.
  34. Guillaume Cazeaux, Odyssée 2.0 : La démocratie dans la civilisation numérique, Paris, Armand Colin, 2014, p. 118 : « Sur un panel de 26 542 votants, 39,1 % ont déclaré vouloir voter pour Jean-Luc Mélenchon, 16,1 % pour François Hollande, 12,9 % pour Marine Le Pen, 6,4 % pour Nicolas Sarkozy, 6% pour François Bayrou, etc. » (à lire en ligne).
  35. « AgoraVox | Tous les sondages »
  36. « AgoraVox | Politiques & Citoyens »
  37. « AgoraVox | Profil de Pierre Thivolet »
  38. « AgoraVox | Les Rendez-vous de l'Agora »
  39. Éric Besson, La République numérique, Paris, Grasset, 2008 (lire en ligne).
  40. Jacques Attali, Une brève histoire de l'avenir, Paris, Fayard, 2015 (1ere édition en 2006) (lire en ligne)
  41. Esa Sirkkunen & Clare Cook (dir.), Chasing Sustainability on the Net : International research on 69 journalistic pure players and their business models, Tampere (Finlande), Tampere Research Centre for Journalism, Media and Communication (COMET), 2012 (lire en ligne), p. 52 et 59.
  42. Ariane Chemin, « 11-Septembre : d'Étienne Chouard à Bellaciao, la gauche antilibérale se lâche », Le Nouvel Observateur, no 2289, semaine du 18 septembre 2008, lire en ligne.
  43. Rudy Reichstadt et Carla Parisi, « Christoph Hörstel et le "management de la terreur" », sur conspiracywatch.info, 16 janvier 2016.
  44. « Assassinat d’Hervé Gourdel : l’abjection du crime redoublée par sa négation », sur conspiracywatch.info, 6 octobre 2014.
  45. Florian, « André Gandillon - Plan sioniste au Moyen-Orient », sur agoravox.tv, 21 octobre 2016.
  46. Robin D'Angelo, « Oulala, un conspirationniste chez Mélenchon ! », sur streetpress.com, 30 mai 2012.
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  48. William Castel, « Rue89 et Le Figaro lancent la chasse au "conspirationniste" René Balme », sur agoravox.fr, 1er juin 2012.
  49. a et b Robin D'Angelo, « AgoraVox : vie et mort d'un site de journalisme-citoyen à la française », sur streetpress.com, 3 juillet 2012. (consulté le 13 novembre 2017).
  50. teddy-bear, « Garaudy, négationnisme et/ou révisionnisme », sur agoravox.fr, 21 juin 2012.
  51. Vincent Verschoore, « Reportage sur la conférence dissidente VIH/SIDA, Pont du Gard, juin 2012 », sur agoravox.fr, 28 juin 2012.
  52. Ovnis-Direct, « Les ovnis : un phénomène "mal-traité" », sur agoravox.fr, 20 juin 2012.
  53. Abel Mestre et Caroline Monnot, « L’écrivain Yann Moix, la pétition et les négationnistes », blog « Droite(s) extrême(s) » de journalistes du quotidien Le Monde, 1er novembre 2010.
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  55. Florian Fayolle, « Florian Philippot, l'homme qui a dynamité le FN des Le Pen », sur challenges.fr, (consulté le 26 novembre 2017)
  56. Jean Robin, « Enquête & Débat défend la liberté d’expression d’Agoravox », sur enquete-debat.fr, (consulté le 20 novembre 2017).
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  58. Camille Jourdan, « “Rue 89” devient une rubrique du Nouvel Obs », sur lesinrocks.com, 22 décembre 2015.
  59. « J. de Rosnay, "on vivra jusqu'à 140 ans" », France Info, 28 mai 2010, à écouter en ligne.
  60. « Théories du complot : entretien avec l'historien Emmanuel Kreis pour Mediapart », sur dailymotion.com, 9-15 août 2012 (consulté le 17 octobre 2017)
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  67. Cazeaux (2014), p. 288.
  68. « Régis Debray : " L'esprit de croisade du clergé médiatique " », sur humanite.fr,  : « "quand j'emploie le mot de "clergé" ou de "religion", ce n'est pas péjoratif dans ma bouche. »
  69. Cazeaux (2014), p. 289.
  70. Bruno Di Mascio, Les souterrains de la démocratie : Soral, les complotistes et nous, Paris, Temps présent, , 137 p. (ISBN 978-2-916842-30-1).
  71. Yann Guégan, « "Quenelle" façon Dieudonné avec Le Pen : Gollnisch s’explique », sur nouvelobs.com, 12 octobre 2013 (consulté le 22 octobre 2017) : « Flou et mal exposé, le cliché a été diffusé dès mercredi sur le site Agoravox. »
  72. Simon Gourmellet, « Qu'est-ce que la "quenelle", le geste controversé lancé par Dieudonné ? », sur francetvinfo.fr, (consulté le 19 octobre 2017) : « Sur une photographie, repérée par le site Agoravox.fr sur la page Facebook intitulée "Révolution de la quenelle", on pouvait voir, tout sourire, Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch exécuter le geste. »
  73. Arthur Berdah, « Thierry Schaffauser, le colistier de Bartolone qui traite Vallaud-Belkacem de "criminelle" », sur lefigaro.fr, 10 décembre 2015 (consulté le 22 octobre 2017) : « comme l'a relevé le site citoyen AgoraVox, son fil Twitter est une véritable niche à revendications anti-exécutif. »
  74. Carlo Revelli, « Tristane Banon, DSK et AgoraVox : retour sur une omerta médiatique (avec vidéo exclusive) », sur agoravox.fr, 18 mai 2011.
  75. John Rosenthal, « DSK’s Other Accuser », National Review,‎ (lire en ligne) :

    « Even though it was clear that Banon was referring to a prominent politician, the only French media to follow up on the question of his identity was the “citizen journalism” website Agoravox. (...) Agoravox’s scoop, however, went ignored by the traditional French media. »

  76. Nicolas Beau, « Affaire DSK : l'inquiétant pouvoir des communicants », sur lemonde.fr, (consulté le 17 octobre 2017)
  77. « Audiovisuel public : Fabius dénonce le "mensonge" de Sarkozy », sur lefigaro.fr, 10 février 2009 (consulté le 22 octobre 2017) : « À quelques exceptions près*, l'erreur du chef de l'État lors son intervention télévisée de jeudi dernier est passé inaperçue. (...) * Le site internet de Libération [le 9 février], le site Agoravox [le 7 février] (...) ont notamment relevé l'erreur. »
  78. Sylvain Rakotoarison, « L’inexactitude de Nicolas Sarkozy sur l’audiovisuel public », sur agoravox.fr, 7 février 2009.
  79. « Gilbert Collard n'a pas chanté pour Vichy », sur lamontagne.fr, 21 septembre 2011 (consulté le 22 octobre 2017) : « Contrairement à ce que nous indiquions le 20 septembre dernier, Gilbert Collard n’a pas chanté pour Vichy en 2008. Un morceau avait été exhumé par le Nouvel Obs récemment. Il s’agissait d’un hymne à Vichy, sorti pendant la campagne des élections municipales. Si Gilbert Collard, candidat à l'époque pour briguer la mairie de la ville, posait bien sa voix à la fin de la chanson, c’est l'artiste Gérard Berliner (aujourd'hui disparu) qui était derrière le micro pour chanter. Comme le signale le site d'Agoravox. »
  80. Taïké Eilée, « Trump veut "jeter Nicolas Sarkozy en prison" : décryptage d’une manipulation », sur agoravox.fr, 16 mars 2016.
  81. Adrien Sénécat, « Non, Donald Trump ne veut pas voir Nicolas Sarkozy en prison », sur lemonde.fr, (consulté le 22 octobre 2017)
  82. Romain Mielcarek, « Enquête sur un intrigant site internet de désinformation », sur rfi.fr, 29 janvier 2016, mis à jour le 17 mars 2016 : « (Quelques passages ont été modifiés le 17 mars 2016 dans les trois premiers paragraphes de l'article, suite à des précisions et remarques d'internautes.) »
  83. « Commentaire de Romain M sur « Trump veut "jeter Nicolas Sarkozy en prison" : décryptage d'une manipulation » », sur agoravox.fr, 17 mars 2016.
  84. Aude Lancelin, « Sept idées fausses sur les médias », sur agoravox.fr, 11 octobre 2017.
  85. Claude Baudry, « Macron, les médias et le CAC 40 », sur humanite.fr, (consulté le 19 octobre 2017) : « On retrouve beaucoup de ces grands patrons dans ce qu’Aude Lancelin, ex-directrice adjointe de l’Obs, virée en mai 2016, appelle "le putsch du CAC 40" dans un article paru le 21 avril sur Agoravox qui montrait comment "le candidat d’En marche ! a été entièrement fabriqué par les médias entre les mains du capital". »
  86. « Acrimed | Critique des médias » ; « Acrimed | Sur le Net ».

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • OECD Publishing, Participative Web and User-Created Content : Web 2.0, Wikis and Social Networking, 2007, lire en ligne.
  • Aurélie Aubert, « Le paradoxe du journalisme participatif. Motivations, compétences et engagements des rédacteurs des nouveaux médias (enquête)», Terrains & travaux, n° 15, 2009, p. 171-190, lire en ligne.
  • Lionel Barbe, « Wikipédia et Agoravox : des nouveaux modèles éditoriaux ? », Document numérique et société, septembre 2006, lire en ligne.
  • Guillaume Cazeaux, Odyssée 2.0 : la démocratie dans la civilisation numérique, Paris, Armand Colin, coll. « Émergences », , 316 p. (ISBN 978-2-200-28948-5, présentation en ligne).
  • Nicolas Pélissier et Serge Chaudy, « Le journalisme participatif et citoyen sur Internet : un populisme dans l’air du temps ? », Quaderni, 70 | 2009, p. 89-102, lire en ligne.
  • Joël de Rosnay et Carlo Revelli, La Révolte du Pronétariat. Des mass média aux média des masses, Paris, Fayard, 2006, lire en ligne.
  • Olivier Tredan, « Le "journalisme citoyen" en ligne : un public réifié ? », Hermès, n° 47, 2007, p. 115-122, lire en ligne.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]