Lionel Barbe

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Lionel Barbe
Journée Wikipédia, objet scientifique 2013 Lionel Barbe CNRS.JPG

Lionel Barbe en 2013.

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Lionel Barbe est un universitaire français né en 1974.

Il est maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'université Paris Nanterre depuis 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait une maîtrise en géographie à Paris 1 (1999), obtient un DESS en communication et multimédia à Paris 2 en 2001 ; il soutient en 2005 une thèse de doctorat à l'Institut français de presse, intitulée «Internet, du média à l'individu média : enjeux socio-économiques de la presse en ligne, le cas français comparé aux cas européen et américain»[1], sous la direction de Francis Balle. En 2007-2009, il est ATER à l'université Lille III[2], puis, en 2009, il devient maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'université Paris Nanterre[3]. Il est membre du laboratoire de recherche Dicen-Idf (EA 7339)[4].

Activités de recherche et d'enseignement[modifier | modifier le code]

Ses activités de recherche concernent essentiellement les modèles d'édition collaboratifs sur le Web et leur impact sur les informations d'actualité et les connaissances[5].

Depuis 2003, il étudie les médias participatifs et en particulier Wikipédia (site auquel il participe par ailleurs[6]) ; il a notamment mis en avant la prépondérance des gros contributeurs sur l'encyclopédie libre[7],[8]. Il a également étudié les usages de Facebook au début de son extension en France[9],[10] et leurs conséquences sur les liens sociaux[11]. Il s'est aussi intéressé à la typologie des utilisateurs sur les médias dits « citoyens », notamment Agoravox[12].

En 2012 et 2013, il a piloté le projet WEUSC (Wikipédia, évaluation et usages des savoirs collaboratifs) à l'Institut des sciences de la communication du CNRS[13]. Ce projet a donné lieu, le 5 juin 2013, à l'organisation de la journée WOSNI (Wikipédia, objet scientifique non identifié)[14], qui a réuni une quinzaine de chercheurs de différentes disciplines autour de trois thèmes : la place et le statut des experts dans Wikipédia, la gouvernance et Wikipédia, les corpus et terrains d'étude. Un ouvrage est publié en mars 2015, sous la direction de Lionel Barbe, Louise Merzeau et Valérie Schafer, dans la collection « Intelligences numériques » dirigée par Lionel Barbe et Louise Merzeau[15].

Il milite pour une meilleure compréhension de la culture collaborative par les enseignants et les chercheurs et pour un investissement plus important des experts dans l'encyclopédie libre[16]. Son atelier expérimental à l’université Paris Ouest Nanterre veut s'inscrire dans une vision de l’enseignement qui fait du pédagogue moins un transmetteur de connaissances qu'un médiateur, dans un apprentissage dont le recours à Wikipédia peut être un moyen[17].

Publications[modifier | modifier le code]

Direction d'ouvrage[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Mutations des frontières de la connaissance à l'heure du Web 2.0 », Hermès, no 63, Murs et frontières, CNRS éditions, 2012, p. 169-174, [lire en ligne].
  • Avec Michel Arnaud, « Peut-on apprendre avec des nuages ? », Documentaliste - Sciences de l'information, no 47, Présence numérique, ADBS éditions, 2010, p. 56-67.
  • « Wikipedia, un trouble-fête de l'édition scientifique », Hermès, no 57, Sciences.com, CNRS éditions, 2010, p. 69-75 [PDF] [3].
  • « Experts, professionnels et profanes : Jeux d'acteurs dans la co-construction des informations et savoirs sur le Web participatif et collaboratif », actes de la conférence internationale ISKO 2009, Lyon, éd. Université Jean-Moulin Lyon 3/Enssib.
  • Avec Éric Delcroix, « Émergence et appropriation des dispositifs socio-techniques : Le cas de Facebook, vers des communautés de pratiques », Sciences de la société, no 75, 2008, p. 115-125.
  • « Wikipedia et Agoravox : Des nouveaux modèles éditoriaux ? », Document numérique et société : Actes de la conférence DocSoc, ADBS éditions, 2006, p. 171-184 [PDF] [4].
  • Un enjeu de société, avec Michel Arnaud, Milad Doueihi, Emmanuel Kessous, Antoinette Rouvroy, Hélène Legras & Michèle Rive, Revue Documentaliste, 2010, 47, no 1, 56.

Documents sonores[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Thèse, université Paris 2, notice Sudoc [1], consultée en ligne le 1er mars 2015.
  2. Cf. biographie dans « Émergence et appropriation des dispositifs socio-techniques : le cas de Facebook », Sciences de la société, n°75, 2008, p.115 [2].
  3. « Notice sur le site de l'université Paris Nanterre » (consulté le 13 juin 2017)
  4. Notice sur le site du laboratoire Dicen-Idf http://www.dicen-idf.org/statuts/tutelle_nanterre/?post_type=membre
  5. « M. LIONEL BARBE », UNIVERSITÉ PARIS NANTERRE (consulté le 25 juillet 2017)
  6. Isabelle Barré, « À hue et à (Wikipé)dia », Le Canard enchaîné,‎ , p. 4.
  7. Guillaume Cazeaux, « Internet et la formation du citoyen », dans Gilles Rouet, Usages politiques des nouveaux médias, L'Harmattan, , p. 50
  8. Guillaume Cazeaux, Odyssée 2.0 : La démocratie dans la civilisation numérique, 2014, Armand Colin, passage en ligne.
  9. Viviane Couzinet et Stéphane Chaudiron, « Organisation des connaissances : aspects sociaux et changements liés au numérique », Sciences de la société, Presses universitaires du Midi,‎ , p. 3-9 (lire en ligne [PDF]).
  10. Alban Martin et Eric Delcroix, Facebook, on s'y retrouve, 2008, Pearson, p. 10-11.
  11. Sihem Najar, Les nouvelles sociabilités du Net en Méditerranée, 2012, Karthala, p. 18
  12. Frank Rebillard, Le Web 2.0 en perspective : une analyse socio-économique de l'internet, 2007, L'Harmattan, p. 51.
  13. Page du projet WEUSC sur le site de l'ISCC.
  14. « Wikipédia, objet scientifique non identifié », (consulté le 26 juillet 2017)
  15. François Mairesse, « Wikipédia ou le paradoxe du muséologue », La Lettre de l’OCIM. Musées, Patrimoine et Culture scientifiques et techniques, no 169,‎ janvier-février 2017, p. 33–35 (ISSN 0994-1908, DOI 10.4000/ocim.1738, lire en ligne).
  16. a et b David Larousserie, « Wikipédia, « un objet scientifique non identifié » », Le Monde, (consulté le 14 janvier 2016)
  17. Emanuela Chiriac, « Wikipédia, la chimère du savoir libre », Documentation et bibliothèques, vol. 61, no 4,‎ octobre-décembre 2015, p. 159-166 (ISSN 0315-2340 et 2291-8949, DOI 10.7202/1033436ar, lire en ligne), § 20.

Liens externes[modifier | modifier le code]