Gaëtan Gorce

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Gaëtan Gorce
Gaëtan Gorce en mai 2015.
Gaëtan Gorce en mai 2015.
Fonctions
Sénateur de la Nièvre

(6 ans)
Député de la 2e circonscription de la Nièvre

(14 ans, 3 mois et 18 jours)
Législature XIe, XIIe et XIIIe
Prédécesseur René-Pierre Signé
Successeur Christian Paul
Maire de La Charité-sur-Loire

(13 ans et 11 jours)
Prédécesseur André Dupuis
Successeur Henri Valès
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Luzy
Nationalité Français
Parti politique PS
Diplômé de Sciences Po
ENA

Gaëtan Gorce, né le à Luzy en France, est un homme politique français, sénateur socialiste de la Nièvre entre 2011 et 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Gaëtan Gorce est licencié de droit en 1979, puis diplômé de Sciences Po en 1981 et de l'ENA en 1987, dans la promotion « Fernand Braudel », aux côtés de son futur acolyte à l'Assemblée nationale Christian Paul[réf. souhaitée].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Administrateur civil de la ville de Paris, Gaëtan Gorce fut collaborateur de Pierre Joxe au ministère de l'intérieur (1989-1991), d'Édith Cresson à Matignon (1991-1992) et de François Mitterrand à la Présidence de la République (1992-1995).

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Gaëtan Gorce est membre du Parti socialiste où il a animé le courant Nouvelle voix. Il a ensuite initié le mouvement des Rénovateurs au sein du Parti socialiste, avec notamment Manuel Valls, Patrick Bloche, Christophe Caresche et Jean-Patrick Gille.

Tête de liste battue aux élections municipales de 1995 à Cosne-Cours-sur-Loire, il devient néanmoins conseiller municipal de cette ville jusqu'en 2001. Il est élu maire de La Charité-sur-Loire en mars 2001 et réélu en mars 2008.

Élu député de la deuxième circonscription de la Nièvre en juin 1997, (puis réélu en juin 2002 et juin 2007). Il est membre de la commission des finances de l'Assemblée nationale, en tant que rapporteur spécial du budget de l'emploi. Secrétaire national à l'emploi du Parti socialiste (1999-2005), il est, lors de son premier mandat, rapporteur de la loi sur les 35 heures. Lors de son second mandat, il co-préside, avec Jean Leonetti la mission d'information sur l’accompagnement de la fin de vie qui débouchera sur la Loi relative aux droits des malades et à la fin de vie adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale. Ceci lui vaudra de recevoir le prix du Trombinoscope du "Député l'année 2004"[1].

Soutien de Ségolène Royal durant la campagne présidentielle 2007, il démissionne, au mois de juin, des instances nationales du PS et appelle à la démission du Premier secrétaire François Hollande qu'il tient pour responsable de la défaite[2].

Soutenant toujours Ségolène Royal au Congrès de Reims de 2008, il revient brièvement à la direction du Parti socialiste (comme secrétaire national du PS chargé de l'exclusion), avant de la quitter définitivement quelques mois plus tard.

En 2009, il s'oppose au projet de loi visant à libéraliser les jeux d'argent sur internet, jugeant l'ouverture de ce marché inopportun, notamment pour des raisons de santé publique.

Il rejoint en septembre 2009 la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale en restant vice-président du groupe socialiste, radical et citoyen responsable des Droits de l'homme.

À la suite du redécoupage des circonscriptions législatives de 2010, sa circonscription disparaît. Il décide donc de se présenter aux élections sénatoriales du 25 septembre 2011. Il est alors élu sénateur de la Nièvre dès le premier tour avec 56,35 % des voix.

Depuis le il est membre de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) : il perçoit des indemnités à ce titre alors que l’article 4 de l’ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958 interdit leur cumul avec ses indemnités de sénateur[3].

En 2011, dénonçant l’impréparation du programme du Parti socialiste, il décide de pas intégrer l'équipe de campagne du candidat François Hollande[4].

Le il est désigné par le Sénat pour être membre de la CNIL. Il est à l'origine d'une proposition de loi visant à interdire la « biométrie de confort » ainsi que d'un rapport parlementaire concernant l'open data sous l'angle de la protection des données personnelles et du droit à la vie privée.

En 2014, il préside la Mission commune d'information "Nouveau rôle et nouvelle stratégie pour l'Union européenne dans la gouvernance mondiale de l'Internet"[5]

En 2015, il est co-rapporteur de la mission d'information "Les relations avec la Russie : comment sortir de l'impasse ?"[6]

En 2016, il co-préside le Groupe de travail sur la crise des réfugiés[7].

Il est membre de l'équipe de campagne d'Arnaud Montebourg pour la primaire citoyenne de 2017[8].

Après la victoire de Benoît Hamon à la primaire citoyenne de 2017, il est nommé responsable thématique « Emploi » de sa campagne présidentielle[9],[10].

Candidat à aux élections législatives de 2017 dans la première circonscription de la Nièvre, il échoue dès le premier tour et finit troisième, battu par Perrine Goulet de La République en marche !. Il annonce alors son retrait de la vie municipale et parlementaire — et par conséquent de ne pas se représenter aux sénatoriales de la même année[11].

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires
Maire et conseiller municipal

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élus du peuple, AàZ Patrimoine,
  • Choisir ! Lettre ouverte à ceux qui veulent encore espérer de la gauche, Lignes de repères,
  • Faire la révolution de l'emploi, Fondation Jean Jaurès,
  • L'Avenir d'une idée : Une histoire du socialisme, Fayard,
  • co-écrit avec avec Daniel Le Scornet, Démocratie : stop ou encore ?, Riveneuve,
  • L'Écosocialisme, Fondation Jean Jaurès,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]