Émile Roger Lombertie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Émile-Roger Lombertie)

Émile Roger Lombertie
Illustration.
Émile Roger Lombertie en 2017.
Fonctions
Maire de Limoges
En fonction depuis le
(6 ans, 6 mois et 14 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Alain Rodet
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Champsac (Haute-Vienne)
Nationalité Française
Parti politique UMP
LR
Profession Psychiatre

Émile Roger Lombertie, né le à Champsac (Haute-Vienne), est un homme politique français.

Membre de l'UMP puis des Républicains, il est maire de Limoges depuis 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

La plupart des ancêtres d'Emile-Roger Lombertie sont agriculteurs ou petits artisans, se rattachant pour certains à quelques familles de la petite bourgeoisie rurale. Premier né d'une fratrie de quatre enfants, fils d'agriculteurs, Emile-Roger Lombertie passe toute son enfance à la ferme familiale, à Champagnac-la-Rivière. Il témoigne sur cette époque : « J'ai vécu entre le représentant du syndicat des agriculteurs propriétaires qu'était mon grand-père Pierre Lombertie, installé au Puy de Champagnac, et celui du syndicat des métayers, mon grand-père maternel, Jean Vaudon ». L'un était gaulliste, l'autre communiste. Il poursuit ensuite sa scolarité à Oradour-sur-Vayres puis à Nexon, avant d’entrer au lycée Gay-Lussac à Limoges[1],[2].

Émile Roger Lombertie exerce comme psychiatre, chef de pôle hospitalier à l'hôpital de Limoges-Esquirol.

Il s'engage en politique à l'occasion des élections municipales de 2014 à Limoges. À la tête d'une liste d'union UMP-UDI-MoDem « Aimons Limoges, choisissons l'alternance », il remporte ce scrutin à la surprise générale avec 45,07 % des voix, dans une triangulaire, face au maire sortant Alain Rodet[3],[4]. Le Monde estime que l'origine civile du nouveau maire est une des raisons de sa victoire[5].

Le , il est élu maire de Limoges par le conseil municipal. Émile Roger Lombertie devient alors le premier maire issu de la droite limougeaude, cela depuis 102 ans et à l’exception de la parenthèse André Faure durant l'Occupation.

Le , il est élu 8e vice-président de la communauté d'agglomération Limoges Métropole.

Les débuts de son mandat à la mairie sont marqués par une attention particulière à la démocratie de proximité, notamment avec la retransmission des conseils municipaux et la mise en place de dix mairies de quartier, et par sa signature de la charte de l'association Anticor qui entre autres conséquences fait de Limoges la première ville de plus de 100 000 habitants à mettre en place une commission « éthique et transparence » chargée de veiller à la probité des élus[6]. Il se fait également remarquer par la promulgation d'arrêtés contestés visant à limiter la prostitution et la mendicité en centre-ville.

En 2020, candidat à un second mandat, il mène une liste LR-UDI-MoDem-Cap21. Il arrive largement en tête au premier tour, et l'emporte au second, face à Thierry Miguel, tête de liste PS-PCF-ADS-Collectifs citoyens. Il se porte ensuite candidat aux élections sénatoriales de 2020 dans la Haute-Vienne[7]

Distinction[modifier | modifier le code]

Il reçoit en le prix éthique de l'association Anticor pour avoir mis en œuvre de la manière la plus complète les engagements de sa charte éthique.

Décoration[modifier | modifier le code]

Chevalier de l'ordre du mérite

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ludovic Vigogne, « Emile Roger Lombertie, l'homme qui a fait tomber Limoges la rouge », sur L'Opinion, (consulté le 11 février 2020).
  2. « Biographie », sur Mon carnet limougeaud, (consulté le 11 février 2020), d'après Généalogies en Limousin n°89, été 2015.
  3. « HAUTE VIENNE (87) - Limoges », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 3 avril 2014).
  4. Michel Feltin-Palas, « Municipales à Limoges : la victoire de l'UMP est un tremblement de terre », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le 14 décembre 2014)
  5. Manon Rescan et Ulrich Lebeuf, « La chute de Limoges la rouge », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 14 décembre 2014)
  6. AFP, « Limoges, première ville de France à veiller à la probité de ses élus », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 4 juin 2015)
  7. « Emile Roger Lombertie, le maire de Limoges, en route pour les sénatoriales », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 12 septembre 2020).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent Bourdelas, Histoire de Limoges, Geste Éditions, 2014 (1er ouvrage à avoir raconté l'élection d'E.-R. Lombertie, qui en a signé la préface).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]