Guy Charmot

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Guy Charmot
Guy Charmot en 2014.
Guy Charmot en 2014.

Naissance (102 ans)
Toulon
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de la France France
Drapeau de la France France libre
Arme Service de santé des armées
Grade Médecin-colonel SSA-MCS1.png
Années de service 1934-1965
Conflits Deuxième Guerre mondiale
Faits d'armes Campagne de Syrie
Campagne de Tunisie
Campagne d'Italie
Campagne de France
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 39-45
Chevalier des Palmes académiques
Chevalier de la Santé publique
Médaille coloniale
Médaille commémorative de la guerre 1939-1945
Médaille commémorative de la campagne d’Italie
Officier de l’Étoile noire du Bénin
membre de l'Académie des sciences d'outre-mer
Autres fonctions Spécialiste de la recherche en Médecine Tropicale

Emblème
Liste des Compagnons de la Libération

Guy Denis Jean Charmot, né le à Toulon, est un médecin et militaire français.

Il est nommé compagnon de la Libération[1] par décret du .

Famille[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de fonctionnaires, il est petit-fils d'instituteur et arrière petits-fils d'un gendarme originaire du Doubs installé dans le sud après l'annexion du Comté de Nice[2]. Il est le fils d'Ulysse Charmot, inspecteur de l'enregistrement au service des impôts, et de Claire Esmieu, issue d'une vieille famille provençale de Manosque[3]. En 1948, il se marie avec Edith Dubuisson, étudiante en médecine en même temps que lui, fille d'une amie de sa mère qui lui avait refusé la main de sa fille car l'Outre-Mer l'aimantait. Édith Dubuisson honore sa demande en mariage en acceptant de vivre en Afrique, refusant la vie de broussarde et lui demandant de passer les concours. De cette union naît Dominique Charmot-Bensimon à Dakar en 1951, scolarisée en France, puis étudiante à Jussieu, avant de devenir maître de conférences de biologie à l'Université de la Méditerranée Aix-Marseille II[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Grâce à des personnalités de son entourage qui ont été des pionniers à Dakar, à Brazzaville et au Gabon, à l'époque où Albert Schweitzer fonde l'Hôpital Albert Schweitzer de Lambaréné, Guy Charmot se passionne pour l'aventure. Quand il envisage de devenir médecin, ses parents souhaitent qu'il fasse ses études dans le cadre militaire, car l'armée payait alors les études. Il entre en 1934 à l'École du service de santé militaire de Lyon (devenue l'École de santé des armées). Très jeune, il est attiré par une carrière dans le service de santé des troupes coloniales, en particulier l’activité d’assistance médicale indigène, car les colonies sont à l'époque synonymes d'aventures. À l'exception de la fièvre jaune qu'on savait alors traiter, on connaissait peu de choses sur les pathologies parasitaires, bactériennes ou virales du continent africain où il y avait un avenir de recherches pour découvrir des médicaments et des vaccins[pas clair]. En octobre 1937, il devient docteur en médecine. Il est affecté dans un régiment de chasseurs à pied à Saint-Avold. En 1939, à la fin de ses études, il rejoint l’École d’application du service de santé des troupes coloniales (devenue l'Institut de médecine tropicale du service de santé des armées), à Marseille, au Pharo[5].

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La drôle de guerre[modifier | modifier le code]

En septembre 1939, Guy Charmot est en attente d'une affectation pour l'Afrique Occidentale Française. Il est médecin-lieutenant d'active au 49e régiment d'artillerie coloniale (49e RAC). En octobre 1939, il est désigné pour les colonies, mais il obtient de rester en France avec son régiment dans le secteur défensif de la Sarre, à Morhange, dans la Moselle, endroit jugé sensible selon l'État-Major pour la défense de la Ligne Maginot. Il doit partir pour l'outre-mer contre sa volonté[6].

Le Ralliement à la France Libre[modifier | modifier le code]

Il embarque en mars 1940 à Bordeaux pour Dakar afin de rejoindre son affectation dans le nord de la Côte d'Ivoire[7].

Sans avoir entendu l’Appel du Général de Gaulle du , mais se sentant humilié par l’Armistice, il passe dès juillet 1940 en Haute-Volta en pirogue pour rejoindre l’actuel Ghana, puis au Cameroun où il rallie les Forces françaises libres en septembre[8]. Il incorpore le 3e Bataillon du 1er Régiment de Tirailleurs du Cameroun. Début novembre, il est acheminé par mer vers Libreville et débarqué à l’embouchure de la Tsini. Il embarque pour Douala après la victoire.

Fin décembre 1940, le 3e Bataillon gagne Maroua dans le Nord-Cameroun et installe son camp aux portes de la ville. C’est là qu’il prend le nom de Bataillon de Marche no 4, en exécution de l’ordre no 40 du . Affecté comme médecin au Bataillon de Marche no 4 (BM 4) dès sa formation, il part avec lui du Cameroun en décembre 1940 pour rejoindre en Palestine la 1re Brigade Coloniale du lieutenant-colonel Génin[9].

La Campagne de Syrie en 1941[modifier | modifier le code]

Guy Charmot prend part à la Campagne de Syrie en juin 1941 avec le BM 4. Le , il quitte Maroua et se regroupe à Massageit, campement situé à 80 km au Nord-Est de Fort-Lamy, où il reste pendant les opérations de Koufra. Le , arrive l’ordre de départ vers l’Est. Il passe successivement par Bokoro, Ati, Abeche, franchit la frontière entre Adre et El Geneina et gagne El Fasher et El Obeid auSoudan où il est embarqué sur train le . Il atteint Le Caire, passe le Canal de Suez à El Quantara et débarque le à Qastana (Palestine) dans un camp où sont regroupées les Forces Françaises Libres.

Avec celles-ci, il participe à la Campagne de Syrie, franchissant la frontière le , peu après bombardée et mitraillée par des avions, il attaque le 16 le village de Kissoue où il subira des tirs d’artillerie, puis fait route vers Damas, qu’il atteint le , et vers Alep et Homs. Après la cessation des hostilités le , il s’installe à Damas dans la caserne Hamidieh.

Éthiopie en 1941[modifier | modifier le code]

Une nouvelle étape est marquée le par son départ pour l'Éthiopie, l'embarquement à Suez le à bord du Cap Saint Jacques, et son débarquement le à Berbera. Il est regroupé avec les anglais et les sud-africains à Buramo pour participer à la prise de Gondar en décembre 1941, nécessaire pour maintenir les intérêts français du chemin de fer d'Addis-Abeba à Djibouti. Il s’installe ensuite à Dire-Daoua, loin des combats qui se déroulent en Libye. Enfin, le arrive l’ordre de retour : il embarque à Berbera sur le sous-section Burma, débarque à Suez, puis arrive à Beyrouth[9],[10].

Le Liban en 1942[modifier | modifier le code]

C’est l’époque où Erwin Rommel fonce à travers la Libye avec pour objectif la conquête de l’Égypte . Ceci explique que le B.M. 4, qu'il se voit confier la mission d’établir une position défensive dans les montagnes du Liban entre le village d’Antoura-Mtein et le col de Zahle : ces travaux seront inspectés par le Général de Gaulle, pendant le mois d’août. L’Afrika-Korps étant arrêté devant El Alamein , cette mission devient sans objet et il s’installe le dans une caserne de Tripoli[11].

La Campagne de Tunisie[modifier | modifier le code]

Cette vie de garnison ou presque cesse le lorsqu'il reçoit son affectation dans les rangs de la 2e Brigade française libre de la 1re Division Française Libre en Libye à Tobrouk. Quelques jours plus tard.Guy Charmot participe aux combats de la Campagne de Tunisie. En Tunisie, la 1re Division Française Libre relève la 51e Division Britannique et il prend position, au cours de la nuit du au dans un bois d’oliviers, à l’Ouest et au Sud du Djebel Takrouna, solidement tenu par les Allemands.L’attaque est menée le qui, dans la nuit, s’était installée sur un éperon rocheux, avec le P.C avancé du bataillon : après la préparation d’artillerie, les hommes quittent leurs trous individuels et foncent vers le piton ennemi. L’assaut est très dur, des combats individuels sont livrés à la mitraillette et à la grenade et les pertes sont assez élevées. De nombreux prisonniers sont faits et les tirs cessent le . Après un bref retour en Libye à Zouara , le B.M. 4 revient en Tunisie et s’installe dans une oliveraie entre Nabeul et Hammamet[9].

Le Corps Expéditionnaire Français en Italie[modifier | modifier le code]

Guy Charmot se distingue particulièrement durant la Campagne d'Italie, au cours des combats des 17 au 20 mai 1944[12],poussant au plus loin ses postes de secours et sauvant ainsi plusieurs de ses camarades de combat par la rapidité de ses interventions sur la ligne de feu[13]. Le , tout le monde reprend à Tunis le train pour Bôneet s’embarque le sur le s/s Durban Castle . Il débarque le au port de Naples encore ravagé par les bombardements de l’aviation alliée et il transporté d’abord à Frigano Maggiore , puis à Montemarano et Castelvedere Di Calore, passe le Garigliano en attendant la proche offensive contre la Ligne Gustave[14]. La grande offensive du forcement de la Ligne Gustave partit le . Il fut engagé le sur les hauteurs du Rio Forma Quesa avec mission de nettoyer la vallée. Il se heurte là à des résistances acharnées et ne réussit à franchir le fleuve que le . Le lendemain, il atteint la route Pico-Pontecorvo et occupe la cote 160. La bretelle Hitler de la Ligne Gustave est crevée. L’âpreté des combats peut se mesurer à la distance parcourue : 15 kilomètres en 5 jours ! L’Allemand se replie et l’exploitation commence le .Le soir même il est à 40 kilomètres au Nord de Pontecorvo . Le , il est devant Tivoli où la 2e Brigade pénètre le . Après la traversée de Rome, la poursuite s’accélère. Le contact n’est repris qu’au Nord de Viterbe, devant Montefiascone.C’est lui qui s’empare de la ville, le , après un assaut appuyées par les chars. Malheureusement, une contre-attaque de nuit pénètre jusqu’au P.C de la 2e Compagnie . Mais le terrain conquis est néanmoins conservé. Le , la marche en avant reprend sur la route Montefiascone-Bolsena sans rencontrer de sérieuses résistances. Le vers 8 heures il est arrêté par des feux nourris au début du fossé d’Arlena. Grâce à des tirs de soutien d’artillerie et à l’arrivée des chars, l’ennemi se replie et l’avance se poursuit jusqu’ au fossé Melano. Le lendemain, Bolsena est atteint. La Légion Étrangère relève le B.M 4 dans la nuit du 13 au .Les opérations d’Italie sont terminées pour lui. Depuis le , il était sur la brèche.

Le , le B.M.4 est rassemblé à 40 kilomètres de Naples, dans la région d'Albanova . Il panse ses plaies, se recomplète et se prépare à ce qu’il sait imminent : le débarquement en France.

Du au , en trois détachements, le B.M. 4 est acheminé soit sur Brindisi où sera embarqué le matériel lourd, soit sur Tarente, où se retrouve le gros du bataillon.

Le , à l’effectif des 25 officiers, 706 sous-officiers et hommes de troupe, il embarque sur le Durban Castle pour une destination inconnue. Pour des raisons de secret, elle ne sera dévoilée qu’en mer. L’enthousiasme est à son comble et les M.P[Quoi ?] britanniques perdent leur flegme[style à revoir] en voulant mettre de l’ordre chez ces Damned Frenchies[style à revoir]. Pendant 8 jours, le Durban Castle fait le bouchon en rade de Tarente. Enfin, le , il prend sa place dans le convoi. Les enveloppes de mission sont ouvertes. Le sort en est jeté : on débarquera dans la baie de Cavalaire, à quelques kilomètres de Hyères.

C'est sur mer qu'il apprend que la destination est la France[9].

La Libération de la France[modifier | modifier le code]

La Provence[modifier | modifier le code]
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Il participe au débarquement de Provence, descendant du Durban Castle à Cavalaire[15] avec la 1re Division Française Libre le et termine la journée à la Croix-Valmer[16]. Guy Charmot est blessé lors des combats pour la Libération de Toulon[17]. Il prend part à la Campagne de France jusqu'en 1945[18]. Le , dans la rade de Hyères, après une alerte aux avions qui a confiné tout le monde dans les cales, toutes écoutilles et ouvertures fermées, l’ordre de débarquement est donné et chacun se presse aux échelles qui pendent le long des flancs du navire pour gagner les barges de débarquement. C’est la nuit et de la terre tiède parvient une odeur pénétrante de pin. Que c’est bon la France ! [style à revoir] Tout se passe sans incident et grâce au Génie de plage qui a balisé parfaitement la zone de débarquement, le regroupement se fait sans encombre à la Croix-Valmer. Le lendemain, le B.M 4 qui est en réserve de brigade traverse Cogolin. Le , il reçoit l’ordre de pousser sur la Crau pour déborder par le Nord les résistances de Hyères. Mais tandis qu’il exécute son mouvement et qu’il a déjà occupé quelques hauteurs importantes, le Général Brosset tombe au P.C. comme une météorite, à son habitude, et change la mission de Charmot. Il s’agit d’enlever Hyères où la 4e Brigade , arrêtée par les formidables défenses du Golf Hôtel et de l'Oratoire, n’a pu pénétrer. Il attaquera Hyères par le Nord. La direction est immédiatement modifiée et il s’engage dans les Maurettes où, crêtes après crêtes, par une chaleur torride, alors que les bidons sont vides, il arrive en fin d’après-midi aux lisières Nord d'Hyères. Seules quelques maisons où se sont repliés quelques allemands doivent être nettoyées. Dans la soirée, le Château d’Hyères est occupé et le bataillon fait la liaison avec les unités de la 4e Brigade qui ont finalement brisé les résistances du Golf Hôtel. Le lendemain, il se porte sur la Crau qui a été enlevée par le BM XI et subit à 23 heures un terrible bombardement par obus fusants qui lui causent quelques blessés.

Le , il reçoit l’ordre de dépasser le BM 11 et de s’emparer des hauteurs du Thouars qui dominent Toulon, et devant lesquelles le BM XI a été arrêté. L’attaque part à 9 heures. Il parvient sans trop de difficulté à occuper la cote 132. Mais à peine arrivée, elle est prise à partie par un formidable tir d’arrêt où les obus fusants qui éclatent dans les arbres, mêlés aux obus explosifs lui causent des pertes très sérieuses tandis que les autres compagnies piétinent sur les pentes Nord et Sud. Malgré une contre-attaque, il tient bon. Il prend pied à son tour sur les hauteurs et la progression peut reprendre. En fait le Thouars était une position d’artillerie sous casemate. Débordés de toutes parts, les Allemands l’ont abandonnée, mais ils savaient au cours de cette rude journée fait payer cher son succès au B.M. 4. Le , le B.M. 4 progresse dans Toulon et occupe la gare des tramways.

Les Allemands ont décroché et se replient à grandes foulées vers le Nord. Mais l’exploitation est freinée par le manque d’essence. Les déplacements se font, tantôt à pied, tantôt en camion, lorsqu’il y a du carburant. Il gagne Avignon et franchit le Rhône, le . Remontant la vallée de l’Ardèche, il est à Chamborigaud, où il est bloqué par le manque d’essence, du au .

La Bourgogne[modifier | modifier le code]

Enfin ravitaillé, il atteint Flacé-lès-Mâcon où l’ordre lui est donné le de foncer sur Autun pour y relever un bataillon de Légion qui vient d’infliger à une colonne allemande en retraite une sanglante leçon. Continuant sa marche avec comme objectif lointain la trouée de Belfort, il atteint Beaune , puis Villersexel , le . Le , il relève dans la région de Villafans , le 180 RI US. Mais les Américains ont perdu le contact. Les patrouilles trouvent le lendemain les Allemands à Moffans et à la Vacheresse . Les patrouilles se suivent en liaison avec les autres unités, sans qu’on puisse, dans ce pays très couvert et vallonné par une température exécrable, situer le contour exact des positions ennemies. Le cependant,Il reçoit l’ordre de s’emparer du village de Lyoffans et de pousser sur Andornay . Il faudra toute la journée et des prodiges de courage pour s’emparer de Lyoffans , défendu maison par maison par des SS. Six fois l’assaut sera donné au cimetière dont les tombes sont éventrées par les obus. L’affaire ne se terminera qu’à la nuit. Le lendemain, la prise Andornay sera tout aussi dure. Le village n’est conquis qu’à 18 heures. Il est alors relevé par le B.I.M.P, il est épuisé.

Les Vosges et l’Alsace[modifier | modifier le code]

Le , le front de la Division s’étendant le long des Vosges, de plus en plus vers le Nord, le B.M. 4 fait mouvement en direction du Ballon de Servance. Il relève, aux Evaudois, dans la soirée, un bataillon de la 1re DB et jusqu’au . Ce sera une continuelle activité de patrouilles et d’embuscades du haut du Them vers la vallée où la Chambarands fait merveille, capturant journellement des prisonniers, malgré des conditions détestables et des nuits glaciales.

Le il relève le 2e Bataillon de Légion dans la région de Fresse-sur-Moselle, au pied du Col de La Chevestraye, dernier col dominant au Nord la trouée de Belfort . Le secteur est relativement calme. Cela permet de faire permuter l’une après l’autre les unités de 1re ligne vers l’arrière et d’aguerrir la 3e Compagnie de recrues par des patrouilles. L’Allemand n’est d’ailleurs pas très actif. Par des prisonniers, on s’aperçoit qu’on a affaire à une unité de récupération, « le Bataillon des sourds ».

Le , dans la matinée, il reçoit l’ordre de s’emparer du Col de Chevestraye, de descendre sur Plancher-les-Mines avec comme objectif final Auxelles-Haut et le Mont-Saint-Jean.

L’attaque démarre à 16 heures sans préparation d’artillerie. Le soir même, le Col de Chevestraye est enlevé et une grande partie du bataillon des sourds est fait prisonnier.

Dès le lendemain matin, Plancher-les-Mines est occupé. Auxelles-Haut l’est à 15 heures et la 1re Compagnie coiffe le Mont-Saint-Jean le au petit jour, capturant une section de mortiers qui se repliait. Le gros du Bataillon se regroupe à Auxelles-Haut et les jours suivants des patrouilles sont envoyées vers le Mont Ordon et la Planche des Belles Filles.

Pendant que le B.M 4 déborde la trouée de Belfort par le Nord, la ville de Belfort est elle-même enlevée et un Bataillon de Légion coiffe le Ballon d’Alsace. Les divisions blindées peuvent foncer vers le Rhin.

II[Qui ?] reste à Auxelles-Haut jusqu’au . Le il fait mouvement vers Échenoz-la-Méline, près de Vesoul, où il reste au repos jusqu’au .

Aucune opération d’envergure n’étant prévisible avant un certain temps sur le front d’Alsace, la 1re D.F.L devenue disponible, est désignée pour aller réduire la poche de Royan.

Le , par voie ferrée et par route, il[Qui ?] fait mouvement vers le Sud-Ouest. Le , il s’installe à Saint-Ciers-sur-Gironde. Le , il est à Perignac dans la région de Cognac, puis redescend en Gironde en décembre 1944 pour venir à bout de la poche allemande de Bordeaux[9]. Mais l'Offensive des Ardennes chamboule tout. La situation s’aggrave brusquement en Alsace, où les Allemands font peser une lourde menace sur Strasbourg. La 1re D.F.L quitte le Sud-Ouest et retraverse à toute allure la France en diagonale. Parti le , le BM 4 se retrouve le à Sélestat où il relève des éléments de la 5e DB. La mission est de défendre la ville coûte que coûte. De part et d’autre, les activités des patrouilles sont intenses et les duels de mortier continus. La ville est déserte bien que dix mille habitants y vivent terrés dans les caves.

Le , il est relevé par le BM 21 et va vers le Sud, d’abord à Kintzheim, où il relève le 2e B.L.E, puis le , il se regroupe à Saint-Hippolyte au pied du Haut-Koenigsbourg. Le lendemain, faisant face à l’Est, il borde la rive Ouest de l’Ill à la corne Sud-Est de la Forêt de l'Illwald de façon à contrôler les mouvements ennemis qui pourraient être masqués par elle. Le mouvement s’effectue sans encombre, trois prisonniers sont faits.

À 17 h 50, alors qu’il fait nuit noire, une intense fusillade éclate, les tirs d’arrêts partent mais la radio fonctionne mal, on ne peut les régler à la demande, et il n’est pas possible d’envoyer des renforts à l’aveuglette. Le crépitement des armes automatiques dure environ une heure, puis c’est le silence. De 20 h 30 à 23 heures, des éléments de la 2e Compagnie dont il est le médecin rejoignent isolément ou par petits groupes[Quoi ?]. La Compagnie a été brutalement submergée par une attaque d’environ trois compagnies allemandes. Malgré une défense énergique, la 2e Compagnie est vaincue par le nombre et laisse sur le terrain la moitié de son effectif.

Le lendemain, les autres compagnies du bataillon s’installent sur la rive ouest de l’Ill et aux lisières sud de la Forêt de l'Illwald, tandis que la 2e Compagnie, réduite à deux sections, se reforme à Saint Hyppolyte.

Jusqu’au , rien de notable ne se passe. Ce jour-là vers h 30, un message de la Brigade signale que l’ennemi a décroché depuis Kraft jusqu’à Sélestat. LE BM 4 part immédiatement et occupe son objectif qui était le village d’Obenheim. Du 4 au 15, il monte la garde du Rhin à Diebolsheim, Fisenheim, Zelsheim, puis, relevé par le BM 11, il fait mouvement vers Kogenheim et Saint Hippolyte où il cantonne jusqu’au .

Le Massif de l'Authion[modifier | modifier le code]

Alors que le territoire national était presque complètement libéré, le désir était d’aller faire payer aux Allemands, chez eux, le mal qu’ils avaient fait en France. Hélas, ce n’était pas l’Allemagne qui nous[Qui ?] était réservée, mais les Alpes-Maritimes où les Allemands tenaient encore. Le , par voie routière et le par voie ferrée, le B.M. 4 fait mouvement vers Sospel à proximité du Massif de l'Authion où il arrive le et le . Le , il relève le Modèle:442 RI US à Castillon dans les ouvrages de Monte Grosso et à la Testa du Paola . Les Allemands occupent l’ouvrage de Brouis, dominé par le Monte Grosso, la cime du Bosc qui domine Breil-sur-Roya. Il s’agit de les en déloger et de gagner la route Tende-Vintimille.

Le , une première attaque sur le col de Brouis et la cime du Bosc est lancée. Les deux objectifs sont atteints mais aussi bien sur le Brouis que sur la cime du Bosc, les réactions ennemies sont extrêmement vives et nos éléments sont obligés de regagner leur base de départ. Le ,l’attaque est reprise avec des effectifs plus importants avec décalage dans le temps pour faire bénéficier du maximum d’appui de feux chaque groupement d’attaque. L’attaque de la cime du Bosc part la première à h 30. À 13 h 30, l’objectif est occupé. À 13 h 30, une patrouille envoyée sur le col de Brouis trouve l’ouvrage abandonné. Une section l’occupe pendant que de la cime du Bosc et par la route, le bataillon se porte sur Breil-sur-Roya. La ville a été abandonnée mais elle est truffée de mines qui nous causent quelques blessés. Poussant vers le Col de Tende la 3e Compagnie occupe la Giandola et Cacciaroli. C’est à Breil-sur-Roya, au cours d’un violent bombardement d’artillerie qu’est tué un tout jeune Lieutenant de la Marseillaise , qui meurt d’un éclat d’obus à la gorge alors qu’il était sur la table d’opération. Ce sera la dernière victime de la guerre du B.M. 4. Le le Bataillon est relevé et fait mouvement sur Sospel , puis vers Antibes où il s’installe au repos à la caserne Gazan. Pour lui, la guerre est finie et c’est à Antibes qu’il fêtera le ,la nouvelle de la capitulation. Il est descendu au lieu de combattre l'Allemagne du Troisième Reich alors qu'il était si prêt du but fixé au début de la Guerre. L'État-Major Français avait prévu d'utiliser la 1re Division Française Libre pour les combats de la libération de l'Autriche et en particulier de sa capitale Vienne. Il combat la 34e DI allemande à Sospel, l'Ouvrage de Plan-Caval le ,puis libéré la ville de Breil-sur-Roya, Saorge et La Bollène-Vésubie le .Puis il libère La Brigue et Tende le et franchit la frontière italienne pour marcher sur le Piémont,en direction de Turin comme le désire le Général de Gaulle pour obtenir des rectifications de frontières car les deux villes appartenaient au Comté de Nice avant 1860. Mais les américains sont réticents à cet avance, car ils ne veulent pas de depeçage de l'Italie par des vainqueurs revanchards.il est stoppé par la capitulation de l'armée allemande d'Italie le [19].Le jour même de l’Armistice, Guy Charmot signe sa demande de départ colonial et part pour le Tchad.

Médecin des Hôpitaux[modifier | modifier le code]

Médecin-capitaine à la fin de la guerre, il devient médecin des Hôpitaux d'Outre-mer[20] et professeur agrégé du Service de Santé des Armées en 1954, effectuant de nombreux séjours en Afrique (Sénégal, Congo , Madagascar...) jusqu'en 1965. En poste à Brazzaville en 1958, au moment du retour du Général de Gaulle, il refuse la proposition d'entrée à l'hémicycle que lui avait faite des Compagnons de la Libération. car il se sent plus utile dans la Médecine Tropicale[2]. Il entre en France après la décolonisation. Spécialiste de la recherche en Médecine Tropicale, Guy Charmot démissionne avec le grade de médecin-colonel, pour entrer au service de Recherches thérapeutiques de Rhône-Poulenc. En parallèle, il est attaché de consultation dans les Hôpitaux de Paris (en Médecine Tropicale à l'Hôpital Bichat).

Professeur à l'Institut de médecine et d'épidémiologie africaine (actuel Institut de Médecine et d’Épidémiologie Appliquées et Tropicales-Fondation Internationale Léon Mba) et à l'Institut Pasteur, au total, il signe ou co-signe environ 300 articles scientifiques et contribue à la rédaction de nombreux livres médicaux. Ancien président de la Société de pathologie exotique (1982-1986)[21], il est élu, en 1994, membre de l'Académie des sciences d'outre-mer. Il est passionné d'alpinisme[22]. Il donne ses archives en 2016[23].

Le , il devient le troisième compagnon de la Libération centenaire après Pierre Fourcaud (1898-1998) et Pierre Louis-Dreyfus (1908-2011). Il est le doyen de l'Ordre de la libération depuis le décès de Robert Bineau en 2011. Le 10 juin 2017, il devient le compagnon de la Libération ayant vécu le plus longtemps, devant Pierre Louis-Dreyfus. Il est le dernier médecin militaire vivant décoré de cet ordre[24].

Hommage[modifier | modifier le code]

Une bibliothèque de Marseille porte le nom de Guy-Charmot[25],[26].

Guy Charmot lors de l'inauguration de la Bibliothèque Guy Charmot

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Contribution à l'étude des troubles mentaux chroniques post-typhiques (thèse d'exercice en médecine remaniée), Lyon, imprimerie des Facultés, , 111 p. (notice BnF no FRBNF31931540)
  • Avec Maurice Martin, Yves Mafart, Yves Peloux et Edmond Bertrand, Pathologie exotique, Paris, Doin, , 576 p. (notice BnF no FRBNF33091852)
  • Avec Jean Schneider, Les maladies tropicales dans la pratique médicale courante, Paris, Masson et cie, , 134 p. (notice BnF no FRBNF33168804)
  • Avec François Rodhain, La Pathologie au retour des pays tropicaux, Paris, Maloine, , 149 p. (notice BnF no FRBNF34655021)

Préface[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. « Société Amicale des Elèves et Anciens Elèves des Ecoles du Service de Santé des Armées et de l’Ecole du Val-de-Grâce : Ordre de la libération, chapitre : Les officiers du service de santé compagnons de la libération », sur sevg.org (consulté le 6 février 2017)
  2. a et b Benoît Hopquin, Nous n'étions pas des héros : 70 ans après, les Compagnons de la Libération, Calmann-Lévy, , 344 p. (EAN 9782702155240, lire en ligne)
  3. (en) « Brève biographie de Guy Charmot », sur prabook.com (consulté le 7 février 2017)
  4. « La légion d'humeur à une personnalité hors-norme », sur academieoutremer.fr (Académie des sciences d'outre-mer), La Provence, (consulté le 7 février 2017)
  5. « 8e arrondissement, la médaille de Bagatelle au Professeur Guy Charmot », sur laprovence.com (consulté le 7 février 2017)
  6. « Biographie de Guy Charmot », sur mrv.asso.fr (Mémoire Vive de la Résistance) (consulté le 7 février 2017)
  7. Isabelle Léouffre, « Les compagnons de la libération : Nous sommes des anticonformistes », sur parismatch.com, (consulté le 9 février 2017)
  8. [1]
  9. a, b, c, d et e « Un aspect méconnu du combat des Forces Françaises Libres durant la Seconde Guerre Mondiale », sur Asnom (consulté le 2 février 2017)
  10. « Les français libres de juin 1940 à juillet 1943 : un français libre parmi 50438, Guy Charmot », sur francaislibres.net (consulté le 9 février 2017)
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  17. [8]
  18. [9]
  19. [10]
  20. [11]
  21. [12]
  22. [13]
  23. [14]
  24. [15]
  25. Article sur le site de l'Union des gaullistes de France
  26. [16]
  27. Décret du 31 décembre 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]