Press Association

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La Press Association est un regroupement des journaux de province anglais créé en 1868, constitués en agence de presse coopérative pour les nouvelles venant de la province, du sport à la politique en passant par les fait divers. Elle produit une petite centaine de dépêche par jour ouvrable et emploie actuellement 200 correspondants à travers l'Angleterre, avec deux filiales importantes, la "Scottish Press Association" et la "Press Association of Ireland". Après 143 ans d'histoire, elle dispose d'une très importante base de données d'articles et photos. L'Association des propriétaires de journaux britanniques est son pendant pour la presse londonienne,

Histoire[modifier | modifier le code]

La fondation[modifier | modifier le code]

Dès 1861, il existe une association des journaux anglais, qui milite contre les taxes les frappant[1]. La Press Association est créée en 1868, sous forme de coopérative en raison du mécontentement des journaux de province anglais contre les compagnies anglaises de télégraphe, accusées de les rançonner par des pratiques monopolistiques[2]. La British and Irish Magnetic et l'Electric and International ont alors fusionné et envoient aux journaux un service de 4000 mots, effectué en interne, souvent tardif et peu fiable[3].

Les compagnies anglaises de télégraphe sont nationalisées par le gouvernement de Londres, la même année, par une loi du 31 juillet 1868, proposée par le gouvernement conservateur de Benjamin Disraeli[4]. Le 6 novembre 1868, les statuts de la coopérative sont déposés. Le texte des fondateurs de la coopérative précise que l'association ne peut avoir pour but le "profit individuel" et doit reposer sur des principes de coopération[5].

Le "Telegraph Act" de 1869[modifier | modifier le code]

Une autre agence de presse, The Exchange Telegraph Company, est créée en mars 1872, pour déployer un autre câble transatlantique, par Sir James Anderson[6], ex-capitaine du "Great Eastern", qui avait installé le premier câble en 1866 et l'américain George Baker Field. Elle deviendra la firme d'analyse financière Extel, rachetée en 1990 par l'Agence France-Presse. Le texte de loi du Telegraph Act de 1869[7] prévoit un accès privilégié pour les agences de presse au télégraphe et que les tarifs doivent être aménagés pour favoriser leur activité, y compris une couverture complète des évènements, avec des tarifs dégressifs en fonction de la durée de la transmission, pour ne pas limiter le marché aux seules annonces. L'anecdote veut que ces avantages aient été prévus par William Ewart Gladstone, premier ministre de 1868 à 1874, qui avait la réputation de parler lentement, mais dont les discours étaient décortiqués avec attention[7].

Peu après, en 1870, à la demande du gouvernement britannique, Bombay est relié à Londres par un câble sous-marin.

L'accord de 1923 avec la BBC[modifier | modifier le code]

En 1923, la BBC a signé un accord avec quatre agences de presse britanniques, Central News, Reuters, The Exchange Telegraph Company et la Press Association, pour s'approvisionner en nouvelles, à condition de ne les diffuser qu'à l'intérieur des îles britanniques[8]. L'accord interdit aussi à la BBC de se transformer en agence de presse pour l'écrit.

La montée au capital de Reuters[modifier | modifier le code]

En 1925, la Press Association prend une participation majoritaire au capital de Reuters, avec 53 % des parts. L'association fournit déjà l'agence en nouvelles venues d'Angleterre[9]. Cette participation est portée à la quasi-totalité du capital en 1930, seul un millier d'actions restant entre les mais de Sir Roderick Jones, qui avait racheté Reuters à la famille fondatrice à la faveur d'un krach boursier en 1915. En 1941, l'Association des propriétaires de journaux britanniques, qui regroupe la presse londonienne, achète à son tour la moitiés des actions.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Living on a deadline, par Chris Moncrieff

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]