Structure de la SS

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La Schutzstaffel (SS) fondée le pour servir de garde personnelle à Adolf Hitler était une organisation autonome au sein du NSDAP directement subordonnée à Hitler de 1934 à 1945. À partir du , elle fut dirigée par Heinrich Himmler, Reichsführer SS. De sa création à la nuit des Longs Couteaux en 1934, la SS releva de la Sturmabteilung (SA), avant de conquérir son autonomie. La SS avait une structure adaptée à sa nature paramilitaire et était soumise au Führerprinzip.

Sous le troisième Reich, la SS a été responsable de crimes de guerre, de crimes contre la population civile dans le Reich comme dans l'Europe occupée, de crimes contre l'humanité et elle a joué un rôle déterminant dans le génocide des juifs. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, cette organisation a été interdite et classée comme organisation criminelle lors des procès de Nuremberg.

Organisation[modifier | modifier le code]

La SS est une organisation visant à mettre en place de manière implacable les théories racistes nazies et les plans d'expansion du NSDAP. Seuls des nazis convaincus, répondant à de sévères critères de sélection sont autorisés à y entrer, sur une base volontaire. Ces deux caractéristiques rendent la subordination aux ordres et directives de la hiérarchie et au Führerprinzip totale. Cette tendance est encore renforcée après l'accession des nazis à la tête de l'État, l'appartenance à la SS allant de pair avec les privilèges et le pouvoir et étant considérée comme un honneur dans les cercles nationaux-socialistes. Les rares comportements déviants étaient punis avec une grande sévérité, une violence pouvant aller jusqu'au meurtre. Même si l'on trouve dans les camps de concentrations des surveillantes faisant partie de la mouvance SS, cette organisation hautement patriarcale n'acceptait que des hommes dans ses rangs.

L'une des caractéristiques de l'organisation structurelle de la SS réside dans le principe de double subordination. Cela signifie que chaque degré de la structure est subordonné à deux, voire plus, instances supérieures. L'un des exemples de ce principe est celui des membres de la Kommandantur dans les camps de concentration et d'extermination. Ces derniers sont sous les ordres du commandant du camp en ce qui concerne la discipline mais obtiennent les consignes « techniques » de l'Inspection des camps de concentration. Ce principe de double subordination est principalement utilisé pour les degrés supérieurs de la hiérarchie. Les SS-Führer, qui relèvent de deux branches différentes de l'administration de la SS, disposent ainsi d'une relative grande liberté du fait du flou administratif, tout en étant soumis à une double contrainte, parfois contradictoire, et à des contrôles renforcés en ce qui concerne leur fiabilité politique et de leur efficacité.

Développement de l'organisation[modifier | modifier le code]

Les débuts (1925–1933)[modifier | modifier le code]

La SS-Oberleitung regroupe 12 régiments (Standarten) en 1926, pour en atteindre 22 en 1928, selon la répartition géographique suivante :

  1. SS-Gau Berlin-Brandenbourg : 2 régiments,
  2. SS-Gau Franconie : 4 régiments,
  3. SS-Gau Basse-Bavière : 3 régiments (Heinrich Himmler en a été le SS-Gauführer de 1926 à 1930 et à partir de 1927 Reichsführer-SS adjoint.),
  4. SS-Gau Haute-Bavière : 4 régiments (De 1929 au 31 octobre 1931, Rudolf Hess en a été le SS-Gauführer),
  5. SS-Gau Rhénanie-Sud : 5 régiments,
  6. SS-Gau Saxe : 4 régiments.

Lorsqu'Himmler devient Reichsführer-SS en 1929, il met immédiatement en place une nouvelle organisation de la SS, en vigueur jusque fin 1930. Ainsi l'on trouve en parallèle du SS-Oberstab trois SS-Oberführerbereiche répartis comme suit :

  1. Domaine Est (Brigades SS de Berlin-Brandenbourg, Prusse orientale et Silésie avec en tout 8 régiments)
  2. Domaine Ouest (Brigades SS de Hessen-Nassau, Rhénanie-Nord, Rhénanie-Sud, Hanovre Sud-Brunswick et Thuringe avec en tout 16 régiments)
  3. Domaine Sud (Brigades SS de Bade, Wurtemberg, Franconie, Basse-Bavière, Haute Bavière Sud et Autriche avec en tout 7 régiments)

En 1931 la Schutzstaffel est élargie pour couvrir tous les domaines de la société et elle connaît une nouvelle réorganisation qui la régit jusqu'à la prise de pouvoir en 1933 :

SS-Oberstab:

  1. SS-Amt
  2. SS-Zentralkanzlei
  3. SS-Personalabteilung
  4. SS-Verwaltungsabteilung
  5. SS-Sanitätsabteilung
  6. SS-Führungsstab (1932)
  7. SS-Verbindungsdienst (1933)
  8. Amt SS-Sicherheitsdienst
  9. SS-Rasseamt

À partir de 1930 l'administration interne de la SS est complètement restructurée. La nouvelle structure ressemble beaucoup à celle de la SA. Les dénominations de grades de la SA sont reprises mais un uniforme propre à la SS est institué. Mais c'est aussi à partir de cette période qu'apparaît l'uniforme noir des SS qui les distingue visuellement des SA. Himmler voulait ainsi montrer, de manière symbolique, aux dirigeants de la SA qu'il considère que la SS n'est plus sous les ordres de la SA mais doit être considérée comme une organisation à part entière.

À Berlin, en juin 1933, 120 membres de la SS sous le commandement de Sepp Dietrich sont armés pour devenir le service de surveillance intérieur de la Chancellerie du Reich, tandis que les militaires de la Reichswehr s'occupent de la surveillance extérieure. Ces 120 hommes, dont certains appartenaient déjà en 1923 à la "troupe de choc Adolf Hitler", sont tout d'abord connus comme la SS-Stabswache Berlin, qui deviendra la Leibstandarte-SS Adolf Hitler.

D'autres unités SS passent également du statut de "Stabswachen" à celui de SS-Sonderkommandos, puis sont par la suite regroupées dans les "Services de garde politiques" et armées. Pour atteindre ce stade, ces services de garde (même les "SA-Wehrmannschaften" armées) obtiennent le même grade que celui d'une police auxiliaire officielle.

Restructurations après 1934[modifier | modifier le code]

En septembre 1934, Hitler réunit les Leibstandarte-SS Adolf Hitler et les Services de garde politiques sous le nom de SS-Verfügungstruppe (appelées Verfügungstruppe). Ces formations spéciales casernées de la SSD portent constamment les armes et sont formées d'après les préceptes en vigueur dans la Wehrmacht.

À partir de l'automne 1934, la SS des origines change de nom pour devenir l’Allgemeine SS (également connue sous les noms de Schwarze-SS ou de Heimat-SS), pour se différencier des « formations sœurs » : la Verfügungstruppe (SS-VT) et les SS-Totenkopfverbände (SS-TV).

L’Allgemeine SS continue à être une organisation relevant du droit d'association dont les membres (sauf environ 100 000 SS-Führer à plein temps) exercent pour la majorité d'autres emplois et sont au service de la SS de manière volontaire et bénévole après le travail. Toutefois, les membres non armés reçoivent eux aussi régulièrement une formation militaire.

Le coût financier de l’Allgemeine SS est si élevé que les cotisations des membres ne suffisent pas. Des sociétés de droit privé comme le "Freundeskreis Reichsführer-SS" ou l'"Organisation der Fördernden Mitglieder der SS" prennent en charge une partie de ses coûts, ce qui permet aux donateurs de prouver leur fidélité au nouveau régime.

En 1934, une académie militaire propre à la SS "SS-Junkerschulen" est fondée et placée sous le commandement de Paul Hausser, pour former les officiers des SS-Verfügungstruppe.

À partir de 1935 et jusqu'à la fin de la guerre, la SS publie son propre hebdomadaire Das Schwarze Korps d'un ton violemment antisémite et dirigé par Gunter d'Alquen C'est l'hebdomadaire le plus vendu après celui de Joseph Goebbels : Das Reich.

En 1934, le Reichsführer-SS Himmler donne la mission au service du personnel du SS-Hauptamt de dresser des "listes d'ancienneté au sein de la Schutzstaffel du NSDAP". La première liste de ce genre est éditée le 1er octobre 1934 sous la forme d'un livre répertoriant tous les noms, les titres et les décorations (d'ordre politique et militaire comme la Médaille d'or du Parti, la Médaille des Sports de la SA ou encore le Blutorden). Les SS-Ehrendegen et les SS-Ehrenring y figurent également, tout comme les distinctions reçues lors des deux guerres mondiales : Croix de Fer, Ritterkreuz, Deutsches Kreuz et Großkreuz, toutes les décorations obtenues pour des actions militaires, des blessures des SS-Führer qui servaient dans l'Allgemeine SS, le service de sécurité Reichsführer-SS, les SS-Verfügungstruppe, les régiments SS-Totenkopf, der SS-Wachverbänden, der Waffen-SS et les SS-Totenkopfverbände.

À partir de 1936, les officiers de police y sont enregistrés dès que leur grade dans la police atteint un grade dans la SS.

La SS et la police[modifier | modifier le code]

Heinrich Himmler commence à partir de 1933 à construire son pouvoir. Il est nommé chef de la police politique bavaroise peu après la prise de pouvoirs des nazis.

En 1934 les "Polices politiques du Reich allemand" sont regroupées par Hermann Göring sous le nom de Gestapo et Heinrich Himmler en devient le chef.

Le 17 juin 1936, Heinrich Himmler est à la tête de toute la police du Reich et prend le titre de Reichsführer-SS et Chef de la police allemande du Ministère de l'Intérieur du Reich. Les officiers supérieurs des corps de police doivent intégrer la SS pour conserver leur poste.

Entre 1938 et 1942, la SS est à nouveau réorganisée en plusieurs services principaux (Hauptamt) et la police du Reich divisée en plusieurs sections :

En 1943, Heinrich Himmler devient également ministre de l'Intérieur du Reich et de la Prusse, mais également agent général pour l'administration du Reich. Son titre est alors Reichsführer-SS et Chef de la police allemande (sans mention de "au sein du ministère de l'Intérieur du Reich").

Restructurations après 1941[modifier | modifier le code]

En 1941/1942, les régiments de la SS-Totenkopf sont officiellement dissous et leurs membres incorporés définitivement à la Waffen-SS, dans la 3e panzerdivision SS Totenkopf, Division SS-Totenkopf. Les SS-Totenkopf-Wachsturmbanne servant dans les camps de concentration ne reçoivent plus leur solde du budget de la police mais reçoivent leurs livrets de solde et leurs uniformes de la part de division Totenkopf. Toutefois, il était fait une différence entre les anciens Wachsturmbannen et les membres de la division Totenkopf : il leur était interdit de porter le brassard "Totenkopf".

Les services de la SS principaux (1938–1941)[modifier | modifier le code]

En 1938 trois grands services sont subordonnés au Reichsführer-SS :

En 1943 la SS est administrée par 12 services principaux.

Les dirigeants[modifier | modifier le code]

La SS était construite selon une structure militaire :

Reichsführer-SS[modifier | modifier le code]

À la tête de la SS se trouve le Reichsführer-SS (RFSS). Ce titre a été créé officiellement en 1926 en référence aux Reichs-SA-Führer[1] et désignait le plus haut commandant de la SS. Entre 1925 et 1926, Oberleiter était le titre du commandant SS suprême.

Les Oberleiter et Reichsführer-SS étaient :

Insigne de col Nom Reichsführer-SS N° dans la SS Entré dans la SS N° dans le NSDAP
Julius Schreck de 1925 à 1926 5   53
Joseph Berchtold de 1926 à 1927     964
Erhard Heiden de 1927 à 1929     74
Heinrich Himmler de 1929 à 1945 168   14.303
Karl Hanke 29 avril 1945 jusqu'au 5 mai 1945      

SS-Oberstgruppenführer[modifier | modifier le code]

Insigne de col Nom Position N° dans la SS Entré dans la SS N° dans le NSDAP
Kurt Daluege Chef de la Ordnungspolizei 1.119 1928 31.981
Sepp Dietrich Commandant de la 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler puis de la 6ème armée de Panzer 1.177 5 mai 1928 89.015
Paul Hausser Commandant du 2e SS-Panzerkorps 239.795 Février 1934 4.158.779
Franz Xaver Schwarz Trésorier du NSDAP 38 500 16 septembre 1931 6

SS-Obergruppenführer[modifier | modifier le code]

Insigne de col Nom Position N° dans la SS Entrée dans la SS N° dans le NSDAP
insigne de col après 1942.
Max Amann SS-Ehren- und Rangführer 53.143 15 mars 1932 3
Erich von dem Bach-Zelewski Höherer der SS und Polizeiführer dans la partie occupée de l'Union Soviétique. 9.831 1931 48.9101
Herbert Backe Ministre du Reich pour l'alimentation ; RuSHA 22.766 1er octobre 1933 87.882
Gottlob Berger Chef du SS-Hauptamt
Theodor Berkelmann Höhere SS- und Polizeiführer Wartheland 6.019 Mars 1931 128.245
Werner Best Adjoint de Reinhard Heydrich au RSHA et gouverneur du Danemark 36.183 341.338
Wilhelm Bittrich Commandant du IIe SS-Panzerkorps 39.177 829.700
Ernst Wilhelm Bohle Chef de l'Auslandsorganisation du NSDAP– NSDAP/AO 276.915 13 septembre 1933 276.915
Martin Bormann Chef de la Chancellerie du Parti du NSDAP 555 Septembre 1929 60.508
Franz Breithaupt Juge supérieur du SS-Gericht, général de la Waffen-SS 39.719 602.663
Walter Buch Juge supérieur du NSDAP
Richard Walther Darré Chef du SS-Rasseamtes, ministre du Reich et Reichsbauernführer 6.882 248.256
Dr. Otto Dietrich Chef de Presse du Reich du NSDAP; SS-Ehren- und Rangführer 101.349 1932 126.727
Joachim Eggeling Gauleiter de Halle-Mersebourg 186.515 9 juin 1936 11.579
Theodor Eicke Commandant des Totenkopfverbände 2.921 29 juillet 1930 114.901
August Eigruber Gauleiter du Oberdonau
Karl Fiehler Oberbürgermeister de Munich 91.724 37
Albert Forster SS-Ehren- und Rangführer; Gauleiter de Danzig 158 1er octobre 1932 1.924
Karl Hermann Frank SS- und Polizeiführer 310.466
Herbert Otto Gille Général commandant le IVe SS-Panzer-Korps 39.854 Décembre 1931 537.337
Curt von Gottberg Höhere SS- und Polizeiführer en Russie centrale et en Ruthénie blanche 45.923 948.753
Ulrich Greifelt Chef du Stabshauptamt du Commissariat du Reich pour la consolidation de la germanité[2] 72.909 1.667.407
Arthur Greiser Gouverneur du Reich et Gauleiter du Wartheland 10.795 29 septembre 1931 166.635
August Heissmeyer Chef du service de la SS-Ausbildung 4.370 21.573
Konrad Henlein Gauleiter des Sudètes 310.307 6.600.001
Maximilian von Herff Chef du SS-Personalamt 405.894 1er avril 1942 8.858.661
Rudolf Hess Adjoint du Führers 1.932 16
Reinhard Heydrich Chef du RSHA 10.120 14 juillet 1931 544.916
Richard Hildebrandt Chef du Rasse- und Siedlungshauptamt de la SS 7.088
Friedrich Jeckeln SS- und Polizeiführer pour la partie sud occupée en Union soviétique 4.367 12 janvier 1930 163.348
Leo von Jena SS-Ehren- und Rangführer 277.326 9 novembre 1936 4.359.167
Hans Jüttner Chef du SS-Führungshauptamt
Ernst Kaltenbrunner Chef du RSHA (successeur de Heydrich)
Hans Kammler Chef du Amtsgruppe C "Génie Civil" 113.619 20 mai 1933 1.011.855
Wilhelm Keppler SS-Ehren- und Rangführer 50.816 21 mars 1935 62.424
Matthias Kleinheisterkamp Général commandant le XIe Corps d'Armée SS 132.399
Wilhelm Koppe Höhere SS- und Polizeiführer du Wartheland 25.955 1er septembre 1932 305.584
Friedrich-Wilhelm Krüger SS- und Polizeiführer pour la Pologne 171.199 Février 1931 6.123
Hans Heinrich Lammers SS-Ehren- und Rangführer 118.404 1.010.355
Werner Lorenz Directeur de la Volksdeutsche Mittelstelle 6.636 397.994
Konstantin Freiherr von Neurath Ministre des Affaires étrangères du Reich; Protecteur de Bohême et de Moravie
Carl Oberg Höhere SS- und Polizeiführer à Paris
Artur Phleps Commandant de la 7e Division des SS-Freiwilligen-Gebirgs "Prinz Eugen" 401.214
Oswald Pohl Chef du SS-Wirtschafts- und Verwaltungshauptamt 147.614 30.842
Hans-Adolf Prützmann Höhere SS- und Polizeiführer en Russland 3.002 Novembre 1933 142.290
Fritz Sauckel SS-Ehren- und Rangführer 1.395
Paul Scharfe Chef intérimaire du Rasse- und Siedlungshauptamt 14.220 665.697
Julius Schaub Adjudant-chef personnel de Hitler 7 Février 1925 81
Fritz von Scholz Commandant de la 11e Division des SS-Freiwilligen-Panzergrenadier "Nordland" 135.638
Arthur Seyss-Inquart Gouverneur d'Autriche
Felix Steiner Commandant du IIIe SS-Panzerkorps germanique 253.351 1935 4.264.295
Wilhelm Stuckart Ministre de l'Intérieur du Reich 1936
Josias Erbprinz von Waldeck-Pyrmont SS- und Polizeiführer principal 2.139 160.025
Fritz Wächtler Gauleiter de l'Ostmark
Karl Wahl Gauleiter de Souabe 228.017 1934 9.803
Paul Wegener Gauleiter de Weser-Ems 353.161 20 avril1940 286.225
Fritz Weitzel Höhere SS- und Polizeiführer "Ouest" et "Nord" 408 18.833
Karl Wolff Chef d’état-major personnel du Reichsführer SS 14.235 7 octobre 1931 695.131

Hiérarchie de la SS[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grades de la Schutzstaffel.

Unités d'administration plus précises de la SS[modifier | modifier le code]

Depuis 1939, la Allgemeine Schutzstaffel est composée de 14 unités d'administration, les Oberabschnitte. Ces Oberabschnitte sont divisées elles-mêmes en au moins 38 Abschnitte, auxquelles sont subordonnées les régiments de la Allgemeine SS. Ces régiments se décomposent d'une part en 104 Fußstandarten et d'autre part en 19 Reiterstandarten (Reiter-SS). Jusqu'en 1942, le nombre des Fußstandarten monte jusqu'à 127. Les Fußstandarten créés par la suite ne jouèrent plus aucun rôle politique puisqu'ils n'existèrent que sur le papier et furent dissous peu après leur création.

Les SS-Sturmbanne, SS-Stürme, SS-Trupps, SS-Scharen et SS-Rotten sont subordonnés aux régiments SS.

14 Nachrichtenstürme, 13 Pionierstürme et 14 Kraftfahrstürme (Motor-SS) sont également subordonnés aux Oberabschnitten.

Les SS-Verfügungstruppe et les SS-Wachverbände furent regroupés en plusieurs régiments du fait qu'ils dépendaient de plusieurs branches d'administration.

Les SS-Oberabschnitte[modifier | modifier le code]

Les SS-Oberabschnitte (Oa) regroupent plusieurs SS-Abschnitte, sont en règle générale subordonnées à un Gruppen- ou Obergruppenführer et peuvent également être appelées Obergruppe. À une Oberabschnitt correspond une division de l'armée.

  1. SS-Oberabschnitt "Donau" (Vienne)
  2. SS-Oberabschnitt "Süd" (Munich)
  3. SS-Oberabschnitt "Südwest" (Stuttgart)
  4. SS-Oberabschnitt "Rhein" (Wiesbaden)
  5. SS-Oberabschnitt "West" (Düsseldorf)
  6. SS-Oberabschnitt "Nordwest" (Hambourg)
  7. SS-Oberabschnitt "Nord" (Stettin)
  8. SS-Oberabschnitt "Nordost" (Königsberg)
  9. SS-Oberabschnitt "Ost" (Berlin)
  10. SS-Oberabschnitt "Südost" (Breslau)
  11. SS-Oberabschnitt "Elbe" (Dresde)
  12. SS-Oberabschnitt "Main" (Nuremberg)
  13. SS-Oberabschnitt "Fulda-Werra" (Arolsen)
  14. SS-Oberabschnitt "Mitte" (Brunswick)

Les SS-Abschnitte[modifier | modifier le code]

Une SS-Abschnitt (Ab) (également appelée Untergruppe) regroupe plusieurs régiments SS, est subordonnée à un SS-Oberführer et correspond à une brigade dans l'armée.

Tableau de comparaison entre Abschnitte et Oberabschnitte
N° d'Abschnitt Oberabschnitt Siège N° d'Abschnitts Oberabschnitt Siège
I "Süd" Munich XX "Nordwest" Kiel
II "Elbe" Chemnitz XXI "Südost" Hirschberg
III "Ost" Berlin XXII "Nordost" Allenstein
IV "Mitte" Hanovre XXIII "Ost" Berlin
V "West" Essen XXIV "Südost" Oppeln
VI "Südost" Breslau XXV "West" Bochum
VII "Nordost" Königsberg XXVI "Nordost" Danzig
VIII "Donau" Linz XXVII "Fulda-Werra" Weimar
IX "Main" Wurzbourg XXVIII "Main" Bayreuth
X "Südwest" Stuttgart XXIX "Südwest" Constance
XI "Rhein" Coblence XXX "Fulda-Werra" Kassel
XII "Ost" Francfort sur l'Oder XXXI "Donau" Vienne
XIII "Nord" Stettin XXXII "Süd" Augsbourg
XIV "Nordwest" Brême XXXIII "Nord" Schwerin
XV "Nordwest" Altona XXXIV "Rhein" Neustadt an der Weinstraße
XVI "Mitte" Magdeburg XXXV "Donau" Graz
XVII "West" Münster XXXVI "Donau" Innsbruck
XVIII "Elbe" Halle XXXVII "Elbe" Reichenberg
XIX "Südwest" Karlsruhe XXXVIII "Main" Karlsbad

Les SS-Standarten[modifier | modifier le code]

Les SS-Standarten viennent après les SS-Abschnitt et rassemblent les SS. Le régiment est dirigé par un Standartenführer et regroupe 3-4 Sturmbanne (1 000 à 3 000 hommes). Le Standarte correspond au régiment.

Toutes les divisions de la SS comme la Allgemeine SS et la Reiter-SS qui lui est subordonnée, mais encore les Totenkopfverbände et les Verfügungstruppe sont composées de Standarten.

Toutefois, la dénomination "Standarte" n'a plus de correspondance avec l'armée à partir de 1935, au grand dam du Reichsführer-SS Himmler.

Tableau des Fußstandarten de l'Allgemeine SS
SS-Standarte Oberabschnitt Siège SS-Standarte Oberabschnitt Siège
1 "Julius Schreck" "Süd" Munich 53 "Dithmarschen" "Nordwest" Heide
2 "Hessen" "Fulda-Werra" Francfort sur le Main 54 "Seidel-Dittmarsch" "Osten" Landsberg (Warthe)
3 "Thüringen" "Main" Nuremberg 55 "Weser" "Nordwest" Verden
4 "Schleswig-Holstein" "Nordwest" Altona 56 "Franken" "Main" Bamberg
5 "Mosel" "Rhein" Trêves 57 "Thüringer Wald" "Fulda-Werra" Meiningen
6 "Eduard Felsen" "Ost" Berlin 58 "West" Cologne
7 "Fritz Schlegel" "Elbe" Plauen 59 "Loeper" "Mitte" Stassfurt
8 "Niederschlesien" "Südost" Hirschberg 60 "Nordost" Insterburg
9 "Pommern" "Nord" Stettin 61 "Masuren" "Nordost" Allenstein
10 "Pfalz" "Rhein" Kaiserslautern 62 "Südwest" Karlsruhe
11 "Planetta" "Donau" Vienne 63 "Württemberg-Süd" "Südwest" Tübingen
12 "Niedersachsen" "Mitte" Hanovre 64 "Marienburg" "Nordost" Marienwerder
13 "Württemberg" "Südwest" Stuttgart 65 "Schwarzwald" "Südwest" Fribourg
14 "Gotaburg" "Fulda-Werra" Gotha 66 "Friedland" "Nordost" Elbing
15 "Brandenburg" "Ost" Neuruppin 67 "Wartburg" "Fulda-Werra" Erfurt
16 "Unterelbe" "Südost" Breslau 68 "Oberpfalz" "Main" Ratisbonne
17 "Mitte" Celle 69 "Sauerland" "West" Hagen (Westfalen)
18 "Ostpreußen" "Nordost" Königsberg 70 "Südost" Glogau
19 "Westfalen-Nord" "West" Münster (Westphalie) 71 "Weichsel" "Nordost" Danzig
20 "Fritz Weitzel" "West" Düsseldorf 72 "Lippe" "West" Detmold
21 "Mitte" Magdeburg 73 "Mittelfranken" "Main" Ansbach
22 "Von der Schulenburg" "Nord" Schwerin 74 "Ostsee" "Nord" Greifswald
23 "Oberschlesien" "Südost" Beuthen 75 "Widukind" "Ost" Berlin
24 "Ostfriesland" "Nordwest" Oldenbourg 76 "Donau" Salzbourg
25 "Ruhr" "West" Essen 77 "Nord" Schneidemühl
26 "Paul Berck" "Elbe" Halle (Saale) 78 "Rhein" Wiesbaden
27 "Ostmark" "Ost" Francfort sur l'Oder 79 "Südwest" Ulm
28 "Nordwest" Hambourg 80 "Groß-Beeren" "Ost" Berlin
29 "Schwaben" "Süd" Lindau 81 "Main" Wurzbourg
30 "Adolf Höh" "West" Bochum 82 "West" Bielefeld
31 "Niederbayern" "Süd" Landshut 83 "Ober-Hessen" "Fulda-Werra" Gießen
32 "Baden" "Rhein" Heidelberg 84 "Saale" "Elbe" Chemnitz
33 "Rhein-Hessen" "Rhein" Darmstadt 85 "Rhein" Sarrebruck
34 "Oberbayern" "Süd" Munich 86 "Hanauer Land" "Südwest" Offenbourg
35 "Fulda-Werra" Cassel (Hesse) 87 "Tirol" "Donau" Innsbruck
36 "Nordost" Danzig 88 "Stedingen" "Nordwest" Brême
37 "Ob der Enns" "Donau" Linz 89 "Holzweber" "Donau" Vienne
38 "Donau" Graz 90 "Franz Kutschera" "Donau" Klagenfurt
39 "Ostpommern" "Nord" Köslin 91 "Elbe" Wittenberg
40 "Nordwest" Kiel 92 "Alt-Bayern" "Süd" Ingolstadt
41 "Oberfranken" "Main" Bayreuth 93 "Rhein" Coblence
42 "Fritz von Scholz" "Ost" Berlin 94 "Obersteiermark" "Donau" Leoben
43 "Südost" Frankenstein 95 "Südost" Trautenau
44 "Uckermark" "Ost" Eberswalde 96 "Elbe" Brüx
45 "Neiße" "Südost" Oppeln 97 "Main" Eger
46 "Elbe" Dresde 98 "Südost" Mährisch-Schönberg
47 "Fulda-Werra" Gera 99 "Donau" Znaim
48 "Elbe" Leipzig 100 "Elbe" Reichenberg
49 "Mitte" Goslar 101 "Main" Elbogen
50 "Nordwest" Flensbourg 102 "Südost" Jägerndorf
51 "Mitte" Göttingen 103 "Elbe" Aussig
52 "Donau" Krems 104 "Südost" Troppau

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Fußstandarten de l'Allgemeine SS regroupent 127 régiments, dont la plupart n'existaient que sur le papier et n'avaient pas atteint la puissance exigée par Himmler.

Les SS-Reiterstandarten (Reiter-SS)[modifier | modifier le code]

L'histoire des unités SS à cheval commence en 1931 avec la fondation de la Division SS à cheval à Munich. SS-Reitersturm jusqu'en 1933, cette division forme le noyau de la future Reiter-SS (dont la dénomination officielle à partir de l'été 1934 est SS-Reiterstandarten (abrégée en SS-RSt.).

Les véritables SS-Reiterstandarten ont été formés à partir des associations de cavaliers et d'élevage équins incorporées dans la Schutzstaffel en 1933/1934. Le terme de Reiter-SS fut forgé à cette occasion.

Le Reiter-SS appartient la plupart du temps à la haute bourgeoisie et à la haute noblesse comme par exemple le prince Bernhard zur Lippe Biesterfeld, qui sera plus tard le mari de la reine des Pays-Bas et le père de Beatrix des Pays-Bas, qui succède à sa mère sur le trône néerlandais.

Heinrich Himmler avait dû de son côté assurer qu'un certain nombre de cavaliers faisant partie de ces associations serait acceptés dans la SS pour que ces derniers ne s'engagent pas dans les troupes à cheval de la SA. L'orientation politique de ces nouveaux membres n'a pas donné lieu à des contrôles, ainsi les membres de la Reiter-SS restèrent fidèles au Deutschnationale Volkspartei, ce qui fut maintes fois pointé du doigt par les SS-Führer les plus anciens[3].

Ce sont Hermann Fegelein, jockey et cavalier sportif, et son frère Waldemar qui dirigent alors la Reiter-SS. En 1937, le haras familial de Munich est transformé en SS-Hauptreitschule (une sorte de grande école de cavalerie SS) et placé sous l'autorité de Himmler.

Les Reiterstandarten (régiments de cavalerie) sont composés sur le même principe militaire que les Fußstandarten (Standarten, Sturmbanne et Stürme) et sont contrôlés par un SS-Oberabschnittleiter. Chaque Reiterstandarte présente au moins 5 Reiterstürme, un escadron sanitaire et un corps de trompettes.

Les Reiterstandarten sont rassemblés en Reiterabschnitten au sein des SS-Oberabschnitten et sont dirigés par un SS-Reiterführer.

Jusqu'en 1945, la Reiter-SS regroupait 9 Reiterabschnitte avec un ensemble de 24 régiments.

La Ve Reiterabschnitt présente une particularité : elle a été fondée le 1er avril 1935. Toutefois elle est commandée seulement à partir du 31 octobre 1936 par l'ancien SS-Hauptsturmführer Hermann Fegelein et mise par Heinrich Himmler sous la direction de la SS-Oberabschnitt "Süd".

À partir de branches des Reiterstandarten 15 et 17 a été créé par la suite en 1939 le SS-Reiterstandarte "Totenkopf" puis placé dans les SS-Totenkopfverbände de Theodor Eicke. En 1940, on divise le SS-Reiterstandarte "Totenkopf" en régiments de cavalerie SS 1 et 2. Ils sont placés sous le "Kommandostab RFSS" en tant que partie de la Waffen-SS. C'est entre ses rangs qu'a été fondée la Division de Cavalerie SS "Florian Geyer".

Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale le 1er septembre 1939, l'ancienne influence de la Reiter-SS au sein du Scharzen Orden de Himmler diminua considérablement. La majorité de ses membres firent leur service dans les rangs de la Wehrmacht. Seule une petite partie s'incorporèrent dans la Waffen-SS. C'est ainsi qu'à partir de 1940, les Reiterstandarten n'existèrent plus que sur le papier.

La Reiter-SS fut la seule formation SS qui n'a pas été condamnée en 1946 comme organisation criminelle par les Procès de Nuremberg[4].

Tableau des Standarten de la Reiter-SS (jusqu'en 1940)
SS-Reiterstandarte Oberabschnitt Siège SS-Reiterstandarte Oberabschnitt Siège
1 "Nordost" Insterbourg 11 "Südost" Breslau
2 "Nordost" Marienbourg 12 "Nord" Schwerin
3 "Nordost" Treubourg 13 "Rhein" Mannheim
4 "Nordwest" Hambourg 14 "Südwest" Stuttgart
5 "Nord" Stettin 15 "Süd" Munich
6 "West" Düsseldorf 16 "Elbe" Dresde
7 "Ost" Berlin 17 "Main" Ratisbonne
8 "West" Paderborn 18 "Donau" Vienne
9 "Nordwest" Brême 19 "Mitte" Hanovre
10 "Fulda-Werra" Arolsen "Totenkopf" "Süd" Munich

Les SS-Sturmbanne[modifier | modifier le code]

La SS-Sturmbann a été fondée à partir de 3 SS-Stürmen, dirigé par un SS-Sturmbannführer et regroupait entre 250 et 600 SS. Ce qui lui correspond à l'échelle de l'armée est le bataillon.

La Sturmbann était traditionnellement une unité de la SA et a été reprise par la SS en 1930.

On trouve la SS-Sturmbann dans toutes les sous-divisions de la Schutzstaffel, tant dans la Allgemeine SS et ses Reiterstandarten (y compris "Totenkopf") que dans les Totenkopfverbände. Au départ, le terme de Sturmbann était également utilisé dans les Leibstandarte et les Verfügungstruppe mais son usage a été très vite abandonné au profit du terme utilisé dans la Wehrmacht, toujours au grand dam de Himmler.

Les SS-Stürme[modifier | modifier le code]

La SS-Sturm comprend 3 Trupps jusqu'en octobre 1934 et est sous la direction d'un Sturmführer. Elle regroupe entre 70 et 120 hommes. Ce qui lui correspond dans l'armée est la compagnie. En octobre 1934, le grade de Sturmführer est remplacé par Untersturmführer.

Les Nachrichten-, Pionier- et Kraftfahrstürme de la Allgemeinen SS en sont des exemples. Le SS-Sturm d'un Fußstandarte correspondait à d'autres divisions SS comme la Reiter-SS ou les régiments Totenkopf.

Même la 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler comprenait à son origine des Stürme. Cependant à partir de 1935, la concordance entre ces divisions SS et l'armée fut obligatoire.

Les SS-Nachrichtenstürme[modifier | modifier le code]

Les SS-Nachrichtenstürme sont divisés de la même manière que les Fuß- et Reiterstürme de la Allgemeine SS et correspondaient aux Totenkopfverbänden et autres unités armées SS.

Tableau des unités de renseignement de la Allgemeine SS
SS-Nachrichtensturm Oberabschnitt Siège SS-Nachrichtensturm Oberabschnitt Siège
1 "Süd" Munich 8 "Ost" Berlin
2 "Südwest" Stuttgart 9 "Elbe" Dresde/Reichenberg
3 "Fulda-Werra" Arolsen 10 "Südost" Breslau
4 "West" Düsseldorf 11 "Main" Nuremberg/Karlsbad
5 "Mitte" Brunswick 12 "Nord" Stettin
6 "Nordwest" Hambourg 13 "Rhein" Wiesbaden/Mannheim
7 "Nordost" Königsberg 14 Oberabschnitt "Donau" Vienne
Les Pionierstürme de l’Allgemeine SS[modifier | modifier le code]

Les SS-Pionierstürme sont divisées de la même façon que les Fuß- et Reiterstürme de la Allgemeine SS. On les retrouve dans les Totenkopfverbänden et les Verfügungstruppe y compris les Leibstandarte.

Tableaux des unités de pioniners de la Allgemeine SS
SS-Pioniersturm Oberabschnitt Siège SS-Pioniersturm Oberabschnitt Siège
1 "Süd" Munich 9 "Elbe" Dresde
2 "Südwest" Stuttgart 10 "Südost" Breslau
3 "Fulda-Werra" Arolsen 11 "Mitte" Magdebourg
4 "West" Cologne 12 "Rhein" Mannheim/Ludwigshafen
5 "Nordwest" Hambourg-Wilhelmsbourg 13 "Donau" Vienne
6 "Nord" Stettin ----- ----- -----
7 "Nordost" Königsberg ----- ----- -----
8 "Ost" Berlin ----- ----- -----
Les SS-Kraftfahrstürme[modifier | modifier le code]

Les SS-Kraftfahrstürme ou SS-Motor-Stürme sont divisées de la même manière que les Fuß- et Reiterstürme de la Allgemeine SS.

Tout d'abord subordonnées à la Motor-SA, elles deviennent à partir de 1930 relativement indépendantes. Elles se scindent définitivement de la SA à l'été 1934.

C'est de l'ancienne Motor-SA et de divers clubs automobiles qu'est né le Nationalsozialistische Kraftfahrerkorps (NSKK).

On retrouve les Kraftfahrstürme également dans les SS-Verbänden Leibstandarte armées, les Verfügungstruppe et Totenkopf.

Tableau des unités de transport de la Allgemeine SS
SS-Kraftfahrsturm Oberabschnitt Siège SS-Kraftfahrsturm Oberabschnitt Siège
1 "Süd" Munich/Augsbourg 8 "Donau" Linz/Vienne/Graz/Innsbruck
2 "Fulda-Werra" Erfurt/Francfort sur le Main 9 "Südost" Breslau/Oppeln
3 "Ost" Berlin/Senftenberg 10 "Südwest" Stuttgart/Karlsruhe/Fribourg
4 "Nordwest" Hambourg/Kiel/Brême 11 "Mitte" Magdebourg/Hanovre
5 "West" Düsseldorf/Buer (Westphalie)/Dortmund 12 "Main" Bamberg/Schweinfurt/Nuremberg/Asch
6 "Elbe" Dresde/Chemnitz/Reichenberg 13 "Nord" Schwerin/Stettin
7 "Nordost" Königsberg/Elbing/Danzig 14 "Rhein" Bingen/Kaiserslautern

Les SS-Trupps[modifier | modifier le code]

La SS-Trupp se compose de 3 Scharen et jusqu'en octobre 1934, elle est dirigée par un Truppführer. Entre 20 et 60 SS composent ses rangs. Elle correspond au peloton. En octobre 1934 le grade de Truppführer est transformé en Oberscharführer.

Selon les directives officielles, la SS-Verfügungstruppe commence à partir de 1935 à reprendre la dénomination de vigueur dans l'armée. Les Leibstandarte et les Totenkopfverbände suivirent peu après.

Les SS-Scharen[modifier | modifier le code]

La SS-Schar se compose jusqu'en octobre 1934 de 2 Rotten avec au total 8 hommes et est dirigée par un Scharführer. En octobre 1934, le grade de Scharführer est changé en Unterscharführer.

La dénomination SS-Schar était utilisée dans toutes les divisions SS.

Les SS-Rotten[modifier | modifier le code]

La SS-Rotte est la plus petite unité de la Schutzstaffel. Elle est composée de 4 hommes et est commandée par un Rottenführer. Cette dénomination était en vigueur dans toutes les divisions SS.

Les Standarten de la SS-Verfügungstruppe et des SS-Wachverbände[modifier | modifier le code]

Les régiments de la Verfügungstruppe et des SS-Totenkopfverbände étaient divisés de la même manière que pour les Fuß- et Reiter-Standarten de la Allgemeine SS.

Articles détaillés : Verfügungstruppe et SS-Totenkopfverbände.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gunter d’Alquen: Die SS. Geschichte, Aufgabe und Organisation der Schutzstaffeln der NSDAP (Schriften der Hochschule für Politik 2,33), Berlin 1939.
  • Robert Bohn: Der Sporrenberg-Bericht. Ein Dokument aus dem Innern des SS-Apparates, in: Historische Mitteilungen, 1993, j. 6, n. 2, p. 250–277.
  • Bernd Boll: "Aktionen nach Kriegsbrauch". Wehrmacht und 1. SS-Infanteriebrigade 1941, in: Zeitschrift für Geschichtswissenschaft, 2000, j. 48, n. 9, p. 775–789.
  • Charles von Denkwoski: Zur Verschmelzung von SS und Polizei – das Reichssicherheitshauptamt, in: Kriminalistik, 2003, j. 57, n. 8–9, p. 525–533.
  • Carlo Gentile: "Politische Soldaten". Die 16. SS-Panzer-Grenadier-Division "Reichsführer-SS" in Italien 1944, in: Quellen und Forschungen aus italienischen Archiven und Bibliotheken, 2001, bd. 81, p. 529–561.
  • Werner Haupt: Gliederung und Organisation der SS (Stand: 9.11.1944), Stuttgart 1981.
  • Klaus D. Patzwall: Das SS-Funkschutz-Bataillon der Waffen-SS, in: Militaria, 1996, j. 18, n. 4, p. 106.
  • Klaus D. Patzwall: Die SS-Bekleidung. 2. weißer Dienstrock für SS-Führer, in: Militaria, 1985, j. 9, h. 2, p. 24–26.
  • Edward Prus: Die Bildung und die Kampftätigkeiten der 14. SS-Division "Galizien", in: wojskowy przeglad historyczny, 1988, n. 4, p. 104.
  • Hans Joachim Schneider: Der SS-Totenkopfsturmbann Stutthof, in: Dachauer Hefte, 1994, j. 10, n. 10, p. 115–141.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Heinz Höhne: Der Orden unter dem Totenkopf – Die Geschichte der SS, Weltbild-Verlag, p. 29.
  2. Volkstum serait plutôt germanitude.
  3. Heinz Höhne : Der Orden unter dem Totenkopf - Die Geschichte der SS, Weltbild-Verlag, p. 129 et 130.
  4. Heiner Wember, Umerziehung im Lager. Internierung und Bestrafung von Nationalsozialisten in der britischen Besatzungszone Deutschlands, Essen 1991, ISBN 3-88474-152-7 (Düsseldorfer Schriften zur Neueren Landesgeschichte Nordrhein-Westfalens; Bd.30), p. 152

Voir également[modifier | modifier le code]

Liens internet[modifier | modifier le code]