Hermann Fegelein

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Hermann Fegelein
Hermann Fegelein en 1942 en uniforme de SS-Standartenführer (équivalent de colonel).
Hermann Fegelein en 1942 en uniforme de SS-Standartenführer (équivalent de colonel).

Naissance 30 octobre 1906
Ansbach, en Bavière
Décès 28 avril 1945 (à 38 ans)
Berlin
Origine Allemand
Allégeance Flag of Weimar Republic (defence minister 1921).svg République de Weimar (en 1933)
Flag of German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich (en 1945)
Arme Flag of Weimar Republic (war).svg Reichswehr (en 1933)
Flag Schutzstaffel.svg Waffen SS (en 1945)
Grade Obergruppenführer
Années de service 1925 – 1945
Conflits Seconde Guerre mondiale
Commandement 8. SS-Kavallerie-Division Florian Geyer
Distinctions Croix de chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne et glaives
croix allemande
Famille Waldemar Fegelein (frère)

Hans Georg Otto Hermann Fegelein, né le 30 octobre 1906 à Ansbach, en Bavière, et fusillé le 28 avril 1945 à Berlin, était un criminel de guerre allemand, membre de la Waffen-SS au grade de SS-Obergruppenführer, responsable de nombreux massacres de juifs sur le front de l'est, et proche de l'entourage d'Adolf Hitler, ayant épousé Gretl, la sœur d'Eva Braun. Il était l'officier de liaison entre Adolf Hitler et le Reichsführer-SS Heinrich Himmler.

Enfance[modifier | modifier le code]

Jeune garçon, il travaille dans l'école d'équitation de son père à Munich, puis après sa fermeture, comme garçon d'écurie pour Christian Weber, un des premiers membres du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP). En 1925, il intègre le Reiterregiment 17 de la Reichswehr, qu'il quitte en 1928 pour rejoindre la police bavaroise à Munich.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

À Munich, il entre tôt en contact avec le mouvement nazi : alors qu'il devient membre du parti, il intègre la Sturmabteilung (SA) en 1930, puis la Schutzstaffel (SS) en 1931.

Huit ans plus tard, au début du conflit mondial, il est officier supérieur de la Waffen-SS.

Lors de l'invasion de l'URSS, il apporte un soutien aux Einsatzgruppen, chargés d’exterminer par fusillades et pendaisons les Juifs d'Ukraine et de Biélorussie. Sous son commandement, les sections montées des deux premiers régiments de cavalerie de la 8e division SS de cavalerie Florian Geyer font 14 000 victimes civiles dans les marais du Pripet entre fin juillet et début août 1941. Elles débutent leur action le 30 juillet 1941, à 7 heures du matin. Après un entretien avec le chef supérieur de la SS et de la Police, Erich von dem Bach-Zelewski, Hermann Fegelein fait savoir à ses troupes que tous les Juifs doivent être fusillés et les femmes chassées dans les marais. Le deuxième régiment applique ces ordres à la lettre, bien que nombre de ses hommes déplorent que chasser les femmes et les enfants n'ait en fait pas le résultat espéré, les marais n'étant pas assez profonds pour qu'ils s'y noient. Quant au premier régiment, il assassine tous les Juifs, hommes, femmes et enfants[1]. Ces opérations se terminent le 11 août 1941.

Début 1942, il est SS-Standartenführer (équivalent de colonel), au côté du général SS Wilhelm Bittrich, toujours sur le front de l'Est.

Fegelein est visible une dernière fois, en 1945, dans un film d'actualité national-socialiste tourné lors de l'anniversaire du Führer où il assiste à la remise par Hitler de la Croix de fer à des enfants des Jeunesses hitlériennes qui ont détruit des chars de l'Armée rouge. Hermann Fegelein se tient à l'arrière, et arbore les insignes de grade de Gruppenführer (équivalent de général de division).

Arrestation[modifier | modifier le code]

Il est arrêté dans son appartement de Berlin le 27 avril 1945, portant des vêtements civils et se préparant à fuir pour la Suisse ou la Suède. Emmené au Führerbunker, Hitler ordonne la tenue d'une cour martiale. Le tribunal est composé des généraux de l'armée de terre Wilhelm Burgdorf et Hans Krebs, et des généraux SS Johann Rattenhuber et Wilhelm Mohnke. Fegelein y est jugé coupable de désertion. Mohnke remet alors Fegelein à Rattenhuber et à son escouade de gardes. C'est la dernière fois que Mohnke voit Fegelein vivant.

Hitler envisage la possibilité de le relâcher ou de l'assigner aux troupes de Mohnke. Cependant, le 28 avril 1945, Fegelein est emmené dans les jardins de la Chancellerie du Reich par les hommes de Rattenhuber où il est abattu sur-le-champ[2].

Les historiens semblent s'accorder[3] pour dire que Fegelein, découvert en dehors de la chancellerie en état d'ébriété, aurait payé pour la « trahison » d'Himmler qui entamait des négociations avec le comte Folke Bernadotte en vue de conclure un armistice avec les Américains destiné à éviter la capitulation allemande[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a été marié à la sœur d'Eva Braun-Hitler, Gretl.

Décorations[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Dans la pièce de théâtre filmée d'Alain Decaux le Bunker, tournée et diffusée à la télévision en 1972, le rôle du général Hermann Fegelein est joué par Jean Topart.

Dans le film allemand La chute (Der Untergang dans la version originale) sorti en 2004, Hermann Fegelein est interprété par l'acteur Thomas Kretschmann. La célèbre scène dans laquelle Adolf Hitler réclame à cors et à cris qu'on retrouve Fegelein a été reprise et parodiée à de nombreuses reprises sur Internet.

Postes de commandement tenus[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le fait d'avoir été condamné à mort par une cour martiale a de fait entraîné la perte de toutes les décorations et signes honorifiques (Cf. Scherzer, 2007, p. 128).
  2. Grade à la date de prise de fonction de Bittrich en août 1942.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guido Knopp, Les SS – Un avertissement pour l'histoire, Presses de la Cité, Paris, 2006, p. 300.
  2. Cf. O'Donnell, 1978, pp. 182, 183, 215.
  3. Cf. Bernd Freytag Von Loringhoven (avec François d'Alançon), Dans le bunker de Hitler - 23 juillet 1944-29 avril 1945, Perrin, 2005.
  4. Cf. également : Rochus Misch, J'étais garde du corps d'Hitler, Le Livre de Poche, 2007.
  5. Fellgiebel 2000, p. 178.
  6. Fellgiebel 2000, pp. 63, 477.
  7. Fellgiebel 2000, p. 44.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Berger, Florian (1999). Mit Eichenlaub und Schwertern. Die höchstdekorierten Soldaten des Zweiten Weltkrieges. Selbstverlag Florian Berger. ISBN 3-9501307-0-5.
  • (en) Junge, Traudl (2002). Until the Final Hour. Londres. ISBN 0-297-84720-1.
  • (en) O'Donnell, James (2001). The Bunker. New York: Da Capo Press. ISBN 0-306-80958-3.
  • (de) Patzwall, Klaus D. and Scherzer, Veit (2001). Das Deutsche Kreuz 1941 - 1945 Geschichte und Inhaber Band II. Norderstedt, Allemagne: Verlag Klaus D. Patzwall. ISBN 3-931533-45-X.
  • (de) Schaulen, Fritjof (2003). Eichenlaubträger 1940 - 1945 Zeitgeschichte in Farbe I Abraham - Huppertz. Selent, Allemagne: Pour le Mérite. ISBN 3-932381-20-3.
  • (de) Scherzer, Veit (2007). Ritterkreuzträger 1939 - 1945 Die Inhaber des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939 von Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine, Waffen-SS, Volkssturm sowie mit Deutschland verbündeter Streitkräfte nach den Unterlagen des Bundesarchives. Jena, Allemagne: Scherzers Miltaer-Verlag. ISBN 978-3-938845-17-2.
  • (en) Williamson, Gordon (2006). Knight's Cross, Oak-Leaves and Swords Recipients 1941-45. Osprey Publishing Ltd. ISBN 1-84176-643-7.
  • (de) Joachim Jahns, Der Warschauer Ghettokönig, Dingsda-Verlag Leipzig 2009, ISBN 978-3-928498-99-9.

Lien externe[modifier | modifier le code]