SS-Begleitkommando des Führers

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Le SS-Begleitkommando des Führers appelé également SS Begleit-Kommando était une unité spéciale, dont les membres étaient choisis parmi les troupes de la Waffen-SS, destinée exclusivement au service d'Hitler. Cette unité fut créée à la demande du Führer en 1932, en remplacement de la Sturmabteilung (SA) du NSDAP.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Begleit Kommando, créé le 29 février 1933, était à l'origine appelé Führerschutzkommando, dont les huit membres étaient choisis personnellement par le chef de la Schutzstaffel, Heinrich Himmler.

Ses huit membres initiaux étaient:


Au début, ces affiliés avaient la mission de protéger le Führer, en collaboration avec les forces politiques chargées de la Gestapo; de plus, ils devaient rendre des services "spéciaux" en tant que secrétaires, conducteurs, officiels de protocole etc. Appartenir à ce groupe sélectionné était considéré comme un grand honneur pour un membre de la Schutzstaffel, qui jouissait de privilèges spéciaux. Pourtant, à ses débuts, les membres de cette unité n'avaient pas le droit de porter d'armes. Ce fut seulement en 1933 qu'ils obtinrent une licence pour le port d'armes, leurs uniformes assimilés à ceux de la Schutzstaffel. En 1934, ils furent assimilés aux Begleitkommando de la SS.

Les begleit kommando agirent surtout lors des voyages du chef d'état en Allemagne mais aussi à l'étranger. Lorsque Hitler prit la tête de l'état allemand, en 1934, les membres de l'unité de protection changèrent leur nom initial pour devenir le Führerschutzkommando. Leur nombre passa de 8 à une vingtaine de membres.

Le 1er août 1935, l'unité devint la Reichssicherheitsdienst (Service de Sécurité du Reich), acceptant parmi ses membres quelques policiers et membres de la Wehrmacht, qui fut assimilée, en 1937, à la SS, sous la direction d'Heinrich Himmler. Partout où Hitler séjournait, l'unité devait l’accompagner et vérifier la sécurité des lieux, comme au Berghof, à Wolfsschanze puis dans le Führerbunker.


La majeure partie de ses membres fut capturée par l'armée rouge après la Bataille de Berlin, et fut conduite dans des prisons du NKVD à Moscou pour être interrogée (seuls quelques-uns revinrent vivants en RDA par la suite). Quelques-uns des survivants:

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Peter Hoffmann, Hitler’s Personal Security: Protecting the Führer, 1921-1945 (Da Capo Press, 2000), 336 pages.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Reichssicherheitsdienst