Ordnungspolizei

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52° 30′ 26″ N 13° 22′ 57″ E / 52.50722222, 13.3825 ()

Drapeau de l'Ordnungspolizei.

L’Ordnungspolizei (OrPo) était la police régulière allemande du Troisième Reich de 1936 à 1945. Ses membres portant un uniforme vert, elle est aussi connue sous le nom de Grüne Polizei (police verte)

Historique[modifier | modifier le code]

Par un décret du Führer du 17 juin 1936, Heinrich Himmler, Reichsführer SS, est nommé chef de la police allemande au sein du ministère de l'intérieur du Reich. Cette décision place l'ensemble des forces de la police allemande du IIIe Reich sous l’autorité du chef de la SS. Le premier décret publié par le RFSS et chef de la police allemande en date du 26 juin 1936 précise la nouvelle organisation de la police qui distingue l’Ordnungspolizei (Orpo police régulière) de la Sicherheitspolizei (Sipo ou police de sécurité). L’Orpo assure les missions de maintien de l’ordre de la police régulière en uniforme alors que la Sipo regroupe la Gestapo, police secrète d’État, et la Kripo, police criminelle d’investigation. La Gestapo est composée d’enquêteurs professionnels qui s’occupent des tâches relevant de la police politique ; la Kripo, quant à elle, poursuit une mission classique de lutte contre la criminalité. En septembre 1939, la Sipo est regroupée avec le service de renseignement et de sécurité de la SS, le Sicherheitsdienst, pour former le Reichssicherheitshauptamt ou RSHA, sous la direction de Reinhard Heydrich. Le RSHA symbolise l’interconnexion entre la SS, organisation du parti nazi, et les forces de polices, relevant des compétences de l’État.

Organisation[modifier | modifier le code]

L’Orpo est placée sous le commandement de Kurt Daluege, nazi des premiers jours, SS Oberstgruppenführer und Generaloberst der Polizei (équivalent à général d'armée), qui relève directement de l’autorité de Heinrich Himmler, non seulement Reichsführer SS mais aussi Chef der Deutschen Polizei. En 1943, Daluege, malade, cède le commandement exécutif de l'Orpo au SS-Obergruppenführer und General der Polizei Alfred Wunnenberg ancien Cdt de la SS-Polizeidivision ; toutefois il restera le chef en titre de l'Orpo jusqu'à la fin de la guerre.

En 1941, l’Orpo est répartie entre différents services couvrant tous les aspects du maintien de l’ordre en Allemagne[1].

Direction centrale[modifier | modifier le code]

Le Hauptamt Ordnungspolizei est la direction centrale de l’Ordnungspolizei au ministère de l'Intérieur du Reich. Il est placé sur le même plan hiérarchique que les autres direction centrales de la SS et de la police sous l'autorité de Himmler (Personlicher Stab Reichsführer-SS, SS-Hauptamt, SS-Führungshauptamt, Rasse- und Siedlungs-Hauptamt, Hauptamt SS-Gericht, SS-Personalhauptamt, Wirtschafts- und Verwaltungshauptamt, Dienststelle SS-Obergruppenführer Heissmeyer, Hauptamt Volksdeutsche Mittelstelle, Hauptamt Reichskommissar für die Festigung Deutschen Volkstums et le Reichssicherheitshauptamt qui est la direction centrale de la SIPO et du SD au ministère de l'Intérieur du Reich).

Maintien de l’ordre[modifier | modifier le code]

La Schutzpolizei (police de protection) est la police chargée du maintien de l’ordre en secteur urbain. Elle est comprend deux branches :

  • la Schutzpolizei des Reiches ou police nationale qui s’occupe des villes principales et assure le service dans les commissariats (revierdienst) ; elle dispose également d’unités cantonnées dans des casernes pour les interventions de maintien de l’ordre en cas d’émeutes ou de manifestations (Kasernierte Polizei) ;
  • la Schutzpolizei der Gemeinden ou police municipale, qui est responsable du maintien de l’ordre dans les villes de petite taille.

Gendarmerie[modifier | modifier le code]

La Gendarmerie ou police rurale est chargée du maintien de l’ordre dans les villages, les districts ruraux et les zones montagneuse. Ses membres sont surtout utilisés dans la lutte contre le braconnage et comme troupes de montagne pour la défense intérieure.

Avec le développement du réseau d’autoroutes en Allemagne, des compagnies motorisées de gendarmerie sont créées en 1937 afin d’assurer la sécurité du trafic.

Administration et police administrative[modifier | modifier le code]

La Verwaltungspolizei est la branche administrative de l’Orpo et dispose d’une autorité générale sur tous les bureaux de police de l’Orpo. La Verwaltungspolizei est également chargée de la centralisation des archives. Elle contrôle diverses polices administratives spécialisée comme la Gesundheitspolizei (police de la santé), la Gewerbepolizei (police du commerce), et la Baupolizei (police de la construction).

Dans les villes grandes ou moyennes, la Verwaltungspolizei, la Schutzpolizei et la Kriminalpolizei sont regroupées au sein d'administrations de police (Polizeiverwaltungen) : "Polizeiprasidium" ou "Polizeidirektion" qui coordonnent l’ensemble des forces de police de leur district. Ces administrations de police sont dirigées par des préfets de police (Polizeiprasident) ou des directeurs de police (Polizeidirektor) qui sont des hauts fonctionnaires non professionnels majoritairement membres de la SS ou de la SA.

Police de la route[modifier | modifier le code]

La Verkehrspolizei est chargée de la police de la route en milieu urbain et sur les grands axes à l’exception des autoroutes dont la sécurité relève des compagnies motorisées de gendarmerie. Elle assure également l’escorte des dirigeants nazis parcourant de longues distances par la route.

Police fluviale et maritime[modifier | modifier le code]

La Wasserschutzpolizei est la garde côtière du troisième Reich. Elle est responsable de la sécurité des rivières et des fleuves, des ports et des voies d’eau intérieures. C’est de son autorité que relève les SS-Hafensicherungstruppen, unités de l’Allgemeine SS assignées à la sécurité des ports.

Police ferroviaire[modifier | modifier le code]

La Bahnschutzpolizei est compose d’officiers de police à temps partiel qui sont également employés par la Reichsbahn. Elle est chargée de maintenir la sûreté et la sécurité du réseau ferroviaire mais aussi de lutter contre l’espionnage et le sabotage dans ce secteur.

Police postale[modifier | modifier le code]

La Postschutz (police postale) composée de plus ou moins 4 500 hommes est responsable de la sécurité des bureaux de poste mais aussi de celle d’autres moyens de communication comme les lignes téléphoniques et télégraphiques.

Lutte contre les incendies[modifier | modifier le code]

Depuis un décret du 23 novembre 1938, tous les pompiers professionnels sont incorporés au sein de l’Ordnungspolizei comme police technique sous l'appellation de "Feuerschutzpolizei". La Feuerschutzpolizei (Police de protection contre les incendies) reprend en un seul corps toutes les brigades de pompiers professionnels, avec une structure de commandement au niveau national. L’Orpo Hauptamt a également autorité sur les Freiwillige Feuerwehren, les brigades de pompiers composées de civils volontaires et non professionnels.

Pour lutter contre les incendies déclenchés par les bombardements alliés, la Feuerschutzpolizei et les Freiwillige Feuerwehren compteront jusqu’à deux millions de membres. Quasi quotidiens, ces bombardements stratégiques font des dizaines de milliers de victimes comme à Hambourg, fin juillet et début août 1943, ou à Dresde en février 1945.

Défense passive[modifier | modifier le code]

Le Sicherheits und Hilfsdienst (SHD), ou service de sécurité et d’assistance est créé en 1935 comme police de protection aérienne. Il s’agit de la protection civile chargée de la défense contre les raids aériens et des secours aux victimes des bombardements, en collaboration avec le Technische Nothilfe et la Feuerschutzpolizei. En avril 1942, le SHD est rebaptisé Luftschutzpolizei (police de défense aérienne)). Le réseau d’alerte en cas de raid aérien (Lutschutzdienst) est épaulé par le Reichsluftschutzbund ou RLB, une organisation contrôlée depuis 1935 par le Ministère de l’Air de Hermann Göring.

Service technique d’urgence[modifier | modifier le code]

Connu sous le nom TeNo, le Technische Nothilfe (service technique d’urgence) regroupe des ingénieurs, des techniciens et des spécialistes de la construction. Le TeNo avait été créé en 1919 pour maintenir en fonctionnement les services publics et les industries essentielles durant les grandes vagues de grèves. À partir des années 1930, il est renforcé afin de pouvoir faire face aux catastrophes naturelles, comme les inondations. Par un décret du 18 août 1937, le TeNo devient un service technique auxiliaire de la police sous le contrôle de l'Orpo. Fin novembre 1941, Il est intégré à l’Orpo Hauptamtcomme Reichsamt Teno. Vers 1943, il compte 100 000 membres.

Des commandos du Teno ont été mis sur pied dès la campagne de Pologne pour assurer le redémarrage des services publics (eau, gaz et électricité), la remise en état des ponts et des moyens de production dans les usines (machines outils, générateurs électriques...) dans les territoires occupés par la Wehrmacht. Ces unités mobiles serviront sur tous les fronts à l'Est comme à l'Ouest comme unités du Génie de la Police.

Police des ondes[modifier | modifier le code]

La Funkschutz (garde de la radio) comporte du personnel de sécurité de la SS et de l’Orpo, qui doit assurer la protection des stations de radio allemandes contre des attaques ou des tentatives de sabotage. La Funkschutz est aussi le premier organisme d’enquête pour poursuivre les écoutes illégales de radios étrangères.

Protection des usines[modifier | modifier le code]

La Werkschutzpolizei (police de protection des usines) regroupe les gardes de sécurité et les gardiens de nuit des entreprises du Troisième Reich. Il s’agit d’employés civils placés sous l’autorité du bureau central de l’Orpo. Ses membres sont généralement vêtus d’uniformes paramilitaires, provenant des surplus de l’Allgemeine SS, des vestes grises ou noires arborant un insigne de l’Orpo.

Les bataillons de police[modifier | modifier le code]

De 1939 à 1945, l’Ordnungspolizei dispose également d’unités militarisées, constituées à partir des effectifs de police non mobilisés pour le service actif au front. Les premières de ces unités sont les bataillons de police, destinés au maintien de l’ordre dans les territoires occupés et à la lutte contre les partisans. Ils sont placés sous les ordres des Chefs supérieurs de la SS et de la Police Höheren SS und Polizeiführer (HSSPF) et assurent notamment le maintien de l’ordre en patrouillant dans les ghettos juifs de Pologne et de Russie. Les bataillons de police fournissent également une partie du personnel des Einsatzgruppen, en fonction des besoins. En 1942, ces bataillons sont regroupés au sein de 28 régiments de police dont beaucoup combattent sur le front de l’Est lors de la retraite de l’armée allemande.

Dès l'invasion de l'Union Soviétique en juin 1941, les unités de l'Ordnungspolizei[2]participèrent activement aux cotés des Waffen-SS et des Einsatzgrupppen au massacre généralisé de Juifs. Ils sont directement responsables aux cotés du Sonderkommando 4a du massacre de Babi Yar où 33 000 Juifs furent assassinés[3].

À l'automne 1941, Kurt Daluege se voit investir d'une nouvelle mission dans le cadre de la Solution finale : la garde des trains de déportés en route vers l'est. D'emblée, Heydrich se met d'accord avec Kurt Daluege sur la division du travail : la police de celui-ci gardera les transports organisés par la police de celui-là. En règle générale, l'Ordnungspolizei fournira un officier et quinze hommes pour chaque transport[4].

L'Orpo en France[modifier | modifier le code]

Sous les ordres de Karl Oberg, l'Orpo est dirigée par le Befehlshaber der Ordnungspolizei (BdO), qui est le SS-Standartenführer und Oberst der Schupo von Schweininchen (remplacé en 1944 par le SS-Brigadeführer und Generalmajor der Polizei Scheer). Il se compose de bataillons de police d'environ 450 hommes et de commandos régionaux[5]. En 1942 elle totalise environ 2 400 hommes[6].

À Paris, l'état-major du BdO était logé 44 et 49 rue de la Faisanderie ; en 1942, le BdO était en même temps commandant du 4e SS-Polizeiregiment déployé en France[7] dont 2 bataillons (316e et 323e bataillons de police) stationnés à Paris. L'un d'entre eux était caserné dans le lycée Claude Bernard (16e arrondissement) et ses véhicules (des camions et des blindés légers) étaient parqués sur le parc des Princes. Des éléments du 323e bataillon ont servi pour le transfert de juifs vers le camp de Drancy avant leur déportation pour Auschwitz. Le 316e et le 323e bataillons ont participé en novembre 1942 à l'invasion de la zone libre.

Le 62e bataillon était déployé sur la côte atlantique de la Manche à la Bretagne.

Le 4e SS-Polizeiregiment a été remplacé en 1943 par un nouveau régiment le SS-Polizeiregiment 28 "Todt" chargé notamment de la protection de la construction du mur de l'Atlantique par l'organisation Todt en Bretagne[8].

Le 14e SS-Polizeiregiment a été déployé en 1943 dans le Sud de la France, pour assurer la protection des zones côtières puis envoyé en Croatie combattre les partisans[9] .

En 1944, le 19e SS Polizeiregiment est déployé en Auvergne et en Limousin ainsi que dans les Alpes. Il participera aux opérations militaires contre le maquis du Vercors[10].

Les commandos fixes de l'Orpo (aussenstellen der Orpo) étaient stationnés dans les villes les plus importantes.

À Bordeaux le commando extérieur de l'Orpo était logé 358 Avenue du Maréchal Pétain, Le Bouscat[11].

Dans les livres portant sur l'Occupation, l'ORPO est peu citée, car elle n'a pas opéré les rafles de juifs comme dans les autres pays d'Europe du fait de l'accord proposé par Laval et négocié par René Bousquet, qui a fait que c'est la police française qui a opéré ces rafles. Elle effectuait les exécutions d'otages. Elle est intervenue pour la destruction du quartier du vieux port de Marseille en janvier 1943 (14e SS-Polizeiregiment), sans être très visible puisque les bataillons envoyés sont restés dans la gare, la police française opérant l'expulsion des habitants. Elle est intervenue dans la lutte contre la Résistance dans le Sud-Ouest (19e SS-Polizeiregiment)

Les divisions de police de la Waffen-SS[modifier | modifier le code]

La première unité militaire de l’Ordnungspolizei est la 4e division de panzergrenadiers de la Waffen-SS, la division SS Polizei. Créée le 3 octobre 1939, comme une division d'infanterie, elle participe à la campagne de France comme unité de réserve et connait quelques brefs engagements en Argonne et dans le secteur de Langres. De 1941 à 1943, elle est engagée dans les combats sur le secteur Nord du front de l'Est, en particulier dans le cadre du siège de Léningrad : Louga, Leningrad, Lac Ladoga, Krasny Bor.
En octobre 1941, elle participe à la prise de Louga et, en mars 1942, elle contribue à l'encerclement et à l'anéantissement de la 2e armée soviétique du Général Vlassov et repousse les Russes lors de la bataille de Krasny Bor. Elle est retirée du front après de durs combats défensifs au sud du lac Ladoga. Reconstituée en division de Panzergrenadier, ses effectifs sont éclatés, un groupe de combat est engagé jusqu'en mai 1944 dans le secteur de Leningrad, cependant que l'essentiel de l'unité est transféré en Grèce où il participe à la lutte contre les partisans.

Elle est notamment responsable de l'assassinat de 223 civils à Klissura et de 300 à Distomo, entre les mois d'avril et juin 1944[12].

À partir d'octobre 1944, elle repart pour le front avec le Groupe d'Armée "Sud Ukraine", en Roumanie puis en Hongrie, et retraite vers la Slovaquie avec la 8e Armée Allemande en janvier 1945. Transférée en Poméranie en janvier 1945, elle y subit de lourdes pertes. Encerclée à Danzig, elle est évacuée par la mer vers l'Ouest en avril 1945 où ses derniers éléments sont capturés par les troupes U.S.

La Polizeidivision, en dépit de ses 18 chevaliers de la Croix de fer, n'a jamais été considérée comme une unité d'élite de la Waffen SS. Forte de trois régiments de police et d'un régiment d'artillerie, elle est utilisée pour permettre la rotation des membres de l’Ordnungspolizei entre fonctions de police et opérations militaires.

En février 1945, une éphémère division de police est formée à partir du personnel du bataillon d'instruction de la Police de Dresde-Hellerau : la 35. SS-Grenadier-Division "Polizei II". Engagés à l'Est de Berlin, des éléments constitués en Kampfgruppe (groupe de combat) sont quasi anéantis dans les combats de la poche de Halbe. Le reste de l'unité est capturé par les Russes.

Orpo et SS[modifier | modifier le code]

L’Ordnungspolizei ne fait pas à proprement parler partie de la SS et elle maintient son propre système d’insignes et de grades. Tout policier peut cependant aussi être membre de la SS. Les officiers supérieurs de police également membres de la SS sont, durant la guerre, systématiquement désignés par leurs deux grades : par exemple, un Generalleutnant de police également membre de la SS sera mentionné en tant que SS Gruppenführer und Generalleutnant der Polizei. De plus, les officiers supérieurs de l’Orpo qui accomplissent les tâches de Höheren SS und Polizeiführer obtiennent un rang équivalent dans la Waffen-SS à partir d’août 1944 quand Heinrich Himmler est nommé Chef der Ersatzheeres (Chef de l’armée de l’intérieur), parce qu’ils ont autorité sur les camps de prisonniers situés dans leur territoire.

L’objectif final d’Heinrich Himmler était de dissoudre l’Orpo pour la remplacer par un corps de protection de l’État, le Staatsschutzkorps, uniquement constitué d’unités de la SS. Pour Himmler, le maintien de l’ordre au niveau local devait à l’avenir être assuré par des unités de l’Allgemeine-SS, la Waffen-SS s’occupant de la sécurité du territoire et de la police politique. Connus des principaux officiers de l’Orpo, ces plans suscitèrent une forte opposition.

L'héritage de l'Orpo[modifier | modifier le code]

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Ordnungspolizei cesse d’exister, mais nombre de ses membres poursuivent leur tâches normalement, assurant notamment les services de police pour les troupes d’occupation alliées. Les traditions de l’Orpo se sont perpétuées en Allemagne de l’Est, qui avait conservé une force de police de l’État, la Volkspolizei , dont la structure était calquée sur celle de l’Orpo. En Allemagne de l'Ouest, la police a été décentralisée dans les états fédéraux ou Bundesländer, qui disposent de leurs propres forces de police, les Landespolizei, structures qui sont toujours d’actualité dans l’Allemagne réunifiée. Dans de nombreuses Landespolizei, les règlements, les procédures, et même certains uniformes et insignes trouvent leur origine dans l’Ordnungspolizei et même dans la police de la République de Weimar.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ordre de bataille de la polizei sur axishistory.com
  2. Moins endoctrinés que les Waffen-SS et les Einsatzgruppen, ils reçurent néanmoins dans les années 1935-1936 une formation complète sur la « rassenkunde » (question de la race) et la « Judentum » (persécution des Juifs)
  3. Édouard Husson Heydrich et la solution finale Perrin 2012 p.399 (ISBN 978-2-262-02719-3)
  4. Christopher Browning, Des hommes ordinaires. Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne, éd. Tallandier, 2007, p. 69-70.
  5. Les régiments de police SS sur axishistory.com
  6. Henri Landemer, Les loups sont entrés dans Paris, Historia, Hors série N°26 : La Gestapo en France, 1972.
  7. SS-Polizei-Regiment 4 sur axishistory.com
  8. SS-Polizei-Regiment 28 Todt sur axishistory.com
  9. SS-Polizei-Regiment 14 sur axishistory.com
  10. SS-Polizei-Regiment 19 sur axishistory.com
  11. Archive de la Gironde Rapport du capitaine de gendarmerie sur le bombardement du 5 janvier 1944.
  12. Guido Knopp, Les SS, Un avertissement de l'histoire, Paris, Presses de la Cité, 2006, p. 301.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Christopher Browning, Des hommes ordinaires. Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne, éd. Tallandier, 2007.
  • Guido Knopp, Les SS, un avertissement de l'histoire, Paris, Presses de la Cité, 2006.
  • Phil Nix and Georges Jerome, The Uniformed Police Forces of the Third Reich 1933-1945, Leandoer & Elkholm, 2006
  • Georges Bernage et François de Lannoy, Dictionnaire historique de la Waffen-SS, Heimdal, 1998
  • Stephen Campbell, Police Battalions of the Third Reich, Schiffer, 2007