Max Amann

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Max Amann

alt=Description de l'image Bundesarchiv Bild 119-2186, Max Amann.jpg.
Naissance 24 novembre 1891
Munich
Décès 30 mars 1957 (à 65 ans)
Munich
Nationalité Drapeau d'Allemagne Allemand
Pays de résidence Allemagne
Activité principale
Reichsleiter pour la presse

Max Amann (24 novembre 189130 mars 1957) était un journaliste et homme politique nazi avec le grade honoraire de SSObergruppenführer. Il fut un ami intime de Adolf Hitler.

Un proche de Hitler[modifier | modifier le code]

Né le 24 novembre 1891 à Munich, Amann participe à la Première Guerre mondiale avec le grade de sergent et a notamment sous ses ordres le caporal Adolf Hitler, qu'il propose pour une promotion au rang d’Unteroffizier[1]. Il s’affilie au NSDAP le 1er octobre 1921. En 1922, il est nommé directeur de la maison d’édition Eher-Verlag, qui entre autres titres publie le périodique du parti, leVölkischer Beobachter, puis celui de la SS Das Schwarze Korps et Mein Kampf.

Il prend part au putsch de la Brasserie en novembre 1923 et est emprisonné avec Adolf Hitler à la prison de Landsberg. C’est lui qui a persuadé Hitler de nommer son ouvrage Mein Kampf à la place du titre initialement prévu « Quatre ans et demi de lutte contre les mensonges, la stupidité et la couardise », contribuant ainsi, non seulement au succès de l'ouvrage, mais aussi à la fortune personnelle de son auteur[2].

Durant le Troisième Reich[modifier | modifier le code]

En 1933, il devient président de l’office du Reich pour les médias (Reichspressekammer), qui dépend des services de Joseph Goebbels. Il côtoie Hitler au Berghof.

Il devient ainsi le plus important patron de presse d’Allemagne et le régime nazi lui permet de réaliser d’énormes profits, grâce auxquels il rachète des journaux libéraux ou socio-démocrates à prix cassés[2]. Il participe ainsi au contrôle de la presse par les nazis et à la fermeture des publications qui ne soutiennent pas totalement le régime. Alors qu'en 1933, le NSDAP contrôle 120 journaux ou hebdomadaires, il en contrôle directement 2000 en 1939[2].

Après la guerre[modifier | modifier le code]

Arrêté par les troupes alliées à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Amann est condamné en tant que membre important du parti nazi, déclaré comme organisation criminelle lors de procès de Nuremberg. Le 8 septembre 1948, il est condamné à dix ans de travaux forcés et est libéré en 1953.

Privé de ses biens et de ses droits à la pension, il meurt dans la pauvreté à Munich le 30 mars 1957 .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ian Kershaw (trad. Pierre-Emmanuel Dauzat), Hitler, vol. 1 : 1889-1936 : hubris, Paris, Flammarion,‎ 1999 (ISBN 978-2-082-12528-4), p. 155
  2. a, b et c Jeffrey Herf 2011, p. 28

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeffrey Herf (trad. Pierre-Emmanuel Dauzat), L'ennemi juif : la propagande nazie, 1939-1945, Paris, Calmann-Lévy,‎ 2011 (ISBN 978-2-702-14220-2).