Ars-sur-Formans

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Ars-sur-Formans
Vue d'Ars avec la basilique.
Vue d'Ars avec la basilique.
Blason de Ars-sur-Formans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Reyrieux
Intercommunalité Communauté de communes Dombes-Saône Vallée
Maire
Mandat
Richard Paccaud
2014-2020
Code postal 01480
Code commune 01021
Démographie
Population
municipale
1 374 hab. (2011)
Densité 250 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 34″ N 4° 49′ 25″ E / 45.9927, 4.8236 ()45° 59′ 34″ Nord 4° 49′ 25″ Est / 45.9927, 4.8236 ()  
Altitude Min. 226 m – Max. 281 m
Superficie 5,5 km2
Localisation

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Ars-sur-Formans

Ars-sur-Formans est une commune française située dans le département de l'Ain en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg était également desservi, de 1897 à 1951, par les Tramways de l'Ain, un chemin de fer secondaire à voie métrique la reliant à Ambérieu et Cerdon.

Le village se situe dans la partie sud-ouest du département de l'Ain, au nord de Lyon (33 km) et Bourg-en-Bresse (45 km), au cœur de la région de la Dombes connue pour ses nombreux étangs. Ars-sur-Formans est implantée sur le plateau de la Dombes tandis qu’à l’ouest, elle borde les riches coteaux du Val de Saône. Une petite rivière, le Formans, traverse la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ars-sur-Formans
Chaleins
Frans Ars-sur-Formans Savigneux, Rancé
Misérieux

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom d’Ars est évoqué très tôt, dès l’an 969. Au XIe siècle, Ars est l’un des nombreux fiefs de la sirerie de Villars et son manoir se trouve à côté de l’église. En 1226, Jean d’Ars cède sa terre au monastère de l'Île Barbe ; Villars en conserve toutefois la souveraineté. Au XIVe siècle, la garde du château est divisée entre le sire de Villars et celui de Beaujeu.

Le château, ancienne seigneurie, fut la possession pendant près de 4 siècles des gentilshommes du nom d’Ars ; vendu en 1460, il parvint, après plusieurs possesseurs : Buchet, de la Porte, de Grolée, de Chabeu, de Cholier, de la Forge, à la famille Garnier des Garets.

Le village, brûlé par les troupes de Viry vers 1409, doit au siècle suivant subir les conséquences des guerres de religion. La paroisse d'Ars appartient à la principauté de Dombes et à la châtellenie de Trévoux avant d'être rattachée en 1762, comme l'ensemble de la Dombes, au royaume de France.

En 1790, Ars devient une commune du département de l'Ain appartenant au canton de Trévoux puis à celui de Reyrieux en 1985.

Depuis le milieu du XIXe siècle, le nom d’Ars est désormais universellement associé à celui de son saint curé Jean-Marie Vianney. Bien avant sa canonisation par le pape Pie XI en 1925, de nombreux pèlerinages ont lieu. Le 6 octobre 1986, le pape Jean-Paul II se rend dans le village d'Ars-sur-Formans, lors de son troisième voyage en France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune d'Ars viendrait de « Arsa » signifiant « la brûlée ». Longtemps appelée simplement Ars, la commune a vu son nom devenir Ars-sur-Formans par un décret du 12 octobre 1956, publié au Journal officiel du 18 du même mois[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
  1808 François Cinier    
1808 1815 Antoine Mandy    
1815 1821 Michel Sève    
1821 1831 Antoine Mandy    
1831 1838 Michel Sève    
1838 1879 Claude Prosper Garnier des Garets    
1879 1884 Gaspard Sève    
1884 1896 Jean-Baptiste Mandy-Trève    
1896 1904 Michel Verchère    
1904 1912 André Benoît Trève    
1912 1915 Jean-François Cinier Trève    
1915 1919 Jean-Claude Mandy    
1919 1944 Jean-François Cinier Trève    
1944 1945 Louis Gillet    
1945 1947 Antoine Mandy Demole    
1947 1965 Pierre Paturel    
1965 1977 Jean-Claude Dupont    
1977 1983 André Gillet    
1983 1995 Henri Dutruge    
1995 2008 Patrick Sandron    
2008 2014 Patrick Duvivier[3]    
2014 En cours Richard Paccaud    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie d'Ars-sur-Formans.

En 2011, la commune comptait 1 374 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
222 211 230 268 304 337 399 501 510
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
522 492 561 583 584 516 522 512 481
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
495 473 497 488 450 441 470 481 522
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
460 496 480 719 851 1 102 1 244 1 284 1 374
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Freihalden (Allemagne) depuis 1977[6]. La commune d'Ars-sur-Formans est jumelée avec le village de Freihalden qui appartient à la commune de Jettingen-Scheppach.

Communautés religieuses[modifier | modifier le code]

Plusieurs communautés sont présentes à Ars : les Sœurs travailleuses missionnaires (Maison de la Providence), les Sœurs franciscaines (Maison Saint-Jean), les Sœurs carmélites, les Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre, les Frères de la Sainte Famille de Belley (Sacristains pour le Sanctuaire), les prêtres de la Société Jean-Marie Vianney (Foyer sacerdotal Jean-Paul II pour l'accueil des prêtres, Séminaire international pour la formation des séminaristes).

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle du cœur.
  • Château des Garets
  • Basilique d'Ars
Article détaillé : Basilique d'Ars.
Construite à partir de 1862 par l'architecte lyonnais Pierre Bossan et son successeur Sainte-Marie-Perrin, en extension de l'ancienne église, elle abrite le corps resté intact de saint Jean-Marie Vianney, le saint curé d'Ars, patron de tous les curés. L'église et la basilique accolée sont toutes deux classés monument historique. Ce lieu de pèlerinage accueille plus de 500 000 personnes par an[7].
Outre la basilique, le presbytère du curé d'Ars et la chapelle contenant la relique de son cœur sont ouverts à la visite. L'accueil et l'animation spirituelle du sanctuaire[8] sont assurés par les prêtres du sanctuaire, la congrégation des bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre et les Frères de la Sainte Famille de Belley. L'année 2009 marque le jubilé du 150e anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney. À l'occasion de l'année sacerdotale internationale 2009-2010 placée par le pape sous le patronage du saint curé d'Ars, le sanctuaire a accueilli près de 600 000 pèlerins dont 35 000 prêtres. Aujourd'hui, Ars apparaît comme un haut lieu de la Miséricorde. Ars fait partie de l'Association des villes sanctuaires en France, et a obtenu le label « village touristique de l'Ain ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Blason Blasonnement :
Palé d'or et d'azur de six pièces[10].

Évènements[modifier | modifier le code]

  • le deuxième dimanche de février : fête de l'arrivée du Saint (évocation de l'arrivée du Saint au Monument de la Rencontre, procession, messe solennelle, adoration du Saint Sacrement, vêpres avec catéchèse).
  • le dimanche suivant Pâques : dimanche de la Miséricorde (messe, enseignement, vêpres solennelles).
  • les mercredis de juin : accueil des groupes d'enfants (visite, messe, jeux découverte).
  • en juin, messe et procession de la Fête-Dieu dans le village.
  • le 4 août (anniversaire de la mort du saint) : fête du Saint Curé (laudes, messe solennelle, procession, adoration du Saint Sacrement, vêpres, concert spirituel.
  • le 8 décembre : fête de l'Immaculée Conception, illumination du village et animations.
  • En 1986 et en 2007 l'association ciné-art-loisir a réalisé deux films au « Carmel du Saint curé d'ars » dans la série de film « Relief de France les monastères » et un document sur Jean Paul II lors de sa rencontre avec les Carmélites le 6 octobre 1986[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Un intéressant article documenté sur le nom de la commune a été publié en 2010 dans le no 31 de la revue Dombes publiée par l'Académie de la Dombes.
  2. Source : Dictionnaire des hommes et des femmes politiques de l'Ain de 1789 à 2003, Dominique Saint-Pierre, Musnier-Gilbert Editions, 2003 et archives de la mairie d'Ars.
  3. [PDF] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. Annuaire des communes jumelées
  7. Marc Dazy, « 525 000 visiteurs à Ars-sur-Formans : la consécration du tourisme religieux », sur leprogres.fr, Le Progrès,‎ 17 avril 2011 (consulté le 23 mai 2011).
  8. Site officiel du sanctuaire d'Ars
  9. Le musée d'Ars.
  10. Banque de blason, sur newgaso.fr (section “communes de France” puis “01” puis “Ars-sur-Formans”)
  11. Ce document d'archive est actuellement visible dans la vidéo « dialogue au carmel du saint Curé d'Ars » sur le site cine-art-loisir.com par le réalisateur Jean Claude Guerguy

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Ars-sur-Formans.

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la ville et du canton de Trévoux, Abbé Jolibois, 1853, réédition des Éditions de Trévoux, 1981.
  • Richesses touristiques et archéologiques du canton de Reyrieux, Henri Barthoux, pré-inventaire de l'Ain, 1987.
  • Ars-sur-Formans, Une grande histoire ! - 4e trimestre 2012, 176 pages, Édition Carré Blanc, Strasbourg, ISBN 2-84488-149-1 (disponible en mairie).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]