Bihar

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25° 22′ 12″ N 85° 07′ 48″ E / 25.37, 85.13 ()

Bihar
hindi : बिहार
Sceau
Sceau
Localisation de l'État en Inde
Localisation de l'État en Inde
Administration
Pays Drapeau de l'Inde Inde
Capitale Patna
Langue officielle Hindi
Gouverneur D.Y. Patil
Ministre en chef Nitish Kumar (JD(U))
Démographie
Population 104 099 452 hab. (2011[1])
Densité 1 106 hab./km2
Rang 3e rang (8.58 %)
Géographie
Superficie 94 163 km2
Rang 12e rang (2.86 %)

Le Bihar (bengali : বিহার, hindi : बिहार) est un État du nord de l'Inde. Situé dans l'est de la plaine indo-gangétique, le Bihar est un État très densément peuplé (104 millions d'habitants sur 94 163 km2[1]) et encore peu développé sur le plan économique. Région d'origine du bouddhisme, son nom provient de vihara.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Gautama Bouddha entreprend les pratiques ascétiques extrêmes avant qu'il ne réalise qu'elles n'étaient pas nécessaires, et son illumination sur la rive de la rivière Falgu à Bodh Gaya, Bihar.

Le coeur de l'ancien royaume de Magadha se trouvait dans le Bihar actuel et sa capitale, Patna, appelé alors Pataliputra, est le centre de l'Empire maurya qui gouverne le sous-continent indien entre -325 et -185. L'empereur Ashoka est le dirigeant le plus connu de cette dynastie. Le Bihar reste un lieu important de pouvoir, de culture et d'éducation durant mille ans jusqu'à la période des invasions musulmanes qui ravagent le pays. Les universités de Nâlandâ et de Vikramaśīla sont alors des centres d'éducation renommés dans le monde asiatique.

Une terre de religions[modifier | modifier le code]

Le Bihar est aussi le lieu de naissance de plusieurs religions, dont le bouddhisme et le jaïnisme. Le mot « Bihar » trouve d'ailleurs son origine dans le mot Bahar qui signifie printemps en persan. Bouddha atteint l'illumination à Bodh-Gaya, une ville de l'État, dans le district de Gaya. Mahavira, le fondateur du jaïnisme, est originaire de Vaishali dans le Bihar.

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

Avec l'apparition des musulmans, le Bihar va connaître des fortunes diverses. Muhammad Khilji, un général de Muhammad Ghûrî s'empare du Bihar au XIIe siècle. Le pays connaît cependant une période de prospérité avec le règne de l'afghan Sher Shâh Sûrî, originaire de Sasaram, qui établit la Grand Trunk Road, la plus grande voie du sous-continent, qu'il traverse d'est en ouest, de Calcutta à Peshawar, dans l'actuel Pakistan. De 1557 à 1576, Akbar, l'empereur moghol, annexe le Bihar et le Bengale à son empire et fait du Bihar une partie du Bengale. Avec le déclin des Moghols, le Bihar passe sous le contrôle des nawabs du Bengale.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Après la bataille de Buxar (1765), la Compagnie anglaise des Indes orientales obtient les droits diwani, c'est-à-dire ceux d'administrer et de collecter les taxes pour le Bihar, Bengale et l'Orissa. À partir de là, le Bihar devient une partie de la Présidence du Bengale, structure administrative de l'Inde britannique, et ce jusqu'en 1912, année où le Bihar est érigé en province distincte. En 1935, certaines parties du Bihar sont incorporées dans le province de l'Orissa.

À nouveau, en 2000, 18 districts administratifs du Bihar lui sont retranchés au sud pour former l'État du Jharkhand, avec pour capitale Ranchi.

Après son retour d'Afrique du Sud, Gandhi commence son mouvement pour la liberté par son satyagraha dans le district de Champaran au Bihar, en soutenant des paysans forcés à la culture de l'indigo, une culture très appauvrissante pour leur sol.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Bihar est bordé à l'est par le Bengale occidental, au nord par le Népal, au sud par le Jharkhand (créé en 2000), et à l'ouest par l'Uttar Pradesh.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Le Bihar est divisés en 38 districts regroupés en 9 divisions territoriales qui sont :

Divisions Districts
Bhagalpur Banka , Bhagalpur
Darbhanga Begusarai , Darbhanga , Madhubani , Samastipur
Kosi Madhepura , Saharsa , Supaul
Magadh Arwal , Aurangabad , Gaya , Jehanabad , Nawada
Munger Jamui , Khagaria , Munger , Lakhisarai , Sheikhpura
Patna Bhojpur , Buxar , Buxar , Patna , Rohtas , Nalanda
Purnia Araria , Katihar , Kishanganj , Purnia
Saran Purnia , Saran , Siwan
Tirhut Champaran oriental , Muzaffarpur , Sheohar , Sitamarhi, Vaishali , Champaran occidental

Politique[modifier | modifier le code]

Le chef de l’exécutif (Chief Minister) est M. Nitish Kumar, depuis le 24 novembre 2005, et le gouverneur est M. R.S. Gavai, depuis le 22 juin 2006.

Résultat des élections législatives de 2004[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Marché dans un village.

Le Bihar est le troisième État le plus peuplé d'Inde derrière l'Uttar Pradesh et le Maharashtra. C'est également l'État le plus densément peuplé. Avec un taux de fécondité estimé à 3,7 enfants par femme en 2010[2], le Bihar connaît une importante croissance démographique.

Évolution de la population
Année Population
1951 29 085 000
1961 34 841 000 + 19,8 %
1971 42 126 000 + 20,9 %
1981 52 303 000 + 24,2 %
1991 64 531 000 + 23,4 %
2001 82 999 000 + 28,6 %
2011 103 805 000 + 25,1 %
Source : [1]

Les religions les plus pratiquées au Bihar sont l'hindouisme (83,2 %) et l'islam (16,5 %)[3].

Culture[modifier | modifier le code]

La roche des Fakirs, sur le Gange, près de Sultanganj (Bihar), October 1788 (pinceau et lavis, par Daniell)

Hormis le bihari, on parle au Bihar le maithili proche du bengalî et le magahi, un dialecte hindi oriental qui a donné le pali, la langue religieuse du bouddhisme du Sud.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Sites touristiques : Bodh-Gaya, la ville où le Bouddha a connu l'illumination est un centre de pèlerinage pour les bouddhistes du monde entier.

Divers[modifier | modifier le code]

Les Bihari ou habitants du Bihar sont généralement très pauvres, ils s'exilent très souvent dans les autres États de la fédération indienne - Bengale occidental, Assam, en particulier - pour y faire les travaux les plus durs (construction des routes dans les hauteurs himalayennes, par exemple). Ils émigrent aussi hors de l'Inde et on en trouve aux îles Fidji, à l'île Maurice, à Trinité-et-Tobago. D'autres choisissent un exil social en rejoignant les groupes maoïstes naxalistes présents aussi au Bengale occidental et politiquement proches des népalais du Parti communiste du Népal (maoïste) ou en intégrant les bandes de dacoïts, bandits de grands chemins.

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]