Pammaque

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Saint Pammaque ou Pamachius, était un sénateur romain mort au Ve siècle, condisciple et ami de saint Jérôme, appelé par lui l'ornement de la race des Camille, il étudia les belles-lettres et l'Écriture Sainte.

Il épousa Pauline, seconde fille de sainte Paule, mais elle mourra en 397, après seulement trois ans de mariage.

Il fit alors dire un office pour le repos de son âme, et offrit un festin à tous les pauvres de Rome. Pammaque était toujours escorté d'une multitude de pauvres, de malades, de miséreux qu'il soulageait et aidait. Il fit d'ailleurs bâtir un hôpital pour eux, à Ostie, où il servait les malades lui-même.

Saint Jérôme a évoqué saint Pammaque, et sainte Fabiole, qui tentaient de se surpasser dans la charité en disant :

« Ils luttaient à qui planterait le plus tôt sa tente sur les bords du Tibre ; chacun des deux fut, à la fois, victorieux et vaincu dans le combat »[1].

En 398, il fait ériger la Basilique Santi Giovanni e Paolo sur le Celio. D'une grande profondeur spirituelle, il dénonça au pape Sirice les erreurs de Jovinien, lequel les condamna lors du concile de Rome en 390. Pammaque inspira aussi saint Jérôme dans ses nombreux écrits de même qu'il écrivit à ses vassaux de Numidie pour les exhorter à lutter contre le schisme des Donatistes, et parvint à leur faire réintégrer le sein de l'Église. Saint Augustin, dans une lettre écrite en 401, l'en félicita chaleureusement.

Pammaque mourut en 410, peu avant la prise de Rome par Alaric, et sa fête, dans le martyrologe romain, a été fixée au 30 août.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Dans la Prophétie de saint Malachie, le pape Innocent VI est nommé De montibus Pammachi ; il était né à Mont, dans le Limousin, mais il fut également évêque d'Ostie où saint Pammaque fonda un hospice.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire hagiographique ou vie des saints et bienheureux - Abbé Pétin - 1850 - Gallica
  • Dictionnaire historique, ou histoire abrégée des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talens, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes - François-Xavier Feller - 1833 - Gallica

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Du problème de la misère et de sa solution chez les peuples anciens - Louis Mathurin Moreau-Christophe - 1851