Marie-Anne de Mailly-Nesle

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Marie-Anne de Mailly-Nesle par Jean-Marc Nattier.

Marie-Anne de Mailly-Nesle, marquise de La Tournelle, duchesse de Châteauroux, est une favorite de Louis XV née à Paris le et morte à Paris le .

Cinquième fille de Louis III de Mailly-Nesle (1689-1767), marquis de Nesle, et de son épouse Armande Félice de La Porte Mazarin (1691-1729) (elle-même petite-fille d'Hortense Mancini et arrière-petite-nièce de Mazarin), Marie-Anne de Mailly-Nesle épouse en 1734 le marquis Louis de La Tournelle (1708-1740).

Relations entre sœurs[modifier | modifier le code]

Sa sœur aînée Louise Julie de Mailly-Nesle, comtesse de Mailly, avait été la maîtresse de Louis XV de 1733 à 1739. Elle fut supplantée par sa sœur cadette, Pauline Félicité de Mailly-Nesle, marquise de Vintimille. Mme de Vintimille mourut en couches le 9 septembre 1741, et Louise fut rappelée. Marie-Anne entra au service de la reine grâce à sa sœur le 4 octobre 1742. La marquise de La Tournelle, sœur des deux précédentes, poussée par le maréchal de Richelieu et Mme de Tencin, prit par orgueil la décision de devenir maîtresse royale. Le roi renvoya sa sœur aînée de la cour (3 novembre 1742), puis il la prit comme maîtresse en titre en décembre 1742.

Le roi la titra duchesse de Châteauroux le et la présenta à la cour le 24 octobre 1743.

Favorite royale ou le scandale de la galerie couverte[modifier | modifier le code]

Devenue favorite en titre et soutenue par le duc de Richelieu, elle fut quelque temps toute-puissante à Versailles et usa de son influence pour entraîner la France dans la guerre de Succession d'Autriche et persuader le Roi d'aller conquérir la gloire sur les champs de bataille en Flandre et en Alsace.

Louis XV l'autorisa à le rejoindre dans les Flandres en juin 1744 puis le roi et son armée se rendirent à Metz. Là, le roi logea sa maîtresse dans une bâtisse proche de son palais. Pour faciliter les rencontres des deux amants une galerie couverte fut édifiée entre les deux maisons au grand dam de la population messine qui voyait dans sa ville s'étaler publiquement l'adultère royal. En août, le roi tomba gravement malade à Metz.

Proche de sa fin, il résolut de se repentir mais pour cela dut renvoyer sa maîtresse à Paris. La duchesse de Châteauroux quitta discrètement la ville et la fameuse galerie couverte fut démolie tandis que la reine et le dauphin Louis-Ferdinand accourraient en hâte à Metz et que le royaume se mettait en prière. Le roi fut contraint par l'évêque de Soissons Monseigneur de Fitzjames à un acte de contrition public. Il reçut cependant au cours du Te Deum célébré en présence de la reine par le curé de l'église Notre-Dame de Metz le surnom de « Louis le Bien Aimé ».

Néanmoins, après son rétablissement et son retour à Versailles, le Roi qui avait mal vécu l'humiliation imposée par l'évêque de Soissons, rappela la duchesse de Châteauroux à la cour et reprit leur liaison. Il songeait également à confier à sa maîtresse la place lucrative et stratégique de surintendante de la maison de sa belle-fille, la future Dauphine.

Cependant quelques jours avant Noël, la duchesse mourut d'une péritonite à l'âge de 27 ans. Cette mort parut suspecte à certains qui parlèrent, sans preuves, d'empoisonnement.[réf. nécessaire]

On a publié[Qui ?] en 1806 deux volumes de lettres qui sont attribuées à Mme de Châteauroux. Sophie Gay a publié un roman intitulé La duchesse de Châteauroux (1835).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]