Marie Leszczyńska

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Marie Leszczyńska

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Marie Leczynska, par Jean-Marc Nattier (1748).

Titre

Reine de France et de Navarre


(&&&&&&&&&&01563342 ans, 9 mois et 19 jours)

Prédécesseur Marie-Thérèse d'Autriche
Successeur Marie-Antoinette d'Autriche
Biographie
Titulature Princesse de Pologne
Dynastie Maison Leszczyński
Nom de naissance Maria Karolina Zofia Felicja Leszczyńska
Surnom « La Bonne Reine »
Naissance
Trzebnica (Pologne)
Décès (à 65 ans)
Versailles (France)
Sépulture Nécropole de Saint-Denis
Père Stanislas Leszczyński
Mère Catherine Opalinska
Conjoint Louis XV de France
Enfants Élisabeth de France
Henriette de France
Marie-Louise de France
Louis-Ferdinand de France
Philippe de France
Marie-Adélaïde de France
Victoire de France
Sophie de France
Thérèse de France
Louise de France
Religion Catholicisme
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Reines de France

Marie Leszczynska ou Marie Leczinska[1] (prononcé [lɛɡzɛ̃ska]), en polonais Maria Leszczyńska ([lɛʃ't͡ʃɨɲska]), née le à Trzebnica et morte le à Versailles, est une aristocrate[2] polonaise, fille du roi de Pologne (1704-1709) Stanislas Leszczynski, reine de France par son mariage avec Louis XV en 1725.

Elle est la dernière reine de France à mourir avec sa couronne et la dernière à être pleurée par les Français qui l'avaient surnommée « notre bonne Reine ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Anne Leszczyńska
La marquise de Prie

Seconde fille (l'aînée, Anne Leszczynska, était née en 1701 et morte d’une pneumonie en 1718) de Catherine Opalińska et de Stanislas Ier Leszczyński, éphémère roi de Pologne grâce à Charles XII de Suède puis duc de Lorraine et de Bar (à titre viager) grâce à Louis XV de France, Marie-Catherine-Sophie-Félicité Leszczyńska naquit à Trzebnica, en Silésie, le .

Marie Leszczyńska a toujours conservé des liens étroits avec son père, qui s'est chargé lui-même de son éducation alors qu'il était en exil.

Née alors que son père avait été placé sur le trône polonais par les armées suédoises de Charles XII, elle le suivit dans ses exils dès l'année suivante. Elle confia à Voltaire qu'elle avait failli être oubliée par les femmes chargées de préparer la fuite du roi : au moment de partir l'une d'elle avisa un tas de linges qui gisait dans la cour et alla le ramasser : c'était la petite Marie dans ses langes…

Exilée d'abord dans la principauté de Deux-Ponts (Zweibrücken), propriété du roi de Suède, puis dans la ville alsacienne de Wissembourg suite à de nombreuses tractations politiques, elle est d'abord pressentie en 1721 pour épouser un jeune officier français. Mais le prétendant n'étant pas au moins duc, le père de Marie refuse le mariage.

On songe alors au prince de Schwarzenberg, noble de Bohême, mais celui-ci préfère une candidate plus argentée.

La jeune femme est alors convoitée par le marquis de Courtanvaux, petit-fils de Louvois, mais le roi Stanislas refuse à nouveau un prétendant qui n'est pas duc.

Un projet de mariage bien plus brillant pour l'ex-roi Stanislas est enfin envisagé pour Marie Leszczyńska, avec le duc de Bourbon. Celui-ci est prince du sang, veuf et sans enfant de sa cousine Marie-Anne de Bourbon-Conti, et est alors Premier ministre du royaume de France.

Cette idée n'est pas du duc de Bourbon mais de sa maîtresse, la marquise de Prie. Ambitieuse, la jolie marquise pense qu'une princesse sans influence ne lui portera pas ombrage.

Maria Leszczyńska, par Alexis Simon Belle

Le choix de Marie comme reine de France[modifier | modifier le code]

Quand Louis XV à peine âgé de 15 ans, tombe une énième fois malade en février 1725, le duc de Bourbon craint pour son avenir personnel que le duc d'Orléans, fils du défunt régent et son rival ne monte sur le trône. Pour éviter qu'une telle chose se produise, il faudrait que Louis XV ait, au plus vite, une descendance. C'est pourquoi, après avoir dressé une liste des cent princesses d'Europe à marier[3], on choisit Marie Leszczyńska qui est en âge d'avoir des enfants, contrairement à la jeune fiancée du roi, l'Infante-reine Marie-Anne-Victoire d'Espagne, que l'on renvoie. On prête un rôle à la marquise de Prie, maîtresse du duc de Bourbon, dans les manœuvres qui ont conduit au choix de Marie, femme catholique saine et fraîche, la marquise voulant initialement l'offrir en épouse à son amant car elle considérait que cette polonaise serait suffisamment effacée pour ne pas lui porter ombrage[4].

Le roi, orphelin et son précepteur, l'abbé de Fleury, rival du duc de Bourbon, acceptent cette alliance sans avantage avec cette princesse quasiment vieille fille qui compte déjà vingt-deux ans — soit sept de plus que son futur mari.

Le 2 avril, M. le Duc demande à Stanislas sa fille en mariage au nom de Louis XV.

Les difficultés à l'annonce du mariage[modifier | modifier le code]

Jeton de la reine Marie Leszczynska. Le revers de ce jeton fait bien entendu référence au couple royal, l’étoile représentant Marie Leszczynska et le soleil Louis XV.

L'annonce du mariage n'est pas très bien accueillie à la Cour et à l'étranger, où l'on se récrie sur les origines de la famille Leszczyński et sur sa nationalité polonaise. Élisabeth-Charlotte, duchesse de Lorraine et de Bar, sœur du défunt régent et qui pensait asseoir sa fille aînée sur le trône des lys écrit ainsi :

« J'avoue que pour le Roi, dont le sang était resté le seul pur en France, il est surprenant que l'on lui fasse faire une pareille mésalliance et épouser une simple demoiselle polonaise, car (…) elle n'est pas davantage, et son père n'a été roi que vingt-quatre heures. »

Des rumeurs vont même jusqu'à annoncer que la future reine est laide, scrofuleuse, épileptique, ou stérile.

Néanmoins, le , le duc d'Orléans, premier prince du sang, épouse Marie par procuration dans la cathédrale de Strasbourg, devant le cardinal de Rohan, grand aumônier de France. Pendant son repas, elle est servie par Mademoiselle de Clermont, sœur du duc de Bourbon, un membre de la famille royale. Il faut à Marie un solide bon sens et de la simplicité pour ne pas se laisser étourdir par le destin qui lui échoit.

Les débuts du règne[modifier | modifier le code]

Marie Leszczynska en habit de sacre. Musée des châteaux de Versailles et de Trianon.

De Strasbourg à Metz en passant par le Saulnois pour éviter la Lorraine, puis à travers la Champagne et la Brie, Marie se fait vite aimer du peuple en distribuant des aumônes sur le chemin de Fontainebleau.

Le 4 septembre, Marie rencontre Louis XV, et le 5 septembre, ils se marient à Fontainebleau. Le mariage est consommé le soir même, et le roi fera durer la « lune de miel » à Fontainebleau jusqu'en décembre. Marie tombe aussitôt amoureuse du Roi, son cadet de 7 ans, et lui-même en est, à l'époque, très épris (il a 15 ans, elle est son premier amour).

On donne comme grand aumônier à la nouvelle reine l'évêque de Fréjus, Fleury, ancien précepteur du roi et des serviteurs qui ont veillé sur Louis XV enfant, afin de lui permettre de mieux connaître son mari. L'ardeur du roi permet à Marie de donner rapidement des enfants à la couronne, et en grand nombre : 10 en 10 ans mais seulement deux garçons pour huit filles dont des jumelles. De plus, seul l'un des deux garçons, le dauphin Louis-Ferdinand, survivra à l'enfance.

Le bruit courut que Marie aurait dit : « Eh quoi ! toujours coucher, toujours accoucher ». Marie est également meurtrie par la mort en bas âge de deux de ses enfants.

La naissance de Madame Septième (1737), puis une fausse couche l'année suivante ; les mises en garde des médecins sur les dangers d'une grossesse supplémentaire que Marie n'ose avouer au roi ; la différence d'âge entre les conjoints qui s'accentue avec le temps marquent la fin du bonheur conjugal du couple royal : Louis XV, vingt-sept ans, jeune et plein d'allant, s'ennuie auprès d'une femme d'âge mûr (trente ans était déjà le seuil de la vieillesse à cette époque), fatiguée par ses nombreuses grossesses et plutôt terne. Malgré ses scrupules moraux et religieux, le Roi a déjà pris secrètement sa première maîtresse, la comtesse de Mailly, première des « sœurs de Nesle ».

Fleury, devenu Premier ministre et cardinal, confronté à l'apathie du roi, admet que l'adultère est un mal nécessaire.


Des relations difficiles avec Louis XV[modifier | modifier le code]

Marie, reine de France, par François Stiémart
Monument du cœur de Marie Leszczynska à Nancy

La reine Marie avait commencé à s'aliéner son époux dès le début de son mariage en se mêlant de politique malgré les mises en garde de son père. N'étant pas née à la cour, ne connaissant pas encore tout à fait les usages ni l'étiquette de Versailles, elle « convoqua » le Roi dans ses appartements pour lui demander de conserver le ministère à son bienfaiteur, l'impopulaire duc de Bourbon qui risquait la disgrâce. Elle perdit dès cet instant toute influence politique sur son mari (1726).

En 1733, elle soutint les efforts de son père qui tenta de remonter sur le trône de Pologne (guerre de Succession de Pologne).

Petit à petit, Louis XV délaissa complètement cette épouse effacée qui entrait dans la vieillesse, notamment à partir du moment où elle lui refusa l'entrée de sa chambre, par crainte d'une onzième grossesse qui, selon les médecins, lui aurait été fatale ; ce qu'elle n'osa révéler à son mari (1738). Malgré une réconciliation maladroite après la maladie du Roi à Metz en 1744, ce délaissement fut définitif.

Marie Leszczyńska vécut les vingt dernières années de sa vie à Versailles. Comme elle n'avait aucune influence, les ambitieux ne la recherchaient pas. Elle vécut entourée d'un cercle restreint de courtisans fidèles : « La maison de la reine était formée de gens d’esprit, de conditions sociales diverses, sur le modèle des fameux salons parisiens si caractéristiques de l’époque ».

Marie demeura pourtant très attachée à son époux[5] et réussit bien à s'adapter à la vie de Versailles : elle se fit instruire sur les questions de cérémonial et d'étiquette et assuma ses devoirs de représentation lors des fréquentes absences de Louis XV, à la chasse ou ailleurs.

Grande amatrice de musique et de peinture (elle peignait elle-même des aquarelles), elle fut la véritable mécène de la culture à la cour. Elle contribua, avec sa bru Marie-Josèphe de Saxe, à faire venir à Versailles des artistes de renom, comme le castrat Farinelli en 1737, qui lui donna des cours de chant, et le jeune prodige Wolfgang Amadeus Mozart en 1764 avec qui, au grand étonnement de la cour, elle s'entretint en allemand car elle était polyglotte.

Confrontée à l'adultère du Roi, elle garde discrétion et dignité, entretenant même pendant vingt ans des relations cordiales avec la plus célèbre des maîtresses de Louis XV, la Marquise de Pompadour. Cependant il faut avouer, comme le note Talleyrand, que « ses vertus [ont] quelque chose de triste qui ne port[e] à aucun entraînement vers elle ». Après la désaffection de Louis XV, elle se réfugia dans l'affection pour ses enfants qui tentaient maladroitement de prendre son parti et son père, qui venait la visiter souvent et lui conseillait la patience et la soumission (tout en confiant à son entourage que sa femme et sa fille étaient "les princesses les plus ennuyeuses du monde").

Elle obtint de Louis XV, le Roi cherchant peut-être à se faire pardonner, un grand appartement privé (détruit par les aménagements de Marie-Antoinette) où elle put mener une vie plus calme et moins tournée vers l'apparat. Un groupe d'amis se forma autour d'elle, dont le couple de Luynes. Elle disposait d'une cassette de 96 000 livres, somme assez médiocre pour une Reine, à affecter à son divertissement, à ses aumônes et à son jeu. Elle aura fréquemment quelques dettes, dues à sa passion pour le jeu (surtout pour le cavagnole), épongées par Louis XV ou par son père Stanislas.

Elle s'éteignit le , à Versailles. Son corps est inhumé à la Basilique Saint-Denis tandis que son cœur repose auprès de ses parents, en l'église Notre-Dame-de-Bonsecours de Nancy[6].

Descendance[modifier | modifier le code]

Maria Leszczyńska avec le Dauphin.

Marie Leszczyńska eut de Louis XV de France dix enfants[7] :

Nom Portrait Naissance Décès Notes
Marie Louise Élisabeth Portræt af Louise-Elisabeth de France, Louis XV's datter "Mme Infante", hertuginde af Parma (1749) by Jean-Marc Nattier.jpg dite Madame (en tant que fille aînée du roi) ou Madame Première (puis Madame Infante) épouse en 1739 Philippe d’Espagne (1720-1765), duc de Parme en 1748
Anne Henriette Anne Henriette de France.jpg jumelle de la précédente, et Madame Seconde (puis Madame Henriette, puis Madame) sans alliance
Marie Louise Madame Troisième, Marie Louise de France, (1728-1733).jpg Madame Troisième (puis Madame Louise)
Louis-Ferdinand Portrait dauphin louis france hi.jpg dauphin épouse en 1745 Marie-Thérèse d'Espagne (1726-1746) puis en 1747 Marie-Josèphe de Saxe (1731-1767), père des derniers rois de France (Louis XVI, Louis XVIII et Charles X).
Philippe, duc d’Anjou Philippe de France by Barrière.jpg Mort à l'âge de trois ans.
Marie Adélaïde Madame Adélaïde de France (1749) by Jean-Marc Nattier.jpg Madame Quatrième (puis Madame Troisième, puis Madame Adélaïde, puis Madame) sans alliance.
Victoire Louise Marie Thérèse Jean-Marc Nattier, Madame Victoire de France (1748).jpg Madame Quatrième (puis Madame Victoire) sans alliance.
Sophie Philippine Élisabeth Justine Jean-Marc Nattier, Madame Sophie de France (1748) - 01.jpg Madame Cinquième (puis Madame Sophie) sans alliance.
Thérèse Félicité aucun Madame Sixième (puis Madame Thérèse)
Louise Marie Madame Louise de France (1748) by Jean-Marc Nattier.jpg Madame Septième (puis Madame Louise), entrée au Carmel en 1770 sous le nom de Sœur Thérèse de Saint-Augustin


Une grande famille : de Marie Leszczynska à Honoré de Balzac[modifier | modifier le code]

Ewelina Hańska vers 1825 par Holz Sowgen

La Famille Rzewuska [8] :

Une arrière-petite-cousine de Marie Leszczyńska, Justine Rdultowska, née en 1775, morte en 1836 à Pohrebyszcze, épouse en 1790, Adam Laurent Rzewuski (1760-1825), sénateur de Russie et arrière-petit-fils de Wenceslas Rzewuski, dont 4 enfants :

  • 2. comte Henryk Rzewuski (1791-1866), écrivain, épouse Julia Grocholska (1807-1867), dont :
    • comtesse Maria Rzewuska (1827-1897), épouse en 1845, le comte Adam Hutten-Czapski (1819-1884), dont :
      • comtesse Alexandra Hutten-Czapska, comtesse de Romrod (1854-1941), épouse en premières noces, Alexandre Kolemine (chargé d'affaires russe en Hesse), puis en secondes noces en 1884, le Grand-Duc Louis IV de Hesse et du Rhin (1837-1892) ;
  • 3. comte Adam Rzewuski, général russe, dont :
  • 4. Karolina Rzewuska, devenue Karolina Sobańska.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Il vaut mieux écouter ceux qui nous crient de loin : Soulagez notre misère, que ceux qui nous disent à l'oreille : Augmentez notre fortune[9]. »
  • « C'est une chose sotte que d'être reine ! Pour peu que les troubles continuent, on nous dépouillera bientôt de cette incommodité. »
  • « Je n'ai pas besoin de robes quand les pauvres n'ont pas de chemises. »
  • « La miséricorde des rois est de rendre la justice, mais la justice des reines est d'exercer la miséricorde. » À Louis XV, pour demander la grâce d'un déserteur.
  • « Tout le bien d'une mère n'appartient-il pas à ses enfants ? » À son trésorier, qui jugeait ses aumônes excessives.

Piété[modifier | modifier le code]

La reine était très pieuse et eut pour confesseur le capucin Ambroise de Lombez et pour page et confident Joachim de La Barre de Nanteuil. Les capucins étaient reçus à la cour. Elle répandit la fête et les Offices du Sacré-Cœur dans toute la France ; elle avait été initiée à cette dévotion dans le couvent de la Visitation à Varsovie et elle la répandit à la cour. Elle fit ériger un autel du Sacré-Cœur dans la chapelle du Château de Versailles[10]. Elle demanda aux évêques de l'assemblée générale du clergé de France à Paris d'établir dans leurs diocèses la fête du Sacré-Cœur, ce qui fut approuvé par un courrier du 14 août 1765.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Antoine, Louis XV, Paris, Hachette, coll. « Pluriel »,‎ 1997 (1re éd. 1989), 1053 p. (ISBN 2012788602)
  • Simone Bertière, La Reine et la Favorite, Marie Leszczynska, Madame de Pompadour, Paris, de Fallois, coll. « Les reines de France au temps des Bourbons, n° 3 », 2000 (ISBN 978-2-253-15287-3)
  • Jacques Levron, Marie Leszczynska, « Madame Louis XV », Paris, Perrin, 2006 (ISBN 978-2-262-02420-8)
  • Anne Muratori-Philip, Marie Leszczyńska, épouse de Louis XV, Paris, Pygmalion, 2010 (ISBN 978-2-7564-0170-6)
  • Benoît Dratwicki, Les Concerts de la reine, Versailles, Centre de musique baroque, Cahiers Philidor, 2012.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie Catherine Sophie Félicité ; la forme « Marie Leczinska » est traditionnelle dans les textes français du XVIIIe siècle (on trouve aussi « Marie Leczynska » ; actuellement, l'orthographe polonaise est parfois utilisée : « Marie Leszczyńska »
  2. Les rois de Pologne étant élus, leurs filles ne sont pas automatiquement des princesses ; le titre de prince (książę) est héréditaire dans certaines familles, comme les Czartoryski.
  3. Un document de 1725 dans les Archives Nationales, rédigé probablement à l'attention du duc de Bourbon, fait état de ce « casting royal » : « Des cent Princesses qu'il y a à marier en Europe, en en retranchant 44 qui sont trop âgées pour être mariées à un jeune Prince [Louis XV a 15 ans], 29 qui sont trop jeunes, 10 dont l'alliance ne convient pas, il ne reste donc que 17 Princesses ». Les deux dernières opportunément citées sont Henriette Louise Mlle de Vermandois et Thérèse Alexandrine Mlle de Sens, toutes deux filles de Louis III de Bourbon-Condé. Source : Claude-Alain Sarre, Louise de Condé, Editions Jean-Paul Gisserot,‎ 2005, p. 14.
  4. Maurice Garçot, Stanislas Leszczynski, 1677-1766, Berger-Levrault,‎ 1953, p. 69
  5. « Mon dernier soupir sera des vœux pour lui à jamais » écrit-elle dans son testament
  6. Inhumation de la reine Marie Leszczynska à Évreux (27) dans la paroisse Saint-Denis le 11 août 1768. BMS 8 Mi 1574 page 11
  7. Antoine 1997, p. 467-483. Le prénom usuel de l'enfant est indiqué en italique.
  8. Conde Adam Wawrzyniec Rzewuski-Radziwill - Family tree Marcos Juan Belgrano Lagache - GeneaNet
  9. Jeanne-Louise-Henriette Genest, Mémoires sur la vie privée de Marie-Antoinette, reine de France et de Navarre, Paris, Baudoin frères, 1823. p. 448.
  10. Étude sur le Sacré-Cœur, Letierce, p. 261



Précédé par Marie Leszczyńska Suivi par
Françoise d'Aubigné
(épouse du roi)

Marie-Thérèse d'Autriche,
(reine officielle)

Marie Leczsinska.png
Reine de France
1725-1768
Marie-Antoinette d'Autriche