Karl Hass

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hass.

Karl Hass (5 octobre 1912, à Kiel, Allemagne - 21 avril, 2004, à Genève Suisse) était un criminel de guerre nazi, impliqué notamment dans le massacre des Fosses ardéatines en Italie. Hauptsturmführer à la fin de la guerre, il fut employé par le Counter Intelligence Corps (CIC) américain en tant qu'espion.

Biographie[modifier | modifier le code]

Officier SS et espion, Hass a été condamné pour sa participation à un massacre pendant la Seconde Guerre mondiale en Italie.

Le 23 mars 1944, une attaque à la bombe dans la Via Rasella tua 33 soldats allemands. Karl Hass, avec le capitaine Erich Priebke et d'autres officiers prirent en otages 335 hommes ou jeunes garçons italiens, et le jour suivant, les transportèrent aux Fosses ardéatines en périphérie de Rome. Froidement, Hass, Priebke et leurs soldats ont assassiné chacun d'entre eux d'une balle dans la tête. Le massacre des Fosses ardéatines est un des massacres les plus notoires dans l'histoire italienne de la Seconde Guerre mondiale.

Après la guerre, Karl Hass a été capturé par les Alliés. Néanmoins, il n'a pas été traduit en justice pour répondre de ses crimes de guerre, mais employé par l'US Army, dans les services de contre-renseignement pour espionner l'Union soviétique. Seul Herbert Kappler fut jugé pour le massacre des Fosses ardéatines.

Au début des années 1990, le capitaine Erich Priebke, qui avait assisté Karl Hass dans les exécutions, a été découvert en Argentine par la télévision américaine ; il fut par la suite extradé en Italie. En échange de l'immunité, Karl Hass est revenu en l'Italie pour témoigner contre son ancien collègue SS.

Cependant, la nuit précédant son témoignage, Hass a décidé de partir, malgré sa promesse de témoigner, et tenté de se sauver de sa chambre d'hôtel. Il s'est sérieusement blessé après avoir glissé et être tombé du balcon. Admis à l'hôpital, il y a finalement donné son témoignage aux fonctionnaires de la cour.

Karl Hass a admis avoir exécuté deux civils mais s'est défendu en prétendant avoir agi sur ordre. Cette stratégie de défense est invalidée depuis le Procès de Nuremberg (Article 8 des statuts du Tribunal militaire international de Nuremberg).

Sa tentative de fuite a entraîné la perte de son immunité légale de poursuite, et il a finalement été traduit en justice. Jugé et condamné pour ses crimes, il a été condamné à la prison à vie en 1998.

En raison de son âge avancé et de sa santé, Hass n'a pas été détenu en cellule mais placé en résidence surveillée dans une maison de retraite dans sa région préférée de la Suisse, où il avait résidé pendant quelques années après la guerre. Karl Hass a passé ses dernières années dans les Alpes suisses, non loin de sa fille qui lui a rendu visite régulièrement de sa maison à Genève.