Jean-Baptiste Antoine Marcellin de Marbot

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Jean Baptiste Antoine Marcellin de Marbot
Marbot en colonel du 23e chasseurs en 1812
Marbot en colonel du 23e chasseurs en 1812

Surnom Marcellin de Marbot
Naissance 18 août 1782
Altillac
Décès 16 novembre 1854 (à 72 ans)
Paris
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Arme Cavalerie
Grade Lieutenant général
Années de service 17991848
Faits d'armes Bataille de Marengo
Bataille d'Essling
Bataille d'Eylau
siège de Saragosse
Siège d'Anvers
Distinctions Légion d'honneur
(Grand officier)
Autres fonctions Membre de la Chambre des pairs
Famille Fils de Jean-Antoine Marbot
Frère de Antoine Adolphe Marcelin Marbot
Cousin de François Certain Canrobert

Jean Baptiste Antoine Marcellin de Marbot, baron de Marbot, plus communément appelé Marcellin de Marbot, né le 18 août 1782 à Altillac, mort le 16 novembre 1854 à Paris, est un colonel de Napoléon devenu général lors des cent jours. Il a inspiré Conan Doyle et publié ses Mémoires.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Jean Baptiste Antoine Marcellin, naît au château de La Rivière, à Altillac, sur les rives de la Dordogne. Il est issu d'une ancienne famille de noblesse militaire du Quercy. Son père, Jean-Antoine Marbot, a 4 fils dont 2 seulement survivront : Antoine Adolphe Marcellin Marbot (1781-1844), l'aîné, maréchal de camp (sous Louis-Philippe) et Jean Baptiste Antoine Marcellin, le cadet. Son grand-père et son arrière-grand-père étaient fils uniques.

Statue du Général Marbot à Beaulieu-sur-Dordogne

Après des études au collège de Sorèze (1793-1798)[1], il s’engage comme volontaire le 3 septembre 1799 au 1er régiment de hussards Bercheny commandé par son père. Affecté à la brigade du général Séras, il est nommé maréchal des logis par celui-ci à l'issue d'un brillant fait d'armes[2]. Sous lieutenant le 10 nivôse an VII (décembre 1799)[3], il participe à la bataille de Marengo et au siège de Gênes, au cours duquel son père meurt[4].

Officier d'ordonnance d'Augereau lors de la campagne de 1805, il se distingue à la bataille d'Austerlitz. Capitaine en 1807, il est blessé à la bataille d'Eylau en portant un ordre. Passé dans l'état-major du maréchal Lannes en 1808, puis dans celui du corps de Masséna en 1809, il participe aux deux premières campagnes d'Espagne, où il est blessé à Agreda et à la prise de Saragosse. Fait chevalier de l'Empire le 12 novembre 1811 et colonel du 23e régiment de chasseurs à cheval en 1812, il prend part à la campagne de Russie, se signalant à l'occasion de plusieurs batailles. Chargé de la protection du passage de la Bérézina, il est blessé de deux coups de lance à Jacobowo, puis de nouveau à la bataille de Leipzig et à Hanau.

Pendant les Cent-Jours, il rallie Valenciennes à l'Empereur et contraint le gouverneur, le général Dubreton, qui voulait livrer la ville aux Anglais, à lui remettre la ville. À la tête du 7e de Hussards, Napoléon le nomme général de brigade la veille de la bataille de Waterloo. Blessé en chargeant les carrés anglais à la tête de son ancien régiment, il est compris dans la liste des bannis le 24 juillet 1815.

Retiré en Allemagne, il rentre en France en 1819. Il reçoit alors le commandement du 8e régiment de chasseurs à cheval. Le duc d'Orléans (futur Louis-Philippe) le charge de l'éducation militaire de son fils aîné, le duc de Chartres, puis il est nommé aide de camp du comte de Paris. Après les Trois Glorieuses, il est promu maréchal de camp et participe au siège d'Anvers. Passé en Algérie, il assiste à l'expédition de Mascara en 1835 puis à celle des Portes de Fer en 1839 et à la prise de Mouzaïa en 1840. Élevé au grade de lieutenant-général des armées le 4 octobre 1838, il entre au comité de cavalerie en 1844, avant d'être nommé pair de France le 6 avril 1845.

Le 8 juin 1848, il est mis d'office à la retraite et se retire de la vie publique.

Il est le cousin du maréchal Canrobert, qui s'illustre sous le Second Empire.

Les Mémoires de Marbot constituent un remarquable témoignage sur l'épopée napoléonienne. Dans son testament, Napoléon destinait un legs à Marbot pour l'encourager "à continuer à écrire pour la défense et la gloire des armées françaises et à en confondre les calomniateurs et les apostats"[5].

Commandeur de la Légion d'honneur le 21 mars 1831, Marbot fut nommé, grand officier le 30 avril 1836.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il a laissé des Mémoires du Général Baron de Marbot, en 3 volumes, éditées chez Plon en 1891. Très célèbres, ils retracent, de façon parfois enjolivée, son rôle dans les guerres napoléoniennes. Ils sont consultables sur Gallica[6].

Portrait du Général Marbot.

Il a également publié plusieurs ouvrages de son vivant :

Remarques critiques sur l'ouvrage de M. le lieutenant-général Rogniat, intitulé : Considérations sur l'art de la guerre, 1820
De la nécessité d'augmenter les forces militaires de la France et moyen de le faire au meilleur marché possible, 1825

Enfin, il a rédigé l'article « cavalerie » de l’Encyclopédie moderne et collaboré au Spectateur militaire.

Dans la littérature populaire[modifier | modifier le code]

Marbot a inspiré à Conan Doyle le personnage du brigadier Gérard dans Les exploits du brigadier Gérard (1902)[7].

Une série bande-dessinée est librement inspirée des mémoires de Marbot[8].

Marbot est un des personnages principaux dans la saga du Fleuve de l'éternité de Philip José Farmer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marbot, Mémoires, Plon, 1891, tome 1, p. 28-31.
  2. Ibid., p. 74-81.
  3. Ibid., p. 90
  4. Jean-Antoine Marbot, général de division, meurt de ses blessures et du typhus durant le siège de Gênes, où il était enfermé avec Masséna
  5. Cette phrase est placée en exergue des Mémoires de Marbot.
  6. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k202272q
  7. Hesketh Pearson, Conan Doyle, His Life and Art, Methuen, 1943, 193 pages, chapitre VIII « The Brigadier », p. 113 et alii.
  8. http://www.bd-marbot.net

Liens externes[modifier | modifier le code]

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