Bataille de Znaïm

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Bataille de Znaïm
Informations générales
Date 10 et 11 juillet 1809
Lieu Proximité de Znojmo (République tchèque)
Issue Cessez-le-feu
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Flag of the Habsburg Monarchy.svg Empire d'Autriche
Commandants
Auguste Marmont Charles Louis d'Autriche
Forces en présence
10 000 hommes en début d'affrontement
puis 30 000 en fin d'affrontement
47 000 hommes
Pertes
3 100 morts ou blessés 5 300 morts ou blessés
Cinquième coalition
Batailles
Campagne d'Allemagne et d'Autriche

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La bataille de Znaïm (aujourd'hui Znojmo, en République tchèque, à environ 90 km au nord-ouest de Vienne) eut lieu les 10 et 11 juillet 1809 entre les forces autrichiennes de l'archiduc Charles et l'armée française du général Marmont).

Contexte[modifier | modifier le code]

Battue à Wagram le 7 juillet précédent, l'armée de l'archiduc Charles retraite vers la Moravie. Marmont, à la tête de l'armée de Dalmatie, qui devient pour la circonstance le 11e corps de l'armée d'Allemagne, se voit au soir du 7 juillet chargé par Napoléon Ier de lui couper la route à Znaïm, sur la rivière Thaya.

La bataille[modifier | modifier le code]

Il est 11 heures lorsque Marmont arrivé devant Znaïm pour constater que son adversaire l'a devancé. Néanmoins, et malgré l'infériorité numérique (environ 47 000 Autrichiens contre 10 000 Français environ), il passe à l'attaque pour tenter de stopper la retraite ennemie, comme le veulent les ordres reçus, sans toutefois pouvoir empêcher la poursuite de la retraite des Autrichiens.

Le lendemain, 11 juillet, alors que la situation de Marmont est délicate, arrive Masséna à la tête du 4e corps et d'une batterie qui oblige les Autrichiens qui défendaient le pont sur la Thaya à se replier. Sur le coup des 10 heures, arrive Napoléon qui ordonne à Marmont d'attaquer sur trois colonnes de façon à faciliter le débouché de Masséna sur la rive gauche. Mais à 14 heures ces trois attaques ont échoué.

De son côté, Masséna, après avoir refoulé une partie de l'armée autrichienne, a atteint le faubourg de Znaïm, qui est l'enjeu de violents combats. Vers 19 heures, Marmont parvient enfin à se relier à Masséna, mais le centre français n'a pas pu progresser. Le général Guyot écrit dans son journal :

Znaïm, petite ville de Moravie en pays montueux et vignoble. Les Autrichiens sont dans la ville et sur les hauteurs qui la couvrent en s'étendant sur Brünn ; ils y ont 80 000 hommes restant de leur armée. Hier, le général Marmont avec 15 000 hommes s'est emparé malgré eux de positions très belles. Ce soir toute notre armée se met en ligne sur une belle position ; demain il y aura probablement une bataille.[1]

Cependant, l'archiduc Charles propose un cessez-le-feu qui sera accepté par Napoléon jugeant son armée trop affaiblie pour livrer à nouveau bataille.

Conséquences[modifier | modifier le code]

C'est la fin de la campagne de 1809, mais pas de la cinquième coalition. L'armistice qui sera signé le 12 juillet ne fait que suspendre les hostilités jusqu'à la conclusion de la paix. Celle-ci se fera à Vienne le 14 octobre 1809 : le traité de Schönbrunn est désavantageux pour l'Autriche puisque celle-ci doit céder à la France la Carinthie, la Carniole, la Croatie maritime avec Fiume et l'Istrie avec Trieste. Salzbourg passait à la Bavière. D'autres cessions de territoires concernaient le Grand-Duché de Varsovie et la Russie.

Le lendemain de la bataille, Marmont sera fait maréchal d'Empire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Carnets de campagne du général comte Guyot (1999), libr. historique Teissèdre, (ISBN 2-912259-17-7)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Histoire de Napoléon - Jacques Marquet de Norvins - 1834
  • Mémoires de Massena rédigés d'après les documents qu'il a laissés … - par le général Koch - 1850