Histoire de la radio

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L'histoire de la radio accompagne l'histoire de la fin du XIXe siècle et celle du XXe siècle, grâce à une suite de découvertes et d'inventions qui en se complétant, ont abouti aux télécommunications modernes.

Sommaire

[modifier] Les précurseurs

L'invention de la radio est une œuvre collective, qui part de la découverte des ondes électromagnétiques, de l'invention du télégraphe, et aboutit aux premiers matériels utilisables pour communiquer sans fil :

[modifier] Les premières applications

Expérience de radio en 1918 à l'Université de New York
  • La première liaison commerciale transatlantique fonctionne en 1907 entre l'Irlande et Terre-Neuve.

Deux naufrages célèbres ont montré l'efficacité de la radio :

Vers 1913, Les premières bandes radios partagées entre services font leurs apparitions.

[modifier] La TSF

La TSF familiale

En 1920, les premiers programmes quotidiens de radiodiffusion débutent en Angleterre (Marconi company), aux États-Unis à Washington DC (KDKA) et Pittsburgh, ainsi qu'en URSS.

En décembre 1921 Radio Tour Eiffel diffuse un premier concert avec un émetteur de 900 W à la longueur d'onde de 2 650 m.

En octobre 1922, la Société française radio-électrique obtient l'autorisation d'effectuer, à titre expérimental, des émissions radiophoniques quotidiennes. À partir du 6 novembre 1922 sont organisés les concerts Radiola qui vont révéler la radiodiffusion au grand public. Les émissions Radiola sont effectuées par le poste radio-électrique de l'usine S.F.R. de Levallois avec une puissance d’émission de 2 kilowatts[9].

En 1925, la radio est utilisée pour la première fois pour une campagne électorale par Herbert Hoover.

En 1938 Orson Welles diffuse une émission de radio-réalité sur une attaque martienne, si réaliste que les auditeurs affolés descendent dans la rue. [10]

[modifier] La Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les laboratoires des belligérants perfectionnent des applications nouvelles :

Article détaillé : Histoire du radar.

Des milliers d'émetteurs-récepteurs mobiles équipent chars, avions et commandement. Le problème de l'alimentation en 12 V ou 24 V est résolu par le convertisseur tournant « dynamotor » ou par des convertisseurs à vibreurs et transformateurs.

Les radios servent de support à la propagande, comme la radio du Reich, la Großdeutscher Rundfunk, tandis que la BBC est écoutée pendant le couvre-feu, et transmet sur Radio Londres des informations codées vers la Résistance :

Deux slogans émis par la BBC:

et le fameux « appel du 18 Juin 1940 », du général De Gaulle font entrer la radiodiffusion dans l'histoire[11].

[modifier] Les années 1950

Radio 1950

Tandis que des milliers d'émetteurs et de récepteurs militaires déclassés permettent aux radioamateurs de s'équiper dans les « surplus », avec les « Fug » allemands et les « command set » américains, la radio se développe et le récepteur grand public se standardise :

Le récepteur « toutes ondes » couvrant GO[12], PO[13] et OC[14] est dans toutes les familles. C'est un superhétérodyne à 5 ou 6 tubes avec cadre orientable interne[15], une entrée « pick-up » pour écouter les premiers microsillons, un « œil magique » pour le réglage fin de la frequence, un cadran à aiguille et ficelle commandant un condensateur variable d'accord, une façade en tissus et bois vernis. Le cadran indique les noms des stations comme Radio Paris, Paris Inter, BBC, Radio-Luxembourg, etc alors qu'une aiguille désigne la station sélectionnée.

Les récepteurs « tous courants », sans transformateurs, sont plus légers et surtout, grâce à un jeu de tubes spéciaux à filament en série, peuvent être alimentés en 110 V continu. Certains quartiers de Paris ont encore en 1950 un secteur en courant continu.

Les tubes miniatures[16] remplacent les tubes octal, les auto-radio à tubes apparaissent, avec des mémoires mécaniques de stations.

[modifier] Le transistor

Un des premiers « transistors » en 1959

Les premiers postes à transistor dans les années 1960, vite appelés « transistors », permettent d'écouter la radio partout, en vacances, dans la rue, sur la plage, en « surboum », la radio n'est plus familiale mais individuelle.

Dans le monde professionnel, le transistor remplace d'abord progressivement les tubes, puis ouvre de nouveaux horizons : circuits intégrés, mobile, etc. L'histoire de la radio devient la radio moderne.

[modifier] Bibliographie

  • Vingt-cinq Années de T.S.F., Société Française Radio-Électrique, Paris 1935
  • Jean-François Remonté, Les Années Radio, L'Arpenteur, Paris 1989
  • Yves Fournier et Freddy Gardiol, Marconi et Salvan : à l'aube de la télégraphie sans fil, Porte-Plumes, Ayer, 2009

[modifier] Notes et références

  1. De la radio au Natel Sur le site fondation-marconi.ch
  2. Station Marconi Suisse HB9GM
  3. IEEE - IEEE History Center
  4. Jean-François Remonté, Les années radio, p. 7
  5. www.bellsystemmemorial.com/belllabs_transistor1.html
  6. le cuirassé Russe "AMIRAL D'APRAXINE" est retenu dans les glaces Sur le site f6ddr.fr
  7. Arrêté du 7 octobre 1904 Le Ministre du Commerce de l'Industrie et des Postes et Télégraphes arrête : La station radiotélégraphique d'Ouessant est ouverte à partir du 10 octobre 1904 à l'échange des correspondances privées avec les navires en mer.
  8. QUID 92 page 1151
  9. Vingt-cinq années de T.S.F., S.F.R., p.132-133.
  10. QUID 92 page 1152
  11. Dossier 18 juin - La radio diffusion en 1939 et 1940, par JP Claudel Sur le site charles-de-gaulle.org
  12. Grandes ondes
  13. Petites ondes
  14. Ondes courtes
  15. Antenne directrice permettant de mieux les ondes
  16. Deux fois plus petit que les premiers modèles

[modifier] Voir aussi

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