Radio-Paris

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la station de radio. Pour la diffusion radio à Paris, voir Radio à Paris.

Radio-Paris

Description de l'image  Radio-Paris 1941.png.
Présentation
Pays Drapeau de France France (1924-1940)
France occupée (1940-1944)
Siège social 79 boulevard Haussmann

75 Paris (1924-1933)


11 rue François Ier
75 Paris 8e (1933-1940)


116-118 avenue des Champs-Elysées

75 Paris 8e (1940-1944)
Propriétaire Compagnie Française de Radiophonie (1924-1933)

État (P.T.T.) (1933-1939)
Radiodiffusion nationale (1939-1940)

Propaganda-Abteilung Frankreich (1940-1944)
Langue Français
Statut Généraliste locale privée (1924-1933)
Généraliste nationale publique (1933-1940)
Historique
Ancien nom Radiola
Création 29 mars 1924
Disparition 17 août 1944 à 14h45
Diffusion
AM Grandes ondes sur 1 648 m (80 kW)

Radio-Paris était la première station de radio parisienne commerciale privée jusqu'au 17 décembre 1933, puis une chaîne de radio nationale publique française jusqu'au 17 juin 1940. Sa dénomination est récupérée par la Propaganda Abteilung Frankreich pour sa chaîne de radio de propagande diffusée dans la France occupée du 18 juillet 1940 au 18 août 1944.

Sommaire

Histoire [modifier]

De Radiola à Radio-Paris [modifier]

La station est fondée le 6 novembre 1922 sous le nom de Radiola par la Compagnie générale de la télégraphie sans fil (CSF). Elle est la première station de radio privée à émettre en France, sur la région parisienne uniquement, depuis un émetteur situé dans la cour de l'usine de la Société Française Radioélectrique (SFR) à Levallois-Perret.

Rachetée par un regroupement d'actionnaires dont Havas, Gaumont, la « Compagnie des Lampes » et quelques banques d'investissement comme la Banque de Paris et des Pays-Bas, Radiola devient Radio-Paris le 29 mars 1924 et change de site d'émission, qui passe à Clichy La Garenne, tout en augmentant sa puissance d'émission dans les années qui suivent. Son programme plutôt riche et varié et la qualité de ses émissions contribuent rapidement à son succès d'audience, ce qui amène l'État à s'intéresser à son rachat. Sous le surnom de Jaboune, Jean Nohain y fait ses débuts avec une émission pour la jeunesse. La publicité diffusée à l'antenne est confiée à « Avenir-Publicité » puis à « Information et Publicité » (IP).

Le Poste National [modifier]

Radio-Paris est nationalisée le 17 décembre 1933 et intégrée au réseau d'État sous le nom de Poste National Radio-Paris aux côtés de Radio Tour Eiffel et Radio PTT. Les anciens propriétaires de Radio-Paris, à qui l'État vient de racheter la radio pour douze millions de francs, réinvestissent une partie de leur bénéfice dans la création de Radio Luxembourg.

De par sa programmation de qualité, Radio-Paris s'impose immédiatement comme la station vedette de la radiodiffusion d'État. Un décret du 1er janvier 1934 supprime les émissions religieuses du Poste National Radio-Paris qui perd une partie de ce qui avait fait le succès de la station privée, alourdie par une administration des P.T.T. qui gère la station sans grande efficacité.

L'État fait construire un centre émetteur de très grande puissance situé à Allouis dans le centre de la France. Dès sa mise en service en 1938, la longueur d'onde de 1 648 m en grandes ondes attribuée à la France diffuse le Poste National Radio-Paris. La station est audible dans une grande partie de l'Europe.

Le Poste National Radio-Paris change d'autorité de tutelle le 29 juillet 1939, passant de l'administration des Postes, télégraphes et téléphones (P.T.T.) à celle de la Radiodiffusion Française Nationale (RN) nouvellement créée, qui groupe tous les services de la radiodiffusion publique sous son autorité unique.

Alors que Paris est occupé par les Allemands dès le 14 juin 1940 et que toutes les stations parisiennes ont cessé d'émettre le 13 juin, le Poste National Radio-Paris, dont l'émetteur n'est pas situé en région parisienne, ne cesse d'émettre que le 17 juin 1940 lors de la demande d'armistice.

La radio de propagande de la Propaganda Abteilung Frankreich [modifier]

À la signature de l’armistice, les émetteurs situés en zone occupée passent sous contrôle allemand ainsi que les moyens techniques de cinq stations de radio d'avant-guerre (les deux postes privés Le Poste Parisien et Radio Cité, et les trois postes d’État Radio Tour Eiffel, Radio PTT, et le Poste national Radio-Paris) qui sont regroupés en réseau pour diffuser un même programme dès le 5 juillet 1940. Les studios des Champs-Élysées de l'ancien Poste Parisien sont réquisitionnés et affectés à cette nouvelle radio placée sous la direction de la Propaganda Abteilung Frankreich, organisme mis en place dès le 18 juillet 1940 par le commandement militaire allemand afin de contrôler et de censurer la presse écrite, la radiodiffusion, la littérature, le cinéma et l'ensemble des manifestations culturelles et bénéficie de larges moyens. Cette nouvelle radio, placée sous l'autorité du Docteur Bofinger, prend le nom de « Radio-Paris » afin de profiter de l'aura de l'ancienne première radio nationale d'avant-guerre et de créer une confusion volontaire dans l'esprit des auditeurs destinée à faciliter le rôle de propagande que la Propaganda Abteilung Frankreich entend lui faire jouer pendant toute la Seconde Guerre mondiale. Ses moyens financiers importants lui permettent de proposer une programmation de grande audience, élaborée et distrayante, où les émissions musicales occupent une place prépondérante. Tino Rossi et Maurice Chevalier[1] chantent à son micro et le réputé grand orchestre de Radio-Paris, dirigé par Jo Bouillon, participe au succès de la station. Cette radio allemande de propagande en langue française recrute de nombreux journalistes collaborationnistes français. Parmi ses principaux orateurs, on peut citer Jean Hérold-Paquis, membre du PPF et du comité d'honneur de la Waffen SS qui ponctue sa chronique militaire quotidienne par le slogan : « Et l'Angleterre comme Carthage, sera détruite », René-Louis Jolivet, Robert de Beauplan, Jean Lousteau, Pierre Ducrocq, Alain de Berthois, Jean-Henri Azéma ou encore le milicien Philippe Henriot. À travers ses éditoriaux et ses émissions politiques, Radio-Paris diffuse une propagande en faveur de la collaboration et d’une Europe nouvelle. Ainsi, des journalistes allemands viennent s'exprimer au micro de Radio-Paris, comme le Docteur Friedrich, qui débute en avril 1941 son émission Un journaliste allemand vous parle diffusée chaque dimanche à 20 h 45.

En avril 1941 est lancé le magazine hebdomadaire Les Ondes, qui donne dans le détail pour chaque journée les programmes de Radio-Paris et des reportages sur les vedettes parlant au micro.

Une « guerre des ondes » s'engage avec la BBC au micro de laquelle la France libre dénonce en plusieurs langues la vraie nature de Radio-Paris. C'est cette collaboration qui a popularisé, avec la voix de Pierre Dac, la ritournelle « Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand » sur l'air de la Cucaracha, diffusée sur les émissions françaises de la BBC[2]. Radio-Paris devient un symbole de la censure sous l'occupation allemande en France.

À compter de 1943 et du regroupement des services de la radio à Paris, Radio-Paris est la seule radio nationale française.

La Propaganda Abteilung Frankreich met en place le 1er février 1944 une nouvelle radio de propagande d'information en continu, L'Information permanente, diffusée depuis l'émetteur de la Tour Eiffel sur la longueur d'onde (Ondes moyennes) de 206 m (Ondes moyennes), et dont la rédaction, qui dépend de Radio-Paris, s'installe au 114 avenue des Champs-Élysées.

Dès août 1944, l'occupant allemand prépare la retraite de Paris face à l'avancée des Alliés. Radio-Paris vit ses dernières heures et son studio du 116-118 avenue des Champs-Élysées se désertifie. La plupart des vedettes de la station ont disparu dans la nature après avoir touché leur cachet et quinze personnes, dont le Dr Böhfinger, sont candidates pour fuir vers Baden-Baden, à l'invitation de Goebbels ; les autres décidant de se débrouiller. En ce matin du jeudi 17 août, Botto, l'homme à tout faire de Radio-Paris, brûle sans arrêt les archives de la station dont les flammèches s'abattent sur les Champs-Élysées. À 9 heures, un speaker allemand anonyme fait une dernière déclaration en français au micro de Radio-Paris dans laquelle il annonce la victoire finale de l'Allemagne grâce à une arme secrète. À 10 heures, une note de service avise les candidats au départ qu'ils doivent amener d'urgence leurs bagages au poste d'émission. Le matériel est emballé, tout est prêt, on paiera demain le personnel, à titre de précaution, dit-on. Radio-Paris cesse ses émissions le 17 août 1944 à 14 h 45. Le 18 août à minuit quinze, la station reçoit un coup de téléphone de son grand patron, le Dr Böhfinger, qui explique qu'il ne revient plus, que chacun doit se débrouiller comme il peut et qu'il faut partir d'urgence. À 7 heures du matin, Jean Loustau pleure dans la salle de rédaction et part dans une voiture de SS. Devant Radio-Paris, c'est l'émeute : le personnel, les artistes ont trouvé la porte close et la caisse vide ; à l'intérieur, c'est le pillage, les miliciens volent et revendent le matériel ; la grosse caisse de l'orchestre Jo Bouillon cherche en vain son instrument. Le chef du service de sécurité, Fischer, ivre-mort, tire à coups de mitraillette dans les studios d'émission. À 13 heures, Radio-Paris brûle, mais les pompiers éteignent le feu[3].

Les locaux de Radio-Paris sont libérés le soir du 20 août 1944 par le « Groupe Dauvergne », sous la direction de Jacques Magne, et un commando formé de policiers du mouvement « Résistance Police » qui prennent possession des studios, avenue des Champs-Élysées, sans rencontrer de résistance de la part des quelques Allemands encore en poste pour les garder. Les FFI du Groupe d'Auvergne remettent en état les installations techniques de Radio-Paris et diffusent dès le 22 août 1944 à 20 h 45 leur radio, nommée Paris National, qui émet jusqu'au 24 août 1944. Jean Guignebert, directeur de la Radiodiffusion de la Nation française, met fin à cette diffusion afin d'appuyer la légitimité de la seule radio nationale libre officiellement reconnue, la Radiodiffusion de la Nation française, qui vient occuper les anciens locaux de Radio-Paris dès le 26 août 1944.

Identité visuelle [modifier]

Logos [modifier]

Organisation [modifier]

Dirigeants [modifier]

Directeurs
  • Émile Girardeau : 29 mars 1924 - 17 décembre 1933
  • Marcel Pellenc : 17 décembre 1933 - 28 janvier 1937
  • Pierre Fénélon : 21 janvier 1939 - 19 août 1939
  • Léon Brillouin : 20 août 1939 - 17 juin 1940
  • Alfred Böhfinger : 5 juillet 1940 - 15 août 1944

Sièges [modifier]

Le premier siège de Radio-Paris est situé au 79 boulevard Haussmann à Paris dans les locaux de la société Radiola. Suite à sa nationalisation en 1933, l'administration des P.T.T. installe la station au 11 rue François Ier dans le 8e arrondissement.

La Propaganda Abteilung Frankreich relance la station en juillet 1940 depuis les anciens studios et l'émetteur réquisitionnés du Poste Parisien situés au 116-118 avenue des Champs-Élysées dans le 8e arrondissement.

Programmes [modifier]

La station privée Radio-Paris a bâti sa réputation sur des programmes de haute qualité mêlant information, théâtre radiophonique, émissions lyriques, variété, musique classique, littérature, sport et histoire. Cette programmation est conservée par le Poste national. Les bulletins d'information comprennent de nombreux reportages sérieux assurés en collaboration avec certains journaux quotidiens et avec l'Agence Havas. La mise en place d'une direction des émissions dramatiques permet de développer le théâtre radiophonique, de même que la direction de la musique instaure plusieurs orchestres maison pour les émissions lyriques (Jo Bouillon et son orchestre font la joie des auditeurs de Radio-Paris la nuit en 1938-1939). Le programme est varié, généraliste et plus culturel que celui des autres stations privées de l'époque : on y trouve peu de jeux et d'émissions publiques, peu de chansonniers et de musique légère et pas de comédies.

Jeudi 20 avril 1939 :

  • 20 h 30 : orchestre national sous la direction d'Inghelbrecht, symphonie en mi bémol (Mozart), concerto pour violoncelle et orchestre (Saint-Saëns), En forêt (P. Ladmirault), Le Livre d'Or (Inghelbrecht), Le vaisseau fantôme, ouverture (Wagner).
  • 21 h 50 : informations.

Dimanche 23 avril 1939 :

  • 20 h  : informations
  • 20 h 30 : concert symphonique sous la direction de Manuel Rosenthal : hommage à la mémoire de Maurice Emmanuel
  • 21 h 30 : chronique sportive par M. Fleury
  • 22 h 30 : disques
  • 22 h 45 : informations
  • 23 h : Jo Bouillon et son orchestre.

Mercredi 26 avril 1939  :

  • 20 h : journal
  • 20 h 30 : Paris-Printemps, revue de Clerouc, avec MM. Arnoult, Rousseau, Camus et Mmes Ristouri, Simon, Emlyn, Montage, orchestre Jo Bouillon
  • 21 h 30 : Les devinettes sonores, concert radiophonique présenté par M. Colline
  • 22 h : concert, sous la direction de Clergue
  • 22 h 45 : informations
  • 23 h : disques.

Dimanche 30 avril 1939 :

  • 20 h : journal
  • 20 h30 : concert sous la direction de Clergue : Mozart, Dvorak...
  • 21 h30 : programme sonore
  • 22 h30 : disques : chants d'amour
  • 22 h45 : informations
  • 23 h : Jo Bouillon et son orchestre.

22 juin 1941 (jour de l'attaque de l'URSS par l'Allemagne) :

  • 8 h  : Radio-journal de Paris (premier bulletin)
  • 8 h 15 : bulletin d'informations de la Radiodiffusion nationale française
  • 8 h 30 : orgues et chœurs
  • 9 h  : répétition de la présentation des marches choisies pour le concours musical
  • 10 h  : le trait d'union du travail
  • 10 h 15 : historiettes a bâtons rompus (anecdotes historiques)
  • 10 h 30 : Jean Sablon
  • 10 h 45 : La recherche de L’âme française
  • 11 h 15 : nos solistes Monique de La Bruchollerie (piano) Dominique Blot (vision)
  • 11 h 45 : bulletin d'informations de la Radiodiffusion nationale française
  • 12 h  : déjeuner-concert (avec l'orchestre de Radio-Paris sous la direction de Louis Poubestier)
  • 12 h 30 : Cinq minutes de poésie (avec Charlotte Lydia)
  • 12 h 35 : salle du déjeuner-concert
  • 13 h  : Radio-journal de Paris (deuxième bulletin)
  • 13 h 15 : Radio-Paris music-hall (avec Raymond Legrand et son orchestre et Ninon Guérald)
  • 13 h 35 : La tribune de midi
  • 13 h 40 : suite de Radio-Paris music-hall
  • 14 h  : revue de la presse du Radio-journal de Paris
  • 14 h 15 : pour nos jeunes (le guignol à Radio Paris)
  • 14 h 45 : Charles Panzéra (au piano d'accompagnement : Mme C. Panzera) : La Belle Meunière
  • 15 h  : Pensées nouvelles pour de jours nouveaux, « La communauté et le sens mystique »
  • 15 h 15 : Barnabás von Géczy (de)
  • 15 h 30 : Radio-journal de Paris troisième bulletin)
  • 16 h  : festival Richard Wagner
  • 17 h  : Poil de carotte (comédie de Jules Renard)
  • 17 h 45 : quelques chansons
  • 18 h 15 : l'orchestre Van de Walle
  • 18 h 45 : l’actualité sportive
  • 19 h : La Fille de madame Angot de Lecocq (sélection radiophonique avec André Bougé)
  • 19 h 40 : La Rose des vents
  • 19 h 50 : concours (du Centre d'initiatives contre le chômage)
  • 20 h : Radio-journal de Paris (dernier bulletin)
  • 20 h 15 : cocktail d'orchestres
  • 20 h 45 : Le docteur Friedrich vous parle...
  • 21 h : fin d'émission

Diffusion [modifier]

Radio-Paris était d'abord diffusée uniquement en région parisienne depuis un émetteur de faible puissance situé au 84 rue du Landry à Clichy La Garenne. La station occupe la longueur d'onde 1 780 m grandes ondes (2 kW) de 1924 à 1925, 1 750 m GO (5 kW) de 1925 à 1928, 1 765 m GO (5 kW) de 1928 à 1929, 1 724 m GO (12 kW) de 1929 à 1930, puis 1 724,1 m GO (17 kW) de 1930 à 1931.

En 1931, la Compagnie Française de Radiophonie (CFR) fait construire pour Radio-Paris un nouvel émetteur au lieudit La Ferme de Châtillon, à Saint-Rémy-l'Honoré (près des Essarts-le-Roi en Seine-et-Oise) formé d'une antenne horizontale, qui s'enroule telle une toile d'araignée, entreportée par trois pylônes de 210 mètres de hauteur et distants d'environ 350 mètres et qui émet sur 1 725 m GO (174 kHz) à une puissance de 15 kW de 1931 à 1933, qui passe à 75 kW de 1933 à 1934. Radio-Paris adopte sa longueur d'onde définitive de 1 648 m GO (75 kW) en 1934[4].

La mise en service en 1938 par l'administration des P.T.T. du centre émetteur ondes longues d'Allouis, baptisé le « National » et qui est constitué de deux émetteurs de 450 kW et de quatre pylônes supports d'antennes hauts de 250 mètres, permet à Radio-Paris, fraîchement nationalisée, de rayonner à une puissance de 900 kW (ci qui en fait l'émetteur le plus puissant du monde)[4] sur sa longueur d'onde de 1 648 m GO sur tout le territoire national et une partie de l'Europe occidentale de 1936 à 1940.

La version allemande de Radio-Paris bénéficie des émetteurs en ondes moyennes réquisitionnés des cinq radios parisiennes d'avant-guerre qui forment son réseau. Elle est ainsi diffusée sur 312,8 m (émetteur de Limours du Poste Parisien) et sur 431,7 m (émetteur de Villebon-sur-Yvette de Radio PTT). Les émetteurs régionaux en ondes moyennes de la zone occupée sont tous remis en état de fonctionnement par l'armée allemande et permettent à Radio-Paris d'être relayée par l'émetteur de Rennes Alma à partir du 5 juillet 1940 (OM 288,6 m), de Rennes Thourie sur 431,7 m, de Louvetot (ex Radio Normandie) sur 274 m, puis par l'émetteur de Bordeaux Néac dès le 7 juillet 1940 (OM 278,6 m) et celui de Bordeaux SO sur 219,6 m pour le Sud de la France. La nuit, Radio-Paris émet sur une onde synchronisée sur 312,8 m sur tous ses émetteurs ondes moyennes.

L'émetteur grandes ondes d'Allouis est remis en service par les Allemands le 27 juillet 1940. Radio-Paris y est diffusée sur son ancienne fréquence de 1 648 m. À partir du 15 février 1942, l'émetteur ondes longues diffuse le même programme que sur ondes moyennes de h à 20 h 15, un programme musical différent des OM de 20 h 15 à 22 h, puis reprend le bulletin d'informations des OM de 22 h à 22 h 15. La Résistance fait sauter l'émetteur ondes longues d'Allouis le 9 mai 1942, endommageant partiellement les installations et rendant inaudible Radio-Paris pour une partie de la France pendant quelques jours. À partir de l'été 1942, Radio-Paris semble ne plus utiliser les grandes ondes, dont l'un des émetteurs est consacré au brouillage des émissions grandes ondes de la BBC sur 1 500 m. En 1943, la longueur d'onde de 1 648 m GO est affecté au relais de la Deutche Europasender West de la radiodiffusion allemande. Le centre ondes longues d'Allouis est dynamité et complètement détruit par les Allemands en retraite le 17 août 1944.

Notes et références [modifier]

  1. Maurice Chevalier chante dans les studios de Radio Paris, Les Actualités mondiales, septembre 1941
  2. Cette ritournelle est de Jean Oberlé et fut chantée, entre autres à cette époque, par Pierre Dac.
  3. « La victoire de Paris est en marche ! », Le Parisien Libéré - no 1 du mardi 22 août 1944.
  4. a et b Thierry Vignaud, Émetteurs de radiodiffusion et Télévision.

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]