Charles Wheatstone
Charles Wheatstone
Charles Wheatstone
| Naissance | 6 février 1802 Gloucester (Angleterre) |
|---|---|
| Décès | 19 octobre 1875 Paris (France) |
| Nationalité | |
| Champs | Physique |
| Renommé pour | le pont de Wheatstone |
Charles Wheatstone est un physicien et inventeur anglais, né le 6 février 1802 à Barnswood près de Gloucester et mort à Paris le 19 octobre 1875.
On lui doit notamment :
- le concertina anglais ;
- un des premiers microphones ;
- le pont de Wheatstone ;
- le stéréoscope à miroirs et le principe même de la stéréoscopie (1838) ;
- le premier télégraphe électrique, de Londres à Birmingham (1838).
Il fut lauréat de la Royal Medal en 1840 et 1843, et de la Médaille Copley en 1868.
Sommaire |
Le premier télégraphe électrique[modifier]
Wheatstone mit en place en 1836, au nord de Londres, la première liaison télégraphique filaire (2 km). Ce télégraphe filaire était un système d'aiguilles aimantées se dirigeant vers des lettres via un courant électrique. Il découlait directement des travaux d'André-Marie Ampère sur l'électroaimant.
La stéréoscopie et les premières images en relief[modifier]
Il décrivit pour la première fois, en 1838, le principe de la perception du relief grâce à la vision binoculaire (également stéréoscopie ou stereopsis)[1]. Il conçut aussitôt des couples stéréoscopiques de dessins, puis de photographies stéréoscopiques et inventa l'appareil permettant de les observer en relief : le stéréoscope. Ce premier modèle comportait deux miroirs à angle droit, bientôt suivi d'un modèle plus agréable à deux oculaires, en collaboration avec David Brewster qui le diffusa largement.
Il a également introduit le pseudoscope (dont il a tiré le nom du grec ψευδίς σκοπειν) en 1852[2]
Autres expériences[modifier]
Il a tenté, sans réel succès, de mesurer la vitesse du courant dans un circuit électrique. Son dispositif, faisant appel à des miroirs tournants, fut par la suite réutilisé par Foucault et Fizeau dans des expériences de mesure de la vitesse de la lumière.
Publications[modifier]
- Physiologie de la vision (1852)
- Le Microscope binoculaire (1853)
- La Progression arithmétique (1855)
Sources, références[modifier]
- Contributions to the Physiology of Vision.—Part the First. On some remarkable, and hitherto unobserved, Phenomena of Binocular Vision. By CHARLES WHEATSTONE, F.R.S., Professor of Experimental Philosophy in King's College, London. Received and Read June 21, 1838.
- Wheatstone's 1852 Bakerian Lecture "Contributions to the Physiology of Vision. – Part the Second. On some remarkable, and hitherto unobserved, Phenomena of Binocular Vision (continued).