Aldegonde de Maubeuge

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sainte Aldegonde et Aldegonde.
Statue d'Aldegonde de Maubeuge à Hautmont.
Armoiries d'Alken, commune du Limbourg belge, représentant sainte Aldegonde.

Aldegonde de Maubeuge (en latin Adelgundis) ou Sainte Aldegonde, née à Cousolre vers 630 et morte en 684 dans le cloître mixte de Maubeuge qu'elle fonda au bord de la Sambre.

C'est une sainte chrétienne fêtée le 30 janvier[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Aldegonde était la fille de Walbert (Waldebertus), régent de Clotaire II dans la région de la Sambre et de la Meuse, et de Bertille (Bertilla) de Thuringe. Sa sœur était sainte Waudru.

Elle quitta la maison natale et se convertit au christianisme sous Saint Amand.

Elle fonda le cloître mixte de Maubeuge où elle se retire en 659. Les travaux ne seront terminés qu'en 661, date à laquelle, elle devint la première abbesse. Elle y mourut le 30 janvier 684, probablement d'une tumeur cancéreuse[2].

Aldetrude (Adeltrudis), puis Madelberte, ses nièces, lui succédèrent.

Notoriété[modifier | modifier le code]

Plusieurs paroisses portent son nom, dont Sainte Aldegonde en Val de Sambre[3], dans le diocèse de Cambrai.

On invoque sainte Aldegonde contre la mort subite et les maladies contagieuses, les maux de tête, les crampes, chancres, contre la fièvre. Outre la guérison des cancers, on la prie pour que les enfants marchent sans difficultés. À la belle saison, on peut voir des bébés faire leurs premiers pas dans le faubourg Sainte-Aldegonde à Maubeuge.

L'église Saints Pierre et Paul abrite, dans le centre de Maubeuge, le trésor de la sainte, dont un remarquable reliquaire du XVe siècle, une crosse et des bannières qui servaient aux processions.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Aldegonde est représentée avec un livre dans une main et une crosse dans l'autre.

Lieux d'invocation[modifier | modifier le code]

En Belgique, des églises sont consacrées à sainte Aldegonde à Hérinnes, Baisieux, Écaussinnes-Lalaing, Froidchapelle, Mont-Sainte-Aldegonde, Noirchain et Rance. En France, le lieu principal de culte est Maubeuge.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Paul Bertrand, « Études d'hagiographie hainuyère. L'exemple du « cycle de Maubeuge » : un état de la question », dans Le Moyen Age, De Boeck Université, tome CVII, (2001/3-4), p. 537-546 (ISBN 2-8041-3657-4) [lire en ligne][4] (article téléchargeable en PDF)
  • Anne-Marie Helvétius, Abbayes, évêques et laïques. Une politique du pouvoir en Hainaut au Moyen Âge (VIIe-XIe siècles), Crédit Communal, Bruxelles, 1994 (ISBN 2-87193-206-9)
  • Léon van der Essen, Le siècle des Saints (625-739). Etude sur les origines de la Belgique chrétienne, La Renaissance du Livre, Bruxelles, 1942
  • François CARON, Entre noblesse et dévotion, aspects prosopographiques du Chapitre noble des chanoinesses de Sainte-Aldegonde à Maubeuge, in « La vie religieuse (formation, culte, réalisations, bâtiments) dans la région du Nord », actes du 45e congrès de la Fédération des Sociétés savantes du Nord de la France, Saint-Omer, 17 octobre 2004, Mémoires de la Société académique des antiquaires de la Morinie, tome 43, 3e trimestre 2005, p. 9-20.
  • François CARON, 1946 : Entre noblesse et dévotion, aspects prosopographiques du Chapitre noble des chanoinesses de Sainte-Aldegonde à Maubeuge, L'Oreiller du Roy - no 5, juin 2010, p. 18-57.
  • Jean-Luc Dubart, Les saints guérisseurs de Picardie, traditions locales, tomes I, II, III, IV, V, Abeditions, Ath, 1996-2001.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nominis : Sainte Aldegonde
  2. D’après Jacques de Guyse et Jean Wauquelin (trad. Jean Wauquelin), Chroniques de Hainaut [« Annales historiae illustrium principum Hannoniae »], vol. 7, Paris, Sautelet et Cie,‎ 1444 (réimpr. 1829), « 44 - Quod b. Aldegundis passa fuit cancrum in mamilla »
  3. sainte-aldegonde.com
  4. Sur 242 revues de sciences humaines et sociales