Doloire

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La doloire est un ancien instrument tranchant.

Doloire de droite.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le verbe doler, qui signifie aplanir, amincir vient du latin dolare (rendre plat).

Les instruments pour doler sont le doleau pour les ardoises et la doloire pour le cuir ou le bois[1].

Utilisation[modifier | modifier le code]

La doloire est utilisée pour amincir ou régulariser l'épaisseur d'une pièce de cuir ou de bois.

Doloire «épaule de mouton».

Description[modifier | modifier le code]

La doloire de charpentier est une grande hache à manche court, mesurant en général 24 cm, à lame rectangulaire, à tranchant droit.

Le doloire de relieur est un petit outil appelé aussi couteau à parer.

Évocation Littéraire[modifier | modifier le code]

« Tout d'abord, elle vint lui donner une hache aux deux joues affûtées, un gros outil de bronze, que mettait bien en mains une manche d'olivier aussi ferme que beau ; ensuite elle apporta une fine doloire etc. »[2]

On trouve ce mot dans le Roman d'Énéas, œuvre médiévale anonyme consistant plus ou moins en la traduction en ancien français de l'Énéide de Virgile. Les paroles que nous rapportons sont assumées par le narrateur qui raconte à ce moment comment Énéas prépare sa cité pour résister aux assauts de Turnus ; c'est à l'issue de cette guerre qu'Énéas pourra épouser Lavine, la promise de Turnus. Voici le passage mentionné : "Enhanster fist granz besagüez / et doloires esmoulues (...)" (traduction : "Il fit munir de manches les grandes haches d'armes / et les doloires aiguisées (...)")[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Larousse illustré 1993
  2. Homère, Odyssée [détail des éditions] [lire en ligne], V, 228-261
  3. Anonyme, trad. Aimé Petit, Le Roman d'Énéas, Paris, Librairie Générale Française,‎ 1997, pp. 288-291, vv. 4344-4345.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]