Frettecuisse

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Frettecuisse
Église de Frettecuisse.
Église de Frettecuisse.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Oisemont
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Oisemont
Maire
Mandat
Agnès Facquet
2014-2020
Code postal 80140
Code commune 80361
Démographie
Population
municipale
72 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 28″ N 1° 48′ 46″ E / 49.9244, 1.8128 ()49° 55′ 28″ Nord 1° 48′ 46″ Est / 49.9244, 1.8128 ()  
Altitude Min. 83 m – Max. 143 m
Superficie 5,27 km2
Localisation

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Frettecuisse

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Frettecuisse

Frettecuisse est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à une quarantaine de kilomètres de la Manche, la localité est traversée par les D29a et D29b. Le chef-lieu de canton, Oisemont est à 5,5 km, Abbeville est à 30 km (dont 12 sur autoroute), Hornoy-le-Bourg se trouve à 13 km et Amiens, 39 km.

Géologie, hydrologie, relief[modifier | modifier le code]

Le sol est assez perméable. Sous la couche végétale, se trouve une couche de marne[1].

Deux petits vallons partagent le territoire en 3 bandes relativement parallèles. Ces deux dépressions, partant d'Andainville, viennent aboutir et se confondre au lieu-dit le « Val au Puit », près de Vergies[1].

L'eau se trouve dans une nappe à environ 46 m de profondeur, dans une marne reposant sur des terrains argileux. Le territoire ne comporte aucun cours d'eau[1].

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Aumâtre Fontaine-le-Sec Vergies Rose des vents
Aumâtre N Vergies et Épaumesnil
O    Frettecuisse    E
S
Fresnoy-Andainville Saint-Maulvis et Fresnoy-Andainville Saint-Maulvis

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve Fracta coxa en 1146 par Thierry, évêque d'Amiens dans le cartulaire de Sélincourt. Frate cuisse est nommé en 1301, Pouillé[2].

Frettecuisse s'est également écrit Frette-Cuisse[3]. Son étymologie est inconnue.

Le Fay évoque un lieu planté de hêtres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant l'époque féodale, jusqu'au XVIe siècle, Frettecuisse dépend :


Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Frettecuisse souffre de la misère. En effet, les roturiers qui possèdent des terres doivent payer, en plus des impôts royaux, les traites, le cens, la dîme, la corvée... qui sont dus à la commanderie.

Les cahiers de doléances de la commune sont consultables sur le site des Archives départementales, p. 176 à p. 181[4].


Frettecuisse possède une école en 1707.

1849 : Comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure peut, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel.

En 1899, le cheptel communal se monte à 50 chevaux, 200 bovins dont 120 vaches laitières, 80 moutons, plus de 80 porcs et 6 chèvres[1].

Jean-Pierre Becquet parraine Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2012.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Janine Leroy    
mars 2008[5] 2014 Jean-Pierre Becquet    
2014[6] en cours
(au 6 mai 2014)
Agnès Facquet    


Frettecuisse comprend un hameau : Le Fay. Ce hameau est lui-même partagé entre les deux communes de Vergies et Frettecuisse. Le Fay-Frettecuisse a 66 habitants en 1899. Sa jumelle, Le Fay-Vergies a, en commun avec elle, une chapelle et une école en 1899.

Deux écarts complètent également le chef-lieu :

- « Le Moulin » qui possède, en 1899, 9 habitants, descendants du meunier dont le moulin est disparu.

- « Écoreau », une ferme de 2 habitants, sur la route de Liomer à Oisemont. C'était autrefois une abbaye dont la chapelle sert de grange en 1899[1].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 72 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
232 224 231 201 237 234 238 247 242
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
218 211 221 223 211 219 197 178 172
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
185 167 160 143 112 108 108 108 105
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
104 97 113 92 79 68 72 72 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population est « tombée » de plus de moitié en un siècle (entre 1850 et 1950), ... remarquable exemple d'exode rural.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

L'église surplombe la rue du village menant à l'extérieur, vers l'actuel cimetière, Saint-Maulvis et Le Fay.

Le clocher de l'édifice présente une particularité devenue rare : Sa charpente complète en bois, depuis le sol, un peu comme les églises « en bois debout » de Norvège et Roumanie.

Un autre village, au moins, a encore son clocher « équipé » d'une telle charpente : Dreuil-Hamel.

En 1908, des historiens locaux signalaient un clocher semblable, celui d'Orival.

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Calvaire[modifier | modifier le code]

Calvaire (avec tenaille et échelle)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Répertoire des Noms de Famille de la Somme en 1849, René Boyenval, René Debrie, René Vaillant, 232 pages, Éditions ÉKLITRA, Amiens, 1972

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Notice historique et géographique réalisée par l'instituteur, M. Beaugeois, 1899, Archives départementales, Amiens
  2. http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011337672798KlxUid/1/1 ; Dictionnaire topographique du département de la Somme, tome I, vue 208/269
  3. Au XIXe siècle
  4. http://archives.somme.fr/ark:/58483/a0113409565588ytyui/1/1
  5. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté en 31 août 2008)
  6. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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