Frémontiers

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Frémontiers
L'église Saint-Pierre
L'église Saint-Pierre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Conty
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Conty
Maire
Mandat
Alain Domart
2014-2020
Code postal 80160
Code commune 80352
Démographie
Population
municipale
148 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 35″ N 2° 04′ 31″ E / 49.7597, 2.075349° 45′ 35″ Nord 2° 04′ 31″ Est / 49.7597, 2.0753  
Altitude Min. 67 m – Max. 165 m
Superficie 12,89 km2
Localisation

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Frémontiers

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Frémontiers

Frémontiers est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Frémontiers est un village rural du sud de la Somme, situé à 23 kilomètres au sud-ouest d'Amiens, dans la vallée du ruisseau des Évoissons, affluent de la Selle, qui se jette elle-même dans la Somme.

Il se trouve sur la route reliant Poix-de-Picardie à Conty, et est accessible par la sortie sortie 17 de l'autoroute A16.

Situé à un kilomètre du chef-lieu, le hameau de Uzenneville comptait 68 habitants en 1899[1].

Histoire du nom[modifier | modifier le code]

Le nom de Frémontiers viendrait d'un toponyme romain signifiant Monastère entouré de frênes.

Le « suffixe » -montiers est présent également dans le patronyme Forest-Montiers qui fait référence à un monastère.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative des combats du 7 juin 1940.

L'église est datée du XIVe siècle[1].

Deux châteaux sont mentionnés du IXe siècle au XVIe siècle :

- Au nord celui du mont Pertuy. À proximité, le lieudit « La Justice » évoque la présence probable d'une potence[1].

- À l'ouest, le château de Lamotte, qui sera réuni à la seigneurie de Famechon.

Ces deux constructions ne sont plus que des ruines en 1899[1].

Les traces d'un couvent témoignent de l'établissement d'un lieu de culte ancien[1].

La seigneurie dépendait de la châtellenie de Conty et de la seigneurie de Wailly (château de mont Perthuy).

Une construction massive, édifiée au chef-lieu, avant la Révolution, est désignée par le nom de château en 1899. Elle est un pied-à-terre pour la comtesse de la Rochefoucault, descendante des de Morgan[1].

Les troupes allemandes ont séjourné dans le village en 1870-1871. Deux jeunes ont trouvé la mort pendant les combats dus à cette guerre.

Un enfant de la commune, le sergent Choffin a perdu la vie pendant la conquête de Madagascar[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1933   Joseph Debeauvais    
1936   Gédéon Harger    
mars 2001 2008 Geneviève Culot    
mars 2008[2] 2009 Philippe Harger    
2009 en cours
(au 6 mai 2014)
Alain Domart   Réélu pour le mandat 2014-2020[3], [4]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 148 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
248 265 270 271 341 343 347 345 338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
348 340 391 303 281 269 244 262 218
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
233 223 185 173 188 168 189 186 180
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
164 163 165 141 146 180 180 172 151
2011 - - - - - - - -
148 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La nef de l'église Saint-Pierre
Le moulin de Frémontiers
  • Église Saint Pierre du XVIe siècle, reconstruite en 1815, classée monument historique en 1931. C'est l'ancien prieuré bénédictin de Saint Pierre, qui a dépendu de l'Abbaye Saint-Germer-de-Fly. En 2013, une souscription est lancée pour sauvegarder l'édifice, en collaboration avec la Fondation du patrimoine[7].
  • Moulin à eau de 1797, sur la rive gauche du ruisseau des Évoissons, mitoyen de l'église et face à l'ancien manoir seigneurial dont il dépendait.
    Le moulin a été reconstruit vers 1797 sur un site où des moulins sont attestés de longue date, puisque la première mention d'un moulin hydraulique à Frémontiers apparaît dans une cession de 1296 par, notamment, Messire Raoul de Sens et Messire Enguerrand de Lœuilly à l'Abbaye Saint-Germer-de-Fly.
    La roue verticale à structure métallique et aubes courbes, d'un diamètre d'environ 5 m, a été rénovée en 1980. L'équipement de meunerie, avec des convertisseurs et des cylindres, date de 1905, en remplacement des anciennes meules. Cette installation est toujours en place, bien que le moulin soit désaffecté[8]. Il a produit de la farine de blé jusqu'en 1925, puis a été transformé pour permettre le travail du bois, ainsi que la production d'électricité (jusqu'après la Seconde Guerre mondiale)
    L'intérieur des bâtiments et de la cour du moulin ne sont plus ouverts au public. Le moulin est inscrit au registre des monuments historiques.
  • Bois de Frémontiers : espace naturel offert au XIXe siècle à la ville d'Amiens, objet d'une pétition en 2006 contre un projet d'Amiens-Métropole[9].
  • Tilleul : planté en 1848, sur le côté de l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur de Frémontiers, Achille Carbonnier, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens
  2. Source : Hebdomadaire Le bonhomme picard du 26 mars 2008
  3. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  4. « Les maires en place », Le Bonhomme Picard, édition de Grandvilliers, no 3285,‎ 16 avril 2014, p. 25
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. Le Courrier picard, région d'Amiens, 23 juin 2013, p. 11.
  8. Source : Quotidien Le courrier picard édition Région d'Amiens du 1er avril 2008
  9. Picardie Nature

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie

Sites internet