Saint-Maulvis

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Saint-Maulvis
L'église domine le village, du haut du plateau.
L'église domine le village, du haut du plateau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Oisemont
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Oisemont
Maire
Mandat
Jean-Philippe Bauden
2014-2020
Code postal 80140
Code commune 80709
Démographie
Gentilé Malvisiens, Malvisiennes
Population
municipale
259 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 54′ 21″ N 1° 50′ 11″ E / 49.9058, 1.8364 ()49° 54′ 21″ Nord 1° 50′ 11″ Est / 49.9058, 1.8364 ()  
Altitude Min. 98 m – Max. 157 m
Superficie 6,21 km2
Localisation

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Saint-Maulvis

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Saint-Maulvis

Saint-Maulvis est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Deux vallons parallèles et orientés nord-ouest, sud-est donnent du relief au village. L'un de ces vallons se nomme le fond Féret(ou Duval). Le point culminant se trouve au moulin Féret, à 147 m d'altitude, déjà inhabité en 1899[1].

Un écart où se trouve une petite industrie, La Pannerie ou Panneterie (tuilerie et briqueterie : les pannes sont les tuiles picardes), ne compte plus que trois habitants en 1899[1].

Une couche de craie marneuse, traversée par des bancs de silex, s'étend sous la terre végétale, argileuse et assez épaisse. Au sud-ouest du village, l'argile est d'un aspect ferrugineux. Un chemin en a reçu le nom de « Chemin rouge »[1].

Une nappe d'eau alimentant les puits se trouve généralement vers 35 mètres de profondeur. Saint-Maulvis est complètement déshérité par la nature qui ne lui a même pas donné un mince filet d'eau[1].


Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fresnoy-Andainville et Frettecuisse Frettecuisse et Vergies Épaumesnil Rose des vents
Fresnoy-Andainville N Épaumesnil
O    Saint-Maulvis    E
S
Andainville Fresneville Avesnes-Chaussoy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Mauvil, Saint-Mauvils, Saint-Mauvilz serait la corruption de Saint-Mesnelé, du nom du patron de la paroisse[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un casque ancien, trouvé lors de travaux de terrassement prouverait une occupation à l'époque gauloise. Ce casque est déposé au musée de Picardie à Amiens[1].

Le pays a été évangélisé par un abbé d'Auvergne, saint Mesnelé[1].

Une importante commanderie appartenant à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem y existait dès avant 1179. Son commandeur était le seigneur de Saint-Maulvis et y exerçait « toutes justices » sur 22 villages.

Lors de la Guerre de Cent Ans, le village fut totalement incendié (seule la forteresse abritant des gens d'armes en 1350 ne fut pas détruite) et resta inhabité durant 16 ans. Dès lors, les revenus de la commanderie s'en trouvèrent tellement réduits que le grand prieur de France, Guillaume de Mailloc, convoqua un chapitre général à Paris en 1357.

En 1447, au moment de la trêve entre Français et Anglais, le commandeur, frère Jean du Fay, fit constater dans un censier que toutes les maisons avaient été brûlées[1].

Les coutumes locales sont rédigées le 15 septembre 1507[1].

Florimond de Biencourt fait construire un château en 1540. On le voit encore en 1710[1].

À la Révolution, les domaines de la commanderie et de la seigneurie sont morcelés et vendus[1].

Deux jeunes du village ont laissé leur vie au combat pendant la guerre 1870-1871[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Renée Goffetre    
mars 2008[2] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Philippe Bauden   Réélu pour le mandat 2014-2020 [3]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 259 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
807 768 812 753 798 786 758 697 720
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
722 684 638 599 574 554 525 502 483
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
455 431 394 392 371 316 314 303 298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
350 293 294 242 205 226 246 259 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Maulvis ou Saint-Mesnelé

Chapelles familiales

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Gédéon de Forceville, né en 1799 à Saint-Maulvis et décédé en 1886 à Amiens.

Le Pierre l'Ermite de Gédéon de Forceville à Amiens

Sculpteur des statues de Pierre l'Ermite, Lhomond, Gresset... et du superbe monument des illustrations picardes place du maréchal Joffre à Amiens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Notice historique et géographique réalisée par l'instituteur, M. Toulet, en 1899, Archives départementales, Amiens
  2. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 27 janvier 2009 (consulté le 16 mars 2009)
  3. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]