Monsures

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Monsures
L'Église Saint Léger et la Mairie
L'Église Saint Léger et la Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Conty
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Conty
Maire
Mandat
Aubert Wattez
2014-2020
Code postal 80160
Code commune 80558
Démographie
Population
municipale
233 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 42′ 36″ N 2° 10′ 19″ E / 49.71, 2.171949° 42′ 36″ Nord 2° 10′ 19″ Est / 49.71, 2.1719  
Altitude Min. 62 m – Max. 185 m
Superficie 8,98 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Monsures

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Monsures

Monsures est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Ses habitants sont appelés les Monsurois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Monsures est située à l'extrémité sud du département de la Somme, à environ 25 km d'Amiens.

Abritée dans la vallée de la Selle, elle est entourée de 70 hectares de bois et forêts mais reste très proche des grands axes de communication (sortie sortie 17 de l'autoroute A16 à 6 km, Paris à 100 km).

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • L'Estocq

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie relevait de celle de Conty, dont les titulaires étaient seigneurs de Monsures à partir du XIIe siècle

La commune disposait d'une halte de chemin de fer sur la ligne Beauvais - Amiens qui transporta les voyageurs de 1876 à 1939. La plate-forme de cette ligne a été transformée en chemin de promenade, la Coulée verte, qui relie Crèvecœur-le-Grand à Vers-sur-Selles.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le lieu s'appelait Monsulae en 1170.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
décembre 1996 mars 2008 Francis Collonvillé    
mars 2008 janvier 2011[1] Daniel Dupuy   Démissionnaire en janvier 2011[2],[3]
25 mars 2011[4] en cours
(au 9 avril 2014)
Aubert Wattez   Agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[5]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 233 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
301 283 286 384 364 375 404 408 410
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
365 375 351 319 305 317 279 281 290
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
267 243 248 236 257 216 232 208 202
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
217 230 197 152 162 203 234 239 233
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Porte principale du château (fin du IXe siècle), flanquée de grosses tours datant du début du XVe siècle, situés sur un promontoire à l'Ouest du village et classés Monument historique.
  • Château de Monsures
  • Église Saint-Léger : La première trace écrite que l'on trouve de l'église de Monsures date de 1127. Cette année-là, Enguerran, évêque d'Amiens, en fit don à l'assemblée des chanoines de la cathédrale pour que l'on fasse dire des messes le jour anniversaire de sa mort. Lui-même tenait l'église du seigneur Robert de Croy.
    Cette église a probablement été remaniée et l'actuelle daterait de la fin du XVe, début XVIe siècle. Dédiée à Saint Léger, évêque d'Autun (616-678), elle est construite en pierres qui proviennent des carrières du pays.
    Cloches : Les archives paroissiales[8] témoignent, à la date du 1er août 1723, du baptême de « Gabrielle Françoise », principale cloche de l'église :
    "Le premier août 1723 par moy curé de la paroisse de 'Saint Pierre de Belleuse sous signé ou assistoient maître Michel Aubert curé de la paroisse de Saint Léger de Croissy, maître Jacques Pinchemel Vicaire et Sous Prieur de Loeïlli, maitre Jean Baptiste Pinchemel Curé de la paroisse de Saint Léger de Monsures, a été bénie Gabrielle Françoise, principale cloche de l'église de Saint Léger de Monsures, le parein a été monsieur gefroy de Bourdin ecuier et la mareine dam oiselle Angélique de Bourdin tous deux enfants de Monsieur le comte de Bourdin écuier Seigneur de Monsures et autres lieux lesquels ont tous signé le présent acte."
    Cette cloche a été probablement fondue, lors de la Révolution, pour participer à l'effort de défense de "la Patrie en danger".
    Les cloches actuelles ont été installées en 1821 et en 1868. La petite cloche, baptisée en 1821 par l'abbé Ansiaume, curé de Monsures, a été nommée Louise par son parrain, Antoine Mesnard, ancien officier, et sa marraine, Louise de Couronnel. La grosse cloche (bénie en 1868 par monsieur de Morgan, curé doyen de Conty, assisté de monsieur de Saint Aubin, curé de Monsures) a été nommée Marie Eugènie Louise par son parrain, le marquis de Couronnel et sa marraine, Marie Eugénie Louise de Béthune, comtesse de Couronnel.
    Au XVIIIe siècle : Le 17 juin 1727, à l'occasion d'une visite à la paroisse, l'évêque d'Amiens signe une ordonnance qui prescrit de réparer la tour du clocher « dont le haut menace ruine », les murailles et la couverture de la nef. La réparation du clocher sera achevée en 1731. A la date du 30 septembre 1731, dans le registre paroissial, on trouve le texte suivant :« L'an mil sept cent trente un le trente septembre veil de la fête de Saint Léger notre patron fut terminé la réparation de notre clocher par les soins de Mr pierre moinet prêtre pour lors de Monsures à l'aide de françois bernÿ nommé par acte publicq cindicq au recouvrement des deniers appartenant à notre fabrique le dit Mr Moinet donna de ses propres deniers le cocq de cuivre qui est au bout de la flèche pour exciter les paroissiens à faire une quête et au moyen des deniers en provenant il fut acheté la belle croix de fer qui se voit encore actuellement au bout du clocher il est entré dans cet ouvrage pour cent livres de bois plus cinquante livres de façon au charpentier, cent cinquante livres aux maçons. » (L'orthographe est d'origine.)
    C'est également cette année 1727 qu'apparaît, pour la première fois, l'interdiction d'enterrer les morts dans l'église. À cette époque, on croyait qu'être enterré au plus près de l'autel signait un repos éternel auprès de Dieu. Mais le village subissait des inondations, le pavé travaillait, bombait, se disjoignait et laissait échapper de terribles miasmes qui tuaient les hommes. L'évêque d'Amiens dut intervenir et on peut lire dans les archives paroissiales : Il a été remarqué qu'en conséquence de la mort de plusieurs paroissiens de Monsures occasionné par le mauvais air de l'Eglise du dit lieu, Sa Grandeur à l'occasion de la visite en date du 17 juin 1727 a fait deffense aux sieurs curés d'hinumer à l'avenir dans la nef de la dite église.. Cette interdiction sera répétée plusieurs fois, allant jusqu'à faire "défense d'enterrer personne dans l'église sous peine de mort", en 1738.
    Intérieur de l'église : La chaire, en vieux chêne, surmontée d'un baldaquin, date de 1780. Un motif représente l'assomption de la Vierge et un ange sonnant de la trompette surmonte l'abat-croix, bien travaillé.
    Au-dessus du confessionnal, on peut voir un aigle de lutrin en bois doré datant du XVIIIe siècle. L'autel et le tabernacle, en marbre veiné rouge et gris, datent également de cette époque, ainsi que le grand tableau représentant une descente de croix. Le second autel provient de l'ancienne chapelle du château, d'où il a été apporté, par l'abbé Pecquet, au début de la Seconde Guerre mondiale.
    La statue de Saint Léger, en bois, a été offerte par monsieur Pipaut, doyen de Conty, en 1830. Les quatre fenêtres du chœur ont été ouvertes en 1880 par l'abbé Leclercq, curé de la paroisse, qui y a fait poser des vitraux (dont deux représentant la vie de saint Léger) offerts par la famille de Couronnel et sortant des ateliers de la maison Latteux Bazin au Mesnil-Saint-Firmin (Oise).
    La statue moderne de Jeanne d'Arc, commémorant les morts de la guerre 14-18, a été offerte par les époux Crapet-Béthune en 1920, en souvenir de leur fils Paul, mort pour la France.
    SacristieAutrefois, l'ancienne sacristie se trouvait du côté sud du chœur de l'église, du côté de l'école. La sacristie actuelle date de la seconde moitié du XIXe, sans doute a-t-elle été construite à la même époque que le presbytère (1877).
    Depuis décembre 1998, elle abrite la mairie.
  • Chapelle Notre-Dame du Bon Secours de l'Estocq : Selon les matériaux employés et la forme de la construction, elle daterait du début du XVIe siècle (1525). Elle appartenait à l'origine à la famille Thierry, propriétaire du fief d' Argenlieu (situé sur les communes de Monsures et de Rogy, jusqu'aux abords de Gouy-les-Groseillers. Les terres labourables (plus de 100 hectares) du fief d' Argenlieu étaient exploitées à partir du petit manoir de pierre de l'Estocq (propriété de madame Gorgibus en 2007), contigu à la chapelle Notre-Dame du Bon Secours.
    En 1744, les registres paroissiaux font mention de l'érection d'un calvaire à l'Estocq et de processions qui venaient des villages voisins jusqu'à l'antique chapelle du hameau.
    Pendant la guerre de 14-18, une messe était célébrée chaque semaine à la chapelle. Peut-être est-ce la protection de la Vierge qui permit aux 10 soldats du hameau de revenir tous sains et saufs...
    Jusqu'à la mort de l'abbé Pecquet, en 1963, une messe y était célébrée chaque année, au mois de mai, à l'ombre de l'imposant marronnier.
    La chapelle a été rachetée par la commune en 1995. Les vitraux, provenant de la chapelle de monsieur Alexandre Leguay, représentent, côté nord, Saint Alexandre et, côté sud, Saint Éloi, en souvenir d'Armance Leguay qui, entrée en religion, avait pris le nom de sœur Saint Éli.
  • Chapelle Notre-Dame des Victoires : Cette chapelle a été construite en 1858 par Charlemagne Boyeldieu (qui habitait alors la ferme tenue par monsieur Dupuy en 2007), membre de la famille du célèbre général d'Empire Louis-Léger Boyeldieu, né à Monsures en 1774.
    En 1861, le Conseil Municipal refuse d'accepter le don de la chapelle, « qui ne servirait à rien et n'occasionnerait que des frais... »
    Le 14 mai 1923, un petit avion, "le Goliath", s'écrasa en feu au-dessus des « Zélias »; les six passagers (trois Français, deux Américains et un Finlandais) trouvèrent la mort et leurs corps calcinés furent déposés provisoirement dans la chapelle.
    Les anciens du village se souviennent que le dimanche suivant le 8 septembre (fête de la Nativité de la Vierge), la messe dominicale y était célébrée et que l'après-midi, après les vêpres, une procession se rendait jusqu'à la statue de Notre-Dame de Lourdes, située à l'entrée du château. Ils mentionnent également que lorsqu'un décès ou une cérémonie avait lieu dans le quartier, la petite cloche était mise en branle et que l'abbé Pecquet avait coutume de venir y dire la messe chaque mardi pour les défunts des familles Briois, Ansiaume, Dupuy.
    Depuis 2004, la chapelle abrite la médiathèque de la commune.
  • La coulée verte est un chemin de promenade qui emprunte l'emprise de l'ancienne ligne de chemin de fer, qui reliait Beauvais à Amiens. Sur une trentaine de kilomètres, elle relie, le long de la vallée de la Selle, Crèvecœur-le-Grand à Bacouel-sur-Selle. Elle est l'origine de 156 km de sentiers et offre de nombreuses possibilités de randonnées agréables accessibles aux marcheurs, aux vététistes et aux cavaliers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henry Dargent, « MONSURES : Le maire jette l'éponge », Le Courrier picard,‎ 5 février 2011 (lire en ligne)
  2. Sylvie Godin, « Le conseil au complet, il faut élire le maire », Le Bonhomme picard,‎ 23 mars 2011, p. 37
  3. B. Z., « MONSURES : Cinq nouveaux conseillers élus », Le Courrier picard,‎ 23 mars 2011 (lire en ligne)
  4. Sylvie Godin, « Elections municipales : Aubert Wattez élu maire du village », LeBonhomme picard, no 3126,‎ 30 mars 2011, p. 32
  5. « Les maires en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3284,‎ 9 avril 2014, p. 34 (ISSN 1144-5092)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. Sources : Archives communales et départementales.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :