Camps-en-Amiénois

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Camps-en-Amiénois
Façade Sud de l'église Saint-Nicolas.
Façade Sud de l'église Saint-Nicolas.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Molliens-Dreuil
Intercommunalité Communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois
Maire
Mandat
Linda Bon
2014-2020
Code postal 80540
Code commune 80165
Démographie
Population
municipale
176 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 51″ N 1° 58′ 12″ E / 49.8808, 1.97 ()49° 52′ 51″ Nord 1° 58′ 12″ Est / 49.8808, 1.97 ()  
Altitude Min. 85 m – Max. 129 m
Superficie 4,54 km2
Localisation

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Camps-en-Amiénois est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Les « Carrières du Rel »[1] ou la « Carrière Durel », au Sud-Est du village, juste au-delà de la route départementale D211. Sa « bonne pierre » aurait été utilisée pour la réalisation par Nicolas Blasset, en 1635-1636, des statues et de l'architecture de l'autel de la chapelle Saint-Sébastien de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens[2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu a vu l'implantation d'un camp gallo-romain, dont la mémoire subsiste (étymologiquement) dans le nom même du village[4],[5].

La paroisse de Camps-en-Amiénois ne serait pas antérieure au XIe, puisque dédiée à Saint Nicolas dont le culte ne se répandit en France qu'à cette époque[6].

Un prieuré y existait[7], qui dépendait avec six autres, de l'abbaye de Saint-Michel du Tréport[8]. Ce prieuré bénédictin était dédié à Saint Jean-Baptiste[9]. Fondé en 1136 par le seigneur du lieu, Raoul d'Airaines, il possédait hormis les dîmes, quelques cens et 72 journaux de terre[10].

Dès 1141, les moines du Tréport s'accordent avec les Hospitaliers pour le partage des revenus de la terre et de l'église de Camps-en-Amiénois[11]. La commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, à Saint-Maulvis, qui détenait une partie de la seigneurie de Camps, était particulièrement exigeante puisque, selon l'article 3 de sa « coutume », elle revendiquait le droit exclusif, sur les 22 paroisses sur lesquelles elle avait autorité, de « pourvoir en ménétriers et harolleurs ». C'est ainsi qu'aucun musicien ou joueur d'instrument extérieur à leur ordre ne pouvait jouer à l'église ou faire danser la population lors de la fête patronale[12].

Le 20 août 1346, Camps-en-Amiénois voit le passage des troupes anglaises d'Édouard III[13], qui viennent de piller et d'incendier Poix le même jour. Une escarmouche avec l'avant-garde française y a lieu ainsi qu'à Molliens. Cette « chevauchée » les amènera à trouver le lieu de franchissement de la Somme et à vaincre à Crécy.

Le village, étape sur la route reliant Paris à Calais (entre Beauvais et Abbeville), disposait d'un relais de poste[14],[15].

En 1582, Antoine de Belleval, seigneur d'Aigneville et de Camps-en-Amiénois, est tué en duel, mais l'identité de son adversaire n'est pas passée à la postérité[16].

En 1680, le roi Louis XIV entreprend de visiter (avec la reine, le Dauphin et la Dauphine, et toute une suite composée du duc d'Orléans, son épouse et « tous les plus grands princes de France » ) « le pays conquis de Flandre ». Il part le 13 juillet, dort à Beaumont-sur-Oise, passe la nuit suivante à Beauvais, puis celle du 15 au 16 à Poix-de-Picardie. Le 16 à midi, il mange dans le village (qui sera noté par erreur[17],[10],[18] « Calaminoy ») avant d'atteindre Abbeville le soir[19],[20],[21].

En 1728, un voyageur (parti de Paris pour aller à Londres) traverse le village aux maisons faites en torchis et note que Calaminoy est « bâti de bauge »[22].

Le 18 avril 1832, l'épidémie de choléra atteint le village[23].

Peu avant 1900, une violente tempête fait tomber le clocher de l'église et cause des ravages dans les villages des environs (Pernois, Canaples, Hangest-sur-Somme, Airaines, Métigny, Soues)[24].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En décembre 1916, un régiment allié terre-neuvien (le Royal Newfoundland Regiment) se repose et passe Noël dans la localité, après avoir subi de lourdes pertes en octobre à Gueudecourt et avant de repartir vers la mi-janvier pour combattre sur le front, dans les tranchées du Transloy[25],[26]. Arrivés le 15 décembre, les soldats repartent le 11 janvier 1917 avant de revenir onze semaines plus tard, pour un nouveau séjour qui se terminera le 28 mars.

Le 14 avril 1918, Camps est traversé par de très importants convois de véhicules, venus de Poix et à destination de Longpré, avec des troupes afin de constituer l'armée de Belgique[27].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 24 mai 1940, un bataillon du régiment blindé, débarqué à Cherbourg 4 jours plus tôt, le Queen’s Bays Royal Armoured Corps (ayant reçu la mission, après la prise d'Amiens par les Allemands, de défendre le passage entre Dreuil et Picquigny) arrive à Camps-en-Amiénois à une heure et demie du matin[28].

Entre le 29 mai et les tout premiers jours de juin[29], le 75e GRDI (Groupe de Reconnaissance de Division d'Infanterie) a l'ordre de se regrouper à Camps-en-Amiénois pour en assurer la défense, mais ne peut remplir sa mission et doit se replier sur Hornoy puis vers Neufchâtel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d'argent à l'aigle au vol abaissé de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Pierre Buchart SE agriculteur
2008 septembre 2010[30], [31] Pierre Buchart SE agriculteur
Décédé en fonction
2010   Linda Bon   Réélue pour le mandat 2014-2020 [32]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 176 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
475 463 495 571 569 573 521 540 514
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
462 451 454 431 400 384 356 338 314
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
311 303 293 248 254 229 218 199 214
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
219 188 179 161 169 165 168 176 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2004[34].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le tympan avec les 4 Évangélistes.
  • Église Saint-Nicolas[35] , dont le portail (seul vestige de l'ancien édifice) est inscrit aux Monuments Historiques[36]. La « main pendante bénissant de deux doigts » ornant en haut-relief le tympan du portail (mentionnée par l'abbé Daire en 1850[10]) est de nos jours en partie cachée par un autre représentant un groupe de quatre personnages (les Évangélistes[37]), autour d'une table basse (ou écritoire sur pieds). Les deux à l'arrière-plan sont debout, et les deux assis à l'avant ont chacun un livre ouvert. Le personnage de gauche tient son livre pressé contre sa poitrine et celui de droite montre du doigt quelque chose sur le sien posé sur l'écritoire. Des traces de peinture sont encore nettement visibles sur les vêtements des deux personnages du fond.
À l'intérieur de l'édifice, une statue de Saint Éloi y a été répertoriée[38]. S'y trouvent aussi la statue de la Vierge de Pitié, en pierre calcaire polychromée et dorée (provenant de la chapelle Saint-Milfort)[39], deux statues grandeur nature, en bois, représentant Saint Jean-Baptiste et Saint Nicolas et installées de part et d'autre du maître-autel[40], et une de la Vierge à l'Enfant, en pierre calcaire badigeonnée en blanc[41].
  • Chapelle Saint-Milfort[42], située à quelques centaines de mètres de l'église, au Sud du village, jadis sur le bord Est de la route principale Paris-Calais, mais de nos jours un peu à l'écart depuis la suppression d'une courbe de cette départementale D901. Cette chapelle, autrefois dite « de l'Ecce Homo »[43], après avoir été dévastée en 1793 puis un temps abandonnée, fut restaurée mais changea alors de vocable selon le souhait du « pieux ermite surnommé le Petit Chapelain », initiateur de la remise en état[44]. Cette modification votive de l'édifice (justifiée par la dévotion particulière des villageois qui avaient coutume de se rendre à la Bouvaque, à Abbeville, pour demander dans leurs prières l'intercession de « Saint-Millefort » pour des enfants malades) fut officialisée par la mise en place d'une statue du saint à côté de l'ancienne de Notre-Dame des Sept Douleurs. La chapelle devint alors l'objet d'un pèlerinage attractif pour les maladies infantiles comme en témoigne le nombre des ex-voto fixés à ses murs. Et chaque année, le cinquième dimanche après Pâques, cet oratoire fut le but d'une procession, lors de laquelle huit cultivateurs portaient solennellement la statue du saint depuis l'église[45].
  • Ancien château, à l'emplacement duquel auraient été trouvés, avant 1850, « deux sceaux en cuivre du XIVe siècle, l'un de forme ronde au nom de Luc le Barbier, l'autre de forme ovale au nom de Mahaut de Cernai » qui furent offerts au Musée d'Amiens[47].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marand de Bailleul (né à Camps-en Amiénois, décédé en 1586). Suite à l'édit de 1566 du roi Charles IX ordonnant à toute église collégiale de plus de 10 chanoines de financer « l'instruction de la jeunesse aux belles lettres et à la religion catholique, apostolique et romaine », il fut le premier principal du collège d'Abbeville, nommé le 17 décembre 1566[48].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (page 323) Dictionnaire Historique et Archéologique de la Picardie - Arrondissement d'Amiens - Tome 2, éd. Société des Antiquaires de Picardie, 1912.
  2. Christine Debrie, Nicolas Blasset, architecte et sculpteur ordinaire du roi, 1600-1659, éd. Nouvelles Éditions Latines, 1985 (510 pages)
  3. Alexis-Auguste Dubois, L'Oeuvre de Blasset ou plutôt Blassel, célèbre sculpteur amiénois (1600 à 1659), éd. 1862.
  4. Chorographie de l'ancienne Picardie : mélanges archéologiques (1832)
  5. (page 422) Œuvres du comte Pierre-Louis Roederer (1857)
  6. (page 541) Jules Corblet, Hagiographie du diocèse d'Amiens (1868)
  7. (page 177) Jules Corblet, Hagiographie du diocèse d'Amiens (1868)
  8. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Michel du Tréport (ordre de Saint-Benoît) (1880)
  9. (page 346) Jules Corblet, Hagiographie du diocèse d'Amiens (1868)
  10. a, b et c Louis-François Daire, J. Garnier, Histoire civile, ecclésiastique et littéraire du doienné de Picquigny (1860)
  11. Histoire et sociétés rurales - Volume 8 - Université de Caen (2001)
  12. Mémoires. Documents inédits concernant la province - Volume 1, éd. Société des Antiquaires de Picardie (1845)
  13. (en) Andrew Ayton, Philip Preston, The Battle of Crécy, 1346 (2005)
  14. Briand de Verzé, Dictionnaire géographique de la France (1839)
  15. Edme-Gilles Guyot, Dictionnaire des postes (1754)
  16. René de Belleval, Lettres sur le Ponthieu (1872)
  17. La graphie "Calaminois" ou "Calaminoy" est en effet une erreur qui a été hélas assez largement diffusée à cause de la "publicité" faite autour de ce voyage de Louis XIV, par des récits et des commentaires successifs. Plusieurs publications ou documents manuscrits ont ainsi repris successivement cette altération, pendant plus d'un siècle. Mais la Carte de Cassini ainsi que tous les registres paroissiaux BMS (depuis 1602) et d'état-civil NMD n'utilisent que « Camps-en-Amiénois », certes parfois avec de petites erreurs classiques telles que "Cans", Cams", "Camps-en Amiénnois", "Camps-l'Amiénois", etc ...
  18. J. Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, éd. Société des Antiquaires de Picardie, 1867
  19. Le Mercure Hollandais, édition 1682 (page 102)
  20. Pièces fugitives pour servir à l'Histoire de France, édition 1759 (page 148)
  21. Archives historiques et littéraires du Nord de la France, édition 1830 (page 447)
  22. Société de géographie de Lille - Tome 4 - éd. 1885, consultable sur Gallica.
  23. Boucher de Perthes, Sous dix rois : Souvenirs de 1791 à 1860 - Volume 5 (1863)
  24. Société linnéenne du nord de la France, Amiens (1897)
  25. (en) The Signal Hill Tattoo
  26. (en) Gerald W. L. Nicholson, The Fighting Newfoundlander (2007)
    (traduction libre) : Ayant quitté Méricourt-l'Abbé par le train, dans des wagons en forme de caisses, bien connus des troupes et portant l'inscription « Hommes 40 - Chevaux 8 » le 14 décembre, débarqués dans l'après-midi à Condé-Folie où il passèrent la nuit, les soldats rejoignent à pied Camps-en-Amiénois pour y séjourner 4 semaines. La population du petit village, pittoresque à leurs yeux, qui n'avait jamais vu auparavant de combattants originaires des colonies, voit arriver le bataillon dans la rue bordée de peupliers avec une appréhension marquée. Mais le sourire des nouveaux arrivés rassure rapidement, de sorte qu'au bout de quelles heures ceux-ci se sentent comme chez eux, boivent du café-au-lait dans plusieurs maisons où s'activent, dans une hospitalité fiévreuse, des femmes aux cheveux gris et des jeunes filles qui gesticulent.
  27. Paul Heuzé, Les camions de la victoire
  28. Page "Histoire" du site municipal officiel de Ferrières.
  29. Date précise non mentionnée
  30. Compte rendu du conseil de communauté de communes d'octobre 2010
  31. Archives du Courrier picard - période octobre 2010 - rechercher "Camps-en-Amiénois" - Pierre Buchart, âgé de 78 ans, est décédé le mardi 28 septembre 2010 (obsèques le samedi 2 octobre).
  32. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  35. Bibliothèque historique monumentale, ecclésiastique et littéraire de la Picardie et de l'Artois (1844)
  36. « Notice no PA00116113 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. Base Mistral, fiche PM80001639.
  38. (page 241) Jules Corblet, Hagiographie du diocèse d'Amiens (1868)
  39. Base Mistral, fiche PM80001640.
  40. Base Mistral, fiche PM80000405.
  41. Base Mistral, fiche PM80001641.
  42. Yvan Brohard, Jean-François Leblond, Croyances et cultes populaires en Picardie, éd. Martelle, 1992.
  43. Cette chapelle et l'« oratoire de Notre-Dame de Pitié » (rebâti en juillet 1745) semblent bien ne faire qu'un seul et même édifice. Voir Louis-François Daire, J. Garnier, Histoire civile, ecclésiastique et littéraire du doienné de Picquigny (1860)
  44. Jean Claude Schmitt, Le saint lévrier : Guinefort, guérisseur d'enfants depuis le XIIe Siècle, Bibliothèque d'ethnologie historique, Flammarion, 1979 (273 pages)
  45. (page 250) Jules Corblet, Hagiographie du diocèse d'Amiens (1868)
  46. Morts pour la France - 80
  47. Bulletins de la Société des Antiquaires de Picardie (1852)
  48. Ernest Prarond, La topographie historique et archéologique d'Abbeville (1871)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Historique et Archéologique de la Picardie - Arrondissement d'Amiens - Tome 2, éd. Société des Antiquaires de Picardie, 1912, reprint de 1979 (Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles).

Liens externes[modifier | modifier le code]