Aumale (Seine-Maritime)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aumale et Albemarle.
Aumale
Saint-Pierre et Saint-Paul.
Saint-Pierre et Saint-Paul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Aumale
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Canton d'Aumale
Maire
Mandat
Virginie Lucot-Avril
2014-2020
Code postal 76390
Code commune 76035
Démographie
Population
municipale
2 334 hab. (2011)
Densité 258 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 46′ 17″ N 1° 45′ 11″ E / 49.7713888889, 1.75305555556 ()49° 46′ 17″ Nord 1° 45′ 11″ Est / 49.7713888889, 1.75305555556 ()  
Altitude Min. 106 m – Max. 212 m
Superficie 9,06 km2
Localisation

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Aumale

Aumale est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aumale se trouve dans la vallée de la Bresle et est desservie par l'échangeur sortie 12 (situé à 4 km) de l'A 29 (Saint-Quentin-Amiens-Le Havre).

La gare d'Aumale, avant 1918
On voit au premier plan les voies de la ligne du chemin de fer secondaire à voie métrique Amiens - Envermeu, et, au second plan, près du bâtiment de la gare, les voies de la ligne Paris - Le Tréport

Aumale est située à 16 km de Formerie et d'Hornoy-le-Bourg, à 18 km de Foucarmont et de Poix-de-Picardie, à 21 km de Grandvilliers, à 22 km de Blangy-sur-Bresle et à 26 km de Neufchâtel-en-Bray et de Forges-les-Eaux,

La gare d'Aumale lui donne un accès aux réseaux TER Picardie et TER Haute-Normandie (ligne de Beauvais au Tréport-Mers). La gare était également desservie par la ligne à voie métrique d'Amiens (Gare Saint-Roch) à Envermeu du réseau des Chemins de fer départementaux de la Somme concédé à la SE.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée en 1086 - 1089 sous la forme Albamarla[1].

Albamarla est une latinisation médiévale pour le terme gallo-roman *ALBAMARGILA composé des éléments ALB- « blanc » et MARGILA > marle « marne » (dialecte normand masle / mâle. Toponymes Les Maslières / La Malière)

Le terme margila est lui-même dérivé du gaulois marga. Albamargila serait le calque du celtique glisomarga « argile blanche », gliso- ayant donné le français glaise (cf. irlandais gel, blanc)[2].

Le latin vulgaire alba a survécu dans le français moderne « aube », employé dans un sens métaphorique, mais qui a pu être utilisé au sens littéral de « blanc » au Moyen Âge. Cf. Aubevoye.

La forme francisée d'Albamarla est Albemarle.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 996, le premier seigneur d'Aumale, Guérinfroy, bâtit un château fort et fonde une collégiale que desservent six chanoines. Elle devient par la suite l'abbaye Saint-Martin-d'Auchy.

Aumale est érigée en comté en 1070 par Guillaume le Conquérant en faveur d'Eudes de Champagne. En 1194, Philippe-Auguste s'empare de ce comté et le donne à Simon de Dammartin antérieurement à sa conquête de la Normandie. Le titre de comte puis duc d'Albemarle (sous une forme latinisée du nom d'Aumale) n'est dès lors plus que nominal en Angleterre, comme d’autres titres normands. Au sein du royaume de France, le comté subsiste sous son nom d’Aumale.

Jeanne, fille de Simon de Dammartin, porte le comté dans la maison de Castille, qui le conserve jusqu'en 1342. Il est assiégé et conquis par les Anglais avant 1415, alors qu'il est défendu par André de Rambures. Il passe par mariage dans celle d'Harcourt, d'où il est transmis dès 1471 à René II de Lorraine par son mariage avec Jeanne d'Harcourt. En juillet 1472, Aumale est pillée par les troupes bourguignones de Charles le Téméraire qui reviennent du siège de Beauvais. Sous Claude II, petit-fils de René II, ce comté est érigé en duché-pairie, 1547. Henri IV y est blessé dans un combat livré contre les Espagnols en 1592. Anne de Lorraine, petite-fille de Claude II, épouse en 1618, Henri de Savoie, duc de Nemours, et porta le duché d'Aumale dans la maison de Savoie, où il reste jusqu'en 1675.

Il est alors acheté par Louis XIV pour le duc du Maine, son fils légitimé.

Enfin, par le mariage d'une petite-nièce de ce prince avec le duc d'Orléans (1769), il entre dans la maison d'Orléans, et le titre est porté par le cinquième fils du roi Louis-Philippe.

Article détaillé : Liste des comtes et ducs d'Aumale.
Le marché d'Aumale, dans les années 1900
Autre vue de la place du marché, à la même époque
L'Hôtel-de-Ville

Durant la Bataille de France de la Seconde Guerre mondiale, Aumale est bombardée le 20 mai 1940, ce qui cause un gigantesque incendie qui dura plus de 15 jours et détruisit une grande part de la ville. 15 personnes sont tuées pendant ce bombardement, qui se poursuit par des mitraillages de colonnes de réfugiés belges. Un nouveau bombardement a lieu le 5 juin. Le 8 juin 1940, des colonnes de la Wehrmacht traversent Aumale, toujours en feu, pour atteindre Rouen.

En 1941, un recensement indiquait que 213 des 512 immeubles de la ville étaient détruits, 65 autres étaient inhabitables, et 5 des 11 bâtiments municipaux détruits[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Aumale

Les armes de la commune d'Aumale se blasonnent ainsi :
D'argent à la fasce d'azur chargée de 3 fleurs de lys d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1888   Alexandre Duchesne    
novembre 1900   Alphonse Loué    
novembre 1905   Alfred Périer    
mai 1908   Achille Bufaral    
juin 1911   Alphonse Loué    
décembre 1915   Gontran Vermont   fait fonction de maire
décembre 1919   Gontran Vermont    
mai 1935   Edgard Dupuy    
mars 1941   Pierre Dupuy    
septembre 1944   André Six    
février 1947   Emilien Fenot    
octobre 1947   Pierre Dupuy    
avril 1953   Jean-Noël Yvart   conseiller général
octobre 1958 1970 Edmond Guillemarre    
janvier 1970   André Châtelain    
octobre 1973   Marcel Fourquez    
mars 1989 mars 2008 Pierre-Marie Duhamel UMP opticien, conseiller général
mars 2008 avril 2010 Paul Lion   Démissionnaire le 6 avril 2010[4],[5]
20 avril 2010[6] en cours
(au 16 avril 2014)
Virginie Lucot-Avril UMP cadre commercial
Conseiller Général, présidente de la Communauté de communes du Canton d'Aumale
réélue pour le mandat 2014-2020[7]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 334 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 800 1 815 1 720 1 902 1 980 2 003 2 004 2 218 2 087
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 160 2 139 2 229 2 133 2 231 2 155 2 296 2 219 2 328
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 383 2 417 2 412 2 506 2 482 2 402 2 350 2 152 2 462
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 716 2 833 2 825 2 876 2 690 2 577 2 447 2 428 2 334
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,6 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 16,6 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 27,6 %) ;
  • 53,5 % de femmes (0 à 14 ans = 13,5 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 15,8 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 34,2 %).
Pyramide des âges à Aumale en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
2,2 
10,5 
75 à 89 ans
15,6 
16,7 
60 à 74 ans
16,4 
22,3 
45 à 59 ans
20,2 
16,6 
30 à 44 ans
15,8 
19,0 
15 à 29 ans
16,2 
14,6 
0 à 14 ans
13,5 
Pyramide des âges du département de la Seine-Maritime en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,0 
60 à 74 ans
13,2 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,5 
30 à 44 ans
19,5 
20,9 
15 à 29 ans
19,2 
19,9 
0 à 14 ans
17,8 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ensemble de maisons des XVIe et XVIIe siècles. Deux d'entre elles comprennent des poutres sculptées (1 de la rue du Vieux Bourg et l'enseigne de l'ancien hôtel du Lion d'or, sur le parvis de l'église)
Poutre sculptée, rue Paul-Damois
  • Promenade du Grand Mail ou des Remparts autour de la ville.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Foires et activités économiques[modifier | modifier le code]

  • Foire du printemps et aux vins le 2e week-end de mai.
  • Fête de la Saint-Guignolet le dernier dimanche d'août.
  • Salon du livre le 1er samedi d'octobre.
  • Foire Saint-Martin le 10 novembre.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Aumale est jumelée avec :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
  2. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003.
  3. « Mai-juin à Aumale : Victime des bombes allemandes, Aumale a terriblement souffert de l'invasion allemande. Les bombes éclatent rendant la ville méconnaissable. C'était il y a 70 ans. », Le Réveil,‎ 3 juin 2010, p. 14
  4. « Aumale : Les derniers vœux du maire », sur http://www.paris-normandie.fr,‎ 11 janvier 2010
  5. Cynthia Dubrocq, « Démission de Paul Lion : élection du nouveau maire le mardi 20 avril », Le Réveil, édition Bresle - Oise - Somme,‎ 1er avril 2010, p. 21 (ISSN 0907C82045)
  6. « Aumale : Les temps changent », sur http://www.paris-normandie.fr,‎ 22 avril 2010
  7. « A l’unanimité, Virginie Lucot- Avril poursuivra son travail de maire », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ 2 avril 2014, p. 30
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. « Évolution et structure de la population à Aumale en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population de la Seine-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2010)
  12. « Notice no PA00100550 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no IA76002199 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no PA76000062 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur http://www.cncd.fr/ (consulté le 4 avril 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E. A. Pape, Notices historiques et biographiques sur la ville et le canton d'Aumale, Aumale, Veuve Caron,‎ 1849, 190 p. (lire en ligne)
  • Ernest Semichon, Histoire de la ville d'Aumale (Seine-Inférieure) et de ses institutions depuis les temps anciens jusqu'à nos jours, t. 1, Paris et Rouen, Auguste Aubry et Lebrument,‎ 1862, 427 p. (lire en ligne)
  • Ernest Semichon, Histoire de la ville d'Aumale (Seine-Inférieure) et de ses institutions depuis les temps anciens jusqu'à nos jours, t. 2, Paris et Rouen, Auguste Aubry et Lebrument (réimpr. Kessinger Publishing),‎ 1862 (réimpr. 2010), 487 p. (ISBN 1167696816, lire en ligne)
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Aumale » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)
  • Colin L. Dyer, Histoire d'Aumale de 1860 à nos jours, Aumale, Syndicat d'initiative d'Aumale,‎ 1983, 245 p. (ISBN 2867430038)

Liens externes[modifier | modifier le code]