Jules Roche

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Jules Antoine Roche
Jules Antoine Roche en 1913
Jules Antoine Roche en 1913
Fonctions
Parlementaire français
Député 1881-1919
Gouvernement IIIe République
Groupe politique UR (1881-1889)
RP (1906-1914)
FR (1914-1919)
Biographie
Date de naissance 22 mai 1841
Date de décès 8 avril 1923
Résidence Var
puis Savoie
puis Ardèche

Jules Antoine Roche est un homme politique, avocat et journaliste français, né le 22 mai 1841 à Saint-Étienne (Loire), acte numéro 752 et mort le 8 avril 1923 à Paris. Il a longtemps fait partie de la garde rapprochée de Georges Clemenceau, avant de s'éloigner des radicaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

À la suite de ses études de droit, il s’inscrit au barreau de Lyon. Il est nommé secrétaire de la préfecture de l’Ardèche le 4 septembre 1870, le jour de la chute du Second Empire dont il était un farouche opposant. Il est également par la suite secrétaire de la préfecture du Var.

En 1879, il est élu conseiller municipal de Paris-Bercy et conseiller général de la Seine. Réélu en 1881, il devient vice-président du conseil municipal. Cette même année, il est élu député du Var.

Rédacteur du journal L'Ardèche à partir de 1869, il dirige également L’Avenir du Jura et Le Patriote savoisien. Il est également rédacteur en chef du Petit Parisien lors de sa création en 1876, et collabore à divers autres organes de presse tels que La Justice, Voltaire, Le Siècle, La République française.

En tant que député, il est tout d’abord à l’extrême gauche avant de se séparer de son groupe parlementaire sur la question de l’élection des juges, dont il n’est pas partisan. Par ses articles, il combat les radicaux et s’opposera à Jean Jaurès.

De 1885 à 1889, il est rapporteur du budget, et prépare la loi sur l’exposition universelle de 1889. Il fait aussi plusieurs voyages d’études en Russie et en Orient. Il est ministre dans le Cabinet Freycinet de 1890 à 1892.

À la Chambre des députés, il s’oppose en 1905 à la séparation des Églises et de l'État. Il est également contre l’impôt sur le revenu, et il est à l’origine de la Ligue des Contribuables. Il n’a jamais renié ses attaches ardéchoises, restant longtemps maire de Serrières et conseiller général. Il est président-fondateur des Sauveteurs de Serrières en 1896. Le quai du village de Serrières porte son nom.

Principaux mandats[modifier | modifier le code]

  • Maire de Serrières
  • Député du Var de 1881 à 1885
  • Député de la Savoie de 1885 à 1898
  • Député de l'Ardèche de 1898 à 1919
  • Ministre du Commerce, de l’Industrie et des Colonies du 17 mars 1890 au 8 mars 1892
  • Ministre du Commerce et de l’Industrie du 8 mars 1892 au 6 décembre 1892

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le Budget des Cultes (1883)
  • L’Allemagne et la France (1898)
  • La politique économique de la France (1898)
  • Finances et politique (1899)
  • Budgets du XIXe siècle et Questions diverses (1901)
  • L’Impôt sur le Revenu, Discours Parlementaires, Quand serons-nous en République ? (1918)
  • L’Alsace-Lorraine, terre française. (1918)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]