Nicolas de Mercœur

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Nicolas de Lorraine, fils d’Antoine le Bon, duc de Lorraine et de Bar, et de Renée de Bourbon-Montpensier, né à Bar-le-Duc en 1524, mort le 12 juin 1577, fut d’abord évêque de Metz de 1543 à 1548 et de Verdun de 1544 à 1547, puis comte de Vaudémont 1548 à 1577, seigneur de Mercœur de 1563 à 1569, puis duc de Mercœur de 1569 à 1577 mais surtout, de 1552 à 1559, régent des duchés de Lorraine et de Bar pendant la minorité de son neveu Charles III.

Il est également le père de la reine Louise de France épouse du roi Henri III.

Biographie[modifier | modifier le code]

Âgé de 21 ans à la mort de son frère aîné, le duc François Ier en juin 1545, le jeune évêque assuma la régence au nom de son neveu Charles III conjointement avec sa belle-sœur, la duchesse douairière née Christine de Danemark, mais les États de Lorraine décidèrent en novembre 1545 de laisser Christine seule régente.

Nièce de l’Empeur Charles Quint, la jeune douairière de 28 ans adopta évidemment une politique favorable à l’Empire, ce à quoi s’opposait Nicolas.

Nicolas commença à renoncer à ses évêchés en 1548, à se faire relever de ses vœux et prit le titre de comte de Vaudémont. L’année suivante, il se maria.

La guerre reprit entre l’Empire de Charles Quint et la France de Henri II alliée aux princes protestants de l’Empire (Ligue de Smalkalde) en 1550. Au printemps 1552, le roi de France en profita pour imposer sa « protection » aux principautés épiscopales enclavées dans les territoires ducaux sous le prétexte, incongru pour l’époque, que leurs habitants étaient de langue romane (les futurs Trois-Évêchés). Nonobstant, il mena ses troupes jusqu’à Strasbourg, ville germanophone, mais en vain.

Le 15 avril 1552, de passage à Nancy, il destitue arbitrairement la régente, nomme le francophile Nicolas à sa place et, d’autorité, emmène le jeune duc Charles III, âgé de 9 ans, terminer son éducation à Paris afin de le soustraire à l’influence de la duchesse-douairière. Nicolas exercera la régence jusqu’au retour de son neveu et duc légitime - uni à une épouse française -, en 1559.

Veuf en 1554, il épousa l’année suivante Jeanne de Savoie-Nemours.

Il se retira ensuite de la vie publique et collectionna les tableaux, les livres et les armes de prix mais bientôt, ayant perdu sa seconde épouse, il se remaria, âgé de 45 ans, à une cousine de la branche française des Lorraine-Guise, Catherine de Lorraine-Aumale qui avait 19 ans.

En 1575, il fit encore - et sans l’avoir cherché - parler de lui : sa fille aînée Louise épousa le roi Henri III de France.

Nicolas s’éteint deux ans plus tard dans son château de Nomeny à l’âge de 53 ans.

Mariages et enfants[modifier | modifier le code]

Il avait épousé en premières noces à Bruxelles le 1er mai 1549 Marguerite d’Egmont (1517 † 1554) et avait eu :

  • Marguerite (1550 † jeune)
  • Catherine (1551 † jeune)
  • Henri (1552 † jeune), comte de Chaligny
  • Louise (15531601), mariée à Reims le 15 février 1575 avec Henri III (1551 † 1589), roi de France

Il se remarie en secondes noces à Fontainebleau le 24 février 1555 avec Jeanne de Savoie (1532 † 1568), fille de Philippe de Savoie, duc de Nemours et de Charlotte d’Orleans-Longueville, et eut :

Il se remarie en troisièmes noces le 15 mai 1569 avec Catherine de Lorraine (1550 † 1606), fille de Claude II de Lorraine, duc d’Aumale, et de Louise de Brézé et eut :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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évêque de Metz
1543-1548
Jean IV
Jean VII
évêque de Verdun
1544-1547
Nicolas Psaume
création du duché
seigneur puis duc de Mercœur
1543-1569-1577
Philippe Emmanuel