Bourrache officinale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Wikipédia:Lecture d'une taxoboxComment lire une taxobox
Bourrache officinale
 Borago officinalis
Borago officinalis
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lamiales
Famille Boraginaceae
Genre Borago
Nom binominal
Borago officinalis
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Non déterminé (Euasteridae I)
Famille Boraginaceae
Bourrache officinale

Bourrache officinale

Commons-logo.svg D'autres documents multimédia
sont disponibles sur Commons
Parcourez la biologie sur Wikipédia :
Portail:Biologie
Portail:Zoologie
Portail:Microbiologie
Portail:Conservation de la nature
Portail:Botanique
Portail:Agriculture et agronomie
Portail:Plantes utiles
Portail:Jardinage et horticulture

La bourrache officinale (Borago officinalis L.) est une plante annuelle de la famille des Boraginacées assez commune en Europe.

Inflorescence

Sommaire

[modifier] Caractéristiques botaniques

Détail de la fleur

La bourrache est une herbe annuelle à tige cylindrique, épaisse, dressée, hérissée de poils raides, de 20 à 80 cm de haut.
Les feuilles alternes, à surface ridée, ont un long pétiole à la base de la plante qui n'existe pas pour les feuilles supérieures. Toute la plante est recouverte de poils courts et fermes qui la rendent rude au toucher : c'est un des caractères de toute la famille des Borraginées.

[modifier] Fleurs et fruits

Détail de la fleur

En climat tempéré, la floraison intervient de juin à août. Dans le midi de la France elle fleurit fin mars début avril. Les fleurs sont disposées en une cyme recourbée en crosse. Le calice possède cinq sépales, la corolle possède cinq pétales égaux soudés à leur base. La couleur de la fleur est bleue, plus rarement rose ou blanche.

Chaque pétale porte un repli saillant à l'intérieur ; cinq étamines à longues anthères sont insérées sur la base de la corolle entre les pétales ; leur filet porte en dehors un appendice conique. Le pistil est constitué par deux carpelles soudés ; l'ovaire est creusé de deux loges contenant chacune deux ovules ; le style, au lieu de surmonter les ovaires, se détache de leur base.

Le fruit est formé par quatre akènes, parfois moins, logés au fond du calice persistant.

[modifier] Distribution et habitat

La bourrache est originaire de l'Europe méridionale et centrale.

Elle est assez commune dans les terrains vagues et les décombres des contrées à climat tempéré, ainsi que comme plante adventice dans les cultures sarclées et les jardins.

[modifier] Culture

Elle est souvent cultivée surtout dans les jardins. Semer au début du mois d'avril directement en planches. Les jardiniers apprécient son effet répulsif sur les limaces[réf. nécessaire].

La bourrache est une excellente plante mellifère.

[modifier] Propriétés

Les feuilles sont riches en mucilage (11%) et en nitrate de potassium. Mais on y retrouve aussi des alcaloïdes pyrrolizidiniques, hépatotoxiques notoires[1], (de 2 à 8 mg/kg) : lycopsamine, 7-acétyl-lycopsamine, amabiline, supinine et des traces d'intermédine et de son dérivé acétylé. Les alcaloïdes sont également présents dans les fleurs (thésinine).

Les graines sont riches en acides gras essentiel (acide gamma-linolénique 18-25%) qui fait partie du groupe des oméga-6. Mais elles contiennent aussi des alcaloïdes pyrrolizidiniques : de la thésinine et sa forme glucosilée, thésinine-4'-O-bêta-D-glucoside.

[modifier] Utilisations

[modifier] Usage culinaire

Les fleurs de bourrache et la plante se consomment traditionnellemnt à l'état frais. On l'utilise aussi comme épice. Mais la présence d'alcaloïdes pyrrolizidiniques invite à la plus grande prudence.

La plante peut agrémenter des omelettes et des salades. Elle est assez utilisée en Allemagne dans des potages, la recette la plus connue utilisant cette plante comme ingrédient serait la « sauce verte » que l’on peut déguster à Francfort.

La fleur contient un alcaloïde pyrrolizidinique[2], la thésinine, qui donne son goût dans la fabrication de bonbons au miel à base de bourrache, servant à agrémenter les desserts. Le goût des fleurs rappelle la saveur de l'huître, alors que celui des feuilles rappelle la saveur du concombre.

[modifier] Usage thérapeutique

« Aucune expérimentation pharmacologique ne semble avoir été effectuée sur cette drogue qui jouit d'une réputation (non démontrée) de "sudorifique", d'adoucissant, de diurétique. » d'après Bruneton[1]. Il poursuit ainsi « En Allemagne, la Commission E note que l'activité attribuée à la drogue n'est pas documentée et, qu'en conséquence, feuilles et fleurs ne doivent pas être utilisées dans un but thérapeutique. Cette position semble d'autant plus sage que , comme De Smet l'a souligné, la consommation de 4 tasses/jour d'infusion peut apporter jusqu'à 64 μg d'alcaloïdes pyrrolizidiniques : 6 fois plus que la dose maximale tolérée dans le cas de l'infusion de feuilles de tussilage ».

Si l'on tient malgré tout à cueillir les fleurs, il faut le faire au début de la floraison (juin) puis on les fait sécher avec précaution, à l'ombre, en couches minces, bien répandues à la chaleur artificielle (40 °C maximum).

L'habitude était de l'employer en mélange de plantes médicinales, généralement en tisane, en laissant infuser 10 à 30 g pour 500 ml d'eau. Mais ces infusions sont toutefois à déconseiller, comme nous l'avons vu, en raison des alcaloïdes pyrrolizidiniques que contient la plante.[3].

Par son mucilage elle est supposée adoucissante, émolliente et expectorante, donc utilisée dans les catarrhes des voies respiratoires, la gastrite, les inflammations des muqueuses.

Par la présence du nitrate de potassium elle est supposée sudoripare et diurétique (elle augmente l'élimination de l'urine).

En usage externe, elle a un effet calmant sur les éruptions cutanées et autres dermatoses.

Elle aurait également des propriétés intéressantes contre la gueule de bois.[4] [5]

[modifier] Bibliographie

  • Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, François Couplan Eva Styner, Les guides du naturaliste,Dealachaux et Niestlé (ISBN 2-603-00952-4)
  • La bourrache. Une étoile au jardin ! Bernard Bertrand, 01/04/2003, Terran (Editions de) - (ISBN 2-913288-33-2)

[modifier] Notes et références de l'article

  1. a et b Bruneton, J., Pharmacognosie - Phytochimie, plantes médicinales, 4e éd., revue et augmentée, Tec & Doc - Éditions médicales internationales, Paris, 2009, 1288 p. (ISBN 978-2-7430-1188-8) 
  2. dont la non toxicité n'a pas été prouvée
  3. L'équipe des enseignants du DUMENAT Phytothérapie (faculté de médecine Paris-XIII, Bobigny), Phytothérapie, la santé par les plantes, Sélection du Reader's Digest, coll. Vidal, ISBN-10: 2709818515
  4. http://tf1.lci.fr/infos/sciences/sante/0,,3663624,00-gueule-bois-lci-tout-prevu-.html site web de LCI, page consultée le 02/08/2008
  5. http://www.guardian.co.uk/science/2005/dec/23/medicineandhealth.christmas2005 site web du Guardian de New York, page consultée le 02/08/2008

[modifier] Voir aussi

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens et documents externes