Myrmécochorie

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Graines d’Afzelia africana avec leur élaiosome.

La myrmécochorie est le fait pour une plante de favoriser le transport de ses graines par le biais des fourmis. Il s'agit d'un type de zoochorie et d'un mutualisme de dispersion qui concerne 3 000 espèces de plantes dans le monde[1] et 275 espèces en Europe[2].

C'est le cas, par exemple, du ricin commun, des violettes sauvages[3], de la chélidoine[4], l'ajonc nain, l'euphorbe[5] et les plantes du genre Centaurea[6],[7],[8].

Pour cela, les graines des plantes concernées ont généralement une partie charnue attachée à la graine, qu'on appelle l'élaiosome (éléosome est une orthographe acceptée). Les fourmis voulant le manger vont ramener la graine jusqu'à leur nid, à moins qu'elle ne se détache en cours de route. La graine sera donc protégée par les fourmis et dispersée assez loin, en fonction de l'endroit où les fourmis jetteront la graine une fois séparée de son élaiosome.

La myrmécochorie n'a de sens que pour des fourmis non granivores : les fourmis du genre Messor, par exemple, risquent d'être intéressées par la graine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AJ Beattie et L. Hughes, Ant-plant interactions, Plantanimal interactions, 2002, p. 211-235
  2. http://myrmecochorie.free.fr/
  3. http://www.acideformik.com/forums/index.php?showtopic=10580&st=0&start=0
  4. http://www.acideformik.com/forums/index.php?showtopic=10737
  5. http://www.myrmecophilie.fr/barbarus/dotclear/index.php?post/Myrmecochorie
  6. http://www.myrmecofourmis.fr/spip.php?article97
  7. http://www.acideformik.com/forums/index.php?showtopic=10726
  8. http://www.parcbee.univ-montp2.fr/info_general/propos_suj_05_06/imbert_isem.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]