Fenouil commun

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Foeniculum vulgare

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir fenouil.

Le fenouil commun (nom scientifique Foeniculum vulgare, syn. Foeniculum officinale) est une variété de fenouil, généralement vivace parfois bisannuelle, cultivée pour le renflement bulbeux et charnu de ses feuilles imbriquées les unes dans les autres utilisée en alimentation. Ce n'est pas un bulbe comme l'oignon comme son nom le laisserait à penser. C'est une plante de la famille des apiacées (ombellifères), qui s'est naturalisé à travers le monde principalement dans les biomes au climat méditerranéen.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La plante peut atteindre 1,50 à 2,50 m de haut, a grosse racine fusiforme et presque toujours bifide. Son port est léger, son feuillage bleuté fin.

La tige est cannelée et brillante. Elles conservent leurs propriétés et restent quelquefois debout d'une année sur l'autre.

Les fleurs jaunes réunies en ombelles plates de 7 à 10 cm sont constituées de 5 pétales à lobe arrondi, enroulés, sans sépales. Elles apparaissent généralement en août / septembre.

Leur parfum est très anisé. Le fruit est formé de 2 akènes, il est rainuré par 5 côtes de forme ovoïde.

Plante hôte[modifier | modifier le code]

Parasites[modifier | modifier le code]

Le fenouil sauvage est sujet à la formation de galles, à la suite la ponte d'un insecte parasite. Le parasite est Lasioptera carophila, une Cecidomyiidae qui pond au point d'insertion d'une ombellule sur l'ombelle. Cet insecte est très discret.

Les graines de fenouil sont parfois parasitées par une autre Cecidomyiie Kieffera pericarpiicola, provoquant une galle.

Des Orthopteres (sauterelles) pondent parfois dans les tiges de fenouils.

Parasitoïdes[modifier | modifier le code]

Certains insectes parasitoïdes viennent pondre dans les galles. Ce sont[1] :

Les fenouils sont les bienvenus dans les oliveraies car leurs parasites sont victimes de parasitoïdes qui attaquent aussi la mouche de l'olive.

Le légume[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Fenouil
Valeur nutritionnelle moyenne
pour 100 g
Apport énergétique
Joules 100 kJ
(Calories) (24 kcal)
Principaux composants
Glucides  ? g
- Amidon  ? g
- Sucres  ? g
- Fibres alimentaires  ? g
Protéines  ? g
Lipides  ? g
Eau 86 g
Minéraux & Oligo-éléments
Calcium 109 mg
Magnésium 49 mg
Potassium 494 mg
Vitamines
Vitamine C 93 mg
Acides aminés
Acides gras

Source : aucune source

Anéthol (une des composantes du pastis), alpha-Pinène, camphène, limonène, phellandrène, pectine, corps gras, sucres, oxalate de calcium, amidon (source : Souci.Fachmann.Kraut 1994, Allemagne).

Culture[modifier | modifier le code]

Il aime les expositions chaudes et ensoleillées, en sol bien drainé. C'est une plante vivace très rustique, qui supporte très bien la sécheresse. On le trouve fréquemment au bord des routes. Il se récolte d'août à novembre (voir tradition du fenouil du folklore marseillais).

Plantation : semez par groupe de 3 graines à 4 graines à 0,5 cm de profondeur avec un espacement de 45 cm. Ne conservez que le plantule le plus vigoureux. Ou achetez des plants et repiquez-les au jardin espacés de 45 cm. Quand le bulbe a atteint environ la taille d'un œuf, buttez-le. Si vous aimez le fenouil bien tendre, assurez-vous qu'il soit bien arrosé au moins une fois par semaine. Empêchez-le de fleurir en éliminant les tiges florales. Refaites un semis tous les 2 ou 3 ans.

La croyance veut qu'il ne faut pas planter le fenouil près de l’aneth pour éviter toute hybridation. Cependant malgré leur ressemblance, ce sont deux genres distincts et aucun cas d'hybridation n'a jamais été recensé.

Compagnonnage végétal[modifier | modifier le code]

Le fenouil ne fait pas bon ménage avec les tomates, la coriandre et les fèves. Pour éviter tout retard de croissance, mieux vaut donc là aussi l’exiler à côté de plantes dont il ne perturbe pas la pousse comme le céleri à côtes, le céleri-rave ou le poireau. En association avec la menthe ou de la sauge, il protège les choux des chenilles et des papillons.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Usage culinaire[modifier | modifier le code]

En cuisine, c'est un légume dont toutes les parties, racines, feuilles et graines, sont comestibles. Son goût est proche de celui de l'anis. Il est souvent associé aux poissons, aux mélanges de légumes, en salade ou aux soupes... On peut le consommer cru ou cuit. Les graines de fenouil (en graines ou poudre) sont utilisées comme épices ou aromate.

Il entre également dans la fabrication d'apéritifs comme le Pastis ou l'absinthe, de liqueurs, conservateurs ou aromates d'usage domestique.

Usage en phytothérapie[modifier | modifier le code]

Le Fenouil est une plante très utilisée en phytothérapie. C'est une des quatre semences chaudes des anciens, répertoriée ainsi à cause de son importante action carminative et eupeptique. On l'utilise donc en cas d'aérophagie, ballonnement, digestion difficile, nausée, maux d'estomac...

Pour la mère qui allaite, l'infusion au fenouil est réputée aider les nouveau-nés ayant des maux de ventre.

Les fruits amers servent comme expectorants dans des tisanes ou des sirops antitussifs, ou comme décontractants ou carminatifs dans différents médicaments.

Son huile a également la réputation d'être galactogène.

À haute dose, le fenouil entraîne convulsions et abattement.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Jadis, le Foeniculum vulgare, était considéré comme une plante magique associée à la magie blanche mais également aphrodisiaque.

Dans la Grèce antique le fenouil sauvage était associé à la claire vision. Dans la civilisation romaine, c'était la plante sacrée de Bacchus. Un grand pied de fenouil, représentant un symbole phallique, fut son emblème durant les bacchanales[2].

Poésie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Références et notes[modifier | modifier le code]

  1. op. cit. Lecomte (2015) pp. 140-141
  2. Guide de visite, les plantes magiques, du jardin des neuf carrés de l'abbaye de Royaumont

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lecomte (photogr. Jean Lecomte), Lutter naturellement contre la Mouche de l'Olive, Saint-Rémy de Provence, édisud, coll. « Le choix durable »,‎ , 17x23, 216 p. (ISBN 978-2-7449-1004-3, [www.edisud.com présentation en ligne])

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]