Agota Kristof

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Agota Kristof

Agota Kristof (en hongrois Kristóf Ágota), née le 30 octobre 1935 à Csikvánd (Hongrie) et morte le 27 juillet 2011 (à 75 ans) à Neuchâtel[1] est une écrivaine suisse, poète, romancière et dramaturge. Elle écrit la plus grande partie de son œuvre en français (sa langue d'adoption, cette langue qu'elle appelle « ennemie »[2]).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d’un instituteur et d’une enseignante en arts ménagers[3], elle étudie à Kőszeg, où elle obtient un bac scientifique.

À l'âge de 21 ans, Agota Kristof quitte son pays, la Hongrie, alors que la révolution des Conseils ouvriers de 1956 est écrasée par l'armée soviétique. Agota, son mari et leur fille âgée de 4 mois s'enfuient vers Neuchâtel en Suisse où elle travaille dans une usine d’horlogerie à Fontainemelon, tout en écrivant des poèmes le soir. Son œuvre est marquée par cette migration forcée. Elle devient écrivain dans sa langue d'adoption, le français.

Dramaturge à ses débuts, elle va connaître un grand succès avec sa trilogie racontant l'histoire de jumeaux, traduite dans de nombreuses langues. Elle a reçu le Prix littéraire européen d'ADELF pour le premier tome, Le Grand Cahier, en 1987, et le Prix du Livre Inter, pour le troisième, Le Troisième Mensonge, en 1992. En 2008, elle reçoit le prix autrichien pour la littérature européenne pour l'ensemble de son œuvre.

Mère de trois enfants et divorcée deux fois, Agota Kristof a obtenu le Prix Schiller en 2005[4]. Le fonds d'archives d'Agota Kristof se trouve aux Archives littéraires suisses à Berne.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • John et Joe (1972)
  • La Clé de l'ascenseur (1977)
  • Un rat qui passe (1972, version définitive 1984)
  • L'Heure grise ou le dernier client, Seuil, 1975 (version définitive 1984).
  • Le Monstre : et autres pièces , Seuil, 2007.

Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

Monographie – étude[modifier | modifier le code]

  • Rennie Yotova, La Trilogie des jumeaux d'Agota Kristof, Bienne-Gollion/Paris, ACEL-Infolio éditions, collection Le cippe, 2011

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Littérature : Agota Kristof est décédée à Neuchâtel », sur tsr.ch, Radio télévision suisse,‎ 27 juillet 2011.
  2. Agota Kristof, L'Analphabète, Genève, Zoé, 2004, p. 24
  3. Notice nécrologique dans Le Monde daté du 31 juillet 2011, p. 19.
  4. « La romancière Agota Kristof est morte », sur tdg.ch, Tribune de Genève,‎ 27 juillet 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]