Péter Esterházy

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Péter Esterházy à Varsovie, en Pologne, le 7 mai 2007
Peter Esterhazy by Kubik 02.jpg

Péter Esterházy, né le 14 avril 1950 à Budapest, est un écrivain hongrois, descendant de la célèbre famille des comtes Esterházy de Galánta. Son frère, Márton Esterházy, est un ancien footballeur international hongrois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir suivi des études de mathématiques à l'université de Budapest de 1969 à 1974, il commence à prendre goût à la littérature. Ses premiers écrits sont publiés dès 1974, mais ce n'est que depuis 1978, après avoir quitté l'institut d'informatique du ministère de l'Énergie, qu'il se consacre pleinement à l'écriture.

Dans son pays natal, il est considéré comme la figure la plus importante de la « nouvelle prose hongroise ».

Abondamment traduit, il est aujourd'hui reconnu à l'étranger comme l'un des plus grands écrivains d'Europe.

Péter Esterházy a été découvert en France en 1988 grâce à son roman Indirect [1]. Dans Harmonia Caelestis, publié en 2001, il prend pour thème son illustre famille et les relations avec son père, qu'il admire. Quelques années plus tard, il effectue une brutale mise au point avec Revu et corrigé, où il raconte comment il découvre que son père était devenu un informateur de la police communiste.

En 1996, il reçoit le Prix Kossuth.

Il a été fait commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres en 1998 et élu membre de l'Académie des arts de Berlin la même année[2].

La plupart de ses ouvrages sont publiés chez Gallimard.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Indirect, Souffles, 1988
  • Trois anges me surveillent, Gallimard, 1990
  • Les verbes auxiliaires du cœur, Gallimard, 1992
  • Le livre de Hrabal, Gallimard, 1994
  • Une femme, Gallimard, 1998
  • L'œillade de la comtesse Hahn-Hahn, Gallimard, 1999
  • Harmonia Caelestis, Gallimard, 2001
  • Aux gens du livre, Exils, 2005
  • Revu et corrigé, Gallimard, 2005
  • Voyage au bout des seize mètres, Christian Bourgois, 2008
  • Pas question d'art, Gallimard, 2012

Entretien[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Traduit par Ibolya Virag et Ghislain Ripault, préface de JL. Scheffer, éditions Souffles, 1988
  2. (de) Péter Esterházy - Seit 1998 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin, Sektion Literatur sur le site de l'Akademie der Künste

Liens externes[modifier | modifier le code]

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