Miklós Szentkuthy

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Miklós Szentkuthy

Miklós Szentkuthy, né le 2 juin 1908 à Budapest, mort dans la même ville le 18 juillet 1988, de son vrai nom Miklos Pfisterer, est un écrivain hongrois, romancier, essayiste et traducteur (de Swift, Dickens et Joyce).

Szentkuthy rédigea une œuvre littéraire imposante et complexe, centrée sur les conflits entre l'Art et la vie, ou encore l'aspiration à la sainteté et l'érotisme. On y trouve notamment des biographies romancées de musiciens (Haendel, Haydn et Mozart), d'artistes (Dürer), d'écrivains (Goethe) ou de personnages historiques, rédigées sous la forme de recueils de fragments ou notes avec un luxe de métaphores audacieuses. Par l'aspect expérimental et l'érudition de son travail, il est parfois comparé à l'écrivain argentin Jorge Luis Borges. Jacques Roubaud le cite au nombre de ses sources d'inspiration pour son grand cycle autobiographique Le Grand Incendie de Londres.

Il a laissé un Journal inédit d'environ cent mille pages conservé dans 70 cartons aux archives du Musée littéraire Petőfi à Budapest...

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Bréviaire de Saint-Orphée, 9 volumes, 1939-1942, 1974, 1976, 1984
Traduites en français
  • Bréviaire de Saint-Orphée:
    • Tome 1 : En marge de Casanova, traduction de Georges Kassaï et Zéno Bianu, Phébus, 1991
    • Tome 2 : Renaissance noire, traduction de Georges Kassaï et Zéno Bianu, Phébus, 1991
    • Tome 3 : Escorial, traduction Georges Kassaï et Robert Sctrick, Phébus, 1993
    • Tome 4 : Europa minor, traduction de Elizabeth Minik, Georges Kassai, et Robert Sctrick, Phébus, 2006
  • Vers l'unique métaphore, traduction d'Eva Toulouze, Corti, 1991
  • Chronique burgonde, traduction de Georges Kassaï et Zéno Bianu, Seuil, 1996
  • Le calendrier de l'humilité, traduction de Dominique Radanyi et Georges Kassaï, Corti, 1998
  • Les Confessions frivoles, traduction de Georges Kassaï, Robert Sctrick et Zéno Bianu, Phébus, 1999
  • En lisant Augustin, traduction d'Eva Toulouze, Corti, 1996
  • Robert baroque, traduction de Georges Kassaï et Gilles Bellamy, Corti, 1998

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