Paul Arnaud de Foïard

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Paul Arnaud de Foïard est né en 1921 et décédé en août 2005, était un général français.

Officier général francais 4 etoiles.svg Paul Arnaud de Foïard
Image illustrative de l'article Paul Arnaud de Foïard

Naissance 1921
Décès 2005 (à 84 ans)
Origine Drapeau de la France France
Arme Légion étrangère
Grade Général de corps d'armée
Années de service 19411981
Conflits Seconde Guerre mondiale
Off. : Guerre d'Indochine
Off. : Guerre d'Algérie
Commandement 2e Régiment Étranger de Parachutistes
11e Division Parachutiste
Distinctions Grand Officier de la Légion d'honneur
Médaille militaire
Grand croix de l'Ordre national du Mérite
Croix de guerre 1939-1945
Croix de guerre des TOE
Croix de la Valeur militaire
Médaille des évadés

Biographie[modifier | modifier le code]

À 20 ans, il entre dans la Résistance. Emprisonné, il réussit à s'évader pour rejoindre l'armée française de la Libération. Il s'engage alors pour la durée de la guerre au titre du 501e Régiment de Chars de Combat.

Affecté comme aspirant au 3e bataillon du Régiment de marche de la Légion étrangère le 1er avril 1944, il participe alors au débarquement en Provence puis à l'offensive de la 1re Armée, offensive au cours de laquelle il est blessé. C'est à la tête de sa section, en Allemagne, qu'il recevra la médaille militaire en 1945.

Affecté ensuite au 3e Régiment Étranger d'Infanterie, il participe à la campagne d'Indochine où il est blessé pour la seconde fois. Chevalier de la Légion d'honneur en 1947, il est volontaire pour servir comme chef de section à la compagnie parachutiste du 3e REI en 1948.

En 1952, promu capitaine, il prend le commandement de la 2e compagnie du I/1er Régiment Étranger à Saïda en Algérie. À l'issue de son commandement, il est affecté au Service du moral de la Légion étrangère en tant que rédacteur en chef de Képi blanc à Sidi-Bel-Abbès. En 1955, c'est à la tête de la 5e compagnie du 4e Régiment Étranger qu'il est cité à l'ordre du corps d'armée. Il rejoint enfin la métropole en 1957 pour être affecté au Dépôt de la Légion étrangère. Après l'École de guerre, il réintègre la Légion au bureau opérations du 2e Régiment Étranger de Parachutistes de 1962 à 1963. Il prend le commandement du régiment en 1965 à Bou Sfer et en assurera le déménagement à Calvi en 1967.

Il commande enfin la 11e Division Parachutiste de 1975 à 1977. Il quitte le service actif le 10 septembre 1981 avec le grade de général de corps d'armée, après avoir commandé pendant 4 ans la prestigieuse École de guerre à Paris.

Chef de corps de Légion[modifier | modifier le code]

"Arnaud de Foïard (Général de corps d’armée Paul, Marie, Félix, Jacques, René), : Né le 9 sept. 21, à Meudon en Seine et Oise, il est fils de Jacques, Léon et de Varenghen de Villepin. Il commence ses armes dans la Résistance où il est capturé et interné du 4 décembre 1942 au 30 juin 1943. Évadé, il débarque en Espagne où il est interné à Figueras. Il est libéré à Setubal au Portugal et embarque le 21 août pour le Maroc.

Là, il souscrit un engagement pour la durée de la guerre au titre du 501e régiment de chars. Ses services comptant à titre rétroactif pour compter du 4 décembre 1942. Il passe au dépôt d’instruction de Dellys, puis il rejoint l’école des aspirants de Cherchell. Il est affecté au RMLE avec le grade d’aspirant le 1er avril 1944. Avec son unité, il participe au débarquement de Saint-Raphaël en septembre. Blessé par une mine, il est évacué, le 28 novembre et cité à l’ordre de la brigade avec sa première croix de guerre 1939-1945. Le 8 février 1945, il retrouve la 11e compagnie du RMLE. À la tête d’une section, il se distingue en particulier le 20 mars 1945, au carrefour sud de la clairière de Buchelberg, lors de la prise de Mulhausen, le 4 avril, sur le pont de l’Enns, le 7, puis à Herrenberg, le 18, à Hattingen, le 25, à Immendingen, le 26. Il gagne ainsi trois citations à l’ordre de l’armée et la médaille militaire en un trimestre.

À la fin de la guerre, il est envoyé à l’école militaire interarmes, dès septembre 1945, pour parfaire et valider ses connaissances d’officier. Le RMLE est dissous. C’est donc au 3e REI, qu’il retrouve la Légion, le 20 décembre 1945. Un décret de février 1946, le nomme sous-lieutenant, à compter du 1er février 1944. Il est ensuite promu au grade de lieutenant, le 1er février 1946.

Désigné en renfort pour l’Extrême-Orient, il débarque à Saigon et rejoint la 11e compagnie du 3e REI, le 11 juin 1946. Il est blessé par balles de mitraillette, à My Duc Thay, le 22 janvier 1947. Le 23 octobre 1947, il est affect à la CCB. Il gagne alors une nouvelle citation à l’ordre de l’armée et la croix de chevalier de la Légion d’honneur lui est accordée, le 14 juillet 1947. Cette dernière est assortie de la croix de guerre des TOE, pour ses actions personnelles dans le quartier de Cai Lay en Cochinchine ; à Am Thai Dong, dans la province de Mytho. Lors de la création de la compagnie parachutiste, le 1er avril 1948, il prend le commandement d’une section. Le 16 mai, il gagne une citation à l’ordre de la division lors d’un accrochage avec les soldats du Viêt-minh au village fortifié de Tho Truong.

Rapatrié sanitaire, il débarque à Marseille pour être hospitalisé et bénéficie de congés de maladie de longue durée. Il est affecté à la compagnie administrative régionale de Versailles. Promu au grade de capitaine le 2 janvier 1952, il reprend du service le 14 octobre 1952. Le commandement de la 2e compagnie du 1er bataillon du 1er REI lui est confié, à compter du 20. Le 13 mars 1953, il commande les pelotons du 1er REI à Saida.

Il se marie alors à Catherine, Prudentienne, Yvonne, Artru, le 12 juin 1953. Elle lui donnera 3 enfants.

En novembre, il rejoint le SMOLE jusqu’à sa dissolution en juillet 1955. Il est alors affecté en qualité de commandant de la 5e compagnie du 2e bataillon du 4e REI à Fès au Maroc. La « 5 » du 2/4e REI devient 6e CP du 4e REI, le 16 novembre 1956. Au sein de cette unité, il prend part aux opérations de maintien de l’ordre dans le Rif et notamment à Hibel, à Tembouzid et à Zoua Ouah. Il est cité à l’ordre de la division avec croix de la Valeur militaire le 11 juillet 1956. Détaché au groupement provisoire des commandos, en qualité d’instructeur en garnison à El Hadjeb du 16 février au 4 juillet 1956, il gagne une citation à l’ordre du corps d’armée lors de l'accrochage de Tanezzara et le à Aïn-Chaïr. Une autre citation, également à l’ordre du corps d’armée, récompense son action au djebel Abiod, dans le secteur autonome de Tebessa.

Le 1er août 1957, il est affecté au dépôt de la Légion étrangère à Marseille. Il est promu officier dans l’ordre de la Légion d’honneur le 18 décembre 1958. Il rejoint le groupement des écoles à l’ESMIA de Coëtquidan, le 1er juin 1959. Il est alors promu au grade de chef de bataillon, le 1er octobre 1959. Il intègre la 74e promotion de l’école supérieure de guerre en août 1960. À l’issue, il est affecté au bureau opération emploi du 2e REP, le 1er juillet 1962. Le 1er octobre 1963, il est affecté au 3e bureau de l’EMAT, où il est promu au grade de lieutenant-colonel, le 1er octobre 1964.

Désigné pour son temps de commandement, il embarque pour Mers el Kébir et devient chef de corps du 2e REP, le 1er juin 1965. Le 15 juin 1967, le REP est rapatrié sur la Corse. Son temps de commandement terminé, il rejoint l’EMA, le 1er juillet. Il est alors promu commandeur de la Légion d’honneur, le 14 juillet et au grade de colonel, le 1er octobre.

Il est désigné pour servir à la 1e brigade parachutiste et placé en subsistance au 420e bataillon de commandement et des services, le 1er août 1972. Le 1er janvier suivant, il est nommé dans la 1e section des officiers généraux, avec le grade de général de brigade. En août 1974, il est désigné en qualité de directeur, hors-cadre, du secrétariat général de la Défense nationale, sous les ordres du Premier ministre et occupe la vice-présidence du conseil permanent du service militaire en 1975.

Réintégré, il rejoint la 11e division parachutiste et en prend le commandement le 29 novembre 1975. Il est promu général de division, en décembre 1976. Élevé au rang et appellation de général de corps d’armée le 1er août 1979, il devient directeur de l’enseignement militaire supérieur de l’armée de terre en octobre. Le 17 septembre 1981, il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur. Arrivé en limite d’âge réglementaire de son grade, il est admis en 2e section des officiers généraux, le 10 septembre 1981.

Breveté parachutiste, titulaire de la carte « d’interné résistant », il est élevé à la dignité de grand croix de l’ordre national du Mérite depuis le 14 avril 1996, il est également titulaire de la médaille des évadés, de la médaille de la Jeunesse et des Sports, de la croix du combattant volontaire 1939 1945, des Palmes académiques, de la médaille coloniale avec agrafe « EO », des médailles commémoratives « 1939 1945 » « Indochine » et de la médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Afrique du Nord avec agrafes « Algérie » et « Maroc ». Il est également décoré de la Bronze Star Medal, d’une médaille du Headquarters VI corps de l’US Army. Par ailleurs, il est officier du Ouissam Alaouite."

Txt maj (h) REMY d'après dossier d'archives

Décorations principales[modifier | modifier le code]

  • Il est également décoré de la Bronze Star Medal, d’une médaille du Headquarters VI corps de l’US Army.
  • Officier du Ouissam Alaouite.

Titulaire de 9 citations.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Képi blanc et Division histoire et patrimoine de la Légion étrangère