Utilisateur:Konstantinos/Brouillon1

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Constantin II et Constantin de Grèce.

Constantin II
(el) Κωνσταντίνος Β΄
Illustration.
L'ex-roi Constantin II, en 1997.
Titre
Prétendant au trône de Grèce
En fonction depuis le
(46 ans, 3 mois et 20 jours)
Prédécesseur Lui-même (roi des Hellènes)
Roi des Hellènes (roi en exil)

(5 ans, 5 mois et 19 jours)
Régent Geórgios Zoitakis (1967-1972)
Geórgios Papadópoulos (1972-1973)
Premier ministre Geórgios Papadópoulos
Spíros Markezínis
Prédécesseur Lui-même (en exercice)
Successeur Geórgios Papadópoulos
(président de la République)
Lui-même (prétendant au trône)
Roi des Hellènes (roi régnant)

(3 ans, 9 mois et 7 jours)
Premier ministre Geórgios Papandréou
Geórgios Athanasiádis-Nóvas
Ilias Tsirimokos
Stephanos Stephanopoulos
Panagiotis Kanellopoulos
Konstantínos Kóllias
Prédécesseur Paul Ier de Grèce
Successeur Lui-même (en exil)
Régent de Grèce

(15 jours)
Monarque Paul Ier de Grèce
Premier ministre Geórgios Papandréou
Prédécesseur Damaskinos d'Athènes
Successeur Geórgios Zoitakis
Diadoque de Grèce

(16 ans, 11 mois et 5 jours)
Monarque Paul Ier de Grèce
Prédécesseur Paul de Grèce
Successeur Irène de Grèce
Biographie
Titre complet Roi des Hellènes
Prince de Danemark
Dynastie Maison d'Oldenbourg
Lieu de naissance Palais de Psychiko,
Athènes (Grèce)
Père Paul Ier de Grèce
Mère Frederika de Hanovre
Conjoint Anne-Marie de Danemark
Enfants Alexia de Grèce
Paul de Grèce
Nikólaos de Grèce
Théodora de Grèce
Phílippos de Grèce
Héritier Irène de Grèce (1964-1965)
Alexia de Grèce (1965-1967)
Paul de Grèce (depuis 1967)
Distinctions Médaille d'or aux Jeux olympiques de 1960

Konstantinos/Brouillon1
Monarques de Grèce

Constantin II de Grèce (en grec : Κωνσταντίνος Β΄ της Ελλάδας / Konstantínos II tis Elládas), roi des Hellènes et prince de Danemark, est né le au palais de Psychiko, dans la banlieue d'Athènes, en Grèce. Dernier souverain de Grèce, il règne officiellement du au , date à laquelle il est déposé par la Dictature des colonels. La démocratie restaurée, cette déposition est confirmée par un référendum organisé le . Constantin II se pose dès lors en prétendant au trône.

Sommaire

Famille[modifier | modifier le code]

Article connexe : Famille royale de Grèce.

Constantin II est le fils du roi Paul Ier de Grèce (1901-1964) et de son épouse Frederika de Hanovre (1917-1974), princesse de Hanovre et de Brunswick. Par son père, il est donc le petit-fils du roi Constantin Ier de Grèce (1868-1923) et de la princesse Sophie de Prusse (1870-1932) tandis que, par sa mère, il descend du duc souverain Ernest-Auguste de Brunswick (1887-1953) et de la princesse Victoria-Louise de Prusse (1892-1980).

Le , Constantin II épouse, à Athènes, la princesse Anne-Marie de Danemark (1946), elle-même fille du roi Frédéric IX de Danemark (1899-1972) et de la princesse Ingrid de Suède (1910-2000).

Les deux époux ont donc la particularité généalogique d'être à la fois des descendants du roi Christian IX de Danemark (1818-1906), surnommé « le beau-père de l'Europe », et de la reine Victoria du Royaume-Uni (1819-1901), surnommée « la grand-mère de l'Europe ».

Du mariage de Constantin II et d'Anne-Marie naissent cinq enfants :

Biographie[modifier | modifier le code]

Une enfance en exil (1940-1946)[modifier | modifier le code]

Une naissance en pleine guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Guerre italo-grecque et Bataille de Grèce.
Photographie en noir et blanc d'un homme et d'une femme.
Les parents de Constantin en 1939.

Fils du diadoque Paul et de la princesse royale Frederika, le prince Constantin voit le jour le , au palais de Psychiko, dans la banlieue d'Athènes. Pour la famille royale, qui attendait avec anxiété la naissance d'un héritier mâle, il s'agit là d'une excellente nouvelle et l'enfant est accueilli avec fierté par ses parents[1],[2]. Malgré tout, le contexte international interdit que l'événement soit longuement célébré. De fait, au moment où Constantin voit le jour, les troupes du Troisième Reich s'emparent d'une bonne partie de l'Europe et la France s'effondre sous les coups de la Blitzkrieg. Devant les succès hitlériens, l'Italie fasciste entre à son tour dans la Seconde Guerre mondiale, le . Benito Mussolini lance alors une violente campagne de propagande contre la Grèce, accusant le gouvernement du roi Georges II d'abriter des navires britanniques dans ses eaux territoriales et de violer ainsi sa propre neutralité[3].

Quelques mois plus tard, le , Rome transmet à Athènes un ultimatum lui demandant d’accepter, dans les trois heures, le stationnement de troupes italiennes sur le sol hellène et l'occupation de certaines bases stratégiques. Sans surprise, le gouvernement grec refuse, déclenchant ainsi la guerre italo-grecque[4],[5]. Le roi Georges II prend alors la tête des forces armées hellènes. En contact permanent avec les Alliés, il préside quotidiennement le conseil de guerre à l’Hôtel Grande-Bretagne, sur la place Syntagma, tandis que le diadoque Paul fait le lien avec le théâtre des opérations, dans le nord-ouest du pays. Contrairement aux attentes de Mussolini, la Grèce se défend avec succès et parvient même à occuper le sud de l'Albanie, pays sous domination italienne depuis 1939[6],[7],[8].

Cependant, après une série de victoires grecques, la situation militaire se dégrade avec l’invasion des Balkans par l’armée allemande. Le , la Luftwaffe déclenche en effet l’opération Châtiment qui vise à punir Belgrade pour avoir renversé le régent Paul et dénoncé le pacte tripartite. C’est le début d’une campagne militaire qui aboutit au dépeçage du royaume de Yougoslavie et à l’arrivée des soldats allemands aux portes de la Grèce. Rapidement, l’armée hellénique et le corps expéditionnaire envoyé en soutien par Londres sont dépassés et Thessalonique est occupée par les Allemands le . Le même jour, la ligne Metaxas, sorte de ligne Maginot grecque, est franchie et la IIe armée hellène capitule[9],[10]. Dans ces conditions, les forces grecques et alliées n’ont d’autre choix que de se retirer plus au sud. Durant sa retraite, la Ire armée hellène est prise à revers et doit offrir sa reddition aux Allemands le . En fait, dès la mi-avril, la situation est devenue si alarmante qu'à Athènes, le Premier ministre demande à Georges II d’accepter la capitulation, ce que ce dernier refuse catégoriquement[9],[10],[11],[12].

De la Crète à l'Afrique[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'une jeune femme se tenant la tête.
La princesse Catherine, tante de Constantin, en 1937.

Conscient que l’arrestation de la famille royale constitue un objectif majeur pour la Wehrmacht, le roi Georges II et son gouvernement envisagent, dès le , de quitter la Grèce continentale pour trouver refuge en Crète[10]. Le , la princesse Frederika, ses enfants, Constantin et Sophie, et la majeure partie des autres membres de la dynastie[N 1] embarquent donc pour la grande île à bord d’un hydravion britannique. Le lendemain, ils sont rejoints par le roi Georges II et le diadoque Paul. Cependant, la bataille de Crète rend rapidement la situation de la famille royale très précaire, c'est pourquoi le petit Constantin et sa parentèle trouvent refuge en Égypte le , quinze jours avant l'attaque lancée par les parachutistes allemands contre l'île[13],[14],[15],[16]. Seuls Georges II, le diadoque Paul et leur cousin le prince Pierre restent plus longtemps en Crète, d'où ils sont cependant évacués à leur tour le [17],[18].

À Alexandrie, les exilés royaux sont accueillis par la diaspora grecque, qui leur procure vêtements, argent et logement[19]. Tandis qu'à Athènes, un gouvernement collaborateur est mis en place par les occupants, en Égypte, la présence de la dynastie hellène inquiète le roi Farouk Ier et ses ministres pro-Italiens. Constantin et sa famille doivent donc chercher un autre refuge pour passer la guerre et poursuivre leur lutte contre les forces de l'Axe. Le souverain britannique s'opposant à la présence de la princesse Frederika et de ses enfants au Royaume-Uni[N 2], il est finalement décidé que Georges II et le diadoque Paul pourraient s'installer à Londres mais que le reste de leur famille devrait s'établir en Afrique du Sud jusqu'à la fin du conflit[20],[21].

Le , la majorité des princes de Grèce embarque donc pour un voyage à bord du navire hollandais Nieuw Amsterdam (en), qui les mène à Durban le [19],[22],[23]. Après un séjour de deux mois dans le dominion britannique, le diadoque gagne l'Angleterre avec son frère[24] et Constantin ne revoit donc presque plus son père durant trois ans[25]. L'enfant, sa sœur et leur mère sont alors logés avec la princesse Catherine dans la résidence officielle du gouverneur Patrick Duncan, à Westbrooks[26],[27]. Le groupe déménage ensuite à plusieurs reprises, avant de s'établir à la villa Irene de Pretoria, chez le Premier ministre Jan Smuts, qui devient rapidement un ami proche des exilés[26],[28],[29]. En , Frederika retrouve finalement son époux au Caire, et leurs enfants les rejoignent en mars. En dépit de conditions matérielles difficiles, la famille noue alors des relations amicales avec plusieurs personnalités égyptiennes, parmi lesquelles la reine Farida, dont les filles ont sensiblement le même âge que Constantin, Sophie et Irène (née au Cap en 1942)[30].

Portrait en noir et blanc d'un homme en tenue militaire.
Le roi Georges II, oncle de Constantin (v. 1942).

Un difficile retour en Grèce[modifier | modifier le code]

Alors que le royaume hellène est progressivement libéré durant l'année 1944 et que la majorité des exilés grecs peuvent regagner leur foyer, le petit Constantin et sa famille doivent rester en Égypte du fait de la montée de l'opposition républicaine dans leur pays. Sous la pression de Churchill et d'Eden, le roi Georges II, toujours en exil à Londres, doit en effet nommer régent l'archevêque Damaskinos d'Athènes le . Or, le primat de l’Église orthodoxe forme immédiatement un gouvernement à majorité républicaine (el) et place le général Nikolaos Plastiras à la tête du cabinet. Humilié, malade et sans plus aucun pouvoir, Georges II envisage un moment d'abdiquer en faveur du diadoque Paul, mais décide finalement de n'en rien faire[31],[32],[33]. Plus combatif que son frère mais aussi plus populaire que lui, l'héritier du trône aurait souhaité rentrer en Grèce au moment de la Libération d'Athènes. Il estime en effet que, de retour dans son pays, il aurait été rapidement proclamé régent, ce qui aurait barré la voie à Damaskinos et rendu la restauration de la monarchie plus aisée[34].

Après des mois de tergiversations, un référendum est finalement organisé en Grèce le afin de déterminer la forme du régime. Les monarchistes obtiennent alors 69 % des suffrages[N 3] et la famille royale est invitée à rentrer. Georges II quitte donc le Royaume-Uni le et arrive le jour même près d'Éleusis, où il retrouve Paul, Frederika et leurs enfants. De là, la famille royale gagne Phalère puis Athènes, où elle est reçue par une foule en liesse[35],[36],[37]. Malgré tout, la restauration ne suffit pas à faire oublier les souffrances de la population grecque. Le pays est totalement dévasté[N 4], les résidences royales ont été pillées et saccagées et une violente guerre civile, opposant communistes et monarchistes, frappe la Macédoine, la Thrace et l'Épire[38],[39].

Dans un pays toujours frappé par le rationnement et les privations, le diadoque, son épouse et leurs trois enfants réemménagent dans le petit palais de Psychiko. C'est là que l'héritier du trône et son épouse choisissent de fonder une petite école où Constantin et ses sœurs reçoivent leurs premières classes[40], sous la supervision de Jocelyn Winthrop Young, un disciple britannique du pédagogue Kurt Hahn[41],[42],[43].

Diadoque de Grèce (1947-1964)[modifier | modifier le code]

Une éducation princière[modifier | modifier le code]

Avec le décès de son oncle, le roi Georges II, le , et la montée de son père sur le trône sous le nom de Paul Ier, Constantin devient diadoque, c'est-à-dire héritier de la couronne. Il n'a alors que six ans[44],[45],[46] et il déménage avec sa famille au palais de Tatoï[47]. Durant les premières années du règne de son père, le quotidien du prince ne subit guère de bouleversements. Le petit garçon et ses sœurs Sophie et Irène sont élevés dans une relative simplicité et la communication est au centre de la pédagogie de leurs parents, qui passent tout le temps qu'ils peuvent avec leur progéniture[48],[49]. Encadrés par une armada de gouvernantes et de tuteurs britanniques, les enfants parlent l'anglais en famille, même s'ils dominent parfaitement le grec[50]. Jusqu'à l'âge de neuf ans, Constantin continue à étudier, avec ses sœurs et d'autres camarades issus de la bonne société athénienne, au palais de Psychiko[41].

Photographie noir et blanc montrant trois hommes d'âges différents riant.
Constantin entouré du président américain Eisenhower et du diplomate grec Alexis Liatis (de) (1959).

Après cet âge, Paul Ier décide de commencer la formation de son fils pour le trône. Le prince est alors inscrit au lycée Anavryta, qui suit la pédagogie de Kurt Hahn. Il y mène la vie d'interne jusqu'à sa majorité tandis que ses sœurs partent étudier à Salem, en Allemagne[41],[51],[52]. À partir de 1955, le prince reçoit également une formation militaire, sous la direction du général Mikhail Arnaoutis (el), qui devient plus tard son aide-de-camp et son secrétaire privé[42].

Adolescent, Constantin commet de nombreuses frasques. Il s'échappe un jour du lycée pour se rendre dans un village de pêcheurs. Sans le sou et affamé, il tente d'y marchander de la nourriture mais finit par être reconnu et renvoyé au palais royal[53]. Amateur de vitesse, le diadoque apprend très jeune à conduire mais détruit, durant une de ses sorties, le portail de son établissement en le franchissant à toute vitesse avec sa voiture[54]. En grandissant, il gagne aussi la réputation de coureur de jupons[55],[56]. Le prince ne se fait cependant pas remarquer que pour ses impairs. Garçon plein d'énergie, il intègre le mouvement scout et pratique beaucoup de sports[57]. Doué pour la natation, le squash et l'équitation[58], il devient aussi ceinture noire de karaté[58],[59]. Cependant, son grand amour est la navigation à voile, qu'il a découverte en exil à Alexandrie avec son père[59].

En parallèle de sa scolarité et de ses activités sportives, Constantin accompagne régulièrement ses parents dans leurs fonctions officielles[57]. En 1953, il se rend ainsi avec les souverains à Céphalonie pour y réconforter les victimes d'un tremblement de terre[60]. Tout au long de son enfance et de son adolescence, il participe par ailleurs aux grands événements du gotha, ce qui l'amène à parcourir une bonne partie de l'Europe de l'ouest. En 1948, il assiste ainsi au mariage de son cousin le roi Michel Ier de Roumanie à Athènes[61]. En 1951, il se rend à Marienburg à l'occasion des noces de son oncle le prince Ernest-Auguste de Hanovre[62]. En 1954, il participe à la croisière des rois organisée par sa mère en Méditerranée[63]. En 1959, il rend visite à ses tantes Hélène de Roumanie et Irène d'Aoste à Florence[59]. En 1961, il participe aux noces du duc de Kent à York[64]. Enfin, en 1962, il est aux premières loges lors du mariage de sa sœur Sophie avec l'héritier du trône d'Espagne à Athènes[65].

Les Jeux olympiques de 1960 et le Jamboree mondial de 1963[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc de deux jeunes hommes se serrant la main
Constantin et l'athlète Paul Elvstrøm lors des Jeux de 1960.

En 1958, le roi Paul Ier offre à son fils un voilier de classe Lightning en guise de cadeau de noël. Par la suite, Constantin passe l'essentiel de son temps libre à s'entraîner avec le bateau dans la baie de Phalère. Après quelques mois, la marine hellénique confie au prince un Dragon, avec lequel il décide de participer aux Jeux olympiques d'été suivants[66].

Finalement nommé porte-drapeau de l'équipe grecque, le diadoque se rend à Rome pour l'inauguration des Jeux de 1960. Il concourt ensuite en navigation à voile dans la baie de Naples, et obtient la médaille d'or à l'épreuve de Dragon (en) avec ses coéquipiers Odysséas Eskitzóglou et Geórgios Zaïmis. Pour les Grecs, c'est un grand moment de fierté nationale, d'autant que le diadoque n'est que le troisième athlète de son pays à remporter le titre suprême, après Spyridon Louis en 1896 et Konstantinos Tsiklitiras en 1912[66],[67],[68].

L'année 1963 offre à l'héritier du trône une autre occasion d'occuper le devant de la scène. En tant que chef des scouts grecs, le prince est en effet chargé de présider l'ouverture du XIe Jamboree mondial, qui se déroule non loin du site de Marathon, en Grèce. Présent à l'ensemble des manifestations organisées par le mouvement, le prince reçoit des mains de Charles Maclean (en) le Silver Wolf Award (en), plus haute distinction des Scouts du Commonwealth, lors de la clôture du Jamboree[69],[70].

Préparation au pouvoir[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'un homme en costume dans une manifestation.
Le Premier ministre Konstantinos Karamanlis.

Le est célébrée la majorité du diadoque, qui prête alors serment d'allégeance à son père et aux institutions du royaume devant l'archevêque d'Athènes (el)[71]. Le prince reçoit ensuite un entraînement militaire dans les différents corps de l'armée hellène. Après un séjour à l'école des Évelpides et à l'Académie navale, il intègre une école d'aviation de l'OTAN située à Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne de l'Ouest. Le diadoque participe par ailleurs à un programme spécial de sciences constitutionnelles et politiques à la Faculté de Droit de l'Université d'Athènes[58],[72]. Il commence, en outre, à représenter son père au cours de certaines cérémonies officielles[55],[73].

Paul Ier ayant beaucoup souffert de ne pas avoir été préparé au pouvoir par son frère lorsqu'il était diadoque, il prend grand soin de ne pas commettre la même erreur avec son fils. Le monarque autorise ainsi Constantin à assister aux réunions du cabinet à partir de l'âge de neuf ans, mais à condition de ne pas y prendre la parole. Une fois devenu adulte, l'héritier du trône reçoit la permission d'intervenir pendant les discussions avec les ministres et de donner son opinion aux membres du gouvernement[57],[73]. En dépit des efforts du roi, Constantin n'acquiert jamais son sens du tact et de la diplomatie[74]. En grandissant, il professe, au contraire, des opinions tranchées[74] et n'hésite pas à se montrer grossier avec la classe politique, qu'il méprise. Il humilie ainsi, un jour, le Premier ministre Konstantinos Karamanlis devant ses parents sans que ceux-ci ne le réprimandent[75].

En 1964, la santé de Paul Ier se dégrade rapidement. Diagnostiqué d'un cancer de l'estomac, il est opéré d'un ulcère en février. En attendant son rétablissement, il nomme Constantin régent. Cependant, l'état du monarque empirant, le prince part à Tinos pour y chercher une icône considérée comme miraculeuse par les orthodoxes. L'image sainte ne suffit toutefois pas à guérir le souverain, qui meurt le , à l'âge de 62 ans[76],[77],[78].

Un règne troublé (1964-1967)[modifier | modifier le code]

Un jeune roi inexpérimenté face à la crise chypriote[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc d'un pope orthodoxe portant barbe et robe noires.
Makarios III, archevêque de Nicosie et président de Chypre, en 1962.
Article connexe : Partition de Chypre.

Constantin monte sur le trône sous le nom de Constantin II, bien que certains de ses partisans préfèrent l'appeler Constantin XIII afin de souligner la continuité entre l'ancien Empire byzantin et le royaume de Grèce[N 5],[79]. Du fait de son jeune âge (il n'a alors que 23 ans[55]), le nouveau monarque est volontiers taxé par ses opposants de souverain inexpérimenté, voire de roi sous influence. Il est ainsi soupçonné d'entretenir des accointances avec l'extrême-droite et les services secrets américains tandis que sa mère, la reine douairière Frederika, est présentée comme l'éminence grise du régime[80],[81].

Pourtant, l'intronisation de Constantin est également perçue comme une promesse de changement par une partie de l'opinion publique hellène. La différence d'âge entre le monarque et le Premier ministre Georgios Papandréou, nommé à la tête du cabinet en , donne en effet le sentiment d'une complicité quasi filiale entre les deux hommes. Leur relation ne tarde pourtant pas à s'assombrir rapidement[79].

La première grande crise du règne de Constantin éclate dès , lorsque Ankara menace officiellement d'envahir Chypre, où se multiplient les violences entre insulaires grecs et turcs. Athènes fait alors connaître son intention de riposter afin de soutenir sa propre communauté et mettre, par la même occasion, en œuvre l'énosis, autrement dit le rattachement de l'île à la Grèce. Cependant, monseigneur Makarios III, le leader des Chypriotes grecs, fait appel aux pays du bloc de l'Est pour obtenir leur soutien face à la Turquie, ce qui permet finalement d'apaiser la situation dans la région et empêche ainsi toute invasion étrangère[82],[83][réf. nécessaire].

Un mariage royal[modifier | modifier le code]

Article connexe : Anne-Marie de Danemark.

Depuis son adolescence, Constantin jouit d'une réputation de séducteur[55],[56]. Jeune homme, il entretient une relation avec l'actrice Alíki Vouyoukláki[55],[84] et la presse lui prête également une liaison avec l'Américaine Elizabeth Taylor[85]. Constantin fréquente en outre l'une de ses cousines éloignées, la comtesse Xenia Cheremetieff, petite-fille du prince Youssoupoff[84]. Cependant, la reine Frederika refusant ostensiblement de voir ses enfants contracter des unions inégales[75],[86], les journaux envisagent plutôt un mariage du diadoque avec Désirée de Suède, Irène des Pays-Bas ou même Pilar d'Espagne, pourtant sensiblement plus âgée que lui[84].

Un jeune couple salue un groupe d'hommes plus âgés sur un parking.
Constantin II et la reine Anne-Marie avec des membres du Comité international olympique en 1966.

C'est toutefois une autre princesse, la jeune Anne-Marie de Danemark, qui attire l'attention de Constantin lors d'un voyage en famille en Scandinavie en 1959[63]. À l'époque, Anne-Marie n'a que 13 ans mais elle fait excellente impression au prince et à ses parents. Le diadoque retrouve ensuite sa cousine en 1961 et lui demande secrètement sa main[84]. De fait, le roi Frédéric IX juge sa fille beaucoup trop jeune pour le mariage[87] et la loi danoise interdit clairement les unions avant l'âge de 18 ans[88]. Dans les mois qui suivent, Constantin prend donc prétexte de sa pratique de la voile pour rendre plusieurs fois visite à Anne-Marie dans son pays[88]. Les deux jeunes gens se retrouvent aussi lors du mariage de Sophie de Grèce et de Juan-Carlos d'Espagne, en 1962[89],[90], puis lors du centenaire de la dynastie hellène, en 1963. C'est alors que leurs fiançailles sont annoncées publiquement[91].

Le mariage des deux jeunes gens est programmé pour septembre 1964[92] et des pourparlers sont engagés, entre Copenhague et Athènes, pour définir la dot de la fiancée[93]. Le décès inattendu de Paul Ier vient toutefois compliquer l'organisation du mariage car il fait de Constantin le nouveau roi des Hellènes[92]. À la demande de la reine douairière Frederika, la cérémonie est cependant maintenue à la date du . Le , jour de ses dix-huit ans, Anne-Marie renonce à ses droits sur le trône de Danemark[84] et embrasse la foi orthodoxe avant de s'envoler pour Athènes[94]. L'union d'Anne-Marie et de Constantin II donne lieu à des festivités fastueuses. Elles réunissent des représentants de la plupart des monarchies européennes et sont l'occasion d'un immense spectacle pyrotechnique, auquel assistent pas moins de 100 000 personnes, sur l'Acropole[95],[96]. Le faste déployé est aussi prétexte à de nombreuses critiques, tant la situation de la plupart des Grecs est misérable en comparaison[95].

Un peu moins d'un an après ses épousailles avec Constantin, le , Anne-Marie accouche, à Corfou, d'une petite fille, prénommée Alexia. Celle-ci est alors nommée diadoque en remplacement de sa tante Irène, comme le prévoit la constitution en vigueur depuis 1952[97].

Rupture avec Geórgios Papandréou[modifier | modifier le code]

Initialement les relations entre le roi et Papandréou semblaient bonnes. Cependant, une vive tension se produit lorsque le gouvernement (el) décida la démobilisation de certains officiers de l'armée jugées trop proches de l'extrême-droite[98]. Une armada de conseillers et courtisans recommandait au jeune souverain de résister à tout renvoi d'officiers, en particulier ceux restés proches de la couronne.

La citation en 1965 du propre fils de Papandréou, Andreas Papandreou, dans le scandale de l'« Aspida (el) » (bouclier), donne raison aux conseillers du roi sur une tentative de déstabilisation de l'armée de la part des partis de gauche. En voulant étouffer l'affaire en se nommant ministre de la défense, Papandréou provoque un casus belli avec Constantin II. Celui-ci réclame sa démission et nomme Premier ministre Georgios Athanasiadis-Novas mais celui-ci ne réussit pas à obtenir les 151 voix de confiance requises pour former un nouveau gouvernement. C'est « l'Apostasie » de juillet 1965.

Par la suite, Constantin II tente (et cela en dépit de la constitution de 1952, selon les critiques) de former d'autres gouvernements qui échouent les uns après les autres. Ces événements entraînent l'instabilité politique et l'annonce de nouvelles élections prévues pour mai 1967.

120 : aspida

Dimitrakis115 : Aspida - crise avec Papandréou quand le roi refuse de démettre le général Genimatas de ses fonctions de chef de l'armée

Dimitrakis116-118 : Aspida, roi veut pas de Papandréou ministre de la défense

Dimitrakis118 : roi nomme Georgios Athanasiadis-Novas

Dimitrakis119 : instabilité, roi accusé par le centre d'avoir organisé un coup d'état

Du coup d'État des colonels au contre-coup d'État royal (1967)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Dictature des colonels.

Le coup d'État du 21 avril 1967[modifier | modifier le code]

Les analystes politiques s'attendaient à une large victoire des centristes pour les élections prévues le 28 mai 1967. Selon le diplomate américain John Day, les Américains craignent qu'en raison de l'âge de Geórgios Papandréou (il a 79 ans), Andreas Papandreou n'ait un rôle très important dans le gouvernement.

De hauts gradés de l'armée grecque craignent eux aussi un retour possible de Papandréou à la tête du gouvernement. L'Aspida (el) était dans toutes les mémoires. Constantin II, inquiet de l'agitation de l'armée, s'entretient avec les généraux. Ces derniers lui affirment qu'ils ne prendront pas de mesures d'exception contre les élections à venir. Cependant, ils étaient rendus nerveux par les discours d'Andreas Papandreou.

Le , un groupe d'officiers nationalistes menés par le général de brigade Stylianós Pattakós et les colonels Geórgios Papadópoulos et Nikolaos Makarezos renversent le pouvoir par un coup d'État[99]. Tous ces officiers n'avaient que des postes secondaires au sein de l'armée. Pour éviter la résistance du roi, des chars sont envoyés à Tatoi entourer la résidence royale. Résigné, Constantin II se rend le lendemain au Ministère de la Défense où sont rassemblés les putschistes et le Premier ministre Panagiotis Kanellopoulos.

Les échanges sont vifs : dans un premier temps, Panagiotis Kanellopoulos (qui est arrêté dès les premières heures du putsch) exhorte le roi à user de son statut de commandant en chef de l'armée pour commander les officiers loyaux et écraser le coup d'État. Le roi refuse pour, dit-il « éviter un bain de sang ». D'un autre côté, Constantin II refuse toute collaboration avec les colonels, à moins que, dans l'hypothétique futur gouvernement, des civils occupent certains ministères et que ce même gouvernement soit dirigé par un « candidat royaliste ». Autrement dit, Constantin II ne souhaite pas se laisser dominer par les militaires et sa collaboration n'était qu'une tactique qui lui permettrait (il l'espérait) d'organiser un contre-coup d'État.

Il obtint satisfaction : le candidat royaliste proposé fut Konstantinos Kollias. Constantin II jura fidélité au nouveau régime contre l'avis de Kanellopoulos. Cet acte légitima les nationalistes aux yeux de l'opinion publique grecque et internationale.

Sur la photographie de groupe avec les colonels lors de l'investiture officielle, on peut interpréter la moue de Constantin II comme l'expression de son insatisfaction à l'égard du nouveau régime. On l'y voit en effet, entouré (à sa droite) de Yeóryos Papadópoulos et du Premier Ministre Konstantinos Kollias et à sa gauche de Stylianós Pattakós. Il semble la seule personne présente à être de fort mauvaise humeur.

Dimitrakis123-124 : coup d'état, roi pas au courant, convainc les militaires de nommer un civil, Constantin Kollias, roi pas content des événements (photo)

Dimitrakis125 : selon l'auteur, le roi aurait pu couper court au coup d'état

De la cohabitation au contre-coup d'État du 13 décembre 1967[modifier | modifier le code]

Dès le début, les relations entre le jeune roi et les colonels sont exécrables. Constantin II n'était pas disposé à partager le pouvoir. Comme son père avant lui, il était habitué à jouer un rôle actif dans la politique, surtout dans l'administration militaire et d'un autre côté les colonels ne donnent aucun signe d'une possible transition démocratique.

Très vite, les colonels installent un régime policier et arrêtent tous les opposants qu'ils accusent de « complot communiste ». Mêmes si les nationalistes étaient pro-occidentaux, des frictions apparaissent avec les autres pays membres de l'OTAN et les États-Unis.

Au début de l'automne 1967, alors qu'il est en visite officielle à Washington, le président Johnson fait remarquer à Constantin II qu'il pourrait changer de gouvernement, ce dernier lui rétorque que ce n'est pas son gouvernement. Cependant la remarque du président est vue, par le roi, comme un signe d'encouragement à organiser un contre-coup d'État même si aucune aide directe des États-Unis n'était à venir.

Le 13 décembre de la même année, Constantin II tente un contre-coup d'État pour renverser la dictature des colonels, mais c'est un échec. Il doit alors partir en exil à Rome, alors que la monarchie est conservée pour la forme.

Roi en exil (1967-1973 / 1974)[modifier | modifier le code]

L'expulsion du royaume de Grèce[modifier | modifier le code]

constitution grecque de 1968

Constantin II part en exil à Rome après sa tentative de contre-coup d'État, pendant toute la période de la dictature des colonels. En Grèce, c'est le général Geórgios Zoitákis qui remplace le roi sur le trône le 14 décembre 1967 avec le titre de régent.

Pendant cette période, la famille royale vit pendant deux mois dans l'ambassade de Grèce à Rome, puis pendant les cinq années suivantes dans une maison de la banlieue de Rome

Entre abolition de la monarchie et difficultés conjugales[modifier | modifier le code]

Article connexe : Référendum grec de 1973.

- en:Athens Polytechnic uprising

Quelques années plus tard, il est démis de sa fonction et remplacé, le 21 mars 1972, par le général Geórgios Papadópoulos. Le 1er juin 1973, celui-ci dépose officiellement le souverain, l'accusant d'avoir fomenté une insurrection dans la marine depuis son exil romain. Une république parlementaire présidentielle est instaurée et Geórgios Papadópoulos, seul candidat, est élu président de la République le 29 juillet 1973 pour huit ans.

En 1973, ils déménagent en Angleterre, d'abord à Chobham dans le Surrey, puis dans la banlieue de Londres à Hampstead.

La Metapolítefsi et la confirmation de la République[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Metapolítefsi et Référendum grec de 1974.

Officiellement donc, Constantin II cesse d'être roi de son pays le 1er juin 1973. Le 7 octobre 1973, le gouvernement lui verse 120 millions de drachmes (environ 3 millions d'euros) pour les biens expropriés de la famille royale. À la chute de la dictature, en juillet 1974, à cause des événements de Chypre, Constantin II doit rester en exil et se contenter d'interventions télévisées enregistrées depuis la Grande-Bretagne[100].

Un référendum concernant la forme constitutionnelle du régime grec a lieu le 8 décembre 1974 et seuls 31,2 % des électeurs (principalement concentrés dans le centre du Péloponnèse, resté très monarchiste) se prononcent en faveur de la restauration. Ce référendum est considéré par certains comme le plus libre des six référendums concernant le régime grec au XXe siècle tandis que, pour d'autres, son résultat a été modifié par les républicains. Quoi qu'il en soit, l'ex-roi et sa famille doivent rester en exil après le vote[100],[101].

Constitution grecque de 1975

Un prétendant en exil (1974-2002)[modifier | modifier le code]

Le maintien de l'exil[modifier | modifier le code]

Constantin II est toutefois autorisé à rentrer en Grèce pour les funérailles de sa mère Frederika de Hanovre en 1981, mais seulement pour quelques heures[100].

En 1988, Konstantínos Mitsotákis, leader de la Nouvelle Démocratie, remet publiquement en cause « l'impartialité » du référendum de 1974. Un an après, la Grèce se trouve dans une impasse politique et l'ex-souverain suggère qu'il est prêt, si les Grecs le désirent, à remonter sur le trône[100].

Une réconciliation manquée[modifier | modifier le code]

Le , Constantin II et l'État grec, désormais représenté par le gouvernement Mitsotákis, parviennent finalement à un accord concernant les biens de l'ancienne famille royale.

Entre le 9 et le 23 août 1993, Constantin II et sa famille, en exil à Londres, réalisent une visite en Grèce. Il n'était pas revenu dans son pays depuis l'enterrement de sa mère en 1981.

Retour en Grèce (depuis 2002)[modifier | modifier le code]

Les Jeux olympiques de 2004 et le progressif retour en Grèce[modifier | modifier le code]

En août 2004, Constantin II revient en Grèce pour les Jeux olympiques d'Athènes en tant que membre du Comité international olympique. Le 24 décembre 2004, Constantin II et sa famille visitent le palais présidentiel d'Athènes (l'ancien palais royal) où ils rencontrent le président Konstantínos Stephanópoulos.

En 2006, Constantin II met en vente chez Christie's, à Londres, les collections de son arrière grand-père, le roi Georges Ier de Grèce[102].

Fonctions honorifiques et positions politiques[modifier | modifier le code]

En 2008, pendant les Jeux olympiques de 2008 à Pékin, Constantin II, en tant que membre honoraire du comité international olympique, préside aux remises des médailles de la voile. Il est également coprésident d'honneur de la Fédération internationale de voile avec le roi Harald V de Norvège, depuis 1994.

Une personnalité toujours controversée[modifier | modifier le code]

Selon une enquête menée par Kapa Research SA pour le journal To Víma et publiée le , 11,6% des Grecs soutiennent encore l'idée d'une monarchie parlementaire[103].

En Grèce, le nom utilisé pour faire référence à Constantin aujourd'hui est le plus souvent : « l'ancien roi Constantin ». Cependant, cela peut changer en fonction de l'appartenance idéologique de chacun (y compris dans certains médias) : le nom « Constantino de Grecia », en espagnol, est une référence à son passeport danois qu'il est obligé de porter en raison de la querelle qui l'oppose à l'État grec. On peut aussi rencontrer la dénomination « l'Ancien » (en grec ο Τέως / o Téos) ou, de manière plus hostile, « Monsieur Glücksbourg » ou « le Glücksbourg » (en grec o Γκλύξμπουργκ) nom censé rappeler ses origines étrangères. Les monarchistes et ses sympathisants l'appellent quant à eux « le Roi » ou, de manière plus effacée, « Constantin ».

Palmarès olympique[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques d'été de 1960 à Rome (Drapeau de l'Italie Italie) :

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Constantin II apparaît dans de nombreux documentaires[104], parmi lesquels :

Fiction et docufiction[modifier | modifier le code]

À la télévision, le rôle de Constantin II est interprété par différents acteurs :

Pièce argentée présentant un profil masculin.
Pièce de deux drachmes à l'effigie de Constantin II (1971).

Numismatique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Constantin II en numismatique.

Plusieurs pièces de monnaie à l’effigie de Constantin II ont été émises par l'État grec entre 1966 et 1973.

Philatélie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Constantin II en philatélie.

La poste grecque a émis différents timbres à l'effigie de Constantin. Diadoque, il apparaît sur plusieurs séries de timbres d'usage courant ou commémoratifs :

  • L'une le représente en compagnie de ses parents (1956) ;
  • Une autre le montre seul (1956) ;
  • Une troisième le représente en uniforme scout à l'occasion des cinquante ans du mouvement en Grèce (1960) ;
  • Une quatrième montre le prince après sa victoire aux Jeux olympiques (1961) ;
  • Une dernière le représente à nouveau en uniforme scout à l'occasion du XIe Jamboree mondial (1963)[109].

Roi, il apparaît sur de nouvelles séries de timbres commémoratifs :

  • L'une le représente avec son épouse au moment de leur mariage (1964) ;
  • Une autre représente le couple royal avec la princesse Alexia peu après la naissance de celle-ci (1966)[109].

Arbres généalogiques[modifier | modifier le code]

Quartiers de Constantin II[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Christian IX de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
Georges Ier de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Louise de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
Constantin Ier de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Constantin Nikolaïevitch de Russie
 
 
 
 
 
 
 
Olga Constantinovna de Russie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Alexandra de Saxe-Altenbourg
 
 
 
 
 
 
 
Paul Ier de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Guillaume Ier d'Allemagne
 
 
 
 
 
 
 
Frédéric III d'Allemagne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Augusta de Saxe-Weimar-Eisenach
 
 
 
 
 
 
 
Sophie de Prusse
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Albert de Saxe-Cobourg-Gotha
 
 
 
 
 
 
 
Victoria du Royaume-Uni
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Victoria du Royaume-Uni
 
 
 
 
 
 
 

Constantin II de Grèce

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Georges V de Hanovre
 
 
 
 
 
 
 
Ernest-Auguste de Hanovre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Marie de Saxe-Altenbourg
 
 
 
 
 
 
 
Ernest-Auguste de Brunswick
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Christian IX de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
Thyra de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Louise de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
Frederika de Hanovre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Frédéric III d'Allemagne
 
 
 
 
 
 
 
Guillaume II d'Allemagne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Victoria du Royaume-Uni
 
 
 
 
 
 
 
Victoria-Louise de Prusse
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Frédéric Auguste de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg
 
 
 
 
 
 
 
Augusta-Victoria de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Adélaïde de Hohenlohe-Langenburg
 
 
 
 
 
 

Constantin II dans les monarchies d'Europe du sud[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Mémoires du roi[modifier | modifier le code]

  • (el) Γεώργιος Π. Μαλούχος, Βασιλεύς Κωνσταντίνος, t. Ι, II et III, Athènes, Εκδόσεις Το Βήμα,‎ , 411 p. (ISBN 9789605036935).

Sur Constantin II et son règne[modifier | modifier le code]

  • (en) Panagiotis Dimitrakis, Greece and the English : British Diplomacy and the Kings of Greece, Londres, Tauris Academic Studies, (ISBN 9781845118211). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Peter Murtagh, The Rape of Greece : The King, the Colonels and the Resistance, Londres, Simon and Schuster, (ISBN 9781845118211).
  • (en) Olga S. Opfell, « H.M. Constantine II, King of the Hellenes », dans Royalty Who Wait: The 21 Heads of Formerly Regnant Houses of Europe, Londres, McFarland & Co, (ISBN 0-7864-0901-0), p. 203-211. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Nicholas Tantzos, H.M. Konstantine XIII : King of the Hellenes, Atlantic International Publications, (ISBN 0938311123). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Sur Constantin II et les autres membres de la famille royale[modifier | modifier le code]

  • (fr) Celia Bertin, Marie Bonaparte, Paris, Perrin, (ISBN 226201602X). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (es) Eva Celada, Irene de Grecia : La princesa rebelde, Plaza & Janés, (ISBN 8401305454). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Arturo E. Beéche, Michael of Greece et Helen Hemis-Markesinis, The Royal Hellenic dynasty, Eurohistory, (ISBN 0977196151).
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  • (en) John Van der Kiste, Kings of the Hellenes: The Greek Kings, 1863-1974, Sutton Publishing, (ISBN 0750921471). Document utilisé pour la rédaction de l’article
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Souvenirs et mémoires princiers[modifier | modifier le code]

Histoire de la Grèce[modifier | modifier le code]

  • (en) Richard Clogg, A Short History of Modern Greece, Cambridge, University Press, (ISBN 0521328373).

Interview et presse en ligne[modifier | modifier le code]

Documents d'archives[modifier | modifier le code]

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La princesse Aspasia et sa fille Alexandra, la princesse Catherine, le prince Georges et son épouse la princesse Marie Bonaparte quittent également le continent pour échapper à l’invasion. Seules la grande-duchesse Hélène Vladimirovna de Russie et la princesse Alice de Battenberg restent à Athènes, où elles passent toute la guerre (Vickers 2000, p. 291).
  2. Officiellement, Georges VI refuse de mettre ainsi en danger des enfants dynastes au Royaume-Uni. En réalité, il craint que la présence d'une petite-fille du Kaiser Guillaume II en Angleterre ne rappelle aux Britanniques les origines allemandes de sa propre dynastie (Vickers 2000, p. 292 et Dimitrakis 2009, p. 25).
  3. Comme avec tous les référendums institutionnels organisés en Grèce au XXe siècle, les résultats de celui-ci sont âprement contestés. Cependant, l'interprétation la plus souvent proposée à la victoire des monarchistes est que le retour du roi est, aux yeux de la population, la moins mauvaise des solutions, dans un contexte de découragement politique généralisé (Clogg 1992, p. 140).
  4. John Van der Kiste estime qu'un demi-million de Grecs ont trouvé la mort durant la guerre, que 78 % de la flotte nationale a été coulée, que 95 % des chemins de fer ont été rasés, que 300 villages ont été détruits, et que l'économie du pays a été ruinée par le conflit (Van der Kiste 1994, p. 173).
  5. C'est ainsi que Nicholas Tantzos appelle le souverain dans la biographie qu'il lui consacre (voir la bibliographie).

Références[modifier | modifier le code]

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