Colonie et protectorat du Kenya

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Colonie et protectorat du Kenya

1920 – 1963

Drapeau
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de 1952.
Informations générales
Statut Colonie britannique
Capitale Nairobi
Langue Anglais
Monnaie Shilling est-africain
Superficie
Superficie 580 367 km²
Histoire et événements
Création
Dissolution

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La colonie et protectorat du Kenya était un état colonial de l'Empire britannique équivalent au territoire actuel du Kenya. La bande de terre de 10 000 milles longeant l'océan Indien constituait le protectorat et le reste la colonie.

Historique[modifier | modifier le code]

Il a duré du , faisant suite à l'Afrique orientale britannique, jusqu'au , date de l'indépendance du Kenya qui devient, pendant un an, un royaume du Commonwealth puis au la République du Kenya.

Le 29 juin 1925, la région de Jubaland fut transférée à la Somalie italienne, à la suite d'un accord entre le Royaume-Uni et le royaume d'Italie en février 1920, en application des accords de Londres de 1915, pour récompenser ce dernier d'avoir participé dans le camp des Alliés à la Première Guerre mondiale.

Hugh Cholmondeley, 3rd Baron Delamere (en) est le fondateur de la colonie du Kenya. L'aristocratie britannique qui s'y installe par la suite y achète de grands domaines et y vit une vit de luxe, autour du sélect Muthaiga Country Club (en) de Nairobi. La vie dissolue des riches colons est médiatisée lors de l'affaire du meurtre de Josslyn Hay, 22nd Earl of Erroll (en), attirant la polémique alors que, dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques de métropoles endurent les difficultés du conflit. Le film Sur la route de Nairobi (1987) évoque cet épisode et Out of Africa (1985) la vie des colons anglais au Kenya plus généralement sous le régime précédent, l'Afrique orientale britannique[1].

En 1920, le gouverneur fait augmenter l’impôt par tête pour contraindre les Kikuyus à s'engager comme salariés agricoles auprès des colons et ainsi pouvoir payer. Toutefois, quand en 1921 les colons réduisent les salaires des ouvriers indigènes d'un tiers, des manifestations et des grèves se déclenchent. Le 16 mars, 57 manifestants sont abattus et les dirigeants des associations nationalistes sont arrêtés puis déportés. De 1952 à 1959, la rébellion Mau Mau combat la loi coloniale britannique. L’administration britannique fit alors participer de plus en plus des Africains aux processus gouvernementaux, afin de couper les rebelles de leur soutien. Les premières élections directes pour Africains au Conseil législatif eurent lieu en 1957. La guerre s’achève avec 100 000 morts côté africain et 320 000 détenus dans des camps, dont plus d'un millier seront exécutés et des milliers d'autres torturés[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adrien Jaulmes, « Petits meurtres entre aristocrates débauchés au Kenya », Le Figaro, mercredi 9 août 2017, page 16.
  2. Saïd Bouamama, Figures de la révolution africaine. De Kenyarra à Sankara, La Découverte, 2014