Nicolas de Grèce (1872-1938)

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Nicolas de Grèce
(el) Νικόλαος της Ελλάδας
Description de cette image, également commentée ci-après
Le prince Nicolas à Thessalonique en 1912.
Biographie
Titulature Prince de Grèce et de Danemark
Dynastie Maison d'Oldenbourg
Distinctions Ordre du Sauveur
Ordre de l'Éléphant
Ordre royal de Victoria
Nom de naissance Nikólaos tis Elládas
Naissance
Athènes (Grèce)
Décès (à 66 ans)
Athènes (Grèce)
Sépulture Nécropole royale de Tatoï
Père Georges Ier de Grèce
Mère Olga Constantinovna de Russie
Conjoint Hélène Vladimirovna de Russie
Enfants Olga de Grèce
Élisabeth de Grèce
Marina de Grèce
Religion Orthodoxie grecque
Description de cette image, également commentée ci-après

Nicolas de Grèce (en grec moderne : Νικόλαος της Ελλάδας / Nikólaos tis Elládas), prince de Grèce et de Danemark, est né au palais royal d'Athènes, en Grèce, le et mort dans cette même ville le . Troisième fils du roi Georges Ier, c’est un membre de la famille royale de Grèce, un militaire et un mémorialiste. Artiste, il écrit plusieurs pièces de théâtre sous le pseudonyme de Markos Maris (Μάρκος Μαρής) et se fait également connaître comme peintre sous le nom de Nicolas Leprince.

Issu d'une famille cosmopolite, le prince Nicolas grandit entre la Grèce, le Danemark, la Russie et l'Autriche. Comme ses frères, il suit une carrière militaire, qui l'amène au grade de colonel, mais se passionne également pour les arts, auxquels il s'initie très jeune. Très proche du futur Constantin Ier, il participe, sous son commandement, aux différents conflits qui opposent la Grèce à ses voisins au tournant du XIXe et du XXe siècle. Comme tous les membres de la famille royale, il est ainsi éclaboussé par le désastre de la guerre gréco-turque de 1897 avant d'être auréolé de gloire après les guerres balkaniques de 1912-1913.

Marié à la grande-duchesse Hélène Vladimirovna de Russie en 1902, le prince a trois filles, prénommées Olga, Élisabeth et Marina. Avec elles, il mène une vie relativement simple, ponctuée de voyages et de cérémonies officielles. Pendant la Première Guerre mondiale, le prince soutient la politique neutraliste de son frère et s'attire ainsi l'ire de l'Entente et de l'opposition vénizéliste. Après le renversement de Constantin Ier en 1917, Nicolas et sa famille sont ainsi conduits à l'exil et trouvent alors refuge en Suisse. Revenus en Grèce en 1920, le prince et ses proches sont à nouveau chassés du pays en 1922 par la Grande Catastrophe, autrement dit par la défaite militaire face à la Turquie de Mustafa Kemal.

Après un long séjour en Italie et au Royaume-Uni, Nicolas et sa famille s'établissent à Paris. Tandis que son épouse s'y consacre aux réfugiés russes blancs, le prince pratique la peinture et l'écriture et va même jusqu'à donner des cours de dessin. La chute de la Deuxième République hellénique en 1935 permet finalement à Nicolas et à sa femme de rentrer à Athènes, où ils rétablissent leur résidence principale, en dépit des critiques de l'opposition vénizéliste. Deux ans plus tard, le prince meurt d'athérosclérose et sa dépouille est enterrée à Tatoï.

Famille[modifier | modifier le code]

Gravure en couleur montrant un homme moustachu en uniforme et une femme en tenue décolleté.
Le roi Georges Ier et la reine Olga, parents du prince Nicolas.

Le prince Nicolas est le troisième fils et le quatrième enfant du roi Georges Ier de Grèce (1845-1913) et de son épouse la grande-duchesse Olga Constantinovna de Russie (1851-1926). Par son père, il est le petit-fils du roi Christian IX de Danemark (1818-1906), surnommé le « beau-père de l’Europe », tandis que, par sa mère, il est l’arrière-petit-fils du tsar Nicolas Ier de Russie (1796-1855).

Le , le prince Nicolas épouse, à Tsarskoïe Selo, en Russie, la grande-duchesse Hélène Vladimirovna de Russie (1882-1957), elle-même fille du grand-duc Vladimir Alexandrovitch de Russie (1847-1909) et de son épouse la princesse Marie de Mecklembourg-Schwerin (1854-1920), également connue sous le nom de Maria-Pavlovna de Russie.

Par son père, la grande-duchesse Hélène est la petite-fille du tsar Alexandre II de Russie (1818-1881) tandis que, par sa mère, elle descend du grand-duc Frédéric-François II de Mecklembourg-Schwerin (1823-1883). Elle est également la sœur du grand-duc Cyrille Vladimirovitch (1876-1938), prétendant au trône de Russie après l'assassinat de la famille impériale en 1918.

De l'union de Nicolas et d'Hélène Vladimirovna naissent trois filles :

Biographie[modifier | modifier le code]

Une jeunesse en Grèce[modifier | modifier le code]

Enfance et éducation[modifier | modifier le code]

Photo de groupe en noir et blanc qui montre cinq enfants et adolescents. Les trois garçons portent un uniforme de marin, les deux filles portent une robe blanche.
Les enfants du roi Georges Ier en 1880. De gauche à droite, apparaissent le diadoque Constantin, la princesse Marie, le prince Georges, le prince Nicolas et la princesse Alexandra.

Troisième fils du roi Georges Ier de Grèce et de son épouse la reine Olga Constantinovna de Russie, le prince Nicolas voit le jour le au palais royal d'Athènes[1],[2]. Ainsi qu'il a été prévu par la constitution de 1864, l'enfant est élevé dans la religion orthodoxe grecque[3], qui n'est pas celle de son père, demeuré luthérien[4]. La première langue du petit garçon est l'anglais, qu'il parle avec ses parents et sa fratrie. Cependant, son père insiste pour qu'il utilise le grec dans ses études. Nicolas continue d'ailleurs à utiliser cette langue jusqu'à sa mort[5]. Il apprend en outre le français, l'allemand et le danois[6],[7].

Comme ses frères et sœurs, Nicolas reçoit une éducation rigide[7], supervisée par trois tuteurs étrangers : un Prussien (le Dr. Lüders), un Français (M. Brissot) et un Anglais (Mr Dixon)[3],[5]. La journée de l'enfant commence à six heures par un bain froid. Après un premier petit déjeuner, il suit des cours de sept à neuf heures trente puis prend un second petit-déjeuner avec ses parents. Les leçons reprennent ensuite de dix heures à midi et sont suivies d'exercices physiques dans les jardins du palais. Après un déjeuner en famille, d'autres cours s'égrainent de quatorze heures à seize heures. Puis, Nicolas suit des exercices d'équitation et de gymnastique. Après une séance d'études et un dîner, il se couche à dix neuf heures trente. Le prince suit ce rythme jusqu'à l'âge de quatorze ans, âge auquel il est finalement autorisé à dîner avec ses aînés avant d'aller se coucher à vingt-deux heures précises[7],[8].

Après le départ de ses frères Georges et Constantin à l'étranger, en 1883-1884, Nicolas est confié aux soins d'un précepteur suisse romand du nom de Constant Guignard[N 1]. Ce dernier lui transmet alors l'amour de la langue, de la littérature et de l'histoire françaises[7],[8]. Passionné par le dessin et la peinture, l'enfant adore également le théâtre et l'opéra[9]. Comme tous les membres de sa famille, il pratique par ailleurs l'archéologie[5], à laquelle il est initié très tôt par Heinrich Schliemann[7]. Parallèlement à ses cours particuliers, Nicolas reçoit, à partir de ses treize ans, une formation militaire donnée au collège des Évelpides du Pirée. En 1890, il obtient ainsi le grade de sous-lieutenant dans l'infanterie[9].

Durant son enfance, Nicolas effectue de nombreux voyages en Grèce et à l'étranger. Chaque année, il passe ainsi l'hiver à Athènes, le printemps en Égée ou en Ionienne (à bord du yacht royal Amphitrite) et l'été à Tatoï. Il effectue par ailleurs différents séjours au Danemark (chez son grand-père Christian IX), en Russie (chez son grand-père Constantin Nikolaïevitch) ou en Autriche (chez son oncle Ernest-Auguste de Hanovre)[10].

Un rôle social limité[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc montrant un athlète vêtu de blanc en train de lancer un disque devant des juges et de nombreux spectateurs.
Les princes Georges et Nicolas (assis à gauche) surveillant une épreuve lors des Jeux olympiques de 1906.

En tant que troisième fils du souverain, Nicolas n'a qu'un rôle de représentation limité. En 1894, il participe aux cérémonies du couronnement de son cousin, le tsar Nicolas II de Russie. L'année suivante, il se rend à Paris pour y assister à des manœuvres militaires[9]. En 1896, il part à Londres à l'occasion des noces de la princesse Maud du Royaume-Uni avec le futur Haakon VII de Norvège. Trois ans plus tard, il va à Cetinje pour y représenter son père lors du mariage du prince héritier Danilo de Monténégro avec la princesse Jutta de Mecklembourg-Strelitz. Enfin, en 1902, il se rend en Espagne dans le cadre des festivités qui entourent la proclamation de la majorité du jeune Alphonse XIII[11] avant de gagner l'Angleterre pour assister au couronnement d'Édouard VII[12].

En 1896, Nicolas et ses deux frères aînés, le diadoque Constantin et le prince Georges, sont mandatés par leur gouvernement pour organiser les premiers Jeux olympiques modernes. Tandis que Constantin préside le Comité olympique hellénique, Nicolas s'occupe de mettre en place les épreuves de tir et Georges dirige les épreuves de sports nautiques[13]. Célébrés à Athènes, ces Jeux sont une réussite pour la Grèce et ils contribuent à renforcer la cohésion nationale. Ainsi, quand le berger Spiridon Louis remporte l'épreuve de marathon, la joie des Grecs est si forte que Nicolas et ses frères quittent précipitamment les tribunes pour parcourir les derniers mètres de piste à ses côtés[14]. Quelques années plus tard, les trois princes grecs mettent également en scène les Jeux olympiques de 1906[15].

En 1905, la Norvège se sépare de la Suède et les autorités du nouveau pays cherchent un candidat, parmi les descendants du roi Christian IX de Danemark, qui accepterait de devenir leur souverain. Le nom de Nicolas est alors évoqué mais l'orthodoxie du prince et ses liens familiaux avec la Russie jouent en sa défaveur. Finalement, c'est l'un de ses cousins, le prince Charles de Danemark qui monte sur le trône sous le nom d'Haakon VII[16].

Photographie en noir et blanc montrant cinq hommes d'âges différents en uniformes militaires.
Le roi Georges Ier (au milieu) entouré de ses fils André et Nicolas (à gauche) et Georges et Constantin (à droite) vers 1910.

La guerre gréco-turque et ses conséquences[modifier | modifier le code]

En , la Grèce et l'Empire ottoman entrent en guerre à propos de la possession de la Crète. Sous le commandement du diadoque Constantin, le prince Nicolas prend alors la tête d'une batterie d'artillerie tandis que le prince Georges combat dans la marine[11],[17]. Or, le conflit aboutit à une terrible défaite dont la responsabilité rejaillit pour longtemps sur la famille royale de Grèce[17],[18],[19]. Dans les années qui suivent, la presse hellène s'en prend ainsi régulièrement aux fils de Georges Ier, qui sont accusés de ruiner inutilement le pays[20].

Surtout, en 1909, un coup d'État organisé par la « Ligue militaire » oblige les princes à démissionner de l'Armée pour les punir de leur échec passé[21],[22]. Nicolas renonce alors à ses fonctions de colonel et d'inspecteur de l'Artillerie pour éviter à son père la honte de le démettre. Il rejoint ensuite, pour quelque temps, l'armée impériale russe[23]. Malgré tout, en 1911-1912, les princes sont rétablis dans leurs grades et fonctions par le Premier ministre Elefthérios Venizélos, qui souhaite ainsi montrer qu'il n'est pas inféodé aux militaires[24],[25],[26].

Du mariage avec Hélène aux guerres balkaniques[modifier | modifier le code]

Mariage et vie privée[modifier | modifier le code]

Longtemps célibataire, Nicolas s'éprend de sa cousine, la princesse Maud du Royaume-Uni, mais cette idylle est sans lendemain[27],[28],[29]. Quelques années plus tard, le prince tombe amoureux de la grande-duchesse Hélène Vladimirovna de Russie, de dix ans sa cadette. Cependant, les parents de la jeune fille jugent le prince indigne d'elle, du fait de son manque de fortune et de sa position éloignée dans l'ordre de succession au trône de Grèce. La mère d'Hélène, en particulier, voudrait marier sa fille unique à un futur monarque. Cependant, les années passant et les héritiers européens ne se bousculant pas pour épouser la grande-duchesse, ses parents finissent par abaisser leurs exigences. En 1902, les deux jeunes gens peuvent ainsi annoncer leurs fiançailles[30].

Photographie en noir et blanc d'un couple assis sur une terrasse et entourée de trois petites filles.
Le prince Nicolas, son épouse Hélène et leurs trois filles (v. 1910).

Le couple s'unit à Tsarskoïe Selo le 16 août 1902 julien[31] ( grégorien)[27],[32] puis passe sa lune de miel à Ropcha[33]. Il gagne ensuite la Grèce à bord de l'Amphitrite et s'installe dans une aile du palais royal, en attendant l'aménagement de sa propre demeure[34]. Finalement, en 1905, le prince et son épouse s'établissent au Palais Nicolas[N 2], cadeau de mariage du tsar Nicolas II à sa cousine. Très moderne pour son époque, la résidence est notamment dotée de l'eau courante, froide et chaude[35],[36].

À Athènes, le prince et son épouse mènent une existence relativement simple, au côté du reste de la famille royale[37]. La Cour grecque n'étant pas très brillante[38] et la grande-duchesse Hélène nourrissant un certain mépris pour ses belles-sœurs Alice de Battenberg et Marie Bonaparte, toutes deux issues de familles non-dynastes[37],[39], le couple fréquente principalement le diadoque Constantin et sa femme, la princesse Sophie de Prusse. Ainsi, durant le règne de Constantin Ier, les souverains dînent chaque mardi chez le prince et la princesse Nicolas et, le jeudi, c’est au tour de ces derniers d'être les invités du couple royal[40]. Une fois par an, Nicolas et sa femme séjournent par ailleurs en Russie, où ils retrouvent leur nombreuse parentèle Romanov[41].

Au fil des années, Nicolas et Hélène donnent le jour à trois filles, les princesses Olga (née en 1903), Élisabeth (née en 1904) et Marina (née en 1906). Celles-ci reçoivent une éducation relativement simple, confiée aux soins d'une gouvernante britannique du nom de Miss Fox[35],[42]. Avec ses filles, Nicolas se comporte en père attentif et aimant. Il se montre particulièrement proche de sa benjamine, dont la naissance a failli coûter la vie à la grande-duchesse Hélène[43].

Les guerres balkaniques[modifier | modifier le code]

Photographie montrant cinq soldats assis autour d'une table.
Les princes de Grèce pendant la Deuxième guerre balkanique. De gauche à droite apparaissent les princes André, Nicolas, Georges, Christophe et Alexandre.

En , les petits royaumes balkaniques (Grèce, Serbie, Monténégro et Bulgarie) déclarent la guerre à l'Empire ottoman[44]. Comme en 1897, Nicolas reprend sa place dans l'armée tandis que son épouse dirige un hôpital de campagne. Le prince participe ainsi à la conquête de la Macédoine[45] et il est nommé gouverneur de Thessalonique peu après l'entrée du roi Georges Ier dans la cité[35],[46],[47]. La ville étant une pomme de discorde entre Hellènes et Bulgares, Nicolas y organise, le , des pourparlers avec le prince héritier Alexandre de Serbie dans le but de consolider l'alliance avec Belgrade[48],[49].

Quelques jours plus tard, le , Georges Ier est assassiné lors d'une promenade près de la Tour blanche de Thessalonique. Informé de l'événement, Nicolas se rend immédiatement sur les lieux du crime. Après s'être recueilli sur la dépouille de son père, il informe sa parentèle de l'attentat, avant de prendre la mer pour raccompagner le corps du roi à Athènes. Conscient que le meurtre pourrait envenimer les relations entre Grecs et Bulgares et déboucher sur des violences interethniques à Thessalonique, le prince fait par ailleurs savoir que l'assassin, Alexandros Schinas, n'a pas agi pour des raisons politiques et qu'il appartient à la communauté hellène[50]. Malgré ces précautions, la tension entre Sofia et ses anciens alliés ne cesse de croître durant les mois qui suivent et finit par déboucher sur un second conflit, le [51],[52]. Cependant, cette guerre est de courte durée et permet à la Grèce de consolider ses conquêtes en Macédoine et en Égée[53],[54],[55].

Un prince artiste[modifier | modifier le code]

En 1911, Nicolas est nommé par le gouvernement président de la Pinacothèque nationale, qui dépend alors de l'École des Beaux-Arts, au sein de l'Université polytechnique nationale d'Athènes[56].

Après la mort de Georges Ier, le prince hérite du théâtre royal de Grèce, fondé par le souverain en 1880. Nicolas met à profit cet héritage pour écrire et diriger plusieurs pièces, qui sont jouées dans le théâtre[57]. Certaines de ces œuvres sont ensuite publiées sous le nom de plume de Markos Maris (Μάρκος Μαρής)[58]. Dans son théâtre, le prince organise également de nombreux tableaux vivants, dans lesquels il met régulièrement en scène ses filles ou d'autres membres de sa parentèle[57].

La Première Guerre mondiale et ses conséquences[modifier | modifier le code]

La Grèce face à la Grande Guerre[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc montrant trois hommes en uniforme militaire. Celui du milieu est assis et de trois-quart, les deux autres sont debout et de face.
Les princes André et Nicolas autour du roi Constantin Ier.

Le déclenchement de la Première Guerre mondiale surprend Nicolas et sa famille pendant leur séjour annuel chez la mère d'Hélène, en Russie[59],[60]. Le petit groupe rentre donc précipitamment à Athènes, via la Roumanie, où Nicolas s'entretient avec le prince héritier Ferdinand et son épouse Marie de Saxe-Cobourg-Gotha[61],[62].

Pendant la Grande guerre, Nicolas soutient le roi Constantin Ier dans sa politique de neutralité[63], ce qui lui vaut bientôt d'être regardé par les Alliés et les vénizélistes comme le mauvais génie de la monarchie hellène[64]. En , le prince proteste ainsi vigoureusement contre l'occupation de Corfou par les forces françaises et publie une lettre de protestation dans le quotidien suisse Le Temps[65]. Durant l'hiver 1916-1917, Nicolas est toutefois missionné par son frère pour plaider la cause de la Grèce auprès du gouvernement russe tandis que le prince André est envoyé dans le même but à Paris et Londres[66],[67],[68].

Lorsque, le , l'Entente oblige finalement son frère et son neveu, le diadoque Georges, à renoncer au trône en faveur du prince Alexandre, Nicolas est le premier membre de la dynastie à être mis au courant[69]. Très affecté par la nouvelle, le prince accompagne son frère et la famille de celui-ci jusqu'à leur départ en exil. Quand une foule bouleversée s'amoncelle autour du palais royal d'Athènes pour empêcher le souverain de quitter le pays, Nicolas tente sans succès de dialoguer avec les manifestants et manque alors d'être blessé[70]. Finalement, le souverain et ses proches s'enfuient en secret pendant la nuit et Nicolas assiste au départ du couple royal et de ses enfants quelques jours après[64].

De retour dans la capitale, Nicolas et les autres membres de la famille royale comprennent rapidement que prendre leurs distances avec le jeune Alexandre Ier est préférable pour eux[64]. Un émissaire français ne tarde d'ailleurs pas à les informer qu'il serait dans leur intérêt de déménager quelque temps à Spetses, où la famille a ses habitudes. Cependant, l'île étant située non loin du quartier général des forces grecques loyalistes, Nicolas comprend qu'en ce lieu, il pourrait facilement être rendu responsable du moindre soulèvement militaire. Dans ces conditions, le prince et sa parentèle prennent la décision de rejoindre Constantin Ier dans son exil[71]. Ils quittent donc la Grèce le [72].

Photographie en noir et blanc d'une femme portant un voile blanc.
La grande-duchesse Hélène Vladimirovna, épouse de Nicolas.

L'exil suisse[modifier | modifier le code]

Installés en Suisse, Nicolas et ses proches partagent leur existence entre Saint-Moritz (où ils passent l'hiver) et Zurich et Lucerne (où se déroule le reste de l'année)[72]. Ils y subissent la surveillance et les petites mesquineries des Alliés mais connaissent surtout, pour la première fois, des préoccupations financières. En effet, la révolution bolchevique prive la grande-duchesse Hélène de sa dot, qui constituait jusque-là l'essentiel des revenus du couple princier[73]. Afin de réunir quelques fonds, Nicolas prend donc la décision d'exposer et de mettre en vente, à Montreux, les tableaux qu'il peint et signe du nom de « Nicolas Leprince »[74].

En dépit de ces difficultés, la vie de Nicolas et de ses proches est aussi ponctuée de quelques joies. En 1919, le prince a ainsi le soulagement de retrouver sa mère, la reine Olga Constantinovna, retenue jusque-là en Russie par la révolution[75],[76],[77]. En , les exilés ont la satisfaction d'assister au mariage du prince Christophe de Grèce, plus jeune frère de Nicolas, avec la richissime roturière américaine May « Nancy » Stewart, dont la rumeur veut qu'elle finance activement les partisans du retour de la famille royale à Athènes[78]. Un mois plus tard, c'est au tour de la belle-mère de Nicolas, la grande-duchesse Maria Pavlovna de Russie, de parvenir à rejoindre la Suisse[79],[80]. Cependant, les retrouvailles familiales sont de courte durée car la grande-duchesse s'éteint en septembre suivant à Contrexéville, non sans avoir légué à sa fille quelques bijoux de grande valeur[N 3],[81],[82].

Un bref retour en Grèce[modifier | modifier le code]

Le , le roi Alexandre Ier est mordu par un singe domestique lors d'une promenade à Tatoï. Sa plaie ayant été mal cautérisée, il développe une grave septicémie, qui l'emporte le suivant[83],[84]. Dans le pays, la disparition du souverain provoque une crise politique aiguë, dans un contexte déjà compliqué par l'éclatement d'une nouvelle guerre contre la Turquie en . Le Premier ministre Elefthérios Venizélos et ses partisans s'opposent vigoureusement au retour de Constantin Ier. Ils essaient sans succès de trouver un autre membre de la dynastie pour le remplacer. Dans ces conditions, les élections législatives de donnent lieu à un raz-de-marée monarchiste et Venizélos doit renoncer au pouvoir. Un référendum rappelle ensuite le souverain déchu sur le trône et la famille royale rentre en Grèce le suivant[59],[85],[86].

Photographie en noir et blanc montrant d'immenses volutes de fumée sur les bâtiments d'une ville.
L'incendie de Smyrne, en 1922.

La guerre s'éternisant en Anatolie, Nicolas reprend sa place dans l'armée et intègre l'état-major de son aîné[87]. Avec lui, il se rend notamment à Smyrne, ville sous mandat grec depuis 1919, tandis que son frère cadet André prend la tête d'un régiment lors de la bataille de la Sakarya[88],[89]. Pendant ce temps, Hélène Vladimirovna passe plusieurs mois à Cannes, dans le Midi de la France, avec ses filles Olga et Élisabeth. Au printemps 1922, les trois femmes y rencontrent le prince héritier Frédéric de Danemark, qui ne tarde pas à demander la main d'Olga. Le jeune homme se rend ensuite à Athènes pour y rencontrer Nicolas et officialiser les fiançailles. Cependant, l'idylle fait long feu et le projet de mariage est finalement abandonné, après avoir été pourtant annoncé publiquement[90],[91],[92].

Pendant ce temps, le conflit avec la Turquie se poursuit. En , l'armée grecque est vaincue par les troupes de Mustafa Kemal à la bataille de Dumlupinar. Le mois suivant, les Turcs reprennent Smyrne, qui est alors incendiée et vidée de sa population chrétienne. En Grèce, la défaite est vécue comme une terrible catastrophe nationale, qui empêche la réalisation de la « Grande Idée », c'est-à-dire la réunion de toutes les populations grecques dans un même État, situé de part et d'autre de la mer Égée. Dans ce contexte difficile, une partie de l'armée se soulève le , ce qui conduit Constantin Ier à abdiquer en faveur de son fils aîné le suivant. Finalement, le souverain déchu repart en exil le , suivi de Nicolas et de sa famille[93],[94],[95], opposés à la renonciation[96].

De l'exil à la restauration de la monarchie[modifier | modifier le code]

Un prince en exil[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'un vaste bâtiment de style néo-classique en partie caché par des cyprès.
L'ancien Palais Nicolas, à Athènes.

Alors qu'en Grèce le gouvernement révolutionnaire organise un procès contre le prince André, accusé d'être responsable du désastre de la Sakarya[97], le reste de la famille royale trouve refuge à Palerme, en Sicile[98],[99]. Une fois en sécurité, Nicolas et ses proches se mobilisent pour sauver André, qui est finalement exfiltré de Grèce par un navire britannique le [100]. Après la mort de Constantin Ier en , Nicolas, son épouse et leurs filles séjournent à San Remo[59],[99], à Florence et à Londres[101], avant de s'installer à Paris[102]. En France, il reçoivent la protection du prince Georges et de sa richissime épouse, Marie Bonaparte[98].

Après la proclamation de la Deuxième République hellénique en mars-, Nicolas décide de mettre en location sa résidence athénienne, transformée en annexe de l'Hôtel Grande-Bretagne, ce qui lui assure un revenu assez confortable[103],[104]. Le prince installe par ailleurs une petite étude dans son logement parisien et y donne des cours de dessin et de peinture à quelques riches élèves. Il vend aussi ses tableaux et publie deux livres de souvenirs, en 1926 et 1928[105],[106],[107]. Pendant ce temps, la grande-duchesse Hélène Vladimirovna se consacre à ses filles et aux nombreux réfugiés russes blancs établis en France après la révolution bolchevique[105],[108].

En , le prince et son épouse marient leur fille Olga avec le prince Paul de Yougoslavie, neveu du roi Pierre Ier[109],[110]. En , c'est au tour de la princesse Élisabeth de s'unir au comte Charles-Théodore de Toerring-Jettenbach, neveu de la reine Élisabeth de Belgique[111]. Enfin, en , la princesse Marina épouse le duc de Kent, quatrième fils du roi George V du Royaume-Uni[112],[113]. Pour brillantes que soient ces unions, aucune ne permet aux enfants de Nicolas de ceindre une couronne, au grand dam de la grande-duchesse Hélène[114].

Une fin de vie en Grèce[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'un homme chauve en buste.
Le prince Nicolas, vers 1935.

Entre 1924 (année où la Deuxième République hellénique est proclamée) et 1935 (date à laquelle cette dernière est abolie), la Grèce connaît une forte instabilité politique et financière. En un peu plus de dix ans, vingt-trois gouvernements, une dictature et treize coups d'État se succèdent. En moyenne, chaque cabinet reste en place durant six mois tandis qu'une tentative de putsch est organisée toutes les quarante-deux semaines. Incapables de rétablir l'ordre et décrédibilisés par leur implication dans les différents coups de force, les républicains perdent progressivement du terrain face aux royalistes. Et si la plupart des nostalgiques de la monarchie s'accordent sur le principe d'une restauration du roi Georges II, d'autres appellent de leurs vœux l'investiture du duc de Kent, gendre de Nicolas[115],[116],[117].

Dans ce contexte de forte instabilité, le général Georgios Kondylis renverse la république le et organise, peu après, un plébiscite en faveur du retour de Georges II[118]. Accueillis par une foule en liesse, le souverain et son héritier rentrent donc en Grèce le [119],[120],[121]. Ils sont suivis, l'année suivante, par Nicolas et son épouse, qui reprennent leurs quartiers à Athènes[98],[122]. Or, le retour du couple soulève le mécontentement de l'opposition vénizéliste, qui continue à reprocher à Nicolas, et à son frère André, leur rôle pendant la Première Guerre mondiale et la Guerre gréco-turque[123].

Parallèlement, la santé du prince décline. En , il assiste au mariage du diadoque Paul avec la princesse Frederika de Hanovre mais il apparaît alors terriblement affaibli[98]. Atteint d'athérosclérose, Nicolas meurt finalement dans une suite de l'Hôtel Grande-Bretagne, le [124]. Entouré d'Hélène et d'Olga, il s'éteint en disant : « Je suis heureux de mourir dans mon cher pays »[98],[124],[125]. Quatre jours plus tard, des funérailles nationales sont organisées dans la capitale grecque. Puis, la dépouille du prince est transférée dans les jardins du palais de Tatoï, où elle repose depuis lors[126],[124].

Photographie en couleurs de deux tombeaux blancs situés de part et d'autre d'une croix.
Les tombes de Nicolas et d'Hélène, à Tatoï.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le rôle du prince Nicolas est interprété par l'acteur grec Giannis Zavradinos dans la mini-série américaine en deux épisodes The First Olympics: Athens 1896, réalisée par Alvin Rakoff en 1984[127].

À Thessalonique, l'actuelle rue Alexandros-Svolos a porté le nom de « rue du Prince-Nicolas » entre 1912 et 1924[58].

Arbres généalogiques[modifier | modifier le code]

Quartiers de Nicolas[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
16. Frédéric Charles Louis de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Beck
 
 
 
 
 
 
 
8. Frédéric-Guillaume de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
17. Frédérique de Schlieben (en)
 
 
 
 
 
 
 
4. Christian IX de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
18. Charles de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
9. Louise-Caroline de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
19. Louise de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
2. Georges Ier de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20. Frédéric de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
10. Guillaume de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
21. Caroline de Nassau-Usingen
 
 
 
 
 
 
 
5. Louise de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
22. Frédéric de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
11. Louise-Charlotte de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
23. Sophie-Frédérique de Mecklembourg-Schwerin
 
 
 
 
 
 
 
1. Nicolas de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
24. Paul Ier de Russie
 
 
 
 
 
 
 
12. Nicolas Ier de Russie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
25. Sophie-Dorothée de Wurtemberg
 
 
 
 
 
 
 
6. Constantin Nikolaïevitch de Russie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
26. Frédéric-Guillaume III de Prusse
 
 
 
 
 
 
 
13. Charlotte de Prusse
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
27. Louise de Mecklembourg-Strelitz
 
 
 
 
 
 
 
3. Olga Constantinovna de Russie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
28. Frédéric Ier de Saxe-Hildburghausen
 
 
 
 
 
 
 
14. Joseph de Saxe-Altenbourg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
29. Charlotte de Mecklembourg-Strelitz
 
 
 
 
 
 
 
7. Alexandra de Saxe-Altenbourg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
30. Louis Frédéric de Wurtemberg
 
 
 
 
 
 
 
15. Amélie de Wurtemberg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
31. Henriette de Nassau-Weilburg
 
 
 
 
 
 

Nicolas et Hélène dans les royautés en guerre[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Christian IX,
Roi de Danemark
Louise,
Pcesse de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
Frédéric-François II,
Gd-duc de Mecklembourg-Schwerin
 
Augusta,
Pcesse de Reuss-Köstritz
 
Henri IV (de),
Cte de Reuss-Köstritz
Louise-Caroline,
Pcesse de Reuss-Greiz
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Alexandra,
Pcesse de Danemark
Édouard VII,
Roi du R.U.
 
Dagmar,
Pcesse de Danemark
Alexandre III,
Tsar de Russie
 
Georges Ier,
Roi des Hellènes
Olga,
Gde-dchsse de Russie
 
Marie,
Pcesse de Meclembourg-Schwerin
Vladimir,
Gd-duc de Russie
 
Frédéric-François III,
Gd-duc de Mecklembourg-Schwerin
Anastasia,
Gde-dchsse de Russie
 
Éléonore,
Pcesse de Reuss-Köstritz
Ferdinand Ier,
Tsar des Bulgares
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
George V,
Roi du R.U.
Mary,
Pcesse de Teck
 
Nicolas II,
Tsar de Russie
Alix,
Pcesse de Hesse-Darmstadt
 
Nicolas,
Pce de Grèce et de Danemark
 
Hélène,
Gde-dchsse de Russie
 
Cécilie,
Pcesse de Mecklembourg-Schwerin
Guillaume,
Kronprinz de Prusse et d'Allemagne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Publications du prince Nicolas[modifier | modifier le code]

Mémoires[modifier | modifier le code]

  • (en) HRH Prince Nicholas of Greece, My Fifty Years, Londres, Hutchinson & Company, (lire en ligne).
  • (en) HRH Prince Nicholas of Greece, Political Memoirs : 1914-1917 - Pages from My Diary, Londres, Hutchinson & Company, .

Pièces de théâtre[modifier | modifier le code]

  • (el) Markos Maris, Ἡ ἀθῶα ἁμαρτωλή - Τό σπίτι τῆς καρδιᾶς, Athènes, Τυπ. Καργαδούρη,‎ (lire en ligne).
  • (el) Markos Maris, Τό θάρρος τῆς ἄγνοιας : Κωμωδία μονόπρακτος, Athènes, Σιδέρης,‎ .

Sur Nicolas et la famille royale de Grèce[modifier | modifier le code]

Sur Nicolas et les autres familles royales[modifier | modifier le code]

  • (en) Theo Aronson, A Family of Kings : The Descendants of Christian IX of Denmark, Londres, Cassell Edition, (ISBN 0304296031). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Neil Balfour et Sally Mackay, Paul of Yugoslavia : Britain's maligned friend, Londres, H. Hamilton, (ISBN 0241103924 et 978-0-2411-0392-0). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Cyrille Boulay, La France des Romanov, Perrin, (ISBN 2262033544). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Michel Huberty, Alain Giraud et F. et B. Magdelaine, L’Allemagne dynastique, t. VII : Oldenbourg Familles alliées H-L, Le Perreux, chez l’un des auteurs, Alain Giraud, , 767 p., 28 cm (ISBN 2-901138-07-1), notice « Oldenbourg XXV 23 », p. 287. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Christopher Warwick, George and Marina : Duke and Duchess of Kent, Londres, Albert Bridge Books, (ISBN 1909771155). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Histoire de la Grèce[modifier | modifier le code]

  • (en) Richard Clogg, A Short History of Modern Greece, Cambridge, Cambridge UP, (ISBN 0521295173). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Édouard Driault et Michel Lhéritier, Histoire diplomatique de la Grèce de 1821 à nos jours : La Grèce et la Grande Guerre - De la Révolution turque au traité de Lausanne (1908-1923), t. V, PUF, (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Michael Llewellyn Smith, Olympics in Athens : 1896, Londres, Profile Books, (ISBN 1-8619-7342-X). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Apostolos Vacalopoulos, Histoire de la Grèce moderne, Horvath, (ISBN 2-7171-0057-1). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D'origine vaudoise, Constant Guignard a enseigné à Smyrne avant de travailler pour la famille royale. Voir « Vaudois en Grèce », Feuille d’Avis de Lausanne,‎ , p. 15 (lire en ligne).
  2. Le bâtiment abrite aujourd'hui l'ambassade italienne. Voir (it) « Gallery », sur Ambasciata d'Italia (consulté le 17 novembre 2017).
  3. Parmi ces bijoux, on peut citer la tiare Vladimir, vendue par la grande-duchesse Hélène à la reine Mary de Teck en 1921 et qui fait aujourd'hui partie de la collection de joyaux de la reine Élisabeth II (Warwick 2016, p. 13).

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Palmer et Greece 1990, p. 19.
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  4. Van der Kiste 1994, p. 13.
  5. a, b et c Van der Kiste 1994, p. 42.
  6. Llewellyn Smith 2004, p. 20-23.
  7. a, b, c, d et e Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 75.
  8. a et b Van der Kiste 1994, p. 43.
  9. a, b et c Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 243.
  10. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 76.
  11. a et b Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 244.
  12. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 246.
  13. Llewellyn Smith 2004, p. 114-117.
  14. Van der Kiste 1994, p. 55.
  15. (en) James Edward Sullivan, The Olympic Games at Athens, 1906, New York, American Sports Publishing Company, (lire en ligne), p. 19
  16. Aronson 1976, p. 141-142.
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  98. a, b, c, d et e Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 252.
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  110. Warwick 2016, p. 36-37.
  111. Warwick 2016, p. 47.
  112. Van der Kiste 1994, p. 152.
  113. Warwick 2016, p. 75-77.
  114. Warwick 2016, p. 46.
  115. Vickers 2000, p. 263.
  116. Van der Kiste 1994, p. 152-153.
  117. Palmer et Greece 1990, p. 71.
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  119. Vickers 2000, p. 265.
  120. Van der Kiste 1994, p. 154.
  121. Palmer et Greece 1990, p. 73.
  122. Balfour et Mackay 1980, p. 152.
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  124. a, b et c Warwick 2016, p. 102.
  125. Vickers 2000, p. 277-278.
  126. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 188 et 252.
  127. (en) « The First Olympics: Athens 1896 », sur Internet Movie Database (consulté le 30 octobre 2014).
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