Philip Mountbatten

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Duc d'Édimbourg

Philip Mountbatten
Description de cette image, également commentée ci-après
Le duc d'Édimbourg en 2015.

Titre

Prince consort du Royaume-Uni

Depuis le
(68 ans, 9 mois et 21 jours)

Prédécesseur Elizabeth Bowes-Lyon
Biographie
Titulature Prince de Grèce et de Danemark
Prince du Royaume-Uni
Duc d'Édimbourg
Comte de Merioneth
Baron Greenwich
Dynastie Maison de Glücksbourg
Nom de naissance Philippe de Grèce et de Danemark
Naissance (99 ans)
Mon Repos (Corfou, Grèce)
Père André de Grèce
Mère Alice de Battenberg
Conjoint Élisabeth II
Enfants Charles, prince de Galles
Anne, princesse royale
Andrew, duc d’York
Edward, comte de Wessex
Résidence Sandringham House (Norfolk, Royaume-Uni)
Religion Orthodoxie grecque puis anglicanisme

Description de cette image, également commentée ci-après

Philip Mountbatten, duc d'Édimbourg, né prince Philippe de Grèce et de Danemark le à Mon Repos (Corfou), est le cinquième enfant et seul fils du prince André de Grèce et de la princesse Alice de Battenberg. Il est le petit-fils du roi des Hellènes Georges Ier et un cousin germain des rois Georges II et Paul Ier. Il est également un petit-neveu de la dernière tsarine Alexandra Fiodorovna Romanova et de la princesse Irène de Prusse, belle-sœur de l'empereur allemand Guillaume II. Mari de la reine Élisabeth II, il est par sa longévité celui qui occupe le plus longtemps le rôle de consort du Royaume-Uni, ainsi que le conjoint étant resté le plus longtemps marié à un monarque britannique régnant.

Membre de la maison dano-allemande du Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksburg, le prince Philip naît dans la famille royale de Grèce, mais sa famille s'exile alors qu'il est enfant. Après des études en Allemagne, en Angleterre et en Écosse, il rejoint la Royal Navy à l’âge de 18 ans en 1939. En , il commence à correspondre avec la princesse Élisabeth, la fille aînée et héritière présomptive du roi George VI. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert dans les flottes de Méditerranée et du Pacifique. Après la guerre, Philip obtient la permission de George VI d’épouser Élisabeth. Avant l'annonce officielle des fiançailles, il renonce à ses titres et prédicats royaux grecs et danois, se convertit de la religion orthodoxe grecque à l'anglicanisme et devient sujet naturalisé britannique, adoptant le nom de famille Mountbatten de ses grands-parents maternels britanniques.

Après cinq mois de fiançailles, devenu le lieutenant de vaisseau Philip Mountbatten, il épouse la princesse Élisabeth le . Le jour de son mariage, il reçoit de son beau-père le prédicat d'altesse royale et le titre de duc d'Édimbourg. Philip quitte le service actif, ayant atteint le grade de capitaine de frégate, quand Élisabeth devient reine en 1952. Sa femme le fait prince du Royaume-Uni en 1957 et Lord Grand Amiral en 2011. Philip a quatre enfants avec Élisabeth : Charles, Anne, Andrew et Edward. Depuis un décret en conseil datant de 1960, les descendants de Philip et Élisabeth ne portant pas de titres royaux peuvent utiliser le nom de famille Mountbatten-Windsor. Sportif passionné, Philip aide au développement de l'attelage équestre. Il est le président de plus de 800 organisations et le président du Duke of Edinburg’s Award pour les personnes âgées de 14 à 24 ans, bien qu'en retrait de la vie publique depuis 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Le prince Philippe de Grèce et de Danemark naît le au palais de Mon Repos sur l'île de Corfou en Grèce. Il est le seul fils et le cinquième enfant du prince André de Grèce et de la princesse Alice de Battenberg[1], après ses quatre sœurs aînées les princesses Marguerite, Théodora, Cécile et Sophie. En tant que membre de la maison de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg, elle-même branche de la maison d'Oldenbourg, et en sa qualité de descendant en ligne masculine du roi des Hellènes Georges Ier et du roi de Danemark Christian IX, il est à la fois prince de Grèce et prince de Danemark. À sa naissance, il fait partie de l'ordre de succession au trône de ces deux royaumes. Cependant, en 1953, la Loi de succession supprimera les droits de succession au trône de Danemark de sa branche familiale.

Peu après la naissance de Philippe, le grand-père maternel de ce dernier, Louis Mountbatten (né Louis de Battenberg), marquis de Milford Haven, décède. Louis était un citoyen britannique par naturalisation, qui, après une carrière dans la Royal Navy, avait renoncé à ses titres allemands et adopté le nom de famille Mountbatten — une version anglicisée de Battenberg — pendant la Première Guerre mondiale, en raison du sentiment anti-allemand au Royaume-Uni. Après s'être rendus à Londres pour le mémorial de ce dernier, Philippe et sa mère retournent en Grèce, où le prince André était resté pour commander une division de l'armée impliquée dans la guerre gréco-turque (1919-1922)[2].

Cependant, la guerre tourne mal pour la Grèce et les Turcs font des gains importants. Le , l'oncle de Philippe, le roi Constantin Ier, est contraint d'abdiquer et le nouveau gouvernement militaire arrête le prince André, ainsi que d'autres personnes. Le commandant de l'armée, le général Georgios Hatzianestis, et cinq hommes politiques de haut rang sont exécutés. La vie du prince André est alors considérée comme étant en danger, et Alice est placée sous surveillance. En décembre, un tribunal révolutionnaire bannit le prince André de Grèce à vie. Le navire de la marine britannique HMS Calypso évacue la famille du prince André. Le prince Philippe est mis en sécurité dans un lit de camp fait d'une caisse d'oranges. La famille de Philippe se rend en France, où ils s'installent rue du Mont-Valérien à Saint-Cloud[3], en banlieue parisienne, dans une maison que leur avait prêtée sa riche tante, la princesse Marie Bonaparte[4].

Jeunesse et éducation[modifier | modifier le code]

Il passe son enfance en France où ses parents s'installent aux côtés de la princesse Marie Bonaparte et de son époux, Georges de Grèce. Philip commence son éducation dans une école américaine à Paris dirigée par Donald MacJannet, qui décrit Philip comme un « garçon robuste, bruyant… mais toujours remarquablement poli »[5]. Parmi ses camarades d'école, figure Anne de Bourbon-Parme, qui a épousé par la suite Michel Ier. En 1928, il est envoyé au Royaume-Uni à la Cheam School, vivant avec sa grand-mère maternelle et son oncle, George Mountbatten, au palais de Kensington ou au Lynden Manor de Bray, dans le Berkshire[6]. Dans les trois années qui suivent, ses quatre sœurs épousent des princes allemands et s'installent en Allemagne, alors que sa mère est placée dans un asile après avoir été diagnostiquée schizophrène[7],[8] et que son père s'installe dans un petit appartement à Monte-Carlo. Philip aura peu de contacts avec sa mère pendant le reste de son enfance[9]. En 1933, il est envoyé à la Schule Schloss Salem en Allemagne, ce qui a « l'avantage d'économiser les frais de scolarité » car l'école est la propriété de la famille de son beau-frère, Berthold de Bade[10]. Avec la montée du nazisme en Allemagne, le fondateur juif de Salem Kurt Hahn fuit la persécution et fonde la Gordonstoun School en Écosse. Après deux trimestres à Salem, Philip s'installe à Gordonstoun[11],[12]. En 1937, sa sœur Cécile, le mari de celle-ci (Georges-Donatus, grand-duc héritier de Hesse), leurs deux jeunes fils et la mère du grand-duc périssent dans un accident aérien à Ostende ; Philip, qui n'a alors que seize ans, assiste aux funérailles à Darmstadt. L'année suivante, son oncle et tuteur George Mountbatten, 2e marquis de Milford Haven, meurt d'un cancer des os[13].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Le prince Philip en 1951.

Après avoir quitté Gordonstoun en 1939, le prince Philip rejoint la Royal Navy, où il se distingue l'année suivante au Britannia Royal Naval College de Dartmouth comme le meilleur cadet de sa promotion[14]. Il est nommé aspirant en et passe quatre mois sur le cuirassé HMS Ramillies qui assure la protection des convois de la Force expéditionnaire australienne dans l'océan Indien, suivi par de plus courts passages sur les navires Kent, Shropshire et à Ceylan (aujourd'hui Sri Lanka)[15].

La Standard Nine modèle 1935 du prince, durant son séjour à Ceylan.

Après l'invasion de la Grèce par l'Italie en octobre 1940, il est transféré de l'océan Indien sur le cuirassé HMS Valiant de la flotte de Méditerranée[16]. Parmi d'autres missions, il participe à la bataille de Crète, et est cité pour son comportement pendant la bataille du cap Matapan[17] où il est chargé du contrôle des projecteurs du cuirassé.

Philip reçoit une citation à l'ordre de la Royal Navy le ainsi que la croix de guerre française 1939-45 avec palme. Il reçoit également la croix de guerre grecque de la vaillance[14]. Il occupe des fonctions moins prestigieuses comme celle de chef de la chaufferie sur le navire de transport RMS Empress of Russia[18].

Philip est promu Sub-Lieutenant (enseigne de vaisseau de 2e classe) après une série de cours à Portsmouth où il termine premier dans quatre des cinq catégories[19],[20]. En , il est affecté sur le destroyer des anciennes classes V et W reclassé escorteur antiaérien, le HMS Wallace, et qui est chargé d'escorter des convois sur la côte est de l'Angleterre, ainsi que pour l'invasion alliée de la Sicile[21]. Il est promu au grade de lieutenant de vaisseau le . En octobre de la même année, à tout juste 21 ans, il est nommé « First lieutenant » (officier en second) du destroyer HMS Wallace devenant ainsi l'un des plus jeunes officiers en second de la Royal Navy. Lors de l'invasion de la Sicile, en , alors qu'il est toujours officier en second du HMS Wallace, il réussit à faire lancer un radeau avec des fumigènes qui distrait suffisamment les bombardiers pour permettre au navire de s'échapper en passant inaperçu[21]. En 1944, il est à nouveau affecté sur un destroyer, mais plus récent, le HMS Whelp de la classe W, qui fait partie de la flotte britannique du Pacifique au sein de la 27e flottille de destroyers. Il est présent dans la baie de Tokyo pour la signature des actes de capitulation du Japon. En , Philip retourne au Royaume-Uni sur le HMS Whelp et est affecté comme instructeur à l'école des officiers mariniers, l'établissement à terre (Stone frigate) HMS Royal Arthur, installé à Corsham, dans le Wiltshire[22].

Il est promu Lieutenant commander capitaine de corvette) en 1950, puis commander (capitaine de frégate) en 1952 et enfin amiral (?) en 1953.

Le duc d'Édimbourg photographié par Allan Warren en 1992.

Il est colonel en chef honoraire de six unités canadiennes : les Cameron Highlanders of Ottawa, les Queen’s Own Cameron Highlanders of Canada, The Royal Canadian Army Cadets, le Royal Canadian Regiment, le Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment) et les Seaforth Highlanders of Canada[23]. Il est président d’honneur de l’Association des Officiers de la Marine du Canada et de la Royal Canadian Regiment Association, et commodore d’honneur de la Royal Canadian Naval Sailing Association[24].

À l’occasion de son 90e anniversaire, en 2011, il est nommé « Lord-grand-amiral » de la Marine royale, amiral d’honneur du Commandement maritime (aujourd’hui la Marine royale canadienne), général du Commandement de la Force terrestre (aujourd’hui l’Armée canadienne) et du Commandement aérien (aujourd’hui l’Aviation royale canadienne)[25].

Mariage[modifier | modifier le code]

Le duc d'Édimbourg en 2008.

En 1939, le roi George VI et la reine Elizabeth visitent le Britannia Royal Naval College à Dartmouth. Pendant cette visite, la reine et Lord Mountbatten demandent à Philip d'accompagner les deux filles du couple royal, Élisabeth et Margaret, ses cousines au 8e degré par la reine Victoria, et au 7e par le roi Christian IX[26]. Finalement, au cours de l'été 1946, Philip demande au roi la main de sa fille. Le roi accepte sa demande mais ne veut fournir aucun engagement formel jusqu'au vingt-et-unième anniversaire d'Élisabeth, au mois d'avril suivant[27]. Dans l'intervalle, Philip renonce à ses titres royaux grec et danois ainsi qu'à son allégeance à la couronne grecque, se convertit de l'orthodoxie grecque à l'anglicanisme et devient sujet britannique par naturalisation[a], tout ceci étant achevé le . Philip Mountbatten prend le nom de famille de sa mère. Les fiançailles sont annoncées au public le [28]. La veille de son mariage, le roi George VI décerne à Philip le prédicat d'altesse royale et le matin du mariage, le , il est fait duc d'Édimbourg, comte de Merioneth et baron de Greenwich[29].

Philip et Élisabeth se marient à l'abbaye de Westminster. La cérémonie est enregistrée et diffusée par la BBC à 200 millions de personnes du monde entier[30]. Cependant, dans l'Angleterre d'après-guerre, il n'est pas acceptable que des relations allemandes du duc d'Édimbourg soient invitées au mariage, y compris ses trois sœurs survivantes, qui ont toutes épousé des princes allemands, certains d'entre eux avec des connexions nazies. Après leur mariage, le duc et la duchesse d’Édimbourg élisent domicile à Clarence House. Leurs deux premiers enfants y naissant : le prince Charles en 1948 et la princesse Anne en 1950.

Philip a tenu à poursuivre sa carrière dans la marine, bien conscient que le futur rôle de son épouse en tant que reine finirait par éclipser ses ambitions. Néanmoins, Philip retourne dans la marine après son voyage de noces, d'abord dans un emploi de bureau à l'amirauté et, plus tard, dans la direction du Old Royal Naval College à Greenwich[14]. En 1949, il est en poste à Malte, après avoir été nommé premier lieutenant du destroyer HMS Chequers, le navire amiral de la 1re flottille de destroyers de la flotte méditerranéenne[31]. En , il est promu au grade de capitaine de corvette et commande la frégate HMS Magpie[32]. Il est nommé commandant en 1952 du HMS Chequers, mais sa carrière active navale s'était terminée en [33],[34].

Lors de l'accession de son épouse au trône, le , il devient prince du Royaume-Uni et n'a plus de nom de famille. À partir de ce moment, il est considéré comme prince consort et cela bien qu'il n'ait jamais reçu le titre. Il renonce à sa carrière militaire pour devenir conseiller personnel de la reine. Il est nommé en 1953, à titre honorifique, amiral de la Royal Navy, Marshal of the Royal Air Force et maréchal britannique[35]. Il est fait prince du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord par sa femme le [35]. Le couple a quatre enfants :

Prince consort[modifier | modifier le code]

Monogramme royal du prince Philip.

Mountbatten ou Windsor[modifier | modifier le code]

L’accession au trône de la princesse Élisabeth posa la question du nom de la maison royale. L’oncle du prince Philip, Louis Mountbatten, plaidait pour le nom de « Maison de Mountbatten », puisqu'Élisabeth avait effectivement endossé le dernier nom de Philip lors de leur mariage. Cependant, la reine Mary était hostile à cette proposition en raison du caractère morganatique de la Maison de Battenberg dont sont issus les Mountbatten. C’est sur son conseil que le Premier ministre Winston Churchill intercéda auprès de la reine pour que la maison royale demeure désignée sous le nom de « Maison de Windsor ». Le duc d'Édimbourg déplora alors être le seul homme du pays à ne pas pouvoir transmettre son nom à ses enfants[36].

C’est seulement en 1960, après le décès de la reine Mary et la démission de Churchill, qu'un décret du conseil précisa que tous les descendants en ligne masculine de Philip et donc Élisabeth II ne portant pas le prédicat d’altesse royale prendraient le nom de Mountbatten-Windsor (deux de ses petits-enfants, Peter et Zara Phillips, portent le nom de famille de leur père, car la famille royale britannique est leur famille maternelle)[36]. Après son accession au trône, la reine précisa qu’en toute occasion, hormis au parlement, le duc d'Édimbourg jouissait de la préséance sur les autres membres de la famille royale y compris sur son fils le prince de Galles.

Activités[modifier | modifier le code]

Entre 1960 et 1977, le prince Philip préside la Société zoologique de Londres qui le distingue comme membre honoraire en 1977[37].

Il est le fondateur du WWF-Royaume-Uni et premier président de 1961 à 1982, puis président du Fonds mondial pour la nature (WWF) international de 1981 à 1996[38].

Devoirs officiels[modifier | modifier le code]

Le prince Philip avec la reine lors de son jubilé au balcon du palais de Buckingham, en juin 2012.

En tant que prince consort, Philip assiste son épouse dans ses devoirs de souveraine en l’accompagnant à de nombreux dîners et cérémonies comme celle de l’ouverture du Parlement.

En 1981, le prince Philip intercède auprès de son fils Charles pour qu’il se fiance ou rompe avec Lady Diana Spencer. Face aux injonctions de son père, Charles fait publier les bans puis se marie six mois plus tard avec Diana. En 1992, les déboires conjugaux de Charles et Diana contraignent la reine et le duc d’Édimbourg à tenter de les réconcilier, sans succès. Philip écrit son étonnement à Diana concernant l’aventure extra-conjugale de Charles avec Camilla Parker Bowles. Le couple divorce malgré les efforts du couple royal.

Atteint d’une infection de la vessie, il est hospitalisé, le , pendant les festivités du jubilé de diamant d'Élisabeth II[39], puis le , à la suite d’une rechute[40].

Le , Buckingham Palace annonce par communiqué que « Son Altesse Royale le duc d’Édimbourg a décidé de ne plus honorer d’engagements publics à partir de l’automne » et de se retirer de la vie publique[41]. Il assure son dernier engagement public le [42]. Il n'a depuis cette date fait que trois exceptions en assistant aux noces de trois de ses petits-enfants (le mariage du prince Harry et de Meghan Markle le , le mariage de la princesse Eugenie et de Jack Brooksbank le , et le mariage de la princesse Beatrice et d'Edoardo Mapelli Mozzi le ).

Retraite[modifier | modifier le code]

Le 3 avril 2018, Philip a été admis à l'hôpital King Edward VII pour une opération de la hanche, qui a eu lieu le lendemain. Cela est arrivé après que le duc a manqué les services annuels de la Saint-Valentin et du dimanche de Pâques. Le 12 avril, sa fille, la princesse Anne, a passé environ 50 minutes à l'hôpital et a ensuite déclaré que son père était "en bonne forme". Ce dernier a pu sortir de l'hôpital le lendemain. Le 19 mai, six semaines plus tard, il a assisté au mariage du prince Harry et de Meghan Markle et a pu marcher aux côtés de la reine sans aucune aide. En octobre, il a accompagné la reine au mariage de leur petite-fille la princesse Eugenie d'York avec Jack Brooksbank.

Le 17 janvier 2019, Philip, 97 ans, a été impliqué dans un accident de voiture alors qu'il se garait sur une route près du domaine de Sandringham, où il vit reclus. Un communiqué officiel a déclaré qu'il n'avait pas été blessé. Un témoin venu en aide au prince a raconté avoir dû essuyer le sang de ses mains. Le conducteur et un passager de l'autre voiture ont été blessés et emmenés à l'hôpital. Philip s'est rendu à l'hôpital le lendemain matin par mesure de précaution. Il s'est excusé et, trois semaines plus tard, il a volontairement rendu son permis de conduire. Le 14 février, le Crown Prosecution Service a annoncé que poursuivre Philip ne serait pas « dans l'intérêt du public ». Le duc est toujours autorisé à conduire dans des domaines privés et a été aperçu au volant dans le parc du Château de Windsor en avril 2019.

Du 20 au 24 décembre 2019, Philip a séjourné à l'hôpital roi Edward VII et a été soigné pour une "condition préexistante", lors d'une visite décrite par le Palais de Buckingham comme étant une "mesure de précaution". Le duc n'avait pas été vu en public depuis qu'il avait assisté au mariage de Lady Gabriella Kingston en mai 2019. Une photo de Philip avec la reine alors qu'ils sont isolés au château de Windsor, en raison de la Pandémie de Covid-19, a été publiée lors de son 99e anniversaire, en juin 2020.

Après sa mort, conformément à son souhait, le prince Philip n'aura pas de funérailles nationales et devrait être inhumé dans les jardins du Château de Windsor.

Équitation[modifier | modifier le code]

Grand amateur de polo, il crée le le Household Brigade Polo Club devenu en 1969 le Guards Polo Club[43].

De 1964 à 1986, il est président de la Fédération équestre internationale[44].

Culte du prince Philip[modifier | modifier le code]

Pour quelques centaines de villageois du sud-ouest de l'île de Tanna, au Vanuatu, qui pratiquent une dérivation locale du culte de John Frum, le prince Philip est une divinité apparentée aux esprits du volcan Yasur[45].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Dans le film de Stephen Frears, The Queen, sorti en 2006, le prince est interprété par l'acteur américain James Cromwell[46].

Il est l'un des personnages du film d'animation Royal Corgi (2019).

Télévision[modifier | modifier le code]

Dans la série télévisée The Crown, diffusée sur Netflix depuis 2016, son rôle est interprété par Matt Smith pendant les deux premières saisons[47], ainsi que par Finn Elliot pour les scènes marquant l'enfance du prince. Le rôle est ensuite repris par Tobias Menzies durant la troisième et quatrième saison.

L'émission Secrets d'Histoire sur France 3 du , intitulée Le Prince Philip au service de Sa Majesté, lui est consacrée[48].

Titres[modifier | modifier le code]

Titulature complète[modifier | modifier le code]

Première version des armes du prince Philip utilisées entre 1947 et 1949. Elles sont composées des armes de Grèce et de celles de la princesse Alice du Royaume-Uni, arrière-grand-mère du prince.

Philip a porté des titres de plusieurs natures. Né prince de Grèce et de Danemark, il renonce à ses titres et prédicats royaux juste avant son mariage avec la princesse Élisabeth puis est créé duc d'Édimbourg. Il obtient le titre de prince du Royaume-Uni en 1957 par lettres patentes de son épouse. Quand on s'adresse à lui, on l'appelle « monseigneur »[b] (en anglais, on emploie le mot Sir).

Ses titres furent successivement :

  • Son Altesse royale le prince Philippe de Grèce et de Danemark (1921-1947) ;
  • Sir[29] Philip Mountbatten (1947) ;
  • Son Altesse royale le duc d'Édimbourg (1947-1957) ;
  • Son Altesse royale le prince Philip, duc d'Édimbourg (depuis 1957).

Sa titulature complète est : Son Altesse royale le prince Philip, duc d'Édimbourg, comte de Merioneth et baron Greenwich, KG (chevalier de la Jarretière), KT (chevalier du Chardon), OM (ordre du Mérite), GBE (chevalier grand-croix de l'ordre de l'Empire britannique), AK (chevalier de l'ordre d'Australie), QSO (compagnon de l'ordre du Service de la Reine), PC (Conseil privé de la Reine)[49].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ascendance[modifier | modifier le code]

Source : Les Dynasties d'Europe[51]

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
8. Christian IX
 
 
 
 
 
 
 
4. Georges Ier
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
9. Louise de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
2. André de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
10. Constantin Nikolaïevitch de Russie
 
 
 
 
 
 
 
5. Olga Constantinovna de Russie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
11. Alexandra de Saxe-Altenbourg
 
 
 
 
 
 
 
1. Philippe Mountbatten
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
12. Alexandre de Hesse
 
 
 
 
 
 
 
6. Louis Alexandre de Battenberg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
13. Julia von Hauke
 
 
 
 
 
 
 
3. Alice de Battenberg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
14. Louis IV de Hesse
 
 
 
 
 
 
 
7. Victoria de Hesse-Darmstadt
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
15. Alice du Royaume-Uni
 
 
 
 
 
 

En qualité de descendant de la reine Victoria, par ascendance cognatique, via sa mère la princesse Alice, il figure dans l’ordre de succession au trône britannique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1957, il est établi par une décision deProcureur général vs SAR le Prince Ernest-Auguste de Hanovre [1957] 1 All ER 49, que tous les descendants de Sophie de Hanovre, dont Philippe, étaient des sujets britanniques naturalisés en vertu de l'acte de naturalisation de la princesse Sophie et de sa descendance.
  2. « Monseigneur » est l’appel en usage lorsque l’on s’adresse à un prince souverain (« Sire » pour un roi) ou à un prince de maison royale ou princière (« Madame » pour une princesse ou une reine).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brandreth 2004, p. 56.
  2. Brandreth 2004, p. 58-59.
  3. Le prince Philip: une enfance à Saint-Cloud
  4. Heald 1991, p. 31.
  5. Heald 1991, p. 34.
  6. Heald 1991, p. 35 à 39.
  7. Brandreth 2004, p. 66.
  8. Vickers 2000, p. 205.
  9. Brandreth 2004, p. 67.
  10. Prince Philip rapportéBrandreth 2004, p. 72
  11. Brandreth 2004, p. 72.
  12. Heald 1991, p. 42.
  13. « Prince Philip, dans l'ombre des Windsor », sur www.monarchiebritannique.com (consulté le 9 avril 2020)
  14. a b et c (en) « Naval career », Official website of the British Monarchy (consulté le 27 juillet 2012).
  15. (en-GB) « Timeline: Prince's first 90 years », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 9 avril 2020)
  16. Heald 1991, p. 60.
  17. « Philip d'Édimbourg », sur Point de Vue, (consulté le 9 avril 2020)
  18. (en) « Royal Naval Reserve (RNR) officers 1939–1945 – M », Unithistories.com (consulté le 27 juillet 2012).
  19. Brandreth 2004, p. 154.
  20. Heald 1991, p. 66.
  21. a et b (en) David Smith, « Prince Philip's war heroics come to light after 60 years », Guardian, Londres,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juillet 2012).
  22. Brandreth 2004, p. 176.
  23. « The Queen & the Duke of Edinburgh », sur www.monarchist.ca (consulté le 12 mars 2020).
  24. « WordDisk », sur WordDisk (consulté le 12 mars 2020).
  25. Le Point magazine, « Le Canada nomme le prince Philip amiral et général pour ses 90 ans », sur Le Point, (consulté le 12 mars 2020).
  26. Reine Alexandra de Danemark citée dans Heald 1991, p. 57. Élisabeth tombe amoureuse de son cousin et ils commencent une correspondanceBrandreth 2004, p. 132 à 136 et 166 à 168
  27. Brandreth 2004, p. 183.
  28. Heald 1991, p. 77.
  29. a et b (en) The London Gazette, no 38128, p. 5495, 21 novembre 1947.
  30. Heald 1991, p. 86.
  31. Heald 1991, p. 94.
  32. Heald 1991, p. 95.
  33. (en) « The Duke of Edinburgh > Military involvement », Official website of the British Monarchy (consulté le 27 juillet 2012)
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  35. a et b (en) « How Prince Philip has earned the respect of the British Military », sur Forces Network, (consulté le 12 mars 2020)
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  37. (en) « The Zoological Society of London Honorary Fellows », sur zls.org, The Zoological Society of London,
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  39. L'essentiel, « Le prince Philip à l'hôpital pour le jubilé », sur L'essentiel (consulté le 12 mars 2020)
  40. Paris Match, « Prince Philip. Retour à l’hôpital », sur parismatch.com (consulté le 12 mars 2020)
  41. « À 95 ans, le Prince Philip, duc d’Édimbourg, prend sa retraite »,
  42. « Le prince Philip quitte la vie publique à 96 ans », sur BFMTV
  43. (en) « The Club », sur Guards (consulté le 12 mars 2020)
  44. (en) « FEI Presidents since 1921 », sur FEI, (consulté le 12 mars 2020)
  45. Voir notamment Joël Bonnemaison, Les Fondements d'une identité : territoire, histoire et société de l'archipel de Vanuatu (Mélanésie), Livre II Tanna : les hommes et les lieux, Paris, Éditions de l'ORSTOM - Institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération, , 540 p. (ISBN 2-7099-0819-0), p. 497-498 et « Waiting for Philip », (consulté le 23 novembre 2010), reportage télévisé de la chaîne australienne SBS
  46. « James Cromwell », sur L'Internaute (consulté le 12 mars 2020)
  47. AlloCine, « Casting The Crown S01 » (consulté le 12 mars 2020)
  48. « France 3 nous invite à bord du Britannia, le cher yacht d'Elizabeth II », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le 10 février 2020).
  49. (en) « Styles and Titles », sur royal.gov.uk.
  50. Son Altesse royale le prince Philip
  51. Jiri Louda et Michael MacLagan, Les Dynasties d'Europe, Bordas, 1995 (ISBN 2-04-027115-5), p. 34

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]